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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 17:32


C'est reparti pour quelques jours ... à l'autre bout de la Turquie !

        

Demain matin, destination Kars que je vous ferai découvrir à mon retour, cette ville rude surtout en hiver décrite par Orhan Pamuk dans son livre "Neige".

   

Puis une fois encore un tour par Ani, ancienne capitale de l'Arménie qui m'avait tant séduite l'an passé http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-20539210.html,
http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-20539210.html et où je souhaite retourner pour de nouvelles photos.

  
                                                 Au milieu des ruines d'Ani

Et ensuite, un retour attendu depuis longtemps et qui me tient à coeur, Aşağı Aydere Köyü http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-18037911.html, le village natal de mon meilleur ami turc perché à 2600 m d'altitude (pas mon ami, son village !) et ses environs, les yaylas, les communautés qui s'y trouvent durant l'été seulement.

  

Je frémis d'impatience depuis plusieurs jours déjà et il me tarde d'y être, retrouver plein de gens que j'aime, revoir ces étendues immenses proches de la Géorgie où la vie s'écoule sur un autre tempo.


Je vous ai préparé quelques petits billets très légers durant mon absence, il n'y aura pas de publication tous les jours mais vendredi, dimanche et mardi matins.

Bonnes vacances à ceux qui en ont, bonne reprise à ceux qui ont terminé et à très bientôt !

6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 05:03

Qui d'entre vous sait :

- que les relations diplomatiques entre nos deux pays sont parmi les plus anciennes au monde ? En effet, François 1er et Soliman le Magnifique ont conclu un traité d'alliance en 1536.

- que le père de Jean-Jacques Rousseau a été "horloger du sérail" de 1705 à 1711 ? Une plaque commémorative est d'ailleurs érigée en son honneur tout près de la Tour de Galata à Istanbul.

  
    Dommage car un verre recouvre à présent la plaque et après nettoyage partiel, voilà ce qu'on peut lire

- que la France a été le premier pays occidental à reconnaître le gouvernement de Mustafa Kemal Atatürk à l'occasion de la signature des Accords d'Ankara le 20 octore 1921 ?

- que la France est le 5ème partenaire économique de la Turquie et que les échanges économiques dépassent les 10 milliards d'Euros ?

- que 5361 mots turcs viennent du français contre seulement 565 de l'anglais et 1375 du persan ? Tout le monde arrivera bien à lire "pötibör", "şofben" ou "noter" ... entre autres.

 
                     4 mots d'origine française se cachet sur cette photo, à vous de les découvrir


          Les produits qu'on trouve dans les "charcuteries" turques ne sont pas tout à fait les mêmes

- que la France est le 3ème pays d'accueil des étudiants turcs après les Etats-Unis et l'Allemagne ?

- que la France et la Turquie se sont donné rendez-vous du 1er juillet 2009 au 31 mars 2010 pour une saison culturelle ? Cette information au moins, je suis certaine que bon nombre d'entre vous en ont déjà entendu parler...

- que la France est l'un des pays qui traduit le plus la littérature turque contemporaine tels que Orhan Pamuk, Yaşar Kemal et j'en passe...

               


- que plus de 400 000 turcs vivent en France et dont près de la moitié ont la double nationalité ?

- que la Turquie est l'une des destinations touristiques principales pour les français qui vont à l'étranger ? Ils étaient près de 800 000 en 2007.

  
                                 Soirée estivale à Ortaköy au bord du pont qui enjambe le Bosphore

Toutes ces données diverses et variées sont bien intéressantes tant pour les expatriés que tous les amis francophones qui aiment la Turquie et qui s'y intéressent autant que moi. Pour en savoir plus, je vous invite à aller sur le site du Consulat de France car une brochure recensant entre autres les informations ci-dessus a été réalisée par l'Ambassade de France en Turquie en collaboration avec l'Institut Français d'Ankara : http://www.consulfrance-istanbul.org/spip.php?article834.

La publication de ces extraits a été aimablement autorisée par Madame Christine MORO, Consule Générale de France à Istanbul.

