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Cet article a été basculé sur mon blog infos le 23
janvier 2011.
Quelques souvenirs gustatifs en plus à Istanbul
Comme promis, voici encore quelques photos prises samedi lors du départ de la course de voile Istanbul
Europarace.
Hier, nous avons vu s'éloigner les 6 bateaux qui partaient en direction de la rive asiatique d'Istanbul.
A leur retour du côté européen de la ville, certains d'entre eux sont passés à proximité de la vedette sur laquelle je me trouvais.
Kito de Pavant sur Groupe Bel passe ainsi devant les hautes tours du quartier de Levent.
Sur la gauche, voila Veolia qui apparaît et son équipage mené par Roland Jourdain.
Groupe Bel est bien plus proche à présent et ne tarde guère à nous dépasser.
Le voilier prend le large et l'emblème si connu de la "Vache qui rit" s'éloigne petit à petit...
Comme je ne serai pas disponible durant les 36 prochaines heures, j'ai pensé vous offrir aujourd'hui et
demain quelques photos supplémentaires de la régate Istanbul Europarace http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-35412866.html qui a quitté Istanbul hier en direction de Nice pour la première étape.
Plaquette de la course
Retournons voir quelques équipages à la sortie de la marina d'Ataköy.
Paprec Virbac entre les mains de Jean-Pierre Dick et de son équipage
Foncia mené par Michel Desjoyeaux, dernier vainqueur du Vendée Globe
Les minutes qui ont précédé et suivi le départ ont évidemment fait l'objet de nombreuses prises de vue.
Voici la seule photo où les six participants sont réunis. Le départ venait d'être lancé deux minutes
auparavant.
Les bateaux prennent le large en direction de la rive asiatique d'Istanbul avant de reprendre la
trajectoire de la Mer de Marmara qui les mènera au détroit des Dardanelles.
Après le trophée du Bosphore disputé hier, les six équipages de la course de voile Europarace ont
pris le départ aujourd'hui en fin de matinée à Istanbul, en face de la Mosquée Bleue et de Sainte-Sophie.
Foncia, un des voiliers en compétition, avant le départ
En milieu de matinée, il règne une certaine effervescence dans la marina d'Ataköy où les six voiliers participant à cette toute nouvelle compétition du calendrier nautique dans la classe IMOCA,
ouverte aux monocoques open de 60 pieds, ont passé la nuit.
Veolia, Foncia, Paprec-Virbac, Groupe Bel, 1876 et DCNS, les 6 voiliers en course, dans la marina d'Ataköy
Les derniers préparatifs et recommandations vont bon train...
Dans la marina d'Ataköy à Istanbul, peu avant 10 h ce matin
Chaque bateau sort tranquillement l'un après l'autre, navigateurs et équipiers saluant au passage les sponsors venus les soutenir.
Kito de Pavant sur Groupe Bel, arrivé second au Trophée du Bosphore hier, est le premier à remonter la Mer de Marmara jusqu'au point de départ.
Il est suivi par Paprec Virbac mené par le
skipper Jean-Pierre Dick.
Christopher Pratt sur DCNS, qui a déjà eu l'occasion de remonter le Bosphore en octobre dernier lors de la compétition "Cap Istanbul" http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-23656358-6.html, est tout sourire, de même que son co-équipier Marc
Thiercelin.
A la sortie de la marina, DCNS se fait une petite frayeur lorsqu'il croise la route d'un filin qu'il faudra écarter soigneusement.
Plus de peur que de mal
"L'extrême challenge autour de l'Europe" va mener ces voiliers à Brest, en Bretagne, d'ici le 23 septembre en passant par Nice et Barcelone, soit un périple de 3870 milles. Le trophée
de Brest clôturera cette aventure le 26 septembre.
Ce n'est pas une mince affaire de mettre en place tous les bateaux, ceux des participants, ceux des accompagnateurs, celui des officiels, celui réservé à la presse et aux sponsors,
ainsi qu'un certain nombre d'autres.
Cette course gérée par la société Olay Nautic présidée par le bien connu Cumali Varer, d'origine turque et ayant pour seconde patrie la France, relève d'un projet
international.
Les villes de Nice et de Brest, ainsi que celle de Barcelone, au même titre que le Conseil Général des Alpes-Maritimes, "Saison de la Turquie en France", "Istanbul 2010", la chaîne de
télévision NTVspor, GSGM (Direction Générale des Sports et de la Jeunesse turque), sont tous partie prenante dans cette nouvelle aventure sportive et humaine à la fois.
Les
minutes s'égrènent et le compte à rebours commence...
Des moyens considérables ont été mis en oeuvre pour mener à bien l'organisation de l'épreuve :
- 500 000 Euros de financement de la part des sponsors
- plus de 50 heures de diffusion télévisée sur des chaînes nationales et internationales
