Faire connaître la Turquie et ses habitants avec les yeux d'une alsacienne qui y vit depuis 18 ans.

Du bretzel au simit

"Périple en Turquie chrétienne" avec Sébastien de Courtois

Dans le dernier numéro du magazine "Bonjour Istanbul" fraîchement paru, j'ai consacré un article à Sébastien de Courtois, jeune historien français, devenu par les hasards de la vie, un spécialiste reconnu des chrétiens d'Orient, et avec qui vous avez fait connaissance hier.

La récente lecture d'un de ses ouvrages
« Périple en Turquie Chrétienne » paru début 2009, fut l'occasion de traverser le pays de part en part, sur les traces des chrétiens qui représentaient encore, il y a un siècle, 50 % de la population en Turquie.

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Après une brève chronologie des dates importantes de l'histoire chrétienne en Turquie, les premières pages du livre nous amènent d'abord à Istanbul, début 2007, à l'époque de l'assassinat du journaliste arménien Hrant Dink pour ensuite remonter le fil du temps, à partir de Constantinople. C'est à la fois un voyage dans l'histoire, mais aussi dans différents quartiers de cette ville, où les religions de toutes sortes se sont côtoyées depuis des siècles.

L'étape suivante ne pouvait être que la ville d'Antioche, où "les disciples, avant de prendre Pierre pour évêque, furent pour la première fois appelés chrétiens", puisTarsus, ville natale de l'apôtre Paul. L'itinéraire se poursuit, entre autres, par Konya, l'ancienne Iconium, évangélisée par ce même apôtre, et à Nicée - dont le concile de l'an 325 définissant les fondements de la foi porte d'ailleurs le nom - plus connue sous son nom actuel d'Iznik.

 

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                                         Sébastien de Courtois

Son périple mène également l'auteur à Trabzon, au bord de la Mer Noire où se trouvaient plus d'une centaine d'églises à la fin de l'Empire byzantin, à la région du lac de Van sur lequel l'église d'Akdamar, un des plus riches édifices religieux arméniens, a traversé le temps jusqu'à nos jours, pour se terminer à Tur Abdin, la "montagne des serviteurs de Dieu" à la rencontre des syriaques.

"Périple en Turquie chrétienne" a ainsi contribué à me réconcilier avec l'histoire, alliée là à un récit de voyage de deux mois qui ont mené Sébastien de Courtois dans les lieux-clés du christianisme.

 

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M

Bonjour, merci de nous faire connaître cet auteur si intéressant ; de plus, je le trouve très mignon ! c'est mon petit clin d'oeil du matin ! Bonne journée à tous et à toutes.


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N

Dommage pour toi, il ne sera pas à Istanbul durant ton prochain séjour...


S

Merci beaucoup de nous faire decouvrir cet auteur! Je crois que je vais acheter son bouquin, cela a l'air passionnant. Je reve d'ailleurs d'aller au monastere de Mor Gabriel, je compte bien y
arriver un jour.


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N

Je me suis rendue deux fois au monastère Mor Gabriel, la dernière fois en mai dernier, durant 5 heures. Un article sera publié à ce sujet début 2010, patience patience.


R

Voilà effectivement une bien intéressante approche de l'histoire des premiers Chrétiens que ce périple à travers le pays.

Puis-je simplement me permettre une petite réctification, probablement plus dans ta façon d'exprimer les faits que dans ce qu'a dû personnellement expliquer M. de Courtois ?

Tu écris : "Nicée, plus connue sous son nom actuel d'Iznik, et qui porte le nom du concile de 325 ..."

Deux points :

1. Nicée ne porte pas le nom du concile de 325 : c'est exactement l'inverse !
La ville qui, au départ, avait reçu une dénomination en rapport avec son fondateur, Antigone le borgne, Antigonia, devint au tout début du IVème siècle avant notre ère la propriété d'un souverain
de Thrace qui, aux fins d'honorer son épouse Nikaia, rebaptisa la ville de ce prénom, maintenant francisé en Nicée.
Et tout logiquement, ce sont les deux conciles qui s'y tinrent qui, aux yeux de l'Histoire, adoptèrent le nom de cette ville.

Ne m'en veux pas, Nat ; et ne crois surtout pas que j'ergote là pour faire du vent : il s'agit d'une évolution patronymique qu'il me semblait bon de rectifier.

2. En Turquie, la ville doit probablement être plus connue sous son vocable actuel d'Iznik, c'est l'évidence même. Mais dans les ouvrages d'Histoire édités en français et donc à l'usage de nos
Etudiants, en France comme en Belgique, c'est Nicée que l'on retient par rapport aux faits historico-religieux auxquels la ville est désormais associée : aucun Professeur n'évoquera spontanément
les deux "conciles d'Iznik" ...


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N

Tu as raison de me souligner cette erreur, non pas de pensée, mais d'écriture que je vais m'empresser de rectifier.


C

Je ne doutais pas de ses compétences mais plutôt je l'admire !


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N

Ses connaissances m'épatent aussi...


C

il est bien jeune cet historien ! mais tu donnes vraiment envie de le lire


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N

L'âge n'a pas forcément d'importance, du moment que l'on maîtrise parfaitement son sujet...