C'est la saison des foins à Aşağı Aydere Köyü

 
C'est au mois d'août qu'on fait le foin et qu'on le rentre, une fois séché, afin d'être paré pour l'hiver.

Les journées de travail commencent tôt, c'est bien souvent vers 5 ou 6 h que les hommes partent avec les tracteurs pour dévaler les pentes et entasser sur leur engin des meules immenses. Les manipulations sont importantes ; les fourches et les rateaux ont fort à faire.

Ce matin-là, au-dessus du toit de la maison, Ismail amca, Ferman et quelques autres venaient de ramener un premier chargement à rentrer.

 


Il ne s'agit pas de lambiner car après ce tas-là, il y en aura bien d'autres tout au long de la journée et ce durant plusieurs jours.

 

 Une fois le petit déjeuner pris, une promenade est prévue dans les alentours pour aller  retrouver ce petit monde reparti avec le tracteur près d'une des rivières proches pour continuer le ramassage.

En cours de route, nous croisons d'autres voisins occupés aux mêmes tâches. Un bonnet enfoncé sur les oreilles, la bonne humeur est toujours de mise malgré la rudesse du travail.


                  

Lorsque le véhicule s'est déplacé un peu plus loin pour ramasser une nouvelle meule, j'aurais aimé pouvoir enregistrer cet homme perché sur son tas de foin chantant un vieil air du pays au milieu de cette immensité.



Nous continuons notre route et tout à coup, au lointain, un homme à cheval précède un autre tracteur venu de nulle part et qui dégringole la montagne.



Après être descendu vers la rivière, nous rejoignons l'équipage qui ne cesse de s'activer.



Que ce soit les mini-bus locaux ou les tracteurs, ils ont tous une marque de "design" local.

A l'intérieur des fleurs en plastique entourées d'animaux aux couleurs fashion et bien sûr le nazar boncuk en plein milieu du volant, pour protéger du mauvais oeil.




Il a fier allure ce véhicule et le lasso est fin prêt pour le service !

                        

En regardant d'un peu plus près, un autre nazar boncuk est accroché à l'extérieur également.

                        

A l'abordage ! La corde permet en fait de ficeler toutes ces meules au mieux pour éviter qu'elles ne tombent... et vu la route qu'elles vont emprunter, il vaut mieux prendre ses précautions.

C'est sportif, je vous le garantis car il faut se pendre de toutes ses forces pour serrer un maximum le tout. Mais quand on est fort comme un turc, pas de soucis !



                       

Une fois que tout est savamment accroché, il y a lieu d' aider le convoi à traverser le bras de rivière, ce qui demande à la fois technicité, dextérité et... un peu de chance.


 

Ca y  est, le passage est une fois de plus réussi, le gars perché sur le chargement est bien secoué mais les chocs sont amortis.

 


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Chantal 31/08/2008 15:44

je retrouve les images de mon enfance dans le Nord de la France quand j'allais me promener avec mes frères et soeur près des champs du cousin de ma maman

Nat 01/09/2008 05:41


Je pense que les thèmes abordés lors des billets sur le village rappellent plus d'un souvenir à certains lecteurs...


Mirage 28/08/2008 17:30

Magnifiques paysages qui font penser, comme le dit Jean-Yves, à la pub d’une certaine marque de cigarettes américaine (très répandue en Turquie) axée sur la « liberté totale ». Mais ton article montre bien que la vie quotidienne des habitants est bien rude.

Nat 29/08/2008 05:56


Elle n'est aussi rude que ça mais il est certain que les gens bossent. Rien ne se fait tout seul et ne tombe du ciel...


Danielle de Strasbourg 28/08/2008 15:25

Bonjour Nathalie,
chaque jour un voyage dans l'espace et dans le temps(ça me rappelle les foins chez mes Grands-Parents,années 60).Où se situe ce village,je ne le trouve pas sur Google maps!!!

Nat 29/08/2008 05:54


Essaye de trouver Ardahan et Hanak (vers la frontière géorgienne), c'est au nord-est de Hanak mais tu ne trouveras sans doute pas sur la carte...


Jean-Yves 28/08/2008 14:04

Toujours ces nuages de cotons dans le ciel. Magnifique.
Ces grandes étendues de champs, on se croirait presque au Far-West ! Alors ils n'attrappent pas des veaux ou des vaches mais des meules de foins avec leur lassos !
Il est comme sur une sorte de trampoline le gars.

Nat 29/08/2008 05:54


On peut aussi attraper un taureau récalcitrant à la corde, j'ai vu faire l'an passé là-bas.


Cat 28/08/2008 12:16

Tu as réussi à mettre du suspens et de l'action dans ce qui pourrait paraître pour certains une scène paysanne ordinaire, une scène d'un autre temps. Il n'y a sans doute plus beaucoup d'endroits sur terre où les foins sont ramassés comme ça! Il devait y avoir aussi une bonne odeur de foin coupé n'est-ce pas!

Nat 29/08/2008 05:53


L'odeur est aussi agréable que la vue.


Isis 28/08/2008 10:10

Bonjour Nath!

Magnifiques photos parées de magnifiques commentaires à la sauce nathalienne;-)) savamment dosés.C'est toujours impressionnant pour moi de voir cette énorme meule montée sur le tracteur à la force de leurs bras, mais le plus impressionnant c'est l'homme qui est perché et qui fait le trajet; j'avais tjs la trouille quand mon cousin le faisait.

Je sais que ma journée sera moins "rude" grâce à toi.

Bises et bonne journée.

Nat 29/08/2008 05:52



Ca sent bon le foin ! J'aurais bien aimé monter sur la meule mais... sans me déplacer... öptüm



Carole Martin 28/08/2008 09:40

Bonjour Nathalie,
Merci encore de la chaleur de ton amour pour la Turquie et ses habitants. C'est un vrai bonheur de commencer la journee en regardant ces images et retrouver ta joie.
Baisers
Carole

Nat 29/08/2008 05:51



Si la chaleur et le soleil turc viennent te/vous réchauffer, c'est super. Bises.



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