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Lundi 15 octobre 2012 1 15 /10 /Oct /2012 07:50

Samedi 6 octobre, Laurent Bili, Ambassadeur de France en Turquie, présentait à ses nombreux invités la nouvelle édition de l'ouvrage "Le Palais de France à Istanbul" dans la salle des fêtes dudit Palais.

 

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          Présentation officielle de l'édition 2012 du livre "Le Palais de France à Istanbul"


Ce joyau d'architecture à l'histoire mouvementée, mérite bien qu'on lui consacre ce magnifique livre d'art de plus de 260 pages, présenté en coffret et édité par les Editions Internationales du Patrimoine à quelque 500 exemplaires.

 

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                 L'édition 2012 du livre d'art "Le Palais de France à Istanbul"


Jean-Michel Casa, Consul Général d'Istanbul de 1993 à 1996 et aujourd'hui à la direction de l'Union Européenne au Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes, en est l'auteur principal.

 

Six autres plumes ont contribué bénévolement à la réalisation de cet ouvrage, qui, comme la première version de 1995, est en français et en turc.

 

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De gauche à droite, Jean-Michel Casa, auteur du livre, Bartholomeos 1er, patriarche oecuménique de l'Eglise orthodoxe de Constantinople et Laki Vingas, Président des Fondations des communautés religieuses


L'édition 2012 est enrichie de textes supplémentaires ainsi que de nombreuses et superbes illustrations diverses et variées telles que reproductions d'anciennes cartes postales, de photographies et de tableaux.


Ce livre a pu voir le jour grâce à la participation de 20 mécènes ainsi que de l'Union Française d'Istanbul.

 

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                          Laurent Bili, Ambassadeur de France en Turquie


Les six co-auteurs et les sujets traités sont :


Chantal Gastinel-Coural, Conseiller Honoraire au Mobilier National, sur Georges-Paul Chedanne, brillant architecte du XIXème siècle ayant réalisé de nombreuses résidences de France à l'étranger,


Frédéric Gérard, documentaliste, sur le tribunal des capitulations et la prison consulaire, deux dépendances situées à l'arrière du Palais,


Gisèle Durero-Koseoğlu, écrivain, sur l'entrée en littérature en 1807 du palais Ypsilanti de Tarabya à Istanbul, résidence d'été des ambassadeurs de France,

 

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Avec Bartholomeos 1er, Patriarche Oecuménique et Gisèle Durero-Koseoğlu, co-auteur du livre "Le Palais de France à Istanbul"


Marie-France Dupuy-Baylet, inspecteur-conseiller de la création artistique et de l'action culturelle du Mobilier National, sur la visite du Palais et  le lustre impérial de la salle de bal, une des pièces majeures du décor,


Nora Şeni, sur l'I.F.E.A., l'Institut Français d'Etudes Anatoliennes, dont elle fut la directrice de 2008 à 2012,


... et moi-même, sur l'église Saint-Louis des Français située à quelques dizaines de mètres du Palais, et à laquelle j'avais consacré un article en décembre 2009 qui m'a valu l'honneur de collaborer à ce livre.

 

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                                 L'église Saint-Louis des Français à Istanbul


Grâce à notre contribution, nos noms respectifs sont entrés dans l'Histoire comme en atteste la liste des auteurs sur ce site et je peux envisager de rebaptiser mon site "Du bretzel aux Editions Internationales du Patrimoine, en passant par le simit..."

 

 


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Mercredi 5 septembre 2012 3 05 /09 /Sep /2012 12:03

 

Le journal électronique "Le petit journal.com d'Istanbul" a consacré hier un de ses articles de rentrée à l'exposition photos de Jean-Marc Arakélian sur le thème de "La création de la femme dans l’exaltation poétique de Rumi" organisée par mes soins et à laquelle je participe.

 

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Cliquez ici pour le découvrir.

 


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Vendredi 24 août 2012 5 24 /08 /Août /2012 18:29

 

 

... que je fête aujourd'hui, le journal mensuel "Aujourd'hui la Turquie" m'offre  cet article !

 

Merci pour ce très beau cadeau, tant à la jeune femme qui en est l'auteur qu'à la rédactrice en chef... et à tous ceux qui m'ont fait confiance depuis 9 ans...


