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Eglises de Turquie

Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 07:33

Dans une ruelle pentue de la vieille ville de Mardin, une famille,  qui habite à quelques pas de là, détient la clé de cette porte sombre au-dessus de laquelle des inscriptions  attirent le regard.

 

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Derrière cette porte, une chambre rectangulaire dans laquelle trône au centre un poêle, est ornée de tableaux des différents métropolites syriaques à travers le temps.

C'est là que se tenaient les réunions avec les représentants de la petite communauté syriaque catholique de la ville, moins d'une dizaine de familles à ce jour.

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Cette pièce donne sur une vaste cour intérieure située juste au-dessus du superbe bâtiment qui abrite le musée de Mardin.

Quelques sculptures taillées dans la façade de pierre forment une image harmonieuse.

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Une autre porte, entourée d'un large chambranle, permet d'entrer dans l'église de la Vierge-Marie.

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Sa construction remonte à 1860, grâce au soutien du patriarche d'Antioche Moran Mor İğnatiyos Antun Semheri.

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Avec ses 10 mètres de haut, 18 de large et 35 de long, elle est imposante assurément.

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La pierre, omniprésente dans la construction, se marie avec le bois posé par petites touches ainsi qu'avec les tableaux de scènes religieuses ou représentant divers saints.

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Le temps semble s'être arrêté dans cette église qui a connu son heure de gloire il y a bien longtemps déjà...

                  
Par Nat - Publié dans : Eglises de Turquie - Communauté : Turquie
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 12:18

 Kırklar kilisesi, église syriaque orthodoxe située en plein coeur du vieux Mardin, fut construite en 569  en souvenir de Behnam  - dont elle portait le nom  initialement - et de sa soeur Saro, enfants d'un dirigeant  assyrien  païen Senharip qui  les a tués après qu'ils ont décidé de devenir chrétiens.

 

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                                dans la cour de Kırklar Kilisesi à Mardin

Le nom de Kırklar - église des 40 martyrs - lui a été donné au XIIème siècle. Il évoque le souvenir des 40 personnes installées en Cappadoce, ayant adopté le christianisme comme religion et qui, sur ordre de l'empereur romain Dukius, ont été déplacées à Sivas  en l'an 240 avant d'être tuées et jetées dans un lac gelé.

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Deux têtes de martyrs au-dessus d'une des croix sur un mur extérieur de l'église

L'église, de construction rectangulaire, repose sur 12 colonnes ; la partie centrale a été réalisée en pierres de taille. Elle a fait l'objet de travaux de restauration aux XVII et  dans les toutes premières années du XVIIIème siècles. Les nefs côtés nord et sud ont été ajoutées, selon certains documents historiques, vers 1825.

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                                 L'intérieur de l'église Kırklar à Mardin

Dès sa réalisation, l'église devient le siège du métropolite. Sa particularité réside dans le fait que le patriarcat syriaque  orthodoxe se trouve pendant 630 ans au monastère Deyrul Zafaran situé à quelques kilomètres à peine de Mardin alors que les relations publiques sont suivies à l'église.

 

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                                 Niche très ouvragée sur un mur extérieur de l'église

 

Une école secondaire, où l'on enseigne les sciences religieuses et générales, est installée dans les dépendances de l'église entre 1799 et 1928.

 

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                     La tour érigée après 1825 abrite le clocher de Kırklar kilisesi

 
Dans ce
tte ville d'environ 65 000 habitants, sise à la limite ouest de Tur Abdin, 11 églises, dont 2 arméniennes, rappellent son passé chrétien important. Il reste aujourd'hui environ 70 familles syriaques, en majorité orthodoxes, 5 ou 6 seulement de rite catholique. 
Alors qu'au début du XXème siècle il y avait 8000 arméniens à Mardin, on ne dénombre aujourd'hui que trois familles de confession arménienne catholique.

Le père Gabriyel Akyüz, vicaire de Mardin, officie à Kırklar kilisesi depuis 25 ans et habite dans l'enceinte de l'église avec sa famille.

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                             Le père Gabriyel Akyüz, vicaire de Mardin
 
La messe a lieu trois fois par jour, à 5 h du matin  - durant une heure -, à midi (durant 20 à 30 mn - et à 18 h, une heure également. La célébration hebdomadaire dominicale, quant à elle, dure près de 3 heures.