5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 20:12



Je me disais bien qu'il me manquait une information de la plus haute importance dans les souvenirs des vacances à Gökçeada !

Après Gelibolu, sur la route de Şarköy, une ombre se profile sur la route entre les deux champs de tournesol... Je pense à un hérisson et je freine pour ne pas écraser... finalement la petite tortue qui traverse tranquillement, inconsciente du danger.


 

Nous lui avons proposé de venir faire sa vie à Istanbul, rejoindre une autre copine de la même famille qui dispose d'un très joli jardin dans le quartier de Galata, où elle est attendue avec plaisir.

Une p'tite crotte en voiture et heureusement séance pipi aussitôt descendue de la voiture, les voyages, ce n'est pas son truc...

Elle a hérité du nom grec de Gôkçeada, Imroz, ça lui va bien non ?

5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 05:20

En revenant de Gökçeada, une halte s'impose pour découvrir le tekke de derviches tourneurs à Gelibolu.



Afficher Gelibolu, Dardanelles sur une carte plus grande

 

Cette ville située à l'entrée du Détroit des Dardanelles est plus connue pour sa situation stratégique lors des conflits qui ont rempli les pages d'histoire du pays et pour ses restaurants de poissons que pour ce lieu mystique.

Pourtant, c'est le plus grand lieu d'exhibition de sema de Turquie, les fameuses danses des derviches en communion avec Dieu.

 
                                           La façade visible à l'arrivée

                

Il a été construit il y a 400 ans environ mais la date exacte est inconnue. Ce dont on est sûr, c'est qu'elle est antérieure à 1621. Il fût l'objet d'une reconstruction partielle en 1840, sous le règne du Sultan Abdülmecit.

 

La signature de ce dernier est d'ailleurs inscrite sur une porte de pierre extérieure qui date de la même année. En 1900, une autre partie a été restaurée durant la période de règne du sultan Abdülhamit.

 

 

Ce lieu était longtemps situé en zone militaire. Une caserne et des postes de sentinelle sont d'ailleurs visibles tout autour, ce qui donne un sentiment étrange au cadre.

Durant la Première Guerre Mondiale, le dernier saint, Burhaneddin Dede, ainsi que 7 derviches ont intégré le Régiment mevlevi du 4ème corps d'armée ; ils sont restés durant 3 ans à Damas en Syrie.

 

Le mevlevihane a servi accessoirement d'arsenal et a été également à un moment sous le contrôle de la force ennemie.

                
                        Des stèles funéraires d'anciens derviches y sont exposées

  
                                 Ce sont des poupées de cire qu'on voit ici

A partir de 1949, on y sert des repas aux pauvres avec les recettes d'une taxe appelée Tımar prélevée sur les recettes fiscales.

Cet endroit a ainsi connu un passé assez tumultueux alors qu'il est sensé être un lieu de rencontre, d'échanges, de recueillement et de prière.

 

La dernière restauration du mevlevihane de Gelibolu a commencé en 1994 après le rachat par l'administration générale des vakıf (fondations pieuses).

 

 

L'inauguration officielle date du 17 septembre 2005, et c'est à présent un bâtiment somptueux que l'on peut découvrir, soit à l'occasion d'une simple visite que lors d'une démonstration de sema.


Published by Nat - dans Soufisme
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 05:40

J'aurais bien envie de vous faire connaître encore des tas de lieux, de moments et d'émotions sur cette île si riche à mes yeux, mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Par exemple, Ince Burnu ("le nez fin"), tout à fait à l'ouest de l'île est en fait le point le plus à l'ouest.... de la Turquie. Une plage de sable, quelques oliviers et la mer à perte de vue.




Je voulais  encore parler du boucher de Yeni Bademli, le village où nous étions, qui nous a préparé de l'agneau au four, cuit durant 3 heures dans le four à pain situé dans la même rue, un régal pour les papilles et les sens : de l'épaule, de la cuisse et des côtes, mélangées avec des tomates, des poivrons, des épices, ... je vous laisse imaginer....

