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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 19:47

 

En déjeunant l’autre jour  à Beyoğlu, attablée en terrasse, mon regard est resté fixé sur la vitrine située juste en face de moi : une toute petite boutique où j’aperçois des placards dans lesquels des piles de tissu plié et rangé soigneusement attendent d’être utilisées.

 

Ma curiosité ne peut résister à l’envie, sitôt le repas terminé, de pousser la porte et d’aller voir les deux hommes aperçus.

 

Je fais ainsi la connaissance de Celalettin bey (bey étant utilisé pour dire « monsieur » en turc et auquel on rajoute le prénom de la personne), propriétaire et tailleur de chemises - et de pyjamas - né à Karaman près de Konya en Anatolie Centrale, ainsi que son employé depuis 28 ans, Ramazan bey, originaire de Konya même.



 

Celalettin bey fait ce métier depuis… 53 ans et a créé cet atelier en 1968. Après avoir terminé ses études à la « orta okul » (équivalent du collège), il a appris le métier durant un an comme apprenti aux côtés d’un « usta » (maître) à Karaman. Avec sa famille, il débarque à Istanbul en 1958 où son grand frère est déjà couturier.

 

             
                                                  Celalettin bey

Durant 10 ans, il travaille pour un patron grec installé d’abord à Kadïköy sur la rive asiatique d’Istanbul, puis dans une autre rue de Beyoğlu. Son employeur repart dans son pays en 1968 sans jamais revenir en Turquie en laissant les lieux aux mains de Celalettin.

 

Ramazan bey, son bras droit, s’est également fait la main auprès d’un patron grec et il est venu à Istanbul à l’âge de 13 ans. A l’époque, les tailleurs étaient surtout d’origine grecque ou arménienne.

     
                                         Ramazan bey en plein travail d'assemblage 


La petite entreprise de Celalettin bey produit de 80 à 110 chemises par mois, chacune nécessitant en moyenne 2 heures de travail entre la découpe des 15 à 20 morceaux nécessaires qui prend environ ½ h, puis l’assemblage et la couture pour le reste du temps. Le travail est réparti entre les deux. Parfois, certains travaux de finition tels que la mise en place de boutons ou le repassage sont confiés à des artisans extérieurs.


Le tissu utilisé, de toute première qualité, est de fabrication suisse ou turque. Il y a quelques années, alors que la matière locale produite était de qualité inégale, c’était surtout en Suisse qu’ils s’approvisionnaient, à présent c’est l’inverse. Un seul fabricant installé dans la région d’Aydin, qui vend ses tissus à Pierre Cardin et à d’autres grands noms de la haute-couture française, est son fournisseur unique en Turquie. De la popeline, du coton, parfois mélangé à de la soie, le toucher ne laisse aucun doute sur la qualité.

 

                 

                                            Choix du tissu

Bien entendu, le prix n’est pas celui qu’on trouve dans les rayons des noms de la confection en grande série. Il s’échelonne de 125 ytl (env. 70
 ) à 300 ytl (env. 160 ). C'est essentiellement le tissu choisi qui fera la différence de prix.

 

              
                                               La griffe du maître

Bien que durant les années 80 à 95, six personnes travaillaient là et que ce nombre a baissé d’année en année, ce tailleur de chemises qui produit seulement encore 10 à 15 exemplaires de pyjamas par an à présent, ne connaît pas la crise. Depuis 10 ans qu’ils ne sont plus qu’à deux, ils ont du mal à suivre la cadence tant leur notoriété est connue par les amateurs de belles chemises classiques et de qualité. Il reste à ce jour 3 tailleurs de ce type en tout et pour tout à Istanbul.


 
                                                        Prise des mesures

Ses clients actuels sont des patrons de holding, des avocats, des médecins, des banquiers, des personnes qui ne souhaitent pas porter des produits de confection.
Il a également fabriqué les chemises pour six Présidents de la République Turque dont Turgut Özal, Premier Ministre et 8ème Président de la République.

 

Des clients français, allemands, hollandais, anglais, qui habitent en Turquie ou qui y ont vécu, sont toujours fidèles. Les ingénieurs de Renault qui travaillaient dans la ville de Bursa à 2 h de route mais qui habitaient à l’époque à Istanbul continuent de passer commande. A l’heure actuelle, 10 % de la fabrication part à l’étranger.


