48 heures dans un camp non-gouvernemental de réfugiés syriens à Adana

Article publié dans LePetitJournald'Istanbul.com - Edition du 31 mars 2015

 

Vendredi 20 mars 2015, 16 heures à l'aéroport Atatürk d'Istanbul. Deux femmes chiropracteurs volontaires installées dans la mégalopole s'apprêtent à passer un week-end pas comme les autres auprès de réfugiés syriens basés dans un camp non-gouvernemental à Adana.

 

Aurélie Belsot, chiropracteur et depuis un an et demi, présidente de l'Association des Chiropracteurs de Turquie comptant une dizaine de membres, estime “normal”, quand on est dans la profession médicale, de soigner les autres. Ce n'est pas tant le fait de se rendre la première fois dans un camp de réfugiés qu'elle appréhende le plus, mais plutôt l'organisation sur place et comment communiquer avec les malades. Pour Fatima Karagöz, également chiropracteur et travaillant avec Aurélie, c'est aussi une première expérience auprès des réfugiés. A ses yeux, aider l'autre, celui dans le besoin, est un devoir.

 

Ces deux femmes peuvent, à travers la chiropractie, soulager et réduire la douleur des corps meurtris par un vécu chaotique. Comment ne pas avoir mal au dos en portant enfants et sacs pesant de nombreux kilos, durant des jours de voyage longs et difficiles, souvent à pied, pour fuir un pays en guerre ?

 

Fatima Karagöz à gauche et Aurélie Belsot à droite, chiropracteurs volontaires dans un camp de réfugiés non-gouvernemental à Adana

Fatima Karagöz à gauche et Aurélie Belsot à droite, chiropracteurs volontaires dans un camp de réfugiés non-gouvernemental à Adana

Une fois arrivées à Adana, les deux chiropracteurs rencontrent Hüseyin Ocak, pasteur de l'église protestante Kurtuluş. Celui-ci œuvre depuis novembre 2013 en faveur des réfugiés. Il commence d’abord seul, en collectant vêtements et vivres dans son quartier.

 

Il y a huit mois, lors d'une réunion de différents responsables religieux du Sud-Est, le pasteur émet le souhait de travailler ensemble en faveur de ces réfugiés, recevant alors plusieurs appuis et aides financières. Il fait aussi connaissance avec Dan et Janet, un couple d'Américains établis sur place depuis une quinzaine d'années qui, eux aussi, travaillent depuis longtemps pour améliorer le quotidien de ces personnes. Ils unissent alors leur action.

A gauche, le pasteur Hüseyin Ocak avec Aurélie Belsot, chiropracteur et deux réfugiés syriens à Adana

A gauche, le pasteur Hüseyin Ocak avec Aurélie Belsot, chiropracteur et deux réfugiés syriens à Adana

L’installation, les premiers patients

 

Ce camp sauvage situé dans les quartiers de Yeşilbağlar et Bahçelievler a vu arriver les premiers réfugiés il y a trois ans. Ils se sont installés de façon anarchique sur des terrains situés à proximité des demeures de ce quartier essentiellement habité par une population kurde.

 

Aujourd'hui plus, de 530 tentes abritent environ 2.150 personnes dont 600 enfants et une centaine de bébés.

 

 

Dans le camp non-gouvernemental de réfugiés syriens à Adana

Dans le camp non-gouvernemental de réfugiés syriens à Adana

Près de 400 familles habitant dans ce même secteur – elles sont composées en moyenne de huit à neuf personnes, soit une population d'environ 3.500 personnes - ont trouvé refuge, qui dans des dépôts ou immeubles abandonnés, qui dans des vieux magasins.

Tentes de réfugiés syriens au milieu des habitations d'Adana

Tentes de réfugiés syriens au milieu des habitations d'Adana

Samedi matin 9 heures 30, dans l'avenue de la Sérénité – au nom plein d'espoir – un dépôt a été loué une dizaine de jours auparavant par Hüseyin Ocak pour entreposer et redistribuer les dons qui ont commencé à affluer d'Istanbul mais aussi de Bursa et de la région de Kocaeli suite au lancement d'une campagne d'aide initiée à Istanbul par quelques personnes de bonne volonté.

