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Anatolie Occidentale

Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 14:13

Les fans de ski en Turquie connaissent tous le mont Uludağ (la Grande Montagne), situé à côté de la ville de Bursa, à moins de 2 h de route d'Istanbul si l'on emprunte le deniz otobüsü en direction de Müdanya.

Cette station, dont le sommet culmine à 2543 mètres d'altitude, se situe dans le parc national du même nom, dans un univers de conifères où la faune et la flore sont réputés.

   IMGP0597 - vue du mont Uludag copy                         Panorama vert et blanc dans le parc national d'Uludağ

La première neige est tombée sur les hauteurs d'Uludağ le 16 novembre dernier et la saison commence officiellement le 15 décembre 2009. A partir de cette date-là, la météorologie nationale prévoit d'abondantes chutes de neige, avis aux amateurs !

Deux téléphériques permettent d'accéder aux pistes à partir de la périphérie de Bursa. Les 18 hôtels du site accueillent les skieurs pour un week-end blanc ou quelques jours. 

  IMGP0622 - croist de téléphérique copy                    Croisement de téléphériques dans la montée de l'Uludağ, novembre 2003  

De même, il est très agréable sur place de louer un mangal, d'acheter la viande à griller ainsi que tout l'accompagnement et de préparer ainsi son barbecue, les pieds dans la neige.

                       IMGP0618 - la mosquée du mont Uludag copy

La blancheur de la petite mosquée se confond avec le paysage hivernal.

 


Par Nat - Publié dans : Anatolie Occidentale - Communauté : Turquie
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 13:49

Toutes les bonnes choses ont une fin et les derniers regards que je porte sur cette séduisante ville de l'Anatolie occidentale sont multiples.

 

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                      "Petite" maison d'habitation de Kütahya récemment restaurée

J'aimerais m'attarder plus longuement dans cette très belle demeure du 18ème siècle située dans Macar Sokak, la rue des Hongrois. Elle abrite à présent le musée Kossuth, du nom de Lajos Kossuth, un des leaders hongrois du mouvement pour l'indépendance de son peuple, qui a habité là avec les siens entre 1850 et 1851. 

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                                 Un des salons du musée Kossuth à Kütahya

C'est dans ces pièces qu'il a préparé le projet de la Constitution de son pays. Cette maison traditionnelle de l'époque est devenue depuis un musée ethnographique. Il permet aussi de découvrir certains effets personnels ayant appartenu à son illustre occupant.

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            Dans la cour du musée Kossuth, une statue à l'effigie de son occupant hongrois

Je me promènerais bien volontiers encore dans le dédale des ruelles de la vieille ville pour continuer à dénicher çà et là des bâtisses dignes d'intérêt.

                   
                                 Façade en céramique de Kütahya

Nombreuses d'entre elles font l'objet de restaurations, en particulier autour de la rue Germiyan, du nom de ce beylicat qui a administré cette région à partir de la fin du XIIIème siècle avant qu'il ne soit annexé en 1429 à l'Empire ottoman.

                    
                                           Germiyan Sokak à Kütahya

Une adresse intéressante, İspartalılar Konağı, a ouvert là ses portes il y a quelques mois à peine. L'intérieur typique des maisons d'antan y a parfaitement été conservé pour le plus grand plaisir des clients.

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                                   Une chambre de İspartalılar Konağı
 
Un musée municipal doit ouvrir d'ici la fin de cette année, venant s'ajouter aux nombreux autres que je vous ai présentés ces derniers jours.

Il est certain que mes pas me ramèneront vers Kütahya dès que possible. J'ai listé un nombre considérable d'endroits à voir encore dans et autour de cette ville, une des capitales turques de la faïence.

Par Nat - Publié dans : Anatolie Occidentale - Communauté : Turquie
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 08:04

La ville de Kütahya que vous avez pu découvrir à travers les différents articles publiés ces dernières semaines possède un patrimoine particulièrement conséquent.

Une autre richesse, bien moins connue du grand public, concerne ses ressources géologiques. Des extractions minières de toutes sortes sont réalisées dans 132 pays de par le monde. La Turquie est bien placée puisqu'on y trouve 60 sortes de minerais différents. La province de Kütahya représente la plus riche du pays avec 35 d'entre eux.