- plus de 30 heures de suivi radiophonique
- au-delà de 1500 bulletins d'informations dans la presse écrite
- un site internet officiel pour suivre la course en quatre langues (turc, français, anglais, espagnol),...
C'est à 12 h 22, heure locale, qu'aux côtés de Cumali Varer, le Premier Ministre Turc, Recep Tayyip Erdoğan, a tiré le coup de pistolet marquant le départ de la première
édition d'Istanbul Europarace.
Cumali Varer (flèche de gauche) et Recep Tayyip Erdoğan, Premier Ministre turc (flèche de
droite)
Michel Desjoyeaux, vainqueur du dernier Vendée Globe, à la tête du voilier Foncia, prend le large dès le départ.
Quelques
instants après le départ de la course
Les voiliers se dirigent vers Caddebostan, sur la rive asiatique d'Istanbul, avant de prendre la direction de la Mer de Marmara.
Chacun est à son poste
Les 1450 milles de la première manche, qui mène la régate jusqu'à Nice, va donner une première idée de la qualité de ces skippeurs qui figurent parmi les
meilleurs du moment.
Bont vent à tous et que le meilleur gagne !
Le site officiel de la course : http://www.istanbuleuroparace.com/fr/
Le 6 juin dernier, Patrick Malandain, natif de Montivilliers en Normandie, partait de sa petite ville natale pour rejoindre Istanbul... à pieds, ou plutôt en courant, soit 3320 km
parcourus en 53 jours, plus de 60 kilomètres quotidiens au compteur !
Patrick Malandain
Après avoir traversé la France, puis l'Allemagne, Patrick Malandain est passé par la République Tchèque,
l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie avant d'arriver en Turquie.
Son épouse Fabienne l'a accompagné tout au long de ce long voyage à bord d'un camping-car.
Madame Christine Moro, Consule Générale de France, a souhaité fêter l'exploit de ce sportif en
organisant hier une rencontre en son honneur dans les jardins du Consulat.
De gauche à droite, Christine Moro, Consule Générale de France à Istanbul, Patrick Malandain et son épouse Fabienne, Louis Moro, époux de Madame la
Consule
L'occasion a été donnée à chacun de pouvoir s'entretenir en toute simplicité avec Patrick et son épouse, qui auront ainsi fait connaissance avec la Turquie et Istanbul de façon bien
originale.
Patrick en pleines explications, entouré par Mehmet Erbak, Consul Honoraire de Bursa, Louis Moro et Christine Moro, Consule
Générale
Patrick explique avoir souhaité réaliser ce geste d'amitié entre les deux pays et « faire des côtes de la Normandie et de celles de la Mer Noire... et du Bosphore, des côtes jumelles »
!
C'est aussi "un dépassement de soi, une course à pieds nommée Ultra, une course hors limites en distance, hors limites physiques et mentales... une quête pour reculer les frontières du
possible."
"On ne voit d'abord que ses pieds, puis à 1 m, puis à 2 m... et au final on voit le
Bosphore"
Ce technico-commercial de 49 ans, qui a fêté son anniversaire il y a quelques jours en Turquie, donne ainsi un sens différent à sa vie, en se surpassant, avec un objectif bien précis à
réaliser. La volonté permet de prouver que rien n'est impossible...
Le pays dont la traversée aura été pour lui la plus marquante est la Roumanie, rustique et rurale, qu'il aura eu loisir de voir assez longtemps puisque c'est le pays dans lequel il aura
parcouru le plus de kilomètres.
Patrick aura usé au total 6 paires de chaussures... durant ses près de 8 heures de courses quotidiennes. Ses plus mauvais souvenirs sont les chiens errants rencontrés sur la route,
particulièrement en Roumanie.
Sous l'affiche accrochée dans la cour du Consulat de France, de gauche à droite, Serengül Gökdemir, traductrice du Consulat, Patrick et Fabienne Malandain,
Christine Moro, Consule Générale de France et Eric Danion, directeur du bureau Décathlon à Istanbul
Ce sportif s'est mis à cette discipline sur le tard, il y a une vingtaine d'années seulement. Son premier défi personnel a eu lieu en 2007, en joignant Le Havre à Agen, soit 771 km parcourus en
13 jours, puis Agen-Barcelone l'année suivante.
D'autres projets se profilent à l'horizon des années à venir. Qui sait, peut-être, verra-t-on Patrick au prochain marathon d'Istanbul, même s'il n'est pas un grand adepte des performances de ce
type de courses.
On
peut bien trinquer pour saluer la performance !
Site-forum de Patrick Malandain : http://patrun.top-forum.net/
L'équipe de football de Beşiktaş (BJK) que je
supporte a été sacrée champion
de Turquie 2009 le week-end passé pour la 13ème fois de son histoire, le vice-champion étant l'équipe de la ville de Sivas.
Les couleurs blanches et noires de l'équipe ainsi que l'aigle noir qui la symbolisent sont partout.