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Ce soir-là, avec les trois fidèles venus pour l'occasion, j'assiste à l'office. 3 jeunes filles aux cheveux couverts d'un voile blanc vont chanter, accompagnées par un des fils du père Gabriyel.

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Un tout jeune servant de messe, revêtu d'une robe blanche, agite vaillamment un encensoir et connaît parfaitement chants et prières. Avant de s'éclipser, le petit embrassera la main du prêtre avant de la porter à son front.

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La ferveur est perceptible durant tout l'office, essentiellement rythmé par des chants. A la fin, tous les participants embrassent le livre contenant les Saintes Ecritures.

Une tranche de vie, un soir de mai 2009, à Mardin...



Les photos intérieures ont été prises avec l'aimable autorisation du père Gabriyel Aküyz


Par Nat - Publié dans : Eglises de Turquie - Communauté : Turquie
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 06:19


A cinq kilomètres à peine de la paisible ville de Silifke, située dans le sud de la Turquie, délaissée des touristes, une grotte, en fait une église souterraine, celle d'Aya Tekla, autrement dit Sainte Thècle.
             
             

Cette Sainte, qui a vécu au 1er siècle, est reconnue par l'église catholique et orthodoxe, et sa vie occupe une place de choix dans la croyance chrétienne.

Saint-Paul, que j'ai eu l'occasion d'évoquer lors de précédents articles consacrés à Tarsus, sa ville natale, http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-29317054.html,  http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-29355070.html, fut une des personnes les plus importantes quant à la diffusion de christianisme. Il s'enfuit à Iconium (l'actuelle ville de Konya en Anatolie Centrale), après avoir été expulsé de Pisidian Antiochia, (actuelle district de Yalvaç, dans la province d'Isparta).

Alors que Saint-Paul prêchait dans une maison où il avait trouvé refuge, une jeune fille, habitant tout près, l'entendit. C'était Thècle, âgée de 17 ans et fiancée. Impressionnée par les sermons, elle renonçât à son engagement pour devenir disciple de celui qui prêchait la bonne parole. La mère de Thècle et son fiancé se plaignirent aux autorités.

                     
                                     Représentation de Sainte Thècle

Le gouverneur de la ville fit jeter Saint Paul en prison afin qu'il soit interrogé. Thècle  réussit à convaincre les gardes de lui permettre d'entrer dans la cellule du Saint, qu'elle n'avait pas encore pu approcher. Elle se mit à genoux devant lui pour écouter ses enseignements. Lorsque la famille de Thècle et le gouverneur eurent vent de l'affaire, Saint Paul  fut battu, puis expulsé de la ville.

          
                                            La grotte-église de Sainte Thècle

Thècle fut condamnée à être brûlée sur la place publique. Alors que le feu venait d'être allumé, une pluie torrentielle s'abattit et inonda les lieux, sauvant ainsi Thècle d'une mort certaine. La jeune fille retrouva Saint Paul, caché dans un proche cimetière avec ses disciples ; elle coupa ses cheveux et donna ses vêtements à un homme, décidée à suivre l'apôtre pour toujours.

                        
                                               Fragment de pierre ancienne

De retour à Pisidian Anthiochia, Thècle s'attira à nouveau des ennuis lorsqu'un noble du nom de Alexandros tomba amoureux d'elle. Cette fois, Thècle fut condamnée à être mangée par les lions. La sentence fut effectuée, mais les lions... la protégèrent au lieu de la dévorer et le gouverneur la laissa finalement libre.

        
                                               A l'intérieur de la grotte

Après une nouvelle période d'errance, Thècle finit par retrouver Saint Paul dans la ville de Demre et lui racontât sa nouvelle épreuve. Après lui avoir fait ses adieux, elle retourna à Konya où elle séjourna un court moment avant d'aller à Seleucie, l'actuelle ville de Silifke.

                        
                                                     Caveau souterrain

C'est là qu'elle bâtit un ermitage où elle vivra jusqu'à la fin de sa vie, à 90 ans, selon les sources ; elle y serait enterrée. Durant sa présence sur place, elle guérit de nombreux malades, invitant aussi la population locale à se convertir au christianisme. Cette femme, première martyre, considérée comme l'égale d'un apôtre, fut canonisée bien après sa mort.