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                            Une des salles du musée de la géologie de Kütahya

Le seul gisement d'alunite de Kütahya, le seul du pays, représente une réserve de  70 millions de tonnes.  D'autres sont particulièrement importants aussi, tels le plomb, le fer ou le bore (40 % des réserves de laTurquie, premier producteur mondial).

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Le kaolin (utilisé pour la fabrication de la faïence), le manganèse, le magnésite, la calcite, le lignite, le mercure ou l'argent, entre autres, représentent ainsi une source économique de taille pour la région. 

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Mustafa İça, maire de Kütahya, est aussi ingénieur en géologie. C'est de lui qu'est venue l'idée de transformer Şengül Hamamı, hamam construit à la fin du XVIème siècle, en un musée de la géologie, seul de ce type en Turquie.

                     
                   Mustafa İça, maire de Kütahya, lors de notre entrevue en août dernier

Ce lieu peu banal, inauguré le 25 avril 2008, permet notamment aux élèves de la ville et des environs, de découvrir les ressources qui seront peut-être demain, de près ou de loin, leur gagne-pain.

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               Şengül hamamı à Kütahya, devenu le premier musée de géologie en Turquie

Hormis des vitrines abritant les différentes roches extraites dans la région ainsi que de nombreux produits réalisés à l'aide de ceux-ci, des tableaux  permettent de connaître un certain nombre de détails sur l'exploitation des minerais. Dans une pièce, une galerie a même été reconstituée ...

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L'origine des lieux utilisés pour ce musée très original n'a pas été oubliée pour autant !

                   
                         Pour ne pas oublier qu'on se trouve dans un hamam...

J'ai trouvé l'idée fort intéressante d'allier un tel lieu à la connaissance des ressources cachées derrière les collines de Kütahya.


Par Nat - Publié dans : Anatolie Occidentale - Communauté : Turquie
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 07:25

Après les différents articles déjà publiés sur Kütahya, il n'est guère besoin de rappeler que cette ville est un haut lieu de la production de faïence en Turquie.

En face de l'Ulu Cami, un superbe bâtiment construit en 1411, sous le règne de l'émir Germiyan Yakup II, abritait notamment un hospice, une école coranique, une bibliothèque, un mausolée et un hamam.

 

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                                          Ulu Cami de Kütahya

Le Ministère de la Culture et du Tourisme turc, après l'avoir fait restaurer, a transformé les parties occupées auparavant par l'hospice et le mausolée en en un magnifique musée de la faïence - seul musée en Turquie consacré à cet art - qui a ouvert ses portes le 5 mars 1999.

 
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                          Le bâtiment qui abrite le musée de la faïence de Kütahya

J'ai été frappée, dès le seuil de la porte franchi, par la remarquable esthétique des lieux.

 

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La fontaine centrale donne sur trois salles disposées en étoile, ainsi que sur deux autres pièces. Les couleurs et les formes, très sobres, sont des plus harmonieuses, un régal pour les yeux !

 

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Derrière les vitrines sont exposées des pièces de céramique dont l'origine s'étale du XIVème siècle à nos jours.

 

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Pièce réalisée par Hafiz Mehmet Emin, éminent céramiste (1872-1922) et directeur de la fabrique de faïences de Kütahya

Dans une des pièces, Yakup II dort pour l'éternité dans un tombeau revêtu de carreaux de faïence.

 

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                                         Le türbe très sobre de Yakup II

Une affiche sous verre retient mon attention. On y apprend que le jury international des récompenses du Ministère Français du Commerce, de l'Industrie, des Postes et des Télégraphes, a décerné en 1925 un prix à Hadji Ali Zade Mehmet, exposant turc de faïence à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes de Paris...

 

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Assiettes aux tons bleus caractéristiques et vases de toutes tailles rivalisent de beauté.

 

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Dans une vitrine parmi d'autres se trouve une série d'ustensiles utilisés par les céramistes.

 

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Plusieurs créations sont également accrochées aux murs d'un joli salon doté d'une cheminée et d'une grande banquette couverte de kilims.