 

 

15 mars 2015 à l'hôpital de la Paix à Şişli - Tri et préparation des colis destinés aux réfugiés syriens d'Adana

15 mars 2015 à l'hôpital de la Paix à Şişli - Tri et préparation des colis destinés aux réfugiés syriens d'Adana

C'est là qu'Aurélie et Fatima installent leurs tables de travail au milieu des matelas, de colis comportant couches et lait en poudre pour bébés, des cartons de vêtements, de linge de maison et de lits, de jouets, de produits de soin, d'hygiène, de puériculture et de médicaments.

Préparation des tables de soins par les deux chiropracteurs volontaires d'Istanbul en présence du pasteur Hüseyin Ocak, de Cemo, Janet et le jeune traducteur Habeş

Préparation des tables de soins par les deux chiropracteurs volontaires d'Istanbul en présence du pasteur Hüseyin Ocak, de Cemo, Janet et le jeune traducteur Habeş

Les premiers réfugiés prévenus de leur arrivée s'installent à l'extérieur et attendent patiemment leur tour. Se trouvent là des femmes au dos courbé par le poids des souffrances et la charge quotidienne de s'occuper de leurs enfants et de leur offrir un minimum de nourriture et d'attention.

 

 

Les premiers réfugiés syriens attendent de se faire soigner par les deux chiropracteurs volontaires

Les premiers réfugiés syriens attendent de se faire soigner par les deux chiropracteurs volontaires

Il y a aussi des bébés et des petits aux pathologies sérieuses, qui nécessiteraient des prises en charge lourdes. Parmi eux, une petite d'un an et demi dont la tête ne tient pas droite seule, une fillette de trois ans, sourde et muette, au sourire ravageur qui ne laisse pas indifférent.

 

Un bébé fête le lendemain sa première année de vie mais, pour l'heure, il doit être amené aux urgences en raison d'une inflammation d'un testicule ayant fait tripler ce dernier de volume. Il devra être opéré sous peu dès que le problème administratif lié à un permis de résidence établi à Urfa, ne permettant l'accès aux soins gratuits que dans cette province-là, aura été réglé...

 

Une simplification de la procédure, si les réfugiés déclarés sont amenés à changer de région au sein de la Turquie, éviterait tracas, fatigue supplémentaire et déplacements longs, fatigants et coûteux.

Le pasteur Hüseyin Ocak avec une famille de réfugiés syriens à Adana

Le pasteur Hüseyin Ocak avec une famille de réfugiés syriens à Adana

Des histoires qui se ressemblent

 

Les hommes aussi ont leur compte de soucis de santé entre problèmes respiratoires, dos cassés et moral dans les chaussettes pour certains.

 

La journée se passe sans encombres grâce à la présence de Şemsettin, le “chef” des réfugiés venus de Kobané, et de Cemo qui habite le quartier et travaille aux côté du pasteur. Tous deux assurent le filtrage et l'entrée des malades dans le dépôt.

 

Janet, l'Américaine, assiste les chiropracteurs et Habeş, un jeune Syrien, sert de traducteur, rôle de première importance.

Le pasteur Hüseyin Ocak, au milieu Cemo son aide et à droite Şemsettin, réfugié de Kobane à Adana

Le pasteur Hüseyin Ocak, au milieu Cemo son aide et à droite Şemsettin, réfugié de Kobane à Adana

Habeş, jeune réfugié syrien, sert de traducteur aux deux chiropracteurs volontaires à Adana

Habeş, jeune réfugié syrien, sert de traducteur aux deux chiropracteurs volontaires à Adana

Les histoires de ces réfugiés se ressemblent beaucoup. Şhadi, 23 ans, agriculteur et conducteur de machines agricoles, est venu clandestinement d'un village situé près de Hamah avec ses parents et ses sept frères et sœurs dans l'espoir, déçu pour le moment, de trouver du travail à Adana.

 

Sali*, 25 ans, originaire de Damas, vit depuis avril 2013 en Turquie. Il a fait le voyage sans famille mais accompagné d'autres Syriens, marchant et courant durant trois jours, affrontant mille dangers sur sa route. Professeur d'anglais durant quatre ans en Syrie, il travaille à présent dans un magasin de vente de métal et de bois pour le bâtiment et vit dans une maison du quartier avec son épouse syrienne et pédiatre.

Une famille de réfugiés syriens parmi bien d'autres dans le camp non-gouvernemental à Adana - crédit photos Hervé Porcher

Une famille de réfugiés syriens parmi bien d'autres dans le camp non-gouvernemental à Adana - crédit photos Hervé Porcher

Dimanche matin, après avoir été conduites au dépôt, Aurélie et Fatima reçoivent encore de nombreuses visites de réfugiés au regard parfois souriant, parfois rempli d'espoir, parfois vide... Yeter, une amie de Janet, est aujourd'hui de service pour traduire.