 

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Avec le cheik mevlevi Nail Kesova, au musée régional ethnographique de Plovdiv en Bulgarie en juin 2012

 

 

Un petit clin d'oeil, cet article est le 900ème publié sur "Du bretzel au simit", l'autre centaine étant visible sur le petit frère "Du bretzel au simit infos".

 

Rendez-vous pour de nouvelles aventures dans le cadre de ma 3ème vie !

 


 


 

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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 08:32

 

Grâce à l'amitié sans frontières, je peux vous offrir aujourd'hui l'enregistrement de mes cinq passages sur France Bleu Alsace cette semaine dans l'émission "Alsaciens du bout du monde".

 

  France bleu Alsace

 

Il suffit de cliquer   pour passer un peu plus de 12 minutes ensemble.

 

         Radio France Alsace

 

 


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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 20:28

Je vous donne rendez-vous cette semaine tous les soirs, du lundi au vendredi, à 18 h 15 françaises (19 h 15 turques) en direct d'Istanbul sur les ondes de France Bleu Alsace dans le cadre de l'émission "Les Alsaciens du bout du monde".

 

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                                              En direct d'Istanbul...

 

Il suffit de cliquer ici pour notre rendez-vous quotidien.

 

   France bleu Alsace

   Radio France Alsace

 

Pour ceux et celles d'entre vous qui n'ont pas la possibilité d'écouter l'émission en direct, cliquez pour accéder facilement aux différents enregistrements.

 


 


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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 05:50

La revue trimestrielle "Les Saisons d'Alsace" du quotidien "Les Dernières Nouvelles d'Alsace" consacre son dernier numéro publié le 11 février aux "Alsaciens dans le monde".

 

Outre quelques articles très intéressants sur l'histoire de l'émigration alsacienne (Qui part et pourquoi ? Où ?), un dossier sur les spiritains alsaciens, plusieurs portraits d'alsaciens installés de par le monde sont dressés dont... le mien.

 

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Ci-dessous le texte paru :

 

Je suis originaire de Mulhouse et âgée de 46 ans. J'ai quitté l'Alsace en août 2003. C'était la première fois que j'allais vivre à l'étranger. Je ne suis pas partie dans le cadre d'une expatriation traditionnelle professionnelle, c'était un choix de vie personnel.

 

J'habite depuis la bouillonnante et intrépide Istanbul,dans le quartier de Cihangir, tout près de Taksim, sur la rive européenne de la ville.

 

Je travaille à mi-temps depuis trois ans, comme responsable financière d'une petite entreprise de transports internationaux.

 

Le reste du temps, je le consacre à découvrir et à faire découvrir mon pays d'adoption à travers mes articles et mes photos publiés sur mon site "Du bretzel au simit" (http://www.dubretzelausimit.com/) qui vient de fêter ses 3 ans d'existence le 11 décembre et qui a donné naissance à un petit frère, en août dernier "Du bretzel au simit infos" http://dubretzelausimitinfos.over-blog.com/).

 

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                        La photo publiée dans la revue est de Reha Yunluel

 

La Turquie est un pays qui n'a pas fini de m'étonner, de me séduire, de m'intriguer. J'avais eu l'occasion de venir en tant que touriste en Turquie en juillet 1998, mais pas à Istanbul. Je n'ai découvert cette ville qu'en avril 2002 et elle m'a tendu les bras, je suis tombée dedans pour mon plus grand bonheur !

 

Je connais deux-trois alsaciens expatriés de longue date à Istanbul et je communique le plus souvent avec eux par mail. Nous nous voyons à l'occasion de l'une ou l'autre manifestation culturelle ou diplomatique et de temps en temps en privé.

 

Ma vie est ici, c'est indéniable. Je ne me vois absolument pas rentrer en Alsace ou dans une autre région de l'Hexagone. Les rares fois où je remets les pieds en France (une fois l'an maximum), je m'y sens étrangère à présent et Istanbul me manque au bout de quelques jours.

 

Je ne retrouve pas les saveurs, les odeurs, les bruits, la chaleur humaine, tout ce qui fait partie de mon quotidien depuis sept ans. Par contre, j'aime tout autant le dialecte alsacien et déguster des spécialités comme les bretzels...

 


  

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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 06:36

Après le portrait d'hier paru sur le blog de mademoiselle istanbul, me voici encore à l'honneur, cette fois-ci dans lepetitjournal.com d'Istanbul, journal électronique bien connu des francophones en Turquie.

