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Monuments et bâtiments divers d'Istanbul

Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 06:20

On passe à proximité de la monumentale fontaine ottomane de Kabataş, peut-être sans la voir, pressé de ne pas manquer le vapur ou le deniz otobüsü pour aller sur la rive asiatique ou à destination de l'archipel des îles des Princes.

         

Pourtant, elle mérite qu'on s'y attarde. Elle a fait l'objet d'une restauration réussie en 2008 pour un montant de 250 000 TL, soit environ 125 000 Euros, financés par deux sociétés privées dont une qui fournit ... de l'eau minérale.

                      

La fontaine de Kabataş, du nom de Ali Paşa, fils de Nuh Efendi Hekimbaşı, a été construite en 1732 ; elle porte vaillamment ses 277 ans d'existence. 

          

Trois de ses côtés comprennent des inscriptions. Des sculptures taillées dans le marbre représentent des fruits et des décorations florales sur deux des façades. 

                          


Alors, la prochaine fois que vous passerez par là, pensez à vous arrêter quelques instants devant la fontaine de Kabataş pour l'admirer...

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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 07:03

Le quartier de Tophane à Istanbul abrite une des plus belles fontaines ottomanes de la ville, proche de la mosquée Kılıç Ali Paşa et de la mosquée Nusretiye.

             

Construite en 1732 sous le règne du sultan Mahmut I, elle représente dignement le style ottoman de l'époque.

             

C'est la troisième plus grande fontaine de la ville. Les façades sont en marbre délicatement travaillé. L'alimentation en eau provenait du système en place à Taksim.

Des inscriptions, oeuvre du poète Nafiyi, ont été apposées sur tout le pourtour. 

                         

La fontaine de Tophane a subi plusieurs transformations au cours des temps et la dernière restauration date de 2004. Depuis lors, elle exhibe sa beauté  retrouvée aux yeux des passants. 

Des arbres fruitiers et des vases remplis de fleurs ornent les quatre faces.

                           


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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 07:32


Ce ne sont pas les caravansérails qui manquent dans la vieille ville d'Istanbul. J'ai toujours plaisir à errer dans certains d'entre eux, témoignages d'un passé où la route de la Soie en faisait des haltes destinées aux marchands pour s'y reposer et s'y distraire.

Il en est un que j'ai découvert récemment et qui m'a immédiatement conquis, il s'agit du Taşhan. Situé dans le quartier commerçant de Laleli,entre Beyazıt et Aksaray, au fond d'une petite impasse, on peut passer tout près de lui et ignorer son existence. Pourtant, il mérite bien d'être connu.

                        
                                           Un des deux accès au Taşhan

Sa construction, décidée par le Sultan Mustafa III, remonte à 1763, mais il semble que ses fondations soient bien plus anciennes. A l'origine, il porte le nom de "Sipahi han" avant de s'appeler "Katırcılar han".

Au début du XIXème siècle, il devient une caserne pour les janissaires durant une trentaine ou quarantaine d'années.

             

Ce n'est qu'au début du XXième siècle qu'il va adopter son nom actuel, "Taşhan", autrement dit le han de pierre, cette matière étant son composant principal. Inoccupé durant une trentaine d'années, il est ensuite habité par des tisserands et des commerçants vendant leur propre production de linge de lit essentiellement.

            

En 1987, Kemal Ocak, Actuel Président du Conseil d'Administration de l'endroit, acquiert un local commercial situé dans l'entrée. Mesut Yılmaz, alors Ministre de la Culture et du Tourisme, a en tête un projet de restauration du caravansérail afin qu'il devienne un lieu touristique... Mais cette idée n'aboutit pas.

             

Durant deux ans, le local de Kemal reste fermé. Celui-ci pense le revendre, mais ne trouve pas de repreneur. En 1989, il se décide finalement à réaliser quelques travaux de base afin d'ouvrir son magasin et a en tête un projet de restauration totale de l'ensemble. Il se rend auprès de la responsable des Monuments Historiques pour lui présenter son idée mais on ne lui fait pas confiance.

                              
                                          Le sympathique et dynamique Kemal

Il finit par racheter, avec certains exploitants de différents magasins, le caravansérail complet au propriétaire arménien de l'époque. Un Conseil d'administration est mis en place pour gérer le complexe ainsi que sa remise en état. C'est Kemal Ocak qui va être élu à sa tête, lui qui, le premier, a eu un coup de coeur pour le Taşhan.