 
                       Double casquette de pension et de boucher

 

L'akya, cet étrange et impressionnant poisson qui peut peser jusqu'à 60 kg et qui a été pêché à environ 40 m de profondeur de la plage voisine par le fils du boucher, je tenais à vous le présenter...  En français, on l'appelle la liche... 

 

Le pain frais et chaud, je voudrais vous le faire goûter, que ce soit des pide, ces espèces de galettes absolument délicieuses ou bien différentes sortes de pain tout aussi appétissantes.
 

 

Et Kaleköy "le village du château", minuscule havre de paix perché au-dessus de la mer à 10 mn à pied à peine de la pension, vous voulez peut-être le connaître de même que les ruines qu'on voit de loin. C'est d'ailleurs le plus vieux village de l'île.


                             Devant Yeni Bademli et Kaleköy au fond sur les hauteurs



A Kaleköy, c'est son église qui est abandonnée. Après avoir passé la tour qui abritait le clocher et traversé la cour, pas de porte à franchir, on entre et on regarde.

 



Délabrée, dépouillée, elle était sans doute belle et j'aurais aimé la connaître durant sa période de gloire à côté de l'école. Cette dernière, il y a 3 ans, je m'en souviens très bien, m'avait touchée, j'y voyais à travers la fenêtre un globe terrestre sur un bout d'étagère elle-même sur un bureau, oubliés tous trois....

Là, surprise, le bâtiment a été rénové et n'est même pas achevé, il abrite à présent la muhtarlik, autrement dit la mairie du quartier... Sa nouvelle façade rose profond tranche avec la grisaille d'il y a 3 ans....


                                           L'école de Kaleköy en août 2005

Eski Bademli également, j'aimerais tant vous emmener à sa découverte, village peuplé de 500 habitants... avant. Maintenant, c'est sur les cinq doigts de la main qu'ils se comptent en hiver...


                                      Jolie propriété de Yeni Bademli

Ici aussi, il y avait une fabrique d'huile d'olive fermée depuıs et tout au bout du village, à côté du lavoir presque tapi sous les feuilles, un magnifique platane d'environ 400 ans, qui lui... vit toujours ici...


                  Je présume que l'immeuble du bout est l'ancienne fabrique d'huiles...

  

Après la découverte d'une petite partie seulement de ses beautés, de ses trésors parfois cachés, de ses saveurs et de ses odeurs, comment ne pas aimer Gökçeada ?


3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 06:33

Une habitation m'ouvre la porte, un souffle de vie vient de m'appeler, de me happer presque. 

              

Sur une étagère, des médicaments oubliés, une boîte est en français, elle date de 1974... l'époque où les gens ont commencé à quitter les lieux. J'ai envie de pleurer tellement l'émotion est forte et j'ai du mal à quitter les lieux. Je touche ces quelques objets qui sont là depuis plus de 30 ans et qui ont une histoire.

  

Parfois, les portes sont closes, barricadées mais parfois elles vous invitent à venir voir ce qui s'y passe derrière, à vous imaginer la vie passée. 

                   

Certaines demeures sont devenues des greniers à foin, d'autres sont encore meublées...

              

Au hasard de mes incursions, je me retrouve nez à nez avec ... une vache et je me demande qui des deux a eu le plus peur sur le coup !

               


Hormis les traditionnels moutons et chèvres, il y a aussi quelques bovins qui errent à la recherche de qui, de quoi et... deux ânes magnifiques.

  


La célébration religieuse est terminée et à nouveau, des bruits s'élèvent à la sortie. Tout le monde se retrouve comme de bien entendu autour d'une table du café, sur la place des grands hommes.

               


 

Laissons ces braves gens converser entre eux sans troubler leur quiétude. Un dernier regard vers ce village encore plus troublant que les autres, en tout cas pour moi.

En repartant, un petit arrêt devant  la seconde église de Dereköy, Aya Marina, s'impose. Revêtue d'une robe de pierre tout comme son mur d'enceinte et son entrée, elle a fière allure.

 


 

La visite de Gökçeada s'achèvera avec le prochain article.

 


2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 06:15

Vous connaîtrez bientôt la plupart les coins et recoins de cette île grâce à nos balades quotidiennes depuis quelques jours.