 

 

 

File d'attente dimanche matin de réfugiés syriens en attente de soins par deux chiropracteurs d'Istanbul à Adana

File d'attente dimanche matin de réfugiés syriens en attente de soins par deux chiropracteurs d'Istanbul à Adana

Une nouvelle urgence est diagnostiquée : le petit Mohamed, âgé de cinq mois souffre d'une bronchiolite et peine à respirer. Des soins hospitaliers urgents sont nécessaires et il faut se rendre sans délai avec Dilyar, jeune Syrien de 20 ans de Kobané assurant la traduction, à l'hôpital Numune, où officient ce week-end les pédiatres de garde.

 

 

Mohamed, 5 mois, tout jeune réfugié syrien à Adana

Mohamed, 5 mois, tout jeune réfugié syrien à Adana

Mustafa, 27 ans, le père du bébé, est arrivé il y a 10 jours d'Alep avec son épouse Nebibe, avec qui il s'est marié un an et sept mois plus tôt. Artisan carreleur en Syrie, la guerre l'a mené au chômage voilà quatre mois et il est sans argent. Nebibe, quant à elle, a dû renoncer à poursuivre ses études pour devenir institutrice. Ils ont fait le voyage à pied durant près de trois jours avec 35 autres réfugiés dans l'espoir de démarrer une nouvelle vie en Turquie suite à la rencontre d'un homme qui leur a promis du travail. Ce dernier les a accompagnés jusqu'à Kilis avant de tous les abandonner à leur triste sort...

 

Les parents du petit Mohamed n'ont que leur carte d'identité syrienne. Le fait de ne pas encore disposer de permis de résidence en tant “qu'invités syriens”, comme les deux millions de leurs compatriotes vivant en Turquie, n'est pas un obstacle pour bénéficier de soins gratuits.

 

Leur bébé est pris en charge et soigné de façon immédiate et efficace dans cet hôpital flambant neuf d'Adana, où les urgences se bousculent et où le personnel médical réalise un travail remarquable.

 

 

De gauche à droite, Nebibe, son bébé Mohamed, son époux Mustafa et Dilyar, jeune réfugié syrien assurant la traduction - Hôpital Numune à Adana

De gauche à droite, Nebibe, son bébé Mohamed, son époux Mustafa et Dilyar, jeune réfugié syrien assurant la traduction - Hôpital Numune à Adana

Au milieu des tentes, où se rendent les deux chiropracteurs volontaires, se trouve Najib, arrivé trois jours auparavant de Hassaké avec sa femme et quatre de ses cinq enfants âgés de 6, 7, 9 et 11 ans, celui de 8 ans étant resté en Syrie avec son oncle.

 

La principale préoccupation de cet homme est de recevoir une tente, commandée le lendemain par Hüseyin et Cemo, pour ne pas continuer à s'entasser dans celle d'un membre de leur famille où ils ont trouvé refuge à leur arrivée. Eux aussi ont fait une bonne partie du chemin à pied, sont entrés sur le territoire turc en tant que clandestins et ont poursuivi leur périple en voiture.

Dans le camp non-gouvernemental de réfugiés syriens à Adana, Turquie

Dans le camp non-gouvernemental de réfugiés syriens à Adana, Turquie

Quelques tentes dans le camp non-gouvernemental de réfugiés syriens à Adana, dans le sud de la Turquie

Quelques tentes dans le camp non-gouvernemental de réfugiés syriens à Adana, dans le sud de la Turquie

Dans un des secteurs du camp demeurent des habitants de Kobané, où ils travaillaient presque tous la terre. Vingt-huit tentes abritent chacune entre huit et dix familles, 180 personnes en totalité, tous Kurdes. Les premiers sont arrivés il y a deux ans, Şemsettin, le “chef” il y a un an, d'autres depuis des durées variant entre trois mois et un an.

 

 

Réfugiés syriens de Kobané à Adana dans un camp non-gouvernemental avec à gauche leur "chef" Şemsettin

Réfugiés syriens de Kobané à Adana dans un camp non-gouvernemental avec à gauche leur "chef" Şemsettin

L'an passé, un Turc d'Izmir est venu leur proposer un emploi dans les champs. Dilyar, le fils de Şemsettin, ne l'a pas cru au départ et lui a demandé de leur avancer de l'argent pour se rendre sur place, somme qu'ils lui rendront après avoir travaillé.