 

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Le musée de la faïence de Kütahya permet ainsi de faire un tour d'horizon des oeuvres qui en ont fait sa notoriété en profitant de la beauté du site.

 


Par Nat - Publié dans : Anatolie Occidentale - Communauté : Turquie
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 07:35

Il suffit de traverser l'avenue qui borde Dönenler cami, cette mosquée longtemps occupée par les derviches tourneurs de Kütahya  et de faire quelques pas pour atteindre l'entrée du musée archéologique de la ville.

 

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                              L'entrée du musée archéologique de Kütahya

La medrese Vacidiye contiguë à l'Ulu cami - la Grande mosquée - a été construite en 1313 sous le règle d'Umur Bin Savcı, émir de Germiyan. Depuis 1965, elle abrite ce superbe musée.

 

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De nombreuses pièces des époques mycénienne tardive, paléolithique, calcolithique, bronze, hittite, phrygienne, hellénistique, romaine, byzantine, seldjoukide et ottomane se trouvent ainsi exposées dans un décor parfaitement adapté.

 

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Une des pièces maîtresses est sans nul doute l'impressionnant sarcophage nommé "tombeau des Amazones" de l'époque romaine, destiné à abriter les restes de Cladius Severinus et de son épouse Bérénice.

Il a été découvert en 1990 dans la nécropole située à l'ouest du site archéologique de Çavdarhisar - Aizanoi, à une soixantaine de kilomètres de  Kütahya, où ont été retrouvés d'importants vestiges de la cité antique.

L'un des premiers visiteurs de ce site, qui abrite des ruines parmi les plus remarquablement conservées de l'Asie Mineure, a été le français Alexandre de Laborde, en 1824.

 

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Le musée a fait l'objet de deux restaurations, en 1999 et 2006. Suite à la dernière, un nombre important de vestiges découverts à Aizanoi y ont ainsi pris place.

                      
                                 Statue romaine provenant du site d'Aizanoi

Un album photos regroupant quelques autres vues des belles pièces présentées dans ce musée dont de nombreux touristes venant à Kütahya ignorent la richesse du contenu est également en ligne.


          

Par Nat - Publié dans : Anatolie Occidentale - Communauté : Turquie
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 10:51

Hormis le fait que la belle ville de Kütahya soit une des capitales turques de la faïence  , elle fourmille de nombreux lieux qui méritent d'être visités.

La citadelle, située tout en haut d'une colline, est le monument le plus ancien visible à Kütahya. Elle présente plusieurs particularités, celle d'être construite sur trois niveaux appelés supérieur, moyen et inférieur, et de comporter des tours faites de briques et de pierres de décombres.

 

En outre, la mosquée située dans la partie inférieure est une des rares structures entièrement réalisée en briques de Kütahya.

 

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                    Vue sur la vieille ville de Kütahya du haut de la citadelle
         
L'origine de la forteresse n'est pas bien connue. Les remparts auraient été érigés par les byzantins, plusieurs restaurations et ajouts successifs sont dus aux seldjoukides, aux émirs de Germiyan ainsi qu'aux ottomans. 

 

Selon Evliya Çelebi, le fameux voyageur ottoman originaire de Kütahya, la citadelle comportait 72 tours rapprochées les unes des autres. Mais comme il est de notoriété publique que Çelebi possédait un certain sens de l'exagération, rien n'est certain...

 

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Dans l'enceinte supérieure, une tour construite en 1973, le Döner Gazino, abrite un restaurant panoramique tournant qui, en 45 mn, permet de jouir d'une vue circulaire sur la ville s'étalant tout autour du château.

 

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En redescendant dans la vieille ville, le regard se porte sur les nombreuses anciennes constructions flirtant avec de plus récentes de façon plutôt harmonieuse finalement...

 

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J'avais remarqué qu'un derviche trônait sur une place du centre ville et pour cause... En fait, Kütahya était également une ville connue pour ses mevlevi.

 

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A gauche de cette statue se trouve en fait l'actuelle Dönenler cami, une mosquée construite au XIVème siècle dont le nom d'origine était Mevlevihane Asitane.

 

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Parfait modèle d'architecture en la matière, ce lieu tint des siècles durant le rôle de mevlevihane, lieu de vie et de pratique des derviches, dont il était le premier construit à Kütahya.