           

Un architecte, propriétaire d'un des fonds de commerce, propose son aide, ainsi que celle d'un autre collègue du métier. La structure d'origine ne subit aucune modification. Le toit est complètement réparé. Quatre milliards de lires en 1993 sont finalement investis pour la restauration du site.

Les travaux démarrent début mai 1991 et durent 1 an et demi. Les parties qui contiennent du plomb sont démontées et vendues. Le toit est totalement réparé. Une équipe de restauration du lycée de Kabataş travaille sur place.

            
                                        Une des rares photos à l'époque des travaux

Le caranvansérail, d'une surface totale de 3400 m2 dont 2570 m2 utiles, comprenant 72 pièces de 30 à 50 m2 chacune, a fière allure à présent .

           

La partie en sous-sol a été rachetée par Kemal dans le but de réaliser au départ des magasins. Finalement, elle va être transformée en un magnifique restaurant après être restée fermée durant 5 ans. 

           
                                     Le restaurant-salle de spectacle du sous-sol 

Des soirées-spectacles y sont organisées avec repas, pour des agences, mais également pour des entreprises qui veulent recevoir leurs invités dans un lieu historique hors du commun. Certaines séquences de la célèbre série télévisée "Binbir gece"  y ont été tournées.

              

Au rez-de-chaussée, dans la partie limitrophe de la petite cour, Kemal a ouvert un restaurant où l'on peut déguster des mezzes et grillades typiques dans un cadre de pierre très agréable. 

                                  
                                            La petite cour où l'on accède au restaurant

Dans la grande cour centrale, un café permet de profiter du cadre en buvant un thé ou un café turc, ou de fumer un narghilé en laissant courir son imagination pour recréer le passé prestigieux du Taşhan.

             

Je reste admirative devant la façon dont Kemal a finalement redonné vie à ce caravansérail destiné à une agonie certaine, en y mettant tout l'amour qu'il porte à ces lieux, mais aussi son énergie ... et ses deniers, sans aucune aide publique.

              
                                                                Ambiance nocturne au Taşhan


TAŞHAN RESTAURANT
Gençtürk Cad. Mahvil Sok. Taşhan - Şehzadebaşı/İstanbul
Fethibey Cad. No:55 Taşhan Vezneciler/İstanbul
Tel: 0 212 512 44 77-526 87 34  - Ofis: 0 212 527 96 90 - 511 58 42
web:
www.tashanrestaurant.com (en turc et en anglais)
e-mail: info@tashatrestaurant.com


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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 06:56


Après avoir visité récemment la belle gare de Haydarpaşa sur la rive asiatique de la ville http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-27371046.html, je vous propose de partir à la découverte de celle de Sirkeci, qui porte le nom moins connu de Müşir Hamdi Paşa. Sa façade extérieure côté mer, de couleur rose, reconnaissable de loin, comporte deux belles tours ornées d'horloges.

             


             
                          La façade côté entrée et sortie des voyageurs est bien moins attrayante

Située en contrebas du Palais de Topkapı, elle est ouverte depuis le 3 novembre 1890. Sa construction est l'oeuvre d'un architecte prussien August Jasmund, invité en décembre 1889 par le sultan, à travailler pour l'empire ottoman. 

             

Elle a remplacé l'ancienne et petite gare située à quelques encablures de là. C'est le sultan Abdül Hamit II, qui est à l'origine de cette réalisation, tout comme celle de Haydarpaşa. A l'époque, le tracé de la voie ferrée passait par les jardins de Topkapı dont il fallut supprimer une partie, de même que certains remparts.

             
                      Une vieille locomotive est exposée à gauche de l'entrée des voyageurs

Cette gare a notamment accueilli le mythique Orient-Express, dont elle fut le terminus de 1895 à 1977. En turc, ce train, utilisé par de nombreux diplomates, porte le nom de "Şark Ekspresi".

                             

Aujourd'hui, la station de Sirkeci accueille principalement le train de banlieue qui dessert la rive européenne de la Mer de Marmara ainsi que quelques lignes internationales, en particulier vers la Grèce et les pays voisins. 