 

C'est ainsi que plus d'une vingtaine de réfugiés de Kobané sont allés à Izmir en 2014 durant quatre-cinq mois pour œuvrer dans les champs de tomates et s'occuper des vignes en étant hébergés sur place. Cette année encore, 20 à 25 personnes sont retournées le 25 mars à Izmir pour quelques mois avant de revenir à Adana pour exécuter des travaux dans les plantations de mandarines.

Champ gorgé d'eau dans le camp non-gouvernemental de réfugiés syriens à Adana

Champ gorgé d'eau dans le camp non-gouvernemental de réfugiés syriens à Adana

Réfugiés syriens de Kobané à Adana - crédit photos Hervé Porcher

Réfugiés syriens de Kobané à Adana - crédit photos Hervé Porcher

Je suis prête à retourner à Adana”

 

Pour Aurélie Belsot, “le bilan du week-end est plutôt positif, avec 90 personnes ajustées et deux urgences détectées à temps. Il aurait était possible de faire mieux si un médecin avait pu être du voyage. Peut-être la prochaine fois” espère-t-elle.

 

Cette jeune femme vive et pleine d'humour précise : “Partir là-bas signifie aller vers les autres, de culture et à l'histoire ô combien différentes de la mienne. Le chamboulement intérieur ne s'est pas fait attendre. S'occuper des plus démunis m'a permis de remettre mes valeurs de thérapeute en avant. Je reviens changée de ce week-end et je l'espère en bien. Je suis prête à retourner à Adana.”

Aurélie Belsot, chiropracteur et volontaire dans un camp de réfugiés syriens à Adana

Aurélie Belsot, chiropracteur et volontaire dans un camp de réfugiés syriens à Adana

Pour Fatima, “le week-end était fatiguant mais en même temps, c'était super d’être là-bas et de soigner des réfugiés. Le cadre est atroce, les réfugiés vivent dans des conditions et un environnement inhumains. J’étais très énervée face à la situation de ces gens qui subissent un combat inhumain. Personne ne dit rien, la vie humaine est-elle si ordinaire, a-t-elle si peu de prix ? Il me faudra du temps pour repartir car je suis démoralisée et cela m’a affectée au niveau émotionnel. Dans un mois, ce sera possible mais pour le moment, c'est trop tôt.”

Fatima Karagöz, chiropracteur à Istanbul et volontaire dans un camp de réfugiés syriens d'Adana en Turquie

Fatima Karagöz, chiropracteur à Istanbul et volontaire dans un camp de réfugiés syriens d'Adana en Turquie

Deux jours après ce week-end auprès des réfugiés syriens, les tentes des personnes originaires de Kobané ont été attaquées le soir par un groupe de personnes se déclarant de l'Etat Islamique. Ceux-ci ont lacéré leurs habitations de fortune au couteau, bousculé les femmes et créé un climat de peur et une forme de seconde guerre pour ces familles. Cette attaque contre ceux qui vivent déjà dans des conditions précaires une vie que personne n'a souhaité a laissé des traces.

 

Ceux devant partir pour Izmir ont eu de la chance dans leur malheur, d'autres, assez nombreux, ont trouvé le lendemain du travail dans des champs à Mersin et Tarsus mais 35 personnes (cinq familles) sont restées sans toit, une fois encore. Et là encore, l'aide d'urgence est nécessaire pour les reloger au mieux.

25 mars 2015, au lendemain de l'attaque perpétrée contre des réfugiés syriens de Kobané à Adana - crédit photos Seli Çelik

25 mars 2015, au lendemain de l'attaque perpétrée contre des réfugiés syriens de Kobané à Adana - crédit photos Seli Çelik

Une mobilisation importante

 

La mobilisation et l'aide ont été importantes en faveur des réfugiés syriens d'Adana, tant de la part des communautés d'expatriés en Turquie telles Istanbul Accueil ou l'Alliance Française, des membres de la paroisse Saint-Louis des Français, que des communautés des Sœurs de la Charité de l'Hôpital de la Paix et des Sœurs de Saint-Georges, de la Fondation Catholique Géorgienne d'Istanbul, de l'hôpital Çapa, d'un pédiatre de la région de Kocaeli, entre autres.

 

Une petite partie des dons en faveur des réfugiés syriens d'Adana

Une petite partie des dons en faveur des réfugiés syriens d'Adana

Plusieurs entreprises françaises implantées en Turquie telle Orientrans, qui a pris en charge le transport de 70 m3 de dons une semaine auparavant, ont apporté leur aide.