          
                                                 La citerne située près de la grotte

Une église fut édifiée là en 480 par les byzantins, au-dessus de la grotte où elle vécut. Quelques ruines subsistent encore, en particulier celles d'une citerne située près de l'entrée de la grotte accessible par quelques marches.

          
                                                    L'intérieur de la citerne

Tous les ans, les 23 et 24 septembre, jours de sa fête (différents pour les catholiques et les orthodoxes), ont lieu des cérémonies en sa mémoire. Une procession a lieu le long de la route romaine antique en direction de la grotte, suivie d'une messe dirigée par le patriarche grec orthodoxe d'Istanbul.

Par Nat - Publié dans : Eglises de Turquie - Communauté : Turquie
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 07:39


Au nord de la ville d'Erzurum et à quelques kilomètres à peine de Yusufeli et de la toute proche rivière Çoruh  connue mondialement par les amateurs de rafting, une route en lacets part de la Nationale 950 qui relie Erzurum à Artvin.     

                     

                            
                                 La rivière Çoruh se fraye un passage entre les montagnes

La végétation est rare, le paysage rude et désertique, mais envoûtant à mes yeux. Au fur et à mesure d'une montée interminable qui semble mener nulle part, une oasis apparaît au détour du chemin indiquant la présence d'un village.

           

 Il faut grimper encore pour atteindre celui perdu d'İşhan qui abrite une merveille insoupçonnée. La magie opère immédiatement !

                 

Un merveilleux monastère géorgien a été érigé là en plein milieu du village. La première construction remonterait au milieu du VIIème siècle. Elle fut détruite par la suite. Des documents manuscrits datés de 951 évoquent la construction de l'édifice actuel au courant de la première moitié du Xème siècle.

Des inscriptions géorgiennes relevées sur place indiquent la mise en service du monastère en 917  et le rajout de l'église en 954-955.


                          

La chapelle attenante du nom de Aziz Meryem Ana (Marie, mère de Dieu) aurait, quant à elle, été construite par Bagrat III, premier roi de Géorgie de la dynastie des Bagratides.
          
                           
            
A la fin du XIXème siècle, une partie de l'édifice a servi de mosquée jusqu'à la construction d'une véritable en 1984. Depuis, c'est au regard des touristes que ce bijou offre la vision de son passé sans doute prestigieux.

                          
   
De splendides motifs ouvragés entourent les fenêtres ; il n'y a rien à dire, juste admirer l'art religieux géorgien dans toute sa splendeur.

                          
                               En bas, la représentation d'un lion attrapant un serpent   

                         

A l'intérieur, une autre vision vous attend ! Telle une construction d'allumettes, le dôme semble reposer par miracle sur ses quatre piliers. Des fresques bleues subsistent encore à l'intérieur du dôme mais elles disparaissent avec le temps.

                            

Le ciel semble transpercer les lieux et accentue ainsi l'émotion qui s'en dégage.

                           

Certains murs abritent encore des traces des superbes fresques qui les recouvraient par le passé.

           

De même, à l'extérieur, la représentation de la Sainte Cène se laisse deviner aisément.

                         

Il est impossible de rester insensible à la vue enchanteresse de tels monuments dont on ose à peine croire l'existence dans des coins aussi reculés et peu accessibles.

                

Par Nat - Publié dans : Eglises de Turquie - Communauté : Turquie
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Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 06:10


En allant de Kars à Ani, outre les troupeaux et les paysans qui récoltent les foins en cette saison, quelques rares villages sont indiqués çà et là sans être visibles de la route principale tant ils en sont éloignés pour la plupart.

  

Il faut parfois quitter l'asphalte, prendre la piste qui mène à certains hameaux perdus au milieu de nulle part pour découvrir des trésors cachés, vestiges du passé, comme ceux visités l'an passé à la même époque lors de ma première visite dans cette région de la Turquie.

 
                                      Habitation traditionnelle dans le village d'Öğuzlu
              
                                         ... ainsi que les commodités !

A Öğuzlu, par exemple, entre les dindons et les poules qui habitent le quartier, les restes d'une ancienne superbe église du Xème siècle dominent les alentours.

    

                               

Sa construction serait imputable à Hassan Gnt'u, ancien préfet du roi Smbat, prince d'Arménie puis roi des Bagratides. En 1001, l'église aurait déjà fait l'objet d'une restauration. Un tremblement de terre en 1936 est à l'origine de la désolation des lieux.