          
                                       Un train de banlieue en gare de Sirkeci

Contrairement à la gare de Haydarpaşa d'architecture allemande, celle-ci est de style oriental et de nombreuses faïences et vitraux décorent les lieux. Des matériaux nobles ont été utilisés, tels que le granit pour la partie basse du bâtiment, du marbre et de la pierre en provenance de Marseille en façade.

                 
                                          Une ancienne salle d'attente semble-t-il

Autrefois, les salles d'attente étaient chauffées à l'aide de poêles ramenés d'Autriche et éclairées par environ 300 lampes à gaz.

                                  
                                            Une jolie cloche, mais sonne-t-elle encore ?

Le restaurant de la gare, qui porte le nom de l'illustre Orient-Express, a été dans les années 50 et 60, un rendez-vous incontournable des journalistes et écrivains.

            
                                       La très belle terrasse du restaurant de la gare

Près des quais et du restaurant se trouve "demiryolu müzesi", le musée du chemin de fer, fermé le jour de mon dernier passage.

              
                                Un monument à l'effigie d'Atatürk est érigé dans l'enceinte de la gare

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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 08:35


Hormis les trains de banlieue qui desservent Istanbul de part et d'autre des deux rives, les lignes nationales et internationales partent des deux gares principales de la ville, dont celle de Haydarpaşa à Kadıköy sur la rive asiatique. 

 

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Vue sur la gare de Haydarpaşa de l'embarcadère de Kadıköy, au loin les minarets de la Mosquée Bleue et de Sainte-Sophie

On ne peut ignorer cette bâtisse impressionnante de style néo-classique allemand qu'on voit de loin en arrivant en bateau de la rive européenne. Un embarcadère permet d'ailleurs de sauter du "vapur" presque directement dans le train.

 

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                Le ravissant petit embarcadère d'Haydarpaşa décoré de faïences d'Iznik

Cette gare constitue en fait le terminus des chemins de fer de Bagdad. L'empereur Guillaume II, empereur allemand et dernier roi de Prusse entre 1888 et 1918, rend visite en 1898 au sultan Abdül Hamit II avec qui il signe un traité d'amitié, de commerce et de navigation. Il assure à cette occasion que la poursuite de la construction de la ligne de chemin de fer Bagdad aura lieu.

 

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La construction de la gare de Haydarpaşa débute le 30 mai 1906 pour s'achever le 19 août 1908. Deux architectes allemand Otto Ritter et Helmuth Cuno sont les auteurs du projet, la partie construction proprement dite incombe à la "Corporation Anatolie - Bagdad", société dans laquelle oeuvrent des artisans allemands et italiens.

 

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Juste avant d'arriver à la gare, on passe devant le port commercial de Harem d'où partent de nombreux containers

Au moment de l'édification, le bâtiment, d'une surface de 2525 m2 (portée ensuite à 3836 m2), repose sur 1100 pièces en bois imperméabilisé.

 

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                                               Vue intérieure

Durant la Première Guerre Mondiale, des munitions y sont stockées pour être expédiées ensuite en Anatolie. L'organisation d'un sabotage les fait exploser  le 6 septembre 1917, déclenchant un gigantesque incendie. 

 

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                                               Hall intérieur

Les Chemins de Fer turcs (T.C.D.D.) décident de réaliser d''importants travaux de remise en état pour la préservation du patrimoine architectural. Commencés en 1976 jusqu'à la fin de 1985, la restauration porte essentiellement sur les façades extérieurs et les deux tours.

 

   Gare-copy.jpg
             
Dans un prochain article, la gare de Sirkeci, sur la rive européenne, n'aura plus de secret pour vous non plus...

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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 02:24


Le lycée Sainte-Pulchérie d'Istanbul a été fondé le 15 juin 1846 par la Congrégation des Filles de la Charité - Saint-Vincent de Paul et a porté le nom dudit Saint au début de son existence. Cet établissement est régi par la loi turque et dépend du Ministère de l'Education Nationale du pays.

Pulchérie est une impératrice d'Orient, née à Constantinople en 399, petite-fille de Théodose le Grand, empereur romain nommé ensuite gouverneur de l'empire d'Orient. Pulchérie a fondé des monastères, doté des hospices et légué tous ses biens aux pauvres avant sa mort en 453. Elle est canonisée par l'église grecque.