                     
                         Cet appareil permet de couper plusieurs épaisseurs de tissu
 

Il n’est pas forcément nécessaire de venir sur place, les habitués communiquent leurs mensuration, font leurs choix de tissu, de couleur et le tour est joué. Professionnels jusqu’au bout des ongles, j’ai passé un délicieux moment auprès de ces artisans, des hommes qui font leur métier avec amour et passion, comme j’aime.


               
                                 La pause thé s'impose comme partout en Turquie


Si vous aussi vous aimez les belles chemises ou que vous voulez faire plaisir à votre mari, votre père ou tout autre amateur de travail artisanal tout simplement, allez faire un tour chez Celalettin bey qui se fera un plaisir de vous recevoir avec la plus grande gentillesse.

 

Celalettin BENLI

Kallavi Sk n° 16 – Beyoğlu/Istanbul

Tél (0212) 243 42 97 – (0212) 251 42 08

12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 05:49


Non, non, rassurez-vous, ce ne sont pas des champs de maïs qui ont poussé en pleine ville en face de la Mosquée Bleue ou près de la Tour de Galata !

Mais à tous les coins de rue, les marchands ambulants d'épis de maïs cuits dans l'eau ou grillés sont là ! Pas de chance car moi je ne suis pas fan du tout...

          Sur Istiklal

  
                                                      A Eminönü
 
Je préfère entre autres... le chocolat. Mais quand le soleil est de la partie en permanence, ce n'est pas terrible d'avoir les dents qui ressemblent à du Nutella, je patienterai donc jusqu'à ce que la météo soit plus adaptée à ce genre de consommations.

 
                     Célèbre vendeur chocolat sur Istiklal

Il y a aussi en ce moment les noisettes fraîches... ah ! Jouer à l'écureuil et faire ses provisions.... c'est plutôt sympa ... et délicieux en même temps.

De jour et de nuit  

Les fruits sont partout en abondance, les figues ont fait leur apparition de même que les raisins d'Izmir sans pépin, les melons et pastèques sont omniprésents, les énormes pêches dégoulinent de jus, c'est un verger permanent dans les rues du pays.

 
                                     Mon primeur de Beşiktaş

Et si vraiment tout cela n'est pas de votre goût ou que vous êtes saturés de sucre, une p'tite moule ?

          Beyoğlu

11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 14:15


C'est d'un cyber cafe de la petite ville d'Ardahan à l'autre bout de la Turquie que je prends connaissance de mes derniers commentaires et des statistiques de mon blog après 8 mois d'existence.


Vous êtes maintenant habitués aux quelques informations que je publie chaque mois à la date anniversaire :

 

 


- 187 articles publiés à ce jour

- 20214 visiteurs "uniques" (1 passage/jour comptabilisé par jour maximum) en 8 mois alors que vous n'étiez que 16410 il y a un mois. Encore un cap de passé...  et mes objectifs atteints

- 60089 pages lues à ce jour pour 45691 pages vues au bout de 7 mois.

 

Quels sont les articles les plus appréciés ce dernier mois ?


- Le 14 juillet au Palais de France à Istanbul

- Le café Pierre Loti au milieu du cimetière d'Eyüp à Istanbul

- L'inflation en Turquie
- Les liens tissés entre la France et la Turquie
- Les soldes font chauffer les cartes bancaires à Istanbul.

Il n'y aura pas de photo pour agrémenter le billet cette fois-ci vu l'endroit d'où je le fais.

Ce séjour dans le nord-est du pays restera plus qu'un excellent souvenir tant les moments passés avec les villageois sont forts, parfois même émouvants. L'appareil photo a fort à faire et la batterie n'a que le temps d'être rechargée pour mieux continuer.

A bientôt pour partager une partie de ces moments ensemble.

 

10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 05:57


En Turquie comme partout ailleurs, les enfants copient ce qu'ils voient au quotidien... et cela donne parfois des scènes mignonnes ou cocasses. J'en ai sélectionné quelques unes...

Les cireurs de chaussures sont encore bien présents en Turquie et il n'est jamais trop tôt pour apprendre le métier en s'amusant... sous le regard du papa...