   
                    Photo ancienne trouvée sur le net

Un dernier coup d'oeil sur les volatiles qui peuplent le site avant de continuer la route.

    
 
Quelques kilomètres plus loin, après avoir rencontré au passage des gardiennes d'oies, le village de Yağkesen et là, un choc ! 

 

Comme un mirage qui apparaît au fur et à mesure qu'on avance, entre quelques demeures et des meules de foin, la silhouette d'une petite église merveilleusement préservée près d'une rivière, Kızıl Kilise, en arménien "Karmir Vank". 

 

 

Elle semble presque sortir d'un livre d'histoire, avec sa tour conique, ses couleurs vives, ses niches en façade et ses fenêtres élégantes.

Le style de la construction ressemble à celui utilisé au Xème siècle mais les ornements des façades plus tardifs. Compte-tenu du peu de précisions quant à la date exacte de cet édifice, sa période se situe entre le XIème et le début du XIIIème siècle. La seule certitude est étayée par une inscription à l'intérieur de l'église datée de 1218.

 

                      

Quelques sculptures admirables et une inscription en arménien au-dessus de la porte rappellent ses nobles origines.
                          

Au XIXème siècle, elle portait le nom officiel de Surp Astvatsatzin (église de la Vierge Marie) et représente un exemple typique en matière d'architecture des églises arméniennes. 

               

Sa fonction initiale est très différente aujourd'hui ; en effet, l'église abrite le grenier à blé et à foin du village et une auge située sur la façade arrière accueille les chevaux en quête de casse-croûte, ce qui donne une image surréaliste des lieux.
 
                     
       

J'aurais bien aimé encore voir un monastère et une forteresse dans les alentours, mais en tentant de prendre un raccourci à travers les pistes au milieu de la steppe, nous nous sommes retrouvés... en zone militaire.  Cela fait bizarre quand on voit se rapprocher un petit bâtiment qui abrite... deux militaires armés jusqu'aux dents. Surtout quand l'un d'entre eux en sort et vous ordonne de loin... de s'arrêter.

Rien de bien méchant si ce n'est au final une discussion très joviale avec le jeune chargé de s'enquérir de notre présence dans un endroit aussi peu fréquenté. Après nous avoir indiqué la route à suivre (si on peut appeler cela une route), nous avons pris la bonne direction, surveillés par les défenseurs des lieux. 

Par Nat - Publié dans : Eglises de Turquie - Communauté : Turquie
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Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /Mars /2008 08:02


           
A deux reprises déjà, j’ai eu le privilège de voir cette église perdue au milieu de nulle part, dans la région de Mydiat (sud-est de la Turquie) dans le secteur montagneux de « Tur-Abdin ». La matérialisation du village de Hah sur une carte routière faisait défaut lors de ma première visite et les llieux sont très peu desservis par des transports en commun.


              

Tout d'abord l'étonnement quand on découvre ce lieu clos à l'arrivée ! Un portail majestueux laisse entrevoir la beauté qui se trouve à quelques mètres.


                         

Meryem Ana Kilisesi située à Hah, village dont le nom est devenu depuis Anıtlı, est un joyau unique au niveau architectural pour les syriaques orthodoxes.
 

                     

Le monastère de Hah serait l’un des plus anciens de la Chrétienté. L’église est dédiée à la Vierge Marie dont elle porte le nom. Il fut un temps où Hah était une cité d’importance et le siège de l’évêché.

             

                                
Une légende entoure la naissance de ce lieu. Celle-ci est en lien étroit avec la naissance de Jésus : douze rois arrivèrent de l’Est en suivant une étoile qu’ils reconnurent comme signe de la naissance d’un roi, au pays de Judas. Le roi de Hah les reçut et ils envoyèrent trois d’entre eux vers Jérusalem. Ceux-ci trouvèrent l’enfant Jésus et lui firent des présents. Comme souvenir, ils reçurent un lange du nouveau-né.

                        
 
De retour à Hah, ils ne purent se décider à le partager entre eux et le brûlèrent finalement pour s’en partager les cendres. Celui-ci, en brûlant, se transforma en douze médailles d’or. Lorsque les rois virent ce miracle, ils décidèrent d’ériger un monument en l’honneur de la Sainte-Vierge, édifice qui devrait subsister jusqu’à la fin des temps. 

                      

C’est dans le champ qui se trouve à côté de l’étang de Hah que l’on dit que le miracle s’est passé.