Les marques de liesse sont évidemment plus nombreuses dans le quartier de Beşiktas, où les drapeaux et fanions embellissent les axes principaux autant que les secondaires, la
rue qui passe devant le marché aux poissons, mais aussi les vitrines de quantités de commerces.

Dans ma rue aussi, des drapeaux ont été accrochés à certaines fenêtres.

A une des fenêtres de l'immeuble adjacent au
mien

Toujours dans ma rue
Ce club, fondé le 3 mars 1903, portait à l'origine les couleurs rouge et blanche. Suite à la défaite de la Guerre des Balkans en 1912-1913 et afin d'honorer la mémoire des soldats ottomans
morts au combat, le noir a remplacé le rouge.

Beşiktaş a déjà champion de Turquie en 1957, 1958, 1960, 1966, 1967, 1982, 1986, 1990, 1991, 1992 et 2003.
Cette équipe est l'une des trois qui évoluent à Istanbul, aux côtés de celles non moins prestigieuses de Galatasaray et de Fenerbahçe. Elles jouent toutes trois depuis quelques
années au niveau européen (UEFA, Ligue des Champions,...).
Les groupes de supporters de Beşiktaş sont les maîtres incontestés des décibels, ayant atteint le record de 132... j'ai pu y goûter, c'est impressionnant !
Le stade Inönü de BJK, situé tout près de chez moi à vol d'oiseau, permet presque de suivre les matchs de la fenêtre du salon grâce aux sons qui montent du stade.
Je dois dire que j'ai commencé à apprécier cette équipe lorsque j'ai vu à l'oeuvre un des milieux de terrain les plus talentueux qui soient, Sergen Yalçin, aujourd'hui retraité. Il
a joué dans ce club de 1991 à 1997, puis de 2002 à 2006. Ce footballeur émérite a été sélectionné 37 fois en équipe nationale entre 1996 et 2003.
Sergen reste pour moi attaché à l'image de l'aigle noir, celui qui vole au-dessus de Beşiktaş...
Quant au blason de l'équipe, je l'ai même trouvé ce lundi sur l'oeillère d'un cheval de Büyükada...
Un cheval supporter de BJK
Certains soirs de match, selon la direction du vent, j'entends les cris des supporters de l'équipe de
football de Beşiktaş, le stade où ils évoluent étant tout proche à vol d'oiseau.
J'ai suivi sur grand écran à maintes reprises les matchs de derby, palpité au même rythme que les supporters et crié aussi fort qu'eux. Mais là, enfin, pour la première, j'ai assisté hier
soir au match qui opposait Beşiktaş à Kayserispor en coupe Türkcell Super Lig (l'équivalent de la Ligue 1 en France).