 

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La semahane, pièce circulaire de toute beauté où les derviches dansaient, est utilisée depuis 1959 pour le culte.

 

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J'ai pu profiter de ces lieux à l'heure de la prière, ce qui m'a permis d'apprécier tant l'empreinte mystique de l'endroit que son acoustique très agréable.

                             

A l'arrière de la mosquée, un petit cimetière abrite, au milieu de quelques herbes folles, les tombes de plusieurs derviches.

Ergün Çelebi, petit-fils de Mevlâna, est également enterré là mais je n'ai malheureusement pas trouvé sa sépulture.

 

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La poursuite de la visite de Kütahya s'effectuera juste de l'autre côté de la rue... à l'occasion du prochain billet...

 

 


Par Nat - Publié dans : Anatolie Occidentale - Communauté : Turquie
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 08:52

Kütahya évoque incontestablement une des faïences les plus réputées de Turquie, avec celle d'Iznik. C'est avant tout une ville  agréable de plus de 200 000 habitants, perchée à 930 m d'altitude dans un cadre verdoyant, dans la province du même nom, au nord-ouest de la jolie cité d'Afyon récemment visitée ensemble.



Afficher Kütahya sur une carte plus grande

 

Jumelée avec la ville hongroise de Pécs - également capitale culturelle européenne en 2010 au même titre qu'Istanbul - Kütahya a obtenu le 24 mars 1993 le diplôme européen délivré par la Comission de l'Environnement, de l'Aménagement du Territoire et des pouvoirs locaux du Conseil de l'Europe pour la propagation de l'idée européenne et les mérites acquis...

 

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               Diplôme Européen de Kütahya accroché dans le bureau du maire de la ville

Les Phrygiens ont été les premiers habitants de Kütahya, avant que les Perses ne viennent la conquérir. Baptisée entre temps Cotiaeum par les Romains, la ville devint capitale de l'émirat de Germiyan fondé après la fin de l'émirat seldjoukide de Roum au XIIIème siècle.

La céramique, qui fait la réputation de la ville depuis le XVIème siècle, s'affiche partout, de la gare routière, aux murs revêtus de carreaux de faïence, à l'immense fontaine du centre, ornée d'un vase qui illustre bien cet art.

 

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                   L'entrée de la gare routière de Kütahya, première image de la ville
             
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                         La fontaine de Zafer Meydanı, la place de la Victoire

Au passage, un panneau - également en céramique - m'interpelle ! Il me demande si je sais qu'Evliya Çelebi est originaire de Kütahya ? Eh bien non, je ne connaissais en fait rien du plus célèbre voyageur de l'Empire ottoman né en 1611 (à Kütahya ou à Istanbul, les informations divergent) mais dont la famille est bien d'ici. 

Il est l'auteur de Seyahatname, un ouvrage en dix volumes qui regroupe toutes ses notes de voyage prises durant plus de 40 ans passés à la découverte des territoires de l'empire. 


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Avant d'approfondir la visite de Kütahya les prochains jours, c'est d'abord l'ambiance et les couleurs dont je souhaite m'imprégner. Ces dernières se déclinent en bleu et blanc, en turquoise et en rouge, les couleurs les plus utiliées sur les céramiques.
  
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Je ne sais encore si je vous donnerai rendez-vous devant la Tour de l'horloge, reconstruite aux alentours il y a plus de 30 ans à l'emplacement de celle érigée à la fin du XIXème siècle par le Préfet de Kütahya Fuyat Paşa...

                            
 
Si vous n'avez pas le vertige, cela peut être en haut de la forteresse de Kütahya, d'où la vue plonge sur la vieille ville qui s'étale sur le versant sud.

 

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Pour l'instant, j'arpente encore les rues en m'arrêtant encore devant une fontaine colorée, une de plus...

                     

Il y aura de quoi visiter ensemble, mosquées, musées et ... un atelier qui perpétue cet art pluricentenaire devant lequel je m'extasie toujours.

                     

Kütahya dispose aussi d'autres richesses, cachées celles-ci, méconnues du grand public et des touristes, mais sur lesquelles je me pencherai également !