           Balat



Quand les familles sont nombreuses, ce n'est pas le linge qui manque... et on dit bien qu'il faut laver son linge sale... en famille.

             Balat
     

Vu le nombre de commerces qu'on trouve partout, il faut que les vitrines soient bien propres et il n'est pas trop tôt ... pour se faire la main même si le balai est deux fois plus grand que soi.

     Cihangir

Ceux et celles qui connaissent Istanbul savent la quantité de pêcheurs qu'on y trouve, regroupés surtout sur les ponts de Galata et Atatürk...


          

Enfın, entre les tournages de feuilletons (dizi) dans les quartiers de la ville, il y a aussi ceux pour la pub... En voici une qui a eu lieu sur la plage de Şile en plein hiver.

 

8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 05:52

Pour prolonger une des informations qui figurent dans un de mes précédents billets où tous les français et francophones qui lisent ce blog se sont rendu compte avec stupeur qu'ils connaissent au moins 5361 mots turcs... puisque d'origine française !

J'en ai donc recensé quelques uns histoire de rire un peu :

 
                                  Il y en a 3 sur cette photo, allez-vous les trouvez ???

Dans le domaine médical, il y en a énormément, du "doktör" au "jinekolog" en passant par la "diyet" ou par la "dyaliz"....

Dans celui de la reproduction, vous en avez pas mal aussi : la "fotokopi", le "fax", la "kartuş" !

  Où est l'intrus ?

Une anecdote qui m'est revenue à l'esprit. Installée à Istanbul depuis quelques semaines seulement à l'époque, je me suis rendue compte que je n'avais pas de tire-bouchons. Avec mon turc encore un peu hésitant, j'ai composé une phrase pour expliquer que je cherchais quelque chose pour ouvrir une bouteille de vin... et le commerçant m'a répondu "evet, bir tirbuşon" (oui, un tire-bouchons !). Il suffisait d'y penser.

Pour faire des compliments "süper kalite" ou pour remercier "mersi", vous voyez que vous pouvez vous débrouiller.



Entre la "reklam", les "plaket", les "etiket" et la "serigrafi", vous êtes bon pour la pub !



Et pour les petits besoins quotidiens, il vous suffit de demander "tuvalet ?" et tout le monde vous indiquera le chemin sans être obligé d'en dire plus.... Pratique non !

6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 17:32


C'est reparti pour quelques jours ... à l'autre bout de la Turquie !

        

Demain matin, destination Kars que je vous ferai découvrir à mon retour, cette ville rude surtout en hiver décrite par Orhan Pamuk dans son livre "Neige".

   

Puis une fois encore un tour par Ani, ancienne capitale de l'Arménie qui m'avait tant séduite l'an passé http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-20539210.html,
http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-20539210.html et où je souhaite retourner pour de nouvelles photos.

  
                                                 Au milieu des ruines d'Ani

Et ensuite, un retour attendu depuis longtemps et qui me tient à coeur, Aşağı Aydere Köyü http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-18037911.html, le village natal de mon meilleur ami turc perché à 2600 m d'altitude (pas mon ami, son village !) et ses environs, les yaylas, les communautés qui s'y trouvent durant l'été seulement.

  

Je frémis d'impatience depuis plusieurs jours déjà et il me tarde d'y être, retrouver plein de gens que j'aime, revoir ces étendues immenses proches de la Géorgie où la vie s'écoule sur un autre tempo.


Je vous ai préparé quelques petits billets très légers durant mon absence, il n'y aura pas de publication tous les jours mais vendredi, dimanche et mardi matins.

Bonnes vacances à ceux qui en ont, bonne reprise à ceux qui ont terminé et à très bientôt !

6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 05:03

Qui d'entre vous sait :

- que les relations diplomatiques entre nos deux pays sont parmi les plus anciennes au monde ? En effet, François 1er et Soliman le Magnifique ont conclu un traité d'alliance en 1536.

- que le père de Jean-Jacques Rousseau a été "horloger du sérail" de 1705 à 1711 ? Une plaque commémorative est d'ailleurs érigée en son honneur tout près de la Tour de Galata à Istanbul.

  
    Dommage car un verre recouvre à présent la plaque et après nettoyage partiel, voilà ce qu'on peut lire

- que la France a été le premier pays occidental à reconnaître le gouvernement de Mustafa Kemal Atatürk à l'occasion de la signature des Accords d'Ankara le 20 octore 1921 ?

