1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 08:52

On commémore le 1er novembre tous les saints de l'église catholique et en théorie le lendemain les défunts. Mais comme il est d'usage de fêter ces derniers également le premier jour de novembre, c'est tout naturellement dans le cimetière catholique du quartier de Feriköy à Istanbul, le plus vaste de la ville, que je vous emmène aujourd'hui.

                    
La tombe de Jean Brindesi, artiste-peintre, né à Constantinople le 20 avril 1826 et mort le 7 mai 1888

 

Il abrite notamment les tombes de nombreuses familles levantines qui ont habité Istanbul au XIXème et au début du XXème siècle. Le terme de levantin était utilisé pour identifier les résidents d'origine européenne ou mixte de l'empire ottoman de confession catholique, voire protestante.

          
Des noms, pour la plupart français et italiens, sont ainsi  visibles dans certaines allées.

 

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  A gauche la tombe de la famille Faustin De Pedrelli et à droite celle de la famille Polycarpe Joaillier


Certains ossuaires sont étonnants, par exemple celui du cimetière des Grands-Champs de Pera - l'ancien Beyoğlu - datant de 1870, et revêtu de pierres tombales dans toutes les langues. 

 

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Un autre nous replonge dans le calendrier républicain....

 

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A gauche un français mort le 25 messidor de l'an 2, à droite un autre décédé le 16 nivose de l'an 9

Plusieurs monuments ont été érigés dans ce cimetière en l'honneur des soldats français et italiens morts pendant la guerre de Crimée.

 

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             Monument à la mémoire des 26 000 militaires français morts entre 1854 et 1856

L'ossuaire ci-dessous renferme les restes des marins français morts pendant la Guerre d'Orient, inhumés au préalable dans différents cimetières de Grèce avant d'être transférés à Istanbul en 1882. 

 

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Cette pyramide de pierre de 1888 abrite, quant à elle, les restes des soldats italiens morts durant la guerre de Crimée.

 

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La France honore également ses victimes de la Première Guerre mondiale dans ce cimetière...

 

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et l'Italie en fait de même ...

A ce propos, le Ministère de la Défense français accorde des crédits spécifiques annuels pour l'entretien des cimetières et tombes abritant des soldats qui ont combattu pour la France, ainsi que pour le gardiennage s'il est nécessaire, et l'organisation des cérémonies commémoratives.

 

Les services consulaires assurent le bon déroulement de toutes ces opérations.

   Photo-178-copy.jpg

Une balade au milieu de ces tombes exhale ainsi un parfum d'histoire, même s'il ne s'agit pas de la période la plus glorieuse...

 

 

 

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commentaires

Muad Dib 02/11/2009


Coucou Nat, merci de nous faire découvrir cet endroit.
Toutes les photos ne s'affichent pas sur mon ordi ce matin mais je repasserais ...
Gros bisous,


chantal 02/11/2009


Bel hommage pour ce jour de TOUSSAINT et paix à tous


Muad Dib 02/11/2009


Je les ai toutes désormais ...
Bisous,


Richard LEJEUNE 09/11/2009


Au-delà même de son côté "actualité", cet article démontre l'intérêt de visiter un cimetière car, toujours, il constitue un lieu d'Histoire - tu comprends, je pense, ce à quoi, déjà, je fais
allusion - : que ce soit la "petite histoire" des membres du village ou de la ville qui accueille cet endroit du dernier repos ou la "grande", comme ici à Istanbul, avec ces innocentes victimes des
violences guerrières ...


Jean Claude Mazzolini 01/11/2012

Merci, j'ai visité ce beau cimetière en 2006 et celà me permet de penser à ma famille, bien présente à Ferikoy.
Tandis que les saints sont au paradis, mais est-ce si beau?

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