Il y a un endroit que je ne vous ai pas encore fait découvrir, c'est mon village préféré, Dereköy à 15 km à l'ouest de Gôkçeada. Une fois de plus, cette visite se fera en deux parties.

   

C'était autrefois le plus grand avec ses 1950 maisons. Aujourd'hui, il est presque devenu un village-fantôme, il y reste à peine 25 personnes en hiver... des grecs d'un âge certain, les irréductibles.

La rue principale amène au seul café du village, lieu de rendez-vous stratégique. En descendant de la voiture, un chant brise le silence... Il vient de l'église voisine. 

 

Pourtant, nous sommes jeudi et non pas dimanche ! En fait, on célèbre en ce 24 juillet la mort de la mère de la Vierge Marie, voilà pourquoi... Heureusement que la tenancière du café était au courant...

               

Tous les habitants doivent être présents... Le poêle aussi, comme dans toutes les églises alentours. Quelques hommes à la voix grave chantent, ce sont eux qu'on entendait. 

  

La célébration est émouvante, le panier qui contient le pain à partager est prêt, les gens ont l'air de ne faire qu'un, d'être soudés jusqu'à leur dernier soupir. Leur foi les réunit. Autant les églises sont souvent désertes en France et manquent d'âme(s) dans tous les sens du terme, autant en Turquie, ici ou ailleurs, au gré de mes visites, je retrouve cette ferveur, cette union...

                   

                   

Mais comme l'office est bien long, je pars redécouvrir les ruelles et les maisons abandonnées à travers des chemins de pierre pentus où la végétation reprend parfois ses droits.

 
  
Je me souviens que le plus important des lavoirs de l'île se trouve juste à côté de l'église. Il est vraiment imposant de par sa taille et confirme bien à quel point le village était grand.

  

 

La visite de Dereköy se poursuivra à travers le prochain billet.

 


2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 06:10


Le relooking était un peu en suspens, il n'y a que 24 heures dans la journée aux dernières nouvelles et parfois ça ne suffit pas...

Si vous tapez sur "liste complète" dans "liste des articles récents", puis sur la page 4, vous descendez jusqu'à "Doğubayazit, un palais de conte de fées", proche de l'Iran, merveille architecturale.

   

Si vous avez un creux, vous continuez avec "Une petite faim dans les rues d'Istanbul" juste en dessous.

  

C'est à partir de cet article que le lifting a été opéré, on en profite pour faire un tour dans la belle ville d'"Urfa la Glorieuse" pour terminer par "Aujourd'hui la Turquie".

  
                                                   Le Gölbaşı d'Urfa, un coin que je ne me lasse d'admirer

1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 05:40

Sur la côte sud de l’île, à une dizaine de kilomètres de Gökçeada, après avoir serpenté en direction d'Aydıncık, tout près de la plage du même nom, une étrange étendue blanche, le lac salé.

 
                                                      Direction Tüz Gölü
 

Lorsqu’on s’en approche, on s’étonne que des taches noires apparaissent çà et là.... D’après les analyses effectuées, la quantité de soufre y est importante. Durant les mois d’été essentiellement, le mélange de sel, d’eau et de souffre forme de la boue, une boue qu’on badigeonne allègrement sur soi.


 
                                                            Le voici, le lac salé

En approchant, les taches vues de loin se révèlent être ... des hommes, des femmes, des enfants. 

  

Revêtus d’un maillot de bain ou d’un short et d’un tee-shirt, on avance doucement. En effet, ça croustille sous les pieds ! Les trous d’eau sont chauds, on trempe les mains pour recueillir le précieux mélange.

 

                

                                           Savonnage de boue

On vient y traiter ses rhumatismes, ses problèmes de peau, prendre un bain en toute liberté, s’enduire la peau en famille ou entre amis pour ressembler à un ramoneur.


               

                                             On frotte


Après une bonne dizaine de minutes, la peau commence à tirer, c’est bon signe ! Le masque de beauté a fait son effet, il est temps de filer vers la plage toute proche pour se débarrasser de cet encombrant revêtement.

