Faire connaître la Turquie et ses habitants avec les yeux d'une alsacienne qui y vit depuis 18 ans.

Du bretzel au simit

La récupération des déchets dans les rues d'Istanbul...


... est un sujet que je souhaite également approfondir dans les prochains temps.

Je vois tous les jours des hommes manier avec dextérité leur charrette à bras et récupérer cartons et papiers, ferraille, plastique ou autres déchets selon la catégorie qui les intéresse. 

                              

Là aussi, j'aimerais, comme pour les marchands de simits, mener ma petite enquête et essayer d'en suivre un jusqu'à l'endroit où les déchets sont déposés afin de voir ensuite comment ceux-ci seront traités, détruits ou recyclés.

                               

Bien des bouches sont nourries grâce à ce travail de collecte et cela mérite bien qu'on s'y intéresse de plus près.

                               
                 Je ne savais pas qu'on pouvait aussi se reposer dans ces immenses sacs 

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F

contact moi et si tu veux je te montrerai le lieu a Osmanbey ou ils ramenent et vendent leurs collectes tous les soirs.

amitiés,

F.


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N


Avec grand plaisir, merci beaucoup



M
Non Nat, c'était bien à Kadiköy, dans la rue où passe le tram, mais dans la partie qui monte devant l'opéra ; elle est moins pentue que les rues de Karaköy mais assez pour que j'ai cette image devant les yeux, comme un flash ! Elle n'était pas plus grande que moi, cette femme, (1,50 m !!) jeune, mais toute menue, retenant le sac plus haut qu'elle qui la poussait dans le dos, et la petite, à côté, pieds nus, toutes les deux sales (ce n'est pas péjoratif) et en haillons. C'est tout de même triste de voir des gens travailler dans ces conditions, comme ce vieux monsieur qui faisait sa sieste, sans doute, avant, ou après avoir travailler si dur.
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N

Je situe à présent la rue légèrement pentue en question, Marie. Moi aussi, je reste parfois perplexe en voyant de telles personnes travailler dans des conditions que peu accepteraient en
France ou dans d'autres pays alentours.


M
C'est vraiment très intéressant cette façon différente de voir les choses selon notre culture... Pour ma part, je suis de l'avis de Nat ; je pense également qu'ils ont le mérite de s'assumer. J'ai toujours devant mes yeux, comme une photo (dommage que je ne sache pas peindre), l'image d'une jeune femme en haillons, accompagnée de sa petite fille, qui essayait de retenir ce grand sac rempli de déchets, dans une rue en pente de Kadiköy...
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N


Tu es sûre que ce n'est pas plutôt à Karaköy, car il n'y a pas beaucoup de rues en pente à Kadıköy... avant-hier, c'était vraiment dommage pour une fois que je n'avais pas d'appareil photo avec
moi, j'ai vu un monsieur barbu faire sa sieste dans son sac vide, c'était impressionnant !



D
Pratique ce truc........
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N

Ce truc, c'est la charrette ou le principe ?


A
A vrai dire, c'etait un film qui n'avait rien à voir avec les dechets, mais dont le personnage principal faisait ce metier pour vivre. Quant au nom...ca devrait etre... Gece 11:45, avec Feridun Duzagac et Yelda Reynaud.
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N


Merci pour l'information, je vais essayer de le trouver s'il ne date pas trop.



C
Résidant au Maroc pendant 8 ans j'ai aussi assisté à ces ramassages sélectifs dans les poubelles et vu des essaims de flacons d'huile trnspotés par des cycliste, assisté au nettoyage avant de les utiliser pour les réutiliser pour acheter de l'huile d'olive au détail au souk ! et c'est bien pour cela que je me pose la question du tri séléctif car les marocains jettent n'importe quoi,les sachets volent dans les campagnes ....
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N

Le verre et le plastique "volent" malheureusement bien trop souvent par ici à mon goût...


L
Ils sont les seuls à remasser les déchets ou il y a comme en France un ramassage des ordures ménagères ?
Je mis un proverbe turc sur mon blog pour la Saint-Valentin demain - le connais-tu ? je sais il y a bcp de jolies citations en Turquie
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N

Non, non, rassure-toi, la collecte des ordures ménagères "normales" est parfaitement organisée par les mairies de chaque arrondissement. Dans ma rue, les éboueurs passent tous les jours sans
exception. Je vais aller voir la citation dont tu parles, à première vue je n'en connais pas concernant "sevgililer günü" (la Saint-Valentin). Tu as raison, les belles citations sont nombreuses en
Turquie et j'en apprécie beaucoup.


N
Je me pose la question : que deviendraient toutes ces personnes si chacun faisait son tri selectif ? d'un autre côté, pour nous qui vivons en France, on éprouve toujours un pincement au coeur en les voyant mais nous sommes à Istanbul, peut-être doit-on voir ces travailleurs d'une façon différente, c'est peut-être aussi ce qui leur permet de vivre ou survivre...!
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N

Oui, absolument, c'est leur gagne-pain d'où la nécessité de bien réfléchir à la façon de récupérer les déchets au risque de les priver de leur travail.


A
Et oui l'ecologie crée de l'emploi...

J'avais vu dans un film que ces travailleurs "independants" sont organisés et travaillent pour le compte d'une societé de recyclage.

Cela m'intéresserait aussi de voir le bout du tunnel, on aurait de grandes chances de tomber un grand groupe Français d'environnement.
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N

Je pense que ces emplois existent depuis bien longtemps ici... Te souviens-tu de quel film ou documentaire il s'agit, cela m'intéresse forcément. Quand je serai en fin de circuit, on verra si
tu as raison.


G
Quanf je vois dans la rue ces gens qui collectent les déchets, ça me fais très pitié pour eux. Car même s'il neige, s'il pleut, jours comme nuit ils font leurs collectes. Parfois je vois certains qui entrent même dans la grande poubelle et ils ouvrent tous les sachets poubelles pour voir s'ils pourraient trouver quelquechose qui pourraient leurs rapporter. Ekmek kavgası....
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N

Pour ma part, j'ai beaucoup de respect pour eux quant au travail plutôt ingrat qu'ils font, mais ils on le mérite de s'assumer.