Les prix des billets variaient pour le match d'hier de 35 à ... 500 TL, soit de 15 à 240 € environ
Le foot, c'est une histoire de famille, on suit les matchs ou on va au stade avec femme et enfants. Les
enfants sont déjà initiés au rituel de l'équipe supportée. Les femmes ne sont pas en reste d'ailleurs et elles n'hésitent pas à revêtir des tenues adéquates qui permet de les identifier et à
chanter et crier aussi fort que leur compagnon. Je portais d'ailleurs autour du cou mon écharpe noire et blanche, couleurs de l'aigle de Beşiktaş, emblême de l'équipe.
Le football fait partie intégrante de la vie quotidienne en Turquie et alimente de nombreuses conversations. Combien de fois, même en étant femme, de plus étrangère, ne m'a-t-on pas
demandé quelle équipe je supportais. Et depuis mon installation à Istanbul, je réponds invariablement "Ben Beşiktaşlıyım !" (Je suis pour Beşiktaş !)
Une jeune supportrice
Une soirée entre le père et le fils
La période avant-match permet de se mettre dans l'ambiance. 17 h : dans les rues et sur les places du centre de Beşiktaş, les supporters s'échauffent la voix, prennent des forces dans
les nombreuses lokanta du coin, la bière coule à flots.

17 h 15 dans les rues de Beşiktaş, les supporters
s'entraînent...
Petit à petit, ils se retrouvent sur l'avenue principale qui longe le Bosphore et bloquent un moment une file de circulation... jusqu'à ce que la police intervienne.

18 h 30 : une marée humaine envahit les larges trottoirs qui mènent jusqu'au stade. Le match de ce soir est important ; en effet, Beşiktaş est en seconde position au classement, à un point
derrière Sivas (qui depuis deux saisons est dans une forme éblouissante). L'équipe de Kayserispor, quant à elle, est 7ème.

18 h 57 : ça y est, nous sommes dans l'enceinte du stade Inönü, situé juste en face du palais de Dolmabahçe. Il porte le nom d'un ancien Premier Ministre, élu second Président de la
République à la mort de Mustafa Kemal Atatürk.
Ce stade, d'une capacité de 32145 places, a été construit dans les années 40 et inauguré le 19 mai 1947. Le club de football de Beşiktas a, pour sa part, été créé en 1903.
Les arbitres sont en pleine séance d'échauffement, les gradins commencent à se remplir. De nombreux supporters arrivés après nous ont les yeux rougis et larmoyants, ayant dû se frayer
un passage au milieu des bombes de gaz lacrymogène lancées à l'extérieur.

La tribune des officiels, qui se remplira durant les dernières minutes qui précèdent le début du match
19 h 20 : l'équipe adverse entre sur le terrain sous les sifflements. J'essaie de m'imaginer ce que peuvent ressentir des joueurs hués qui doivent rester concentrés et se préparer à
affronter une des équipes les plus prestigieuses du pays... 19 h 35 : l'équipe de
Beşiktaş arrive à son tour, un peu en retard, le bus qui les véhicule jusqu'au stade ayant eu du mal à circuler sur la fin du parcours.
Quelques minutes avant le début du match prévu à 20 h, les deux équipes traversent le stade et s'alignent devant la tribune officielle. L'hymne national retentit dans la nuit.
Le match peut commencer ! Le ballon change de camp sans arrêt, l'arbitre semble parfois être aveugle....

Beşiktaş attaque, 16ème
minute de jeu !
A la 27ème minute, goalllllll ! Yusuf Şimşek marque un but pour Beşiktaş, l'ambiance est électrique ! La mi-temps permet juste de reprendre son souffle, de s'asseoir un peu, de discuter avec un
des 400 agents privés de la sécurité en poste ce soir, en plus des services de police et des CRS (qui se sont fait accueillir par des sifflements).