- que la France est le 5ème partenaire économique de la Turquie et que les échanges économiques dépassent les 10 milliards d'Euros ?

- que 5361 mots turcs viennent du français contre seulement 565 de l'anglais et 1375 du persan ? Tout le monde arrivera bien à lire "pötibör", "şofben" ou "noter" ... entre autres.

 
                     4 mots d'origine française se cachet sur cette photo, à vous de les découvrir


          Les produits qu'on trouve dans les "charcuteries" turques ne sont pas tout à fait les mêmes

- que la France est le 3ème pays d'accueil des étudiants turcs après les Etats-Unis et l'Allemagne ?

- que la France et la Turquie se sont donné rendez-vous du 1er juillet 2009 au 31 mars 2010 pour une saison culturelle ? Cette information au moins, je suis certaine que bon nombre d'entre vous en ont déjà entendu parler...

- que la France est l'un des pays qui traduit le plus la littérature turque contemporaine tels que Orhan Pamuk, Yaşar Kemal et j'en passe...

               


- que plus de 400 000 turcs vivent en France et dont près de la moitié ont la double nationalité ?

- que la Turquie est l'une des destinations touristiques principales pour les français qui vont à l'étranger ? Ils étaient près de 800 000 en 2007.

  
                                 Soirée estivale à Ortaköy au bord du pont qui enjambe le Bosphore

Toutes ces données diverses et variées sont bien intéressantes tant pour les expatriés que tous les amis francophones qui aiment la Turquie et qui s'y intéressent autant que moi. Pour en savoir plus, je vous invite à aller sur le site du Consulat de France car une brochure recensant entre autres les informations ci-dessus a été réalisée par l'Ambassade de France en Turquie en collaboration avec l'Institut Français d'Ankara : http://www.consulfrance-istanbul.org/spip.php?article834.

La publication de ces extraits a été aimablement autorisée par Madame Christine MORO, Consule Générale de France à Istanbul.

5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 20:12



Je me disais bien qu'il me manquait une information de la plus haute importance dans les souvenirs des vacances à Gökçeada !

Après Gelibolu, sur la route de Şarköy, une ombre se profile sur la route entre les deux champs de tournesol... Je pense à un hérisson et je freine pour ne pas écraser... finalement la petite tortue qui traverse tranquillement, inconsciente du danger.


 

Nous lui avons proposé de venir faire sa vie à Istanbul, rejoindre une autre copine de la même famille qui dispose d'un très joli jardin dans le quartier de Galata, où elle est attendue avec plaisir.

Une p'tite crotte en voiture et heureusement séance pipi aussitôt descendue de la voiture, les voyages, ce n'est pas son truc...

Elle a hérité du nom grec de Gôkçeada, Imroz, ça lui va bien non ?

5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 05:20

En revenant de Gökçeada, une halte s'impose pour découvrir le tekke de derviches tourneurs à Gelibolu.



Afficher Gelibolu, Dardanelles sur une carte plus grande

 

Cette ville située à l'entrée du Détroit des Dardanelles est plus connue pour sa situation stratégique lors des conflits qui ont rempli les pages d'histoire du pays et pour ses restaurants de poissons que pour ce lieu mystique.

Pourtant, c'est le plus grand lieu d'exhibition de sema de Turquie, les fameuses danses des derviches en communion avec Dieu.

 
                                           La façade visible à l'arrivée

                

Il a été construit il y a 400 ans environ mais la date exacte est inconnue. Ce dont on est sûr, c'est qu'elle est antérieure à 1621. Il fût l'objet d'une reconstruction partielle en 1840, sous le règne du Sultan Abdülmecit.

 

La signature de ce dernier est d'ailleurs inscrite sur une porte de pierre extérieure qui date de la même année. En 1900, une autre partie a été restaurée durant la période de règne du sultan Abdülhamit.

 

 

Ce lieu était longtemps situé en zone militaire. Une caserne et des postes de sentinelle sont d'ailleurs visibles tout autour, ce qui donne un sentiment étrange au cadre.