Par Nat - Publié dans : Anatolie Occidentale - Communauté : Turquie
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 08:53

La vieille ville d'Afyon, accrochée aux flancs du rocher que l'on voit de loin, surmonté de sa forteresse, regorge, comme je l'écrivais hier, de charmantes maisons ottomanes.

 

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Il me tardait néanmoins de découvrir l'Ulu Cami, mosquée seldjoukide construite en 1273 par Emir Hac sous le règne de Sahipata Nusreddin Hasan, fils de Fahreddin.

 

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                L'Ulu Cami d'Afyon vue du jardin avec en arrière-plan l'impressionnant rocher

J'attendais d'en voir l'intérieur, habillée de bois, comme la splendide mosquée Eşrefoğlu de Beyşehir, visitée quelques jours auparavant, et dont la beauté m'avait littéralement conquise.

Après avoir attendu que le détenteur des clés arrive pour ouvrir la porte principale, je découvre enfin l'intérieur de cette mosquée à la forme trapézoïdale.

 

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40 colonnes en sapin sur 5 rangées, surmontées de chapiteaux en stalacticte représentatifs de l'architecture seldjoukide, soutiennent le plafond revêtu de dizaines de poutres.

                        

Quelques décorations florales peintes sur le bois viennent égayer l'ensemble de leurs couleurs. 

 

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Plus que ces colonnades, c'est assurément le minbar en ébène qui m'a séduite, en particulier la porte finement ouvragée. 

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J'en ai presque oublié le mihrab en marbre, orné de versets du Coran, de même que le minaret flanqué de carreaux de faïence verte, pour porter mon attention surtout sur le minbar et sur cette forêt de colonnes qui s'offrait à mes yeux.

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Avant de poursuivre ma route, je tenais aussi à visiter un autre lieu, la Mevlevihane fondée au XIIIème siècle ainsi que la mosquée attenante. Qui est véritablement à l'origine de ce lieu de vie des derviches est controversé.      

                    

Par contre, il est certain que le sultan Veled, fils de Mevlâna, ait fait d'Afyon le second centre Mevlevi de l'empire seldjoukide après Konya. D'ailleurs, la place principale de la vieille ville tient à rappeler le rôleimportant qu'ont joué là les derviches.

                    

Le bâtiment, comprenant notamment cinq chambres, une cuisine et une imprimerie, est aujourd'hui transformé en musée qui présente des scènes de vie quotidienne chez les derviches.

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                           Sema au son du ney (flûte) et du kudüm (tambour)

La mosquée visible de nos jours date de 1908, du temps du sultan Abdül Hamit II. En effet, 3 ans auparavant, un incendie a ravagé l'ancien lieu de culte qui appartenait aux derviches et dans lequel ceux-ci venaient se recueillir et danser.

                      
                                          La porte de l'actuelle mosquée

En 1925, lorsque le tekke a fermé suite à l'interdiction de la tenue de confréries soufies, ce lieu a été reconverti en mosquée traditionnelle, du fait de l'existence d'un minaret et d'un mihrab.

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La mosquée abrite plusieurs sépultures de derviches, notamment Sultan Divan, qui a joué un rôle important dans le développement de la fondation soufie d'Afyon.

                    

Je sais bien que ma visite d'Afyon et des environs est loin d'être complète. Toutes les maisons ottomanes, le musée archéologique, les sites phrygiens et les termes des alentours ne m'ont pas vu passer, mais ce n'est que partie remise. 

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                                     Derniers regards dans la vieille ville

Pour l'heure, je bascule de façon radicale dans le XXIème siècle en découvrant la gare routière flamblant neuve.

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Ce n'est qu'un au-revoir, Afyon, c'est certain, je reviendrai !

 


Par Nat - Publié dans : Anatolie Occidentale - Communauté : Turquie
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 16:06

La ville d'Afyon, perchée à 1021 m d'altitude, est le chef-lieu de la province d'Anatolie Occidentale du même nom. Durant sa longue histoire qui débute environ 3000 ans avant notre ère et qui a vu passer Hittites, Phrygiens, Grecs et Romains, entre autres, elle a connu plusieurs dénominations. 