L'arbitre siffle la fin de la première mi-temps
!
Pour un premier match en live, je ne suis pas déçue ! Je suis le match tout en regardant et écoutant autant de moi la foule des supporters. Il y a de quoi faire un album avec tous les chants
entendus ce soir. Lors de la seconde mi-temps, les "hollas" de Beşiktaş se succèdent, le show est parfaitement orchestré, c'est impressionnant !

On en oublie presque de regarder le match pour voir les différentes tribunes chanter, onduler, lever les mains, se tourner à tour de rôle. Il faut l'avoir vécu pour ressentir ces
vibrations qui t'envahissent.
Après les trois minutes de prolongation de la deuxième partie, le match se termine par le même résultat 1-0 pour Beşiktaş. Le classement reste inchangé !

Quand on est agent de sécurité, on ne regarde pas dans le bon
sens !
Dans huit semaines, la saison sera terminée. Entre temps, Beşiktaş recevra à domicile, entre autres, deux équipes qui évoluent comme elle sur le plan européen, Fenerbahçe (le 3 mai) et
Galatasaray (le 24 mai). Le 31 mai, le champion sera fêté comme il se doit, que le meilleur gagne !
Pour l'instant, les marchands de "köfte", de sandwichs et d'accessoires noir et blanc sont en pleine effervescence à la sortie du stade...
Quelle soirée, je ne suis pas prête de l'oublier !
Aujourd'hui, c'est la 30ème édition de "Avrasya maratonu", le célèbre marathon d'Istanbul. Depuis
plusieurs jours, à Taksim ou dans certaines stations du métro, des stands étaient installés pour accueillir les inscriptions.
Je voulais y participer à nouveau cette année mais ce n'était pas possible. Je m'étais dit que j'irais au
moins sur le pont qui enjambe le Bosphore pour prendre des photos, tant des professionnels que des amateurs, mais là encore c''est tombé à l'eau, et pour cause : il pleut des cordes depuis
cette nuit !
J'ai donc fait quelques recherches pour sélectionner des photos prises il y a deux ans lors de ma participation à la course populaire de 12 km, quel souvenir !
J'entame la traversée du pont
La veille, il avait neigé sur Istanbul et cette première expérience s'annonçait compromise. Pourtant, le lendemain, dimanche 5 novembre, plus une trace de neige, mais un froid
glacial.
Quelques couches de vêtements à enlever ou à mettre selon la circonstance, et c'est parti pour cette journée pas comme les autres. En effet, c'est la seule occasion dans l'année de traverser
à pied le Boğazıçı Köprü (le pont du Bosphore).
Il fait trop froid, on rajoute une
couche
8 h 45, les marathoniens professionnels s'élancent ! C'est impressionnant de voir ces coureurs prendre le départ pour 42 km que le premier parcourera en 2 h 13 mn.
C'est parti pour 42 km
C'est ensuite au tour des semi-professionnels de courir sur une distance de 15 km.
En dernier, c'est la course populaire de 12 km qui regroupe le plus de participants, une bonne partie venant en famille ou entre amis, pour vivre ce moment inoubliable d'être sur le pont. Tant
pis pour le vent qui te frigorifie durant le passage de celui-ci.
Même bébé dans sa poussette fait la course !
Certains ont emmené le nécessaire pour prendre le petit déjeuner sur le pont, d'autres se font photographier sous toutes les coutures et de tous côtés.
Des gens de toutes les nationalités se sont donné rendez-vous ici, c'est un moment qu'il faut vivre au moins une fois dans sa vie.
Il ne me reste plus qu'à me noter le rendez-vous pour l'an prochain en espérant que le temps sera plus clément. J'ai un an pour m'entraîner !
La mosquée d'Ortaköy en contrebas
"Cap Istanbul", un bon nombre d'entre vous en ont sans doute entendu parler ces dernières semaines. Cette
course en solitaire a relié Nice à Istanbul entre le 13 septembre et le 9 octobre en passant par la Sardaigne, la Sicile et la Crète et en était à sa 3ème édition cette année.
De gauche à droite Gildas Morvan, 2ème, Nicolas Berenger, gagnant de "Cap Istanbul" et Français Gabart, 3ème du classement
L'épreuve, à laquelle participait une trentaine de skippers, s'inscrit dans le calendrier officiel de la classe Figaro-Bénéteau qui est le must en la matière.