Durant la Première Guerre Mondiale, le dernier saint, Burhaneddin Dede, ainsi que 7 derviches ont intégré le Régiment mevlevi du 4ème corps d'armée ; ils sont restés durant 3 ans à Damas en Syrie.

 

Le mevlevihane a servi accessoirement d'arsenal et a été également à un moment sous le contrôle de la force ennemie.

                
                        Des stèles funéraires d'anciens derviches y sont exposées

  
                                 Ce sont des poupées de cire qu'on voit ici

A partir de 1949, on y sert des repas aux pauvres avec les recettes d'une taxe appelée Tımar prélevée sur les recettes fiscales.

Cet endroit a ainsi connu un passé assez tumultueux alors qu'il est sensé être un lieu de rencontre, d'échanges, de recueillement et de prière.

 

La dernière restauration du mevlevihane de Gelibolu a commencé en 1994 après le rachat par l'administration générale des vakıf (fondations pieuses).

 

 

L'inauguration officielle date du 17 septembre 2005, et c'est à présent un bâtiment somptueux que l'on peut découvrir, soit à l'occasion d'une simple visite que lors d'une démonstration de sema.


Published by Nat - dans Soufisme
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 05:40

J'aurais bien envie de vous faire connaître encore des tas de lieux, de moments et d'émotions sur cette île si riche à mes yeux, mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Par exemple, Ince Burnu ("le nez fin"), tout à fait à l'ouest de l'île est en fait le point le plus à l'ouest.... de la Turquie. Une plage de sable, quelques oliviers et la mer à perte de vue.




Je voulais  encore parler du boucher de Yeni Bademli, le village où nous étions, qui nous a préparé de l'agneau au four, cuit durant 3 heures dans le four à pain situé dans la même rue, un régal pour les papilles et les sens : de l'épaule, de la cuisse et des côtes, mélangées avec des tomates, des poivrons, des épices, ... je vous laisse imaginer....

 
                       Double casquette de pension et de boucher

 

L'akya, cet étrange et impressionnant poisson qui peut peser jusqu'à 60 kg et qui a été pêché à environ 40 m de profondeur de la plage voisine par le fils du boucher, je tenais à vous le présenter...  En français, on l'appelle la liche... 

 

Le pain frais et chaud, je voudrais vous le faire goûter, que ce soit des pide, ces espèces de galettes absolument délicieuses ou bien différentes sortes de pain tout aussi appétissantes.
 

 

Et Kaleköy "le village du château", minuscule havre de paix perché au-dessus de la mer à 10 mn à pied à peine de la pension, vous voulez peut-être le connaître de même que les ruines qu'on voit de loin. C'est d'ailleurs le plus vieux village de l'île.


                             Devant Yeni Bademli et Kaleköy au fond sur les hauteurs



A Kaleköy, c'est son église qui est abandonnée. Après avoir passé la tour qui abritait le clocher et traversé la cour, pas de porte à franchir, on entre et on regarde.

 



Délabrée, dépouillée, elle était sans doute belle et j'aurais aimé la connaître durant sa période de gloire à côté de l'école. Cette dernière, il y a 3 ans, je m'en souviens très bien, m'avait touchée, j'y voyais à travers la fenêtre un globe terrestre sur un bout d'étagère elle-même sur un bureau, oubliés tous trois....

Là, surprise, le bâtiment a été rénové et n'est même pas achevé, il abrite à présent la muhtarlik, autrement dit la mairie du quartier... Sa nouvelle façade rose profond tranche avec la grisaille d'il y a 3 ans....


                                           L'école de Kaleköy en août 2005

Eski Bademli également, j'aimerais tant vous emmener à sa découverte, village peuplé de 500 habitants... avant. Maintenant, c'est sur les cinq doigts de la main qu'ils se comptent en hiver...


                                      Jolie propriété de Yeni Bademli

Ici aussi, il y avait une fabrique d'huile d'olive fermée depuıs et tout au bout du village, à côté du lavoir presque tapi sous les feuilles, un magnifique platane d'environ 400 ans, qui lui... vit toujours ici...


                  Je présume que l'immeuble du bout est l'ancienne fabrique d'huiles...

  

Après la découverte d'une petite partie seulement de ses beautés, de ses trésors parfois cachés, de ses saveurs et de ses odeurs, comment ne pas aimer Gökçeada ?


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