             
                                            Façade latérale du lycée Sainte-Pulchérie

A sa création, l'école occupe des locaux au sein de l'Hôpital français à Taksim, près du Consulat français actuel. En 1884, les classes déménagent dans un bâtiment attenant avant de s'installer en 1893 dans la rue de Bursa à Beyoğlu.

Les soeurs reviennent en Turquie en 1919, l'activité scolaire ayant cessé durant la Première Guerre Mondiale. Elles occupent à partir de cette année-là le bâtiment actuel du lycée qui appartient aux Lazaristes de Saint-Benoît, construit en 1890. L'effectif en 1919 est de 630 élèves.

              
                                                  Façade principale de l'établissement

Jusqu'à la rentrée 2000, l'école est un collège de jeunes filles. Grâce à l'intervention de l'Ambassade de France, les autorités turques acceptent que le collège soit transformé en lycée mixte.

En effet, une loi turque de 1997 appelée "Loi des 8 ans" a menacé le collège de fermeture, comme d'autres à ce moment-là. Cette législation oblige les enfants à suivre une scolarité de 8 ans dans une école turque "ilköğretim", composée de 5 ans d'enseignement primaire et 3 ans de collège. Auparavant, seuls 5 ans de classes primaires "ilk okul" devaient se faire dans un établissement turc.

               
                                                            Les élèves au travail

Le programme scolaire enseigné au lycée Sainte-Pulchérie est identique à celui des écoles turques et l'uniforme y est également de rigueur. Le volume horaire hebdomadaire des cours dispensés correspond à 38 périodes de 43 minutes chacune. On y adjoint une période d'activités (sportives, culturelles, linguistiques) et une période d'orientation scolaire et de suivi psychologique.

Le corps enseignant est réparti en trois catégories, environ 40 % de professeurs français et 60 % de professeurs turcs, 30 % d'entre eux étant francophones.

              
                                Pierre Gentric, le dynamique directeur de Sainte-Pulchérie

L'enseignement est bilingue, variant en fonction des classes et des matières (en moyenne 1/3 en turc, 2/3 en français). Il permet ainsi aux élèves qui sortent avec leur diplôme du lycée d'obtenir une équivalence du baccalauréat pour accéder ainsi directement aux universités françaises.

Hormis les cours de turc, ceux de géographie, d'histoire, de philosophie, de sociologie, des droits de l'homme, de santé, de défense du territoire, de religion et de logique sont dispensés en turc. Les élèves reçoivent un enseignement intensif de français  et toutes les matières scientifiques sont effectuées en français. 

              
                                          Une médiathèque particulièrement lumineuse

L'effectif du lycée pour l'année 2009 est de 382 élèves (299 filles et 83 garçons) répartis dans 20 classes de 17 à 23 élèves. La première année appelée préparatoire est un tronc commun.

Chaque étudiant poursuit ses 4 années de lycée  restantes dans une section différente en fonction de son choix : TM (Turc/Math) qui équivaut à une section L dans l'enseignement français, SOS (Social) assimilée à ES sans la partie économique ou FEN (Scientifique) correspondant à une section S.

               
                                              Un des deux laboratoires de sciences
 
Une école primaire a également été créée en 2000 à Istinye (quartier d'Istanbul sur la rive européenne du Bosphore) avant de déménager à Etiler (autre quartier d'Istanbul sur la rive européenne) pour la rentrée 2004. Faute de places vacantes, les inscriptions sont limitées. Pour l'année scolaire en cours, les effectifs sont de 168 élèves pour 12 classes.

Le lycée Sainte-Pulchérie dispose d'équipements des plus modernes et fonctionnels : une salle de spectacles de 380 places, une salle de sports, deux laboratoires de sciences, une cafétéria très agréable, une médiathèque comprenant environ 4000 ouvrages. Toutes les classes sont équipées d'ordinateurs et de systèmes de vidéoprojection.

               
                                                                   La cafétéria

En dehors de l'apprentissage de la langue et de la culture françaises, le lycée Sainte-Pulchérie, tout comme ses homologues d'Istanbul (Saint-Michel, Saint-Benoît, Notre-Dame-de-Sion, Saint-Joseph), permet à ses élèves turcs d'être associés à de nombreuses manifestations culturelles de la francophonie. 