 

En 740, sous le règne de l'empereur byzantin Léon III, l'ancienne Acroënus devient Nicopolis, qui signifie en grec "cité de la Victoire". 



Afficher Afyonkarahisar sur une carte plus grande

Les seldjoukides lui donnent ensuite le nom de Kara Hisar, "la Forteresse Noire", ce symbole de la ville culminant à 226 m et où l'on accède par un escalier de quelque 700 marches...

                     

Un premier château est érigé là vers 1350 av. J-C. par un roi hittite, puis modifié et réaménagé au gré des conquêtes successives.

 

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Afyon signifie en turc "opium" en raison des haşhaşlı çiçekleri, les fleurs de pavots qui fleurissent abondamment dans les champs autour de la ville à la mi-juin.

Afyonkarahisar, "la forteresse noire de l'opium", est aujourd'hui plus communément appelée Afyon, même si de nombreux établissements s'y réfèrent en affichant le nom complet.

 

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                    Portail du Lycée Technique des Métiers de l'Industrie à Afyonkarahisar

J'ai découvert Afyon un dimanche matin du mois d'août, cet été. La ville était encore endormie, paisible. C'est un de mes moments préférés pour partir à la découverte d'un lieu.

Quelques anciennes demeures apparaissent çà et là, au détour de certaines ruelles.

                   

Mes pas me portent vers l'İmaret Cami, la plus importante mosquée de la cité, construite entre 1472 et 1477 pour Gedik Ahmet Paşa, grand vizir de Fatih Sultan Mehmet. 

 

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                                              İmaret camii - Afyon 

Elle reflète à la fois l'architecture seldjoukide, notamment par son minaret cannelé et orné de carreaux de faïence bleue, et ottomane avec les dômes de différentes tailles.

                      

L'avantage de se promener de bonne heure se transforme parfois en inconvénient. A cette heure matinale, la mosquée est encore fermée et je ne peux admirer que quelques détails extérieurs dont la décoration de la porte qui reste désespérément close.

 

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İmaret cami fait partie d'un complexe comprenant notamment l'imaret proprement dit, c'est-à-dire l'hospice, la medrese et un hamam mixte toujours en activité.

 

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                           İmaret hamamı, à côté de la mosquée du même nom

Pour trouver l'entrée de celui-ci, il suffit d'emprunter le petit chemin longeant l'édifice... et les rangées de serviettes séchant au soleil.

 

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Je ne peux que photographier l'entrée donnant sur les différentes cabines où l'on change de tenue avant d'affronter bassin, plaque de marbre et la température ambiante des lieux.


                         
                                                       Dans l'entrée du hamam

Derrière la mosquée, le lourd portail en fer forgé de la medrese est également clos. 

 

Cette ancienne école coranique, transformée en musée des oeuvres islamiques en 1928 avant de devenir le siège du musée archéologique jusqu'en 1996, semble aujourd'hui avoir perdue son âme.         

 

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                                           La medrese d'İmaret Camii à Afyon      

Je poursuis ma balade en m'enfonçant de plus en plus dans la vieille ville.  Des bâtisses d'un âge certain et au charme suranné se font de plus en plus nombreuses.

 

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                                                  Dans les rues d'Afyon     

   
Un marché couvert construit en 1914, porte encore en façade quelques marques de l'Empire ottoman durant lequel il a vu le jour.

 

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La vieille ville d'Afyon est située aux pieds du rocher abritant la forteresse. Se promener sans but précis tant dans les voies principales que les ruelles pentues est un réel plaisir.

 

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De nombreuses maisons ottomanes en bois ont déjà fait l'objet d'une restauration réussie et d'autres attendent leur tour...

                    

Ces bâtisses de caractère possèdent une architecture pleine de charme. Une fois remises à neuf, leur esthétique n'a rien à envier à celle des belles demeures visibles à Safranbolu ou Amasya, plus connues des touristes.

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                        Maisons traditionnelles dans la vieille ville d'Afyon
                
Demain, nous continuerons la découverte  d'Afyon et notamment de deux sites particulièrement intéressants blottis au coeur de la vieille ville.

 


Par Nat - Publié dans : Anatolie Occidentale - Communauté : Turquie
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