 

Je vous invite à prendre connaissance de l'article ici.

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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 14:38

Mademoiselle Istanbul, qui tient un blog bien sympathique depuis dix mois, a souhaité dresser un petit portrait chinois me concernant.

 

Je vous propose de le découvrir en cliquant ici.

 

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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 06:20

Article publié ce jour dans l'hebdomadaire alsacien "L'ami hebdo"

 

 

La Turquie à cœur ouvert

 

Mulhouse-Istanbul, un aller simple : fonctionnaire municipale pendant deux décennies, Nathalie Ritzmann a décidé un beau jour de changer de vie. Direction la Turquie et de toutes nouvelles perspectives. Portrait d'une expatriée-communicante vraiment pas comme les autres... en ce jour - 29 octobre - de fête nationale turque

 

"İci, cinq vies ne suffiraient pas pour faire tout ce dont j'ai envie". Sourire aux lèvres, Nathalie parle comme elle vit. D'évidence parfaitement en phase avec le bouillonnement stambouliote qui l'entoure. Le sien, de bouillonnement, est intellectuel, sociétal. "J'aimerais bien être Ministre de la Culture" plaisante-t-elle. Avec sa double nationalité acquise cet été, qui sait ? Le défi n'aurait au final rien de plus insurmontable que les précédents qu'elle a déjà avalés.

 

Débarquée à Istanbul en août 2003, elle se souvient que tout son entourage l'avait alors qualifiée de "givrée". Seuls deux proches l'avaient soutenu, sur l'autel d'une personnalité toujours ressentie comme décalée et pour ainsi dire hors normes. Sans baccalauréat mais avec un diplôme de sténo-dactylographie, la Mulhousienne entre dans la vie active via un concours de la fonction publique territoriale. Sa première vie, ce sera donc en mairies de Brunstatt, de Richwiller et de Kingersheim qu'elle la passera "A rêver d'écrire, de prendre des photos, de vivre à l'étranger...". Le rêve deviendra réalité suite à une rupture personnelle : en instance de divorce, elle se rend à Istanbul en 2002 et tombe littéralement amoureuse de la ville-monde.

 

 

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              Nathalie Ritzmann, mi-alsacienne mi-turque, au bord du détroit du Bosphore

 

A en perdre son français

 

Le Sud Alsace s'efface alors de son esprit au profit de la Corne d'Or, non sans avoir été tentée par une autre destination, l'Egypte. Un an plus tard, la voilà posée entre Europe et Asie, avec la Mer de Marmara comme horizon. L'hôtel, puis la vieille maison sans chauffage se sont mués en un meublé où Nathalie réside toujours. Trois mois de cours intensif l'ont rendue bilingue "au point de peiner à retrouver certains mots en français", avoue-t-elle, malgré un poste de quelques mois en maternelle privée à enseigner la langue de Molière. Pour l'écrit, moins de soucis, puisqu'elle n'a cessé de l'entretenir, de le travailler. D'abord en contribuant à la mise à jour d'un guide pour les francophones s'installant à Istanbul. Puis en collaborant avec le journal mensuel Aujourd'hui la Turquie.

 

Enfin et surtout en lançant fin 2007 son blog à la dénomination évocatrice, "Du bretzel au simit". En résumé, du pain alsacien au pain turc. "J'y ai entrepris de montrer Istanbul mais aussi la Turquie dans toute leur diversité. Mes textes et illustrations entendent faire découvrir ces lieux, activités et réalités méconnus. Car la mauvaise image dont souffre encore le pays est pour beaucoup basée sur des a priori, des méconnaissances". Il y a quelques mois, une tendinite au bras a ralenti ses productions. Ce sera désormais "moins", mais "mieux".

 

Nathalie est même parvenue à adapter sa vie professionnelle à sa passion : après une expérience comme responsable de gestion dans une société internationale, elle oeuvre depuis trois ans comme responsable financière d'une entreprise de transports créée par deux Français. Elle y joue les intermédiaires entre clients routiers hexagonaux et transporteurs, le tout à mi-temps, ce qui lui dégage du temps pour découvrir et faire découvrir les atouts et secrets turcs, même si les fins de mois seraient d'évidence plus faciles avec un temps complet.

 

Au gré des sujets

 

Débrouillarde et accrocheuse, spontanée et décidée, elle est fière d'avoir interviewé le grand photographe Ara Güler, comme de prendre fait et cause pour le site historique de Hasankeyf - au Sud-Est du pays et au bord du Tigre - menacé de submersion par le projet du barrage İlisu.