 

L'agence de voyages Koptur a réglé un billet d'avion pour une des soignantes, la société de transports Özcemay d'Antioche a payé la note d'hébergement. Des particuliers français et turcs mais aussi suisse ainsi que de jeunes aumôniers français à l'occasion du carême, ont participé, de différentes façons à la campagne d'aide.

19.03.2015 - Chargement du poids lourds affrêté par Orientrans pour acheminer les dons en faveur des réfugiés d'Adana

19.03.2015 - Chargement du poids lourds affrêté par Orientrans pour acheminer les dons en faveur des réfugiés d'Adana

19 mars 2015 à 23 h à l'hôpital de la Paix à Şişli, chargement du poids lourds rempli de dons pour les réfugiés syriens d'Adana

19 mars 2015 à 23 h à l'hôpital de la Paix à Şişli, chargement du poids lourds rempli de dons pour les réfugiés syriens d'Adana

Cette dernière se poursuit tant les besoins sont énormes. Outre l'aide alimentaire, les produits de première nécessité pour bébés, enfants et adultes, les besoins en soins sont primordiaux, notamment pour endiguer la vague dépressive qui sévit au sein de cette population où beaucoup ont perdu toute énergie et goût de la vie.

 

 

Vivres dans une des tentes de réfugiés syriens à Adana - crédit photos Hervé Porcher

Vivres dans une des tentes de réfugiés syriens à Adana - crédit photos Hervé Porcher

Des conditions de vie plus que difficiles ces dernières semaines pour les réfugiés syriens d'Adana confrontés à des pluies torrentielles - crédit photos Hervé Porcher

Des conditions de vie plus que difficiles ces dernières semaines pour les réfugiés syriens d'Adana confrontés à des pluies torrentielles - crédit photos Hervé Porcher

Pour le pasteur Ocak, la venue de psychologues et psychiatres, tant pour enfants que pour adultes, est un souhait prioritaire. Soigner le corps comme le font Aurélie et Fatima et soigner l'âme vont souvent de pair.

Un lueur d'espoir dans les yeux souriants de ce réfugié syrien soigné par Aurélie

Un lueur d'espoir dans les yeux souriants de ce réfugié syrien soigné par Aurélie

Ces jeunes réfugiés syriens d'Adana n'ont pas perdu leur sourire d'enfants - crédits photos Hervé Porcher

Ces jeunes réfugiés syriens d'Adana n'ont pas perdu leur sourire d'enfants - crédits photos Hervé Porcher

Plusieurs projets d'amélioration du cadre de vie de ces réfugiés en matière d'hygiène et de réalisations, leur permettant de commencer à subvenir eux-mêmes à certains de leurs besoins, sont à l'étude suite à ce premier voyage. Il devrait faire l'objet d'un nouveau déplacement prévu durant la seconde quinzaine du mois d'avril.

 

 

 

Améliorer les conditions de vie et d'hygiène pour les réfugiés syriens, une priorité - crédit photo Hervé Porcher

Améliorer les conditions de vie et d'hygiène pour les réfugiés syriens, une priorité - crédit photo Hervé Porcher

* Prénom changé pour les besoins de l'article

 

Cliquez İ pour accéder à la version turque de l'article.

 

garage floor mats 01/01/2016 21:56

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Sandra 07/04/2015 13:33

Bonjour Nathalie,
Je souhaiterais utiliser le temps dont je dispose à Istanbul pour aider les réfugiés à Istanbul. Connaissez vous des organismes qui sont actifs sur le terrain?
Merci d'avance,
Sandra

Nat 09/04/2015 17:18

Bonsoir Sandra, je n'arrive pas à accéder à votre adresse mail, pourriez-vous m'envoyer un courriel par le biais de la rubrique "contact" tout en bas de page de l'article svp afin que je vous répondre en privé. Merci à vous

sarvenaz 31/03/2015 06:17

Je ne suis pas syrienne mais je remercie du plus profond de mon coeur ce pasteur et les personnes qui l'ont assisté pour porter assistance à ces personnes, qui, j'en suis sûre et certaines, ne demandaient qu'à vivre en paix chez eux !

Nat 02/04/2015 20:57

Merci Sarvenaz, je transmis vos remerciements tant au pasteur qu'à toutes les personnes de bonne volonté qui l'assistent.

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