A cette occasion, Monsieur Bernard Emié, Ambassadeur de France en Turquie, et Madame Christine MORO, Consule Générale de France à Istanbul, ont invité ce samedi au Palais de
France, bâtiment historique construit en 1838, la délégation française organisatrice de cette course, pour le petit déjeuner.
C'est ainsi qu'une quarantaine d'invités dont de nombreuses personnalités du monde maritime et de la voile notamment, des représentants du monde socio-économique et sportif d'Istanbul, des
journalistes français qui ont suivi la course et des journalistes français d'Istanbul se sont retrouvé autour de la table.
Monsieur l'Ambassadeur a profité de cette rencontre pour rappeler les liens historiques qui unissent la France et la Turquie depuis plusieurs centaines d'années. Il a évoqué aussi les
échanges économiques bilatéraux entre les deux pays qui dépassent les 10 milliards d'Euros. .
Intervention de Monsieur Bernard Emié, Ambassadeur de France
Des évènements sportifs aussi importants que "Cap Istanbul" et d'autres manifestations culturelles et sportives permettent de poursuivre la route en direction
de "l'Année de la Turquie en France" en 2009 et "Istanbul, capitale culturelle européenne" en 2010.
Différents intervenants ont pris tour à tour la parole en commençant par Monsieur Louis Guédon, Député-Maire des Sables d'Olonne et Président de la Commission maritime à l'Assemblée
Nationale. Très impliqué dans l'univers de la voile, on apprend ainsi que les enfants des écoles primaires de sa ville se voient dispenser des cours de voile durant le cycle scolaire.
De façon plus générale, une politique publique d'enseignement de la voile existe en France.
Monsieur Louis Guédon, Député-Maire des Sables d'Olonne
Monsieur Jean-Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile, donne entre autres des explications sur la création en 2002 de l'Union Méditerrannéenne de la Voile ainsi
que sur les formations qui existent en France, notamment ce qu'on appelle les "Centres d'Excellence" qui pourraient accueillir des coureurs turcs.
Monsieur Henry Graveleau, Président de la Classe Figaro-Béneteau, donne des précisions sur l'organisation des différentes courses à la voile qui existent et sur le calendrier à
venir. Un an sur deux, la course est en solitaire, l'autre en double. La prochaine édition en solitaire est donc prévue en 2010. Il évoque aussi l'accident qui a eu lieu lors de cette édition en
Sardaigne où la solidarité des concurrents a permis de sauver le skipper tombé à la mer en pleine nuit.
De gauche à droite Monsieur Henry Graveleau, Président de la Classe Figaro-Béneteau, Madame Christine Moro, Consule
Générale de France à Istanbul, Monsieur Jean-Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile
Monsieur Cumali Varer, responsable de l'organisation de Cap Istanbul, évoque, quant à lui, la façon dont était perçue au départ une telle course, un sport de riches ! En fait, un
des objectifs principaux de cette course est de rapprocher les peuples français et turcs. Il souhaite pouvoir créer en Turquie dans un proche avenir une école de formation de
voile qui fait défaut actuellement.
Monsieur Cumali
Varer, responsable de l'organisation "Cap Istanbul"
Ce sympathique petit déjeuner a ainsi permis de découvrir un peu mieux cet univers finalement assez peu connu du grand public, où des sportifs de haut niveau s'adonnent à leur passion en
créant et renforçant de nouveaux lieux dans les pays qu'ils traversent.
Monsieur l'Ambassadeur et Monsieur Varer donnent rendez-vous à tous les invités à Istinye en tout début d'après-midi dans le cadre du "Trophée du Bosphore" qui clôture
aujourd'hui la Course "Cap Istanbul". Cette épreuve permet aux skippers de s'affronter sur 13000 milles et durant deux bonnes heures sur ce détroit prestigieux qui relie la Mer Noire à
la Mer de Marmara.
Le pont Fatih Sultan Mehmet qui enjambe le Bosphore
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