 

Je n’ai jamais eu une peau aussi douce qu’après cette expérience, un vrai bébé !

 

Quant aux cheveux, ils ressemblent à de la soie, impressionnant ....
                  
 


Le tourisme de santé n’a pas encore démarré mais cela ne saurait tarder. Quand des petits malins auront compris la richesse de ces composants, il y en aura bien pour exploiter le filon.


 
 

En attendant, profitons-en librement pour notre plus grand bonheur !

 

31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 05:45

A Tepeköy, on célèbre tous les 15 août l’Assomption qui fait de ce lieu le rendez-vous de tous les grecs des alentours. Pour les chrétiens, le jour de la mort doit être un jour de fête car la personne qui meurt accède à la vie réelle aux côtés de Dieu. 

  
                                   Evangelistas kilisesi dans le centre de Tepeköy

Même si un habitant d'Imroz n’était pas présent à cette date, il ferait tout pour venir au moins passer cette journée sur place et prier la Vierge.

 

Le 14 août, plusieurs grandes bêtes (vaches, taureaux) sont sacrifiées et la viande mise à cuire toute la nuit, dans la cour de l'église, dans d'immenses marmites. Le bouillon de viande servira à la préparation de keşkek, des plats à base de viande en fines lamelles et de blé battu longuement cuit à petit feu. 

 
                                                         L'entrée de l'église

 
  

Le 15 août au matin, à la fin de la célébration, la viande est bénite par le métropolitain avant d'être offerte en partage à toutes les personnes présentes. Tout le monde se rend ensuite en procession jusqu'au cimetière et chaque possesseur d'une tombe attend devant celle-ci.

 

Des douceurs posées sur un grand plateau sont distribuées une à une. De cette façon, les vivants montrent aux morts qu'ils ne les oublient pas et gardent leurs souvenirs gravés en eux.

  

Les distractions commencent l'après-midi sur la place du village. Les tables et chaises sont mises en place, on mange, on boit, on chante, on se taquine et on se provoque... mais sans que cela ne dégénère en querelle. Seuls amusements et danses sont au rendez-vous !

 

Les jeunes qui viennent ici passer quelques jours avec leurs aïeuls sont mis à contribution et tous les bénéfices retirés de cette journée versés au profit du village.

 
                                               Préparatifs en août 2005

 

J’ai eu l’occasion d’assister à la préparation des manifestations il y a 3 ans mais je ne connaissais pas alors tout ce qui se passait avant... encore une bonne raison pour prévoir d’y retourner à ce moment précis.

Tepeköy restera aussi pour moi un souvenir "gustatif", on dit bien que les sentiments passent par l'estomac... Quel plaisir de déguster là une assiette de fava (fèves), du yunan çacığı (çacik grec réalisé avec du yaourt filtré), du sahanda peynir, mélange de fromages de chèvre et de brebis grillés avec de l'huile d'olive, de la tomate, du poivron et des épices.

  
                                                               favas

    
                                        çacik grec on ne peut plus onctueux

 
                                                   le sahanda peynir

C'est surtout... le sauté de sanglier plus que tout qui m'a conquis, un mets que je n'avais pas eu l'occasion de manger depuis bien longtemps. Rien que pour ça (et tout le reste aussi évidemment), je reviendrai bien volontiers à Imroz.

      

Autant la plupart des moutons et chèvres sont peureux, autant cet énergumène, par l'odeur alléché, est venu à notre table au cas ... où un mets s'envolerait par mégarde...

  

Il est environ 14 h au moment où nous quittons le village... il n’y a plus personne à la terrasse du café, tout le monde fait sans doute la sieste....

  

Je vais aller faire de même, mais avant un petit tour à "çınar altı", soit "sous le platane", cet arbre de 630 ans, protégé, qui pose majestueusement à quelques centaines de mètres de là. 

                  

Une vue magnifique se dégage car on domine la mer et on voit juste en face à 18 milles, l'île de Samotras toujours cachée dans les nuages...

 


Difficile de ne pas aimer Tepeköy n'est-ce pas ?

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