Jusqu’à aujourd’hui, on nomme l’endroit « parpupo » qui signifie « le déchirement ».


                      
  
Tant la porte qui donne accès à la chapelle même que cette dernière sont délicatement ouvragés.

De par d’autres sources, il se pourrait que l’église ait été érigée aux environs de l’an 50 après J-C. Par des récits historiques, la forme actuelle de l’abbaye est apparue à l’époque byzantine, aux alentours de l’an 500 après J-C. 


                        

                                                         
Livre de prières
 
Les formes de l’église, et plus particulièrement des arcs et du dôme de style comparable à l’architecture de l’Aghia Sophia de Constantinople, sont un véritable témoin pour l’histoire de l’architecture byzantine.
                         

                        

                     
Au cours des siècles, d’autres bâtiments ont été ajoutés au cloître. Le croquis datant de 1892 réalisé par O.H. Parry nous renseigne sur la forme passée du dôme. Il montre un carré à pointe conique, entouré de colonnes. C’est l’abbé Uske qui entreprit la transformation de la partie supérieure du dôme en 1907 en demi-sphère.


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C'est en 1939 de par l'initiative de l'abbé Malke Aydin de Hah et de son architecte Aylias de Muksi Alyas de Mydiat que le dôme de forme semi-sphérique a été transformé de l'extérieur en un dôme de forme carrée, entouré de colonnes.

                          
                                         Le clocher est délicatement ouvragé


                         

                           
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Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /Déc /2007 06:48


C'est incroyable ce qu'il y a comme églises de toutes confessions dans ce pays ! Je n'en ai jamais visité autant que depuis que j'habite ici. 

Entre les orthodoxes, les arméniennes, les géorgiennes, les catholiques et les autres, il y en a pour tous les goûts. Il ne faut pas oublier que la Turquie a toujours été habitée par des populations très éclectiques.

Voici une petite sélection de mes préférées (même si les 10 doigts de la main ne suffisent pas) :

L'église Sainte-Hélène située dans le village de Sille à une dizaine de kilomètres de Konya en Anatolie Centrale

            

                   
Elle a été construite en 327, excusez du peu ! Si vous passez par là-bas, vous pouvez la visiter sauf le lundi. Elle mérite votre intérêt !

                      


Tout au nord d'Erzurum, ont été construites différentes églises géorgiennes. Ma préférée est celle d'Ishank, qui date du XVIIIème siècle, et qui est perchée dans un cadre somptueux au milieu de la montagne.

                    

                                                                               
            
                                                                                

Dans le village de Hah (Anitli) situé dans le sud-est de la Turquie, à une trentaine de kilomètres de Mydiat, l'église de la vierge Marie. Je l'ai découverte en compagnie d'une copine photographe il y a 3 ans et ce fut comme un rêve.

Au milieu de nulle part, dans ce village presque fantôme où il reste une dizaine de maisons à peine, une merveille a été érigée là il y a 2000 ans.

Pour trouver ce lieu, pas la peine de chercher sur une carte, vous ne trouverez pas. Heureusement qu'à l'époque un copain guide d'Urfa a pu nous donner quelques indications pour y accéder.

                       

                                  
C'est l'une des plus anciennes églises de la Chrétienté et l'un des joyaux de l'architecture syriaque.

Une légende entoure la naissance de l'église de Hah. Celle-ci relie directement la construction de l'église avec la naissance de Jésus : douze rois arrivèrent de l'Est en suivant une étoile qu'ils reconnurent comme signe de la naissance d'un roi, au pays de Judas. Le roi de Hah les reçut et ils envoyèrent trois d'entre eux vers Jérusalem. Ceux-ci trouvèrent l'enfant Jésus et lui firent des présents. Comme souvenir, ils reçurent un lange du nouveau-né.

                      

                    
De retour à Hah, ils ne purent se décider à diviser ce lange entre eux. Ils le brûlèrent donc pour s'en partager les cendres. Celui-ci, en brûlant, se transforma en douze médailles d'or. Lorsque les rois virent ce miracle, ils décidèrent d'ériger un monument en l'honneur de la Sainte-Vierge, édifice qui devrait subsister jusqu'à la nuit des temps. C'est dans le champs qui se trouve à côté de l'étang de Hah que l'on dit que le miracle s'est produit.


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