 

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                                                      Hasankeyf

 

 

"Aujourd'hui, on me sollicite même pour faire découvrir des villages hors des sentiers battus. Il y a tant de richesses, syriaques, kurdes, arabes !"  Quand Barbara, une amie originaire du Bassin potassique, met pour la première fois le pied sur le sol turc, c'est "l'Istanbul de Nathalie" qu'elle tutoie en visite guidée "Avec par exemple la petite Sainte-Sophie plutôt que la grande, des pans de ville peu courus plutôt que Sultanahmet".

 

A 46 ans, Nathalie Ritzmann fait partie des quelque 4000 Français à faire ou refaire leur vie à Istanbul. Entre la jeunesse stambouliote revendiquant la modernité et ces milliers d'Anatoliens aux habitudes rurales, elle vadrouille au gré des vents et des bons sujets. Si ce sont des jurons alsaciens qui sortent de temps à autre, elle se dit convaincue de ne plus pouvoir vivre en France. "Entre le chacun pour soi et l'hospitalité turque, j'ai fait mon choix et trouvé chaussure à mon pied au sein de cette population curieuse de tout, qui a envie d'avancer".

 

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                                                         Un café à Sulukule, Istanbul

 

Istanbul, la Turquie, deuxième vie parfaite de notre aventurière ? Pas tout à fait... A l'heure du bémol, le sérieux est de rigueur au point qu'elle ressent le besoin de prendre elle-même la plume : "Mon choix de vie s'est forcément fait au détriment de quelque chose. Ce qui me manque le plus, c'est l'âme-soeur avec qui partager mon amour pour la Turquie en lui donnant l'occasion de réaliser le grand saut". A bon entendeur...

 

Florent Mathern

 

Retrouvez le quotidien et la Turquie de Nathalie Ritzmann sur http://www.dubretzelausimit.com

 

  

 

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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 05:45

Reportage publié ce jour dans le Petitjournal.com d'Istanbul

 

Interviewer Ara Güler, légende vivante de la photo en Turquie, offre une saveur extraordinaire, salée-sucrée. En effet, cet homme, maniant les subtilités de la langue turque avec brio, possède le verbe haut, un franc-parler parfois déconcertant et un humour caustique.

 

C'est dans le café portant le prénom de cet illustre personnage et situé à l'entrée d'un immeuble de Galatasaray, héritage paternel, qu'a lieu notre rendez-vous.

 

                   dans son café

                       Ara Güler dans son café derrière une de ses photos ornant la salle

 

 

Un parcours aux côtés des plus grands noms de la presse internationale

 

Né il y a bientôt 82 ans à Taksim, quartier d'Istanbul, dans une famille aisée,  Ara Güler, d'origine arménienne, grandit là, entre les îles des Princes, Suadiye et Beyoğlu, où il habite toujours.

 

C'est aux côtés de son père, amateur de cinéma, qu'Ara prend ses premiers clichés avec l'appareil familial. Entre études d'économie et incursions dans le monde du cinéma, il débute en 1948 comme photographe stagiaire au journal "Yeni Istanbul" et quitte prématurément la faculté d'économie pour accomplir son service militaire.

 

                    Sur le perron du Consulat de France d'Istanbul avec un de s

Ara Güler sur le perron du Consulat de France d'Istanbul, avec un de ses 50 appareils photo en bandoulière, lors de la rencontre avec Jack Lang, Zülfü Livaneli et Yaşar Kemal organisée le 26 mai 2010 

 

A son retour, il travaille quelques mois pour le quotidien Hürriyet, puis au magazine Hayat où il dirigera le service photo. Time ouvre un bureau à Istanbul et lui offre un poste de reporter photo en 1956. C'est non sans fierté qu'Ara dit être celui qui y a travaillé le plus longtemps.

 

Au Festival de Cannes, il rencontre André Lacaze, chef des informations à Paris Match, qui lui propose de devenir aussi leur correspondant photographe, compromis accepté par Time. Ses instantanés sont à l'image du slogan du magazine, "le choc des photos" ; les images du photojournaliste parlent d'elles-mêmes...