En 2008, un festival de la Francophonie a été organisé durant un mois avec à l'affiche plusieurs concerts, des ateliers de théâtre et de poésie,  une exposition, etc.

                 
                                                          La salle de spectacles

D'autres manifestations de ce genre sont organisées chaque année scolaire. En 2009 aura lieu par exemple la 6ème édition du Symposium de Littérature et la 4ème édition du Colloque FLE, Maths et Sciences.

Des actions de solidarité sont également montées pour les enfants défavorisés ou pour les personnes âgées de l'Hôpital de la Paix à Şişli (quartier situé à Istanbul, au nord de Taksim).

                
                                                  Conditions de travail optimales


L'établissement publie une revue interne très intéressante du nom de "Milföy" (Mille-feuilles) qui en est à son 9ème numéro.

Le lycée français Sainte-Pulchérie figure parmi les lycées du pays les plus cotés. De nombreux étudiants issus de cette école ou des autres précitées occupent par la suite des postes clés dans la société turque.

               
                                           La salle de sports, en pleine séance de basket


Dans de telles conditions, j'aimerais bien avoir quelques années de moins et refaire un cycle au lycée...


Le site internet de Sainte-Pulchérie vous permet d'en savoir plus :  http://www.sp.k12.tr/?lang=fr.




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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 08:30

Je ne suis pas prête d'oublier cet escalier. Je l'ai emprunté à trois reprises en 24 heures, les 7 et 8 juin 2008. Ma montée au phare de Rumeli Feneri restera l'un de mes plus forts souvenirs de cette année.  

                   
                                  5 h 35 du matin, le jour est levé  

Ce village situé sur la rive européenne au bord du Bosphore et à l'embouchure de la Mer Noire est un de mes "coups de coeur" où je ne me lasse pas de retourner. J'ai eu l'occasion de le présenter à plusieurs reprises.

Munie de l'autorisation écrite des services de sécurité maritime, j'ai passé en tout 4 h 30 dans cet édifice qui a tant d'importance pour les innombrables bateaux qui empruntent cette "autoroute maritime" qu'est le Bosphore.

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                     Après avoir franchi 65 marches, nous voilà au 4ème étage.

Vu de l'extérieur, on ne se doute pas que pour aller jusqu'à la petite lampe du phare, il faut monter 84 marches réparties sur 6 étages.

                  
                                        9 marches de plus jusqu'au 5ème niveau

Après un tout dernier escalier métallique de 10 marches, me voilà dans le saint des saints ! Une robe de verre entoure le précieux habillage de la lampe, également en verre.

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Dévorer cette lampe du regard, scruter attentivement autour d'elle les moindres détails, voir le monde à l'envers en travers ce verre qui provoque l'effet de loupe, comment expliquer ce qu'on peut ressentir...

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Bien entendu, la vue d'en haut est toujours différente. Je pourrais presque toucher le minaret de la mosquée toute proche, quant aux bateaux amarrés dans le port, ils me semblent bien loin.

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Le phare de Rumeli est visible à 18 milles marin, soit plus de 33 kilomètres à la ronde... Il y a 5 ou 6 ans à peine qu'un système électronique pour le raccordement du phare a été installé. Auparavant, les gardiens devaient monter au moins deux fois par jour vérifier l'installation.

                    
                        Un des battants qui permet d'accéder à la lampe

Ma seconde montée à la tombée de la nuit a été particulièrement enivrante. Je voulais être présente lors du premier déclic du soir et observer ensuite, tel le battement d'un coeur, le rythme de la lumière. Elle se déclenche par deux fois en l'espace de 12 secondes, mais à deux intervalles différentes.
                  
                 
                 
Je serais bien restée en haut du phare toute la nuit si j'avais pu, tant je m'y sentais bien. 

                     
       
J'aurais pu compter les bateaux entrant ou sortant du détroit, mon coeur aurait palpité en cadence avec cette lampe somme toute banale, mais dont les marins ne peuvent se passer.

                     

 

 

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Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /Déc /2008 07:22


Plusieurs étages, des marches innombrables, pour mener ... mais où ?

                      

 

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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 09:00


Lors d'une balade en bateau sur le Bosphore, on aperçoit sur la rive asiatique, peu avant le pont Fatih Sultan Mehmet, un ravissant petit palais de style baroque ; il s'agit de Küçüksu Kasrı.

