Faire connaître la Turquie et ses habitants avec les yeux d'une alsacienne qui y vit depuis 18 ans.

Du bretzel au simit

Une petite histoire de Nasreddin Hodja



Nasreddin Hodja avait une dette chez l'épicier.

Comme celui-ci, manquant de tact, lui réclamait son dû devant les autres clients, Nasreddin Hodja lui demanda :

" Ma dette est de combien ?

- Vingt-cinq aspres*, répond l'épicier.

                    
                           Epicier de la petite ville de Hanak, nord-est de la Turquie

- Et la dette de l'imam, elle est de combien ?

- De vingt-quatre aspres.

- Tu le sais, l'imam est un ami très proche. Nous sommes comme deux frères siamois. Ma dette est de vingt-cinq aspres. Quand l'imam te donnera les vingt-quatre qu'il te doit, il ne restera plus qu'une différence d'un aspre. Tu n'as pas honte de me faire cette réclamation devant tout le monde pour récupérer un malheureux aspre ?"
 


                          


* L'aspre est une petite monnaie d'argent utilisée autrefois en Turquie.

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I
BONSOIR JE SUIS TUNISIENNE D4UNE MERE TURC .j'ai passée la premiere semaine de novembre a istanbul en esperant trouvée quelques traces de la familles de ma mere famille bay houja mais avec la langue j'ai pu rien faire pouvez vous m'aider. je pense y retournée en moi prochain pendant les vacances car je suis institutrice . merci
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N

Je vous réponds par mail İmen


C
Nath,
N'a t on pas déja vu ce regard enjoué dans un autre article?
bises
cécile
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N


Bravo Cécile pour ta mémoire. En effet, j'ai publié deux autres photos de ce très sympathique épicier dans l'article "retour au memleket" en août  dernier. Avec son air coquin, je trouve
qu'il illustre bien cette histoire de Nasreddin Hodja. Bises.




C
Nassreddin est illustré monté à l'envers sur son âne ... mais il avait de la jugeote !!!
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N

Vallait mieux qu'il en ait le brave !


R
On sent les inquiétudes économiques qui régissent actuellement le monde s'immiscer également dans tes articles : après les micro-crédits attribués à certaines femmes turques, voici celui accordé à Nasreddin Hodja ...
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N


Ce n'est absolument pas volontaire...



F
Les "bakkal" - une vraie institution en Turquie! Arrivés de vacances parfois vers minuit, après des centaines de kilomètres épuisants, dans un appartement vide, le bakkal du coin était toujours dans sa boutique, à vingt mètres, immuable et serviable... Et nous avions le sentiment de rentrer chez nous...
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N

J'ai encore 3 "bakkal" dans ma rue à sens unique, pourtant en plein centre d'Istanbul, pour tout dire...


C
Excellent!!!
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N


Je l'ai trouvé excellente également, d'où l'envie de la partager avec vous tous.



P
Voilà une belle traduction par l'image d'un aspect d'une réalité existante dans bien de fond de campagne, mais pas seulement....
j'aime bien l'air légèrement espiègle de l'épicier que j'aurais plutôt pris pour le client....
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N

Pour être espiègle, il l'est cet épicier et nous avons bien ri en sa compagnie.