 

   Une des pièces de son musée privé

   Une des pièces de son musée privé où sur deux étages est regroupée une infime partie de ses clichés

 

Ara collabore aussi avec les plus grands noms internationaux de la presse (Stern, le Sunday Times,..) ainsi qu'avec l'agence Magnum, suite à sa rencontre avec Cartier-Bresson. Il parcourt le monde, photographie les plus grands acteurs (il va 11 fois au Festival de Cannes), hommes politiques et artistes du XXème siècle comme Dali ou Picasso, pour ne citer qu'eux.

 

                 Pablo Picasso et Salvador Dali, 2 génies immortalisés par

   Picasso et Dali, deux génies immortalisés par Ara Güler - photos exposées dans son musée privé

 

                 Mineur de charbon turc - photo d'Ara Güler                                      

             Mineur de charbon turc - Photo d'Ara Güler exposée dans son musée privé

 

Connu et reconnu dans le monde entier

 

Des photos d'Ara Güler sont conservées dans des lieux prestigieux, tels le George Estman House à Rochester, l'université Sheldon au Nebraska, au musée Ludwig à Köln ou à la Bibliothèque Nationale de Paris.

 

La Saison de la Turquie en France lui a rendu hommage lors d'une exposition à l'automne dernier à la Maison de la Photographie à Paris.

 

38 livres publiés à ce jour, dont le dernier "Istanbul'u dinliyorum" (j'écoute Istanbul), regroupent les plus belles photos d'Ara Güler.

 

                   avec un de ses 38 livres

  Ara Güler signant le premier ouvrage de photos sur Istanbul publié et qui en est à sa 7ème édition

 

 

Des nombreux prix, médailles et décorations reçus, parmi lesquels celui comme étant d'un des sept meilleurs photographes au monde attribué par la revue anglaise Photography Annual en 1961, "Master of Leica" en 1962, le titre de "Photographe du siècle" en Turquie en 1999,  la Légion d'Honneur en 2000, les clés de la Ville de Paris à l'automne dernier, il n'en a que faire.

 

"C'est très petit pour moi" me dit-il en parlant de l'Oscar de la Photo à New York où il a envoyé quelqu'un le chercher à sa place.

 

                       Ara Güler en pleine action dans la salle de spectacles de

 Dans la salle de spectacles de l'Institut Culturel Français à Istanbul le 26 mai 2010, Ara Güler photographie Yaşar Kemal

 

"L'oeil d'Istanbul", surnom d'Ara Güler

 

Son pays natal n'est pas oublié pour autant et il immortalise la Turquie, des sites antiques à la steppe d'Anatolie, mais surtout Istanbul.

 

"L'Istanbul qu'on est en train de perdre, je l'ai attrapé à temps. C'est une chance pour la Turquie, pas pour moi, je lui ai fait une faveur... et je suis le seul à l'avoir fait !" Arpentant rues et quartiers, il fixe durant des décennies l'âme et le coeur de la ville, offrant aux générations futures une  tranche d'histoire et lui valant le surnom d'"Oeil d'Istanbul".

 

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                  Karaköy (Istanbul) 1955 - aimablement mise à disposition par Ara Güler

 

 

"Istanbul est morte, elle sent la mort" regrette-t-il amèrement en comparant l'Istanbul d'aujourd'hui à son ancienne Istanbul romantique, celle décrite à travers ses portraits,  ses photos au bord de l'eau ou dans les quartiers populaires.

 

Lorsque je lui demande quelles sont ses photos préférées parmi les deux millions ou presque prises durant toutes ces années, il me dit "Que répondrait une mère si tu lui demandais lequel de ses enfants elle préfère ?" Et à ma question "Que prendriez-vous aujourd'hui en photo sur Istiklal Caddesi ?", il rétorque "Il vaut mieux ne rien prendre, il ne reste rien..."

 

   Galatasaray 1960 - photo aimablement mise à disposition pa

                 Galatasaray (Istanbul) 1960 - aimablement mis à disposition par Ara Güler

 

 

 

Lorsqu'enfin, il s'exclame "Je suis né avec un appareil photo dans le berceau,... de toute façon, je suis exceptionnel !", impossible de le nier, Ara Güler est véritablement un être d'exception !

 

                  Ara Güler dans le jardin du Consulat de France d'Istanbul

                     Ara Güler, un homme d'exception, le plus célèbre photographe turc !

 

 

Par Nat - Publié dans : Publications - Communauté : Istanbul
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