 

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                                                    Côté Bosphore

Durant la période ottomane, Küçüksu et ses environs étaient connus sous le nom de Kandil Bahçesi (le jardin illuminé), un des plus grands jardins de la ville. Bien avant le palais actuel, se trouvait là un palais en bois de deux étages construit sous le règne du sultan Mahmut Ier (1730-1754).

Le palais actuel a été construit en 1856-57 par l'architecte impérial Nikogos Balyan pour le compte du sultan Abdül Mecit comme résidence d'été réservée au repos et à la chasse, après la destruction du palais de bois.


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                                                         Côté rue
 

Une rivière qui porte le nom actuel de Göksu (ruisseau céleste) se jette ici dans le Bosphore. Les sultans qui ont régné par la suite en ont fait un pied-à-terre pour leurs séjours aux Eaux-Douces-d'Asie, nom qui découle de la présence du cours d'eau. 
 

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Le palais occupe une surface de 15 x 27 m. La cave abrite les dépôts de provisions, la cuisine et les pièces destinées aux domestiques.

 

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Sechan, le célèbre décorateur de l'opéra de Vienne, fut chargé de la décoration intérieure du palais. Les chambres et salons sont remplis à profusion d'objets précieux. 

 

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Les plafonds aux reliefs en plâtre peints au pinceau sont une merveille à eux tous seuls. 

 

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 Les cheminées en marbre italien qui ornent chaque pièce sont toutes différentes.

 

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Les parquets sont de toute beauté, et différents dans chaque pièce.

Des meubles de style européen, des tapis et des tableaux complètent le décor de ce musée-palais.

 

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Les escaliers entourés de colonnes ont une forme élégante et la vue d'ensemble est des plus agréable.

 

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Le palais servit de résidence présidentielle durant les 50 premières années de la République turque et accueillit les dignitaires étrangers en visite officielle à Istanbul.

 

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Restauré une première fois dans les années 70 puis en 2003-04, il est ouvert au public. On n'a pas affaire à la foule qui se presse à Dolmabahçe, ni aux curieux qui traversent le Bosphore pour visiter le palais de Beylerbeyi, ici c'est bien plus calme.

Cela permet de mieux profiter de la richesse des lieux, d'admirer les détails comme cet encadrement de miroir.

 

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Les amateurs de lustres et de dorure sont gâtés, il y en a partout !

 

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Dans la cour, une fontaine, la küçük çesmesi, construite pour le sultan Selim III en 1806, donc bien avant le palais actuel, est une des plus belles fontaines baroques d'Istanbul.

 

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Le jardin est aménagé pour se rafraîchir et se reposer de cette visite où les yeux ne savent plus où regarder tant il y a à voir.

 

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Les week-ends, à la belle saison, on peut venir y bruncher, ce qui en fait un lieu de visite des plus agréables.


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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 05:55

Derrière le somptueux portail qui donne sur Istiklal Caddesi à Istanbul, se trouve un bâtiment historique dans un écrin de verdure, le prestigieux lycée de Galatasaray. 




                                   

Le sultan Beyazıt II l'a fait construire en 1481 dans des conditions particulières.

Chassant sur les hauteurs de Galata, il découvre un jardin parfaitement entretenu au milieu duquel se trouve une cabane en piteux état. 

                
                              Le buste de Beyazıt II dans l'allée après l'entrée

Le vieil homme qui habite ces lieux est en train de tailler ses roses et invite le souverain à visiter son jardin.

En guise de remerciement, le sultan lui demande de faire un voeu qu'il exaucera.

L'homme souhaite que soit construit ici une école et un hospice (darüşifa).

  

C'est ainsi que "L'Ecole Impériale de Galata Saray" (le palais de Galata) voit le jour. Gül Baba ("le père à la rose", surnom donné au vieillard) est d'ailleurs enterré dans son jardin, à l'arrière du lycée, et c'est sans doute le plus bel honneur qu'on ait pu lui rendre.

 
                                             La tombe de Gül Baba

La mission de cet établissement était à l'origine de former et d'instruire les futurs cadres administrant le Palais. Le sultan lui-même y sera formé, au même titre que le personnel de confiance de l'administration ottomane.

 

En 1675, à la suite d'un soulèvement contre les autorités en place, les élèves les plus doués sont envoyés au Palais, les autres... intégrés dans des unités de cavalerie. L'école reste fermée durant dix ans. A sa réouverture, elle reprend sa mission initiale jusqu'après 1820 où elle devient une école de médecine et un quartier militaire.

Durant les décennies suivantes, l'Empire ottoman cherche à s'occidentaliser au maximum. Cette école va servir de tête de pont aux réformes du Tanzimat ("réorganisation" en turc ottoman) qui vont s'étaler de 1836 à 1876.

         

Le 1er septembre 1868, lors d'une cérémonie présidée par le sultan de l'époque Abdül Aziz, l'établissement devient "Lycée Impérial Ottoman" (Mekteb-i Sultanı) et les programmes dispensés sont calqués sur ceux des lycées français grâce aux efforts de Cemil Paşa, ambassadeur turc en France et Fuad Paşa, Ministre des Affaires étrangères.

L'école accueille des élèves âgés de 9 à 12 ans, de confessions différentes (des musulmans, des catholiques, des orthodoxes et des juifs). Selon leur niveau de connaissance du français et du turc, ils intègrent des classes préparatoires au lycée.

 
                                 Salle de classe en plein mois d'août 2008

En 1908, le directeur Tevfik Fikret instaure un cycle complet d'enseignement de 9 ans comprenant le primaire, le collège et le lycée. En plus des cours obligatoires, on peut y apprendre différentes langues tels que le persan, l'arménien, l'allemand,... et suivre des cours de violon et de piano.

  
                                                     Bibliothèque

En 1924, l'établissement prend le nom de "Lycée de Galatasaray" et les cours dispensés sont en harmonie avec les principes de la toute nouvelle République Turque instituée le 29 octobre 1923. Il n'est plus obligatoire de parler français durant les récréations et les cours de culture générale sont dispensés en turc.

Le lycée accepte ses premières élèves féminines en 1965 ; elles suivront les cours dans des bâtiments situés à Ortaköy, au bord du Bosphore ("Feriye Sarayları"), qu'Atatürk a alloué à Galatasaray au début des années 30.

   
                                            Terrain de football du lycée

Lors des festivités données en 1968 pour le 100ème anniversaire de la création du Lycée Impérial, le Président de la République Française Charles de Gaulle visite le lycée. En 1975, l'établissement entre dans la catégorie des lycées dits "anatoliens", avec un cycle complet d'enseignement de 8 ans. 

Enfin, le 14 avril 1992, naît "l'Etablissement d'Enseignement Intégré de Galatasaray" (E.E.I.G., en turc G.E.Ö.K.), qui réunit l'école primaire, le lycée et l'université, suite au protocole signé entre François Mitterrand, Président de la République Française, et Turgut Özal, huitième Président de la République de Turquie.

   


A l'heure actuelle, les cours de littérature, de géographie, d'histoire, de moralité et d'art  sont dispensés en turc. Par contre, la littérature française, la philosophie, la sociologie, les mathématiques et les sciences le sont en français. On apprend l'anglais à partir de la 6ème classe du cycle primaire, l'italien et le latin au lycée.

Le diplôme délivré à la sortie du lycée est l'équivalent du BAC français et les diplômés de Galatasaray sont admis dans les universités françaises sans être obligés de passer un nouvel examen.

 

Tant le lycée que l’université de Galatasaray sont à ce jour « la référence » en matière d’enseignement du français à Istanbul, même si d’autres établissements d’excellent niveau enseignent également la langue de Voltaire.

Durant ces 85 dernières années, deux Premiers Ministres, huit Ministres, de nombreux hauts fonctionnaires de l'Etat mais également des Académiciens, des juges, des écrivains, des médecins, des architectes, des ingénieurs, des journalistes, des artistes sont des "Anciens" de Galatasaray.


  
             Les bustes de tous les personnages qui ont marqué l'histoire du lycée de Galatasaray

Je souhaite remercier au passage Levent Demirciğil, ancien élève de Galatasaray, qui m'a fait visiter ce lieu chargé d'histoire et dont les roses du jardin ont le parfum et le raffinement de la cour ottomane.

                   
                                          Le portail donnant sur Istiklal Caddesi

 


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