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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 14:55


A partir de demain matin et jusqu'à samedi soir, quelques jours de vacances à Gökçeada, la plus grande des îles turques sur la Mer Egée.

J'y ai déjà été il y a trois ans avec une envie d'y retourner, mais motorisée cette fois-ci pour pouvoir se déplacer plus facilement sur cette île qui regorge d'endroits attrayants et d'un calme tout à fait à mon goût.


                                        Du haut du village de Tepeköy à Gökçeada


Bien entendu, au retour, vous allez pouvoir en profiter car j'ai bien l'intention de faire provision de nombreuses photos comme d'habitude.

Là, c'est juste un avant-goût, une mise en bouche que je vous propose !



Le blog va rester un peu en veille, j'ai préparé un billet (peut-être qu'il y en aura un second d'ici ce soir) qui paraîtra mercredi (et le second dans ce cas vendredi).

Cela permettra pour certains d'entre vous de vous "mettre à jour" dans la lecture des anciens articles, n'est-ce pas ?

Allez, portez-vous bien, courage pour ceux et celles qui travaillent et bonnes vacances pour les heureux qui en font partie !

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 07:57

Dans la région de Kastamonu, en Mer Noire (province en jaune au Nord d'Ankara) à 17 km au nord-ouest de cette ville, se trouve un village rural minuscule, Kasaba. 

 


Afficher Kasaba sur une carte plus grande

       
Quelques fermes éparpillées, peut-être plus de vaches que d'habitants et.... une des plus belles mosquées en bois encore visible en Turquie, Mahmud Bey Camii.

    

  

Construite en 1366 par un certain Abdullah pour Emir Mahmut, le fils de Çandaroğlu Adil par, l'extérieur ne semble pas avoir au premier abord un intérêt particulier. Le minaret a été refait après les dommages causés par un tremblement de terre en 1943. 

  

L'imam n'est jamais bien loin et lorsqu'il vous ouvrira, vous découvrirez l'intérieur tout de bois.

En s'approchant des portes, les yeux s'écarquiller. Quel raffinement ! Mais ce que vous voyez n'est en fait qu'une reproduction des portes originales exposées dans le Liva Paşa Konağı, un musée de Kastamonu.

                    


Une histoire quelque peu originale concerne d'ailleurs ces portes inestimables. Elles ont été volées (mais quand ?) ; les services de police et Interpol se sont lancés à la recherche des bandits qui ont finalement retrouvé l'objet du délit.

Il suffit d'admirer les copies parfaitement imitées pour s'imaginer la valeur des originales.

 
                

A l'intérieur, des colonnes, des poutres apparentes, un bois travaillé délicatement.... L'autre particularité de ce bâtiment, c'est que l'assemblage de tout ce bois est fait... sans clous, juste un enchevêtrement savant qui résiste au temps.

  

Des deux côtés du mihrab, des cylindres de pierre peuvent encore pivoter aujourd’hui et maintiennent la structure de cet édifice, l’empêchant de glisser ne serait-ce que d’un millimètre.

 

                    Photo-312---vue-partielle-copy.jpg
                     
 
Photo-317-copy.jpg
 

Le minbar, cette tribune élevée à droite de l'autel de chaque mosquée d'où l'imam s'adresse aux fidèles est également en bois.

Ce jour d'octobre 2006, il y avait une équipe de photographes professionnels venus spécialement d'Istanbul pour faire un reportage sur cette mosquée hors du commun. J'ai bien vite compris en voyant tout l'équipement dont il disposait que je serai rapidement "coincée" pour les prises de vue. C'est couché qu'il faut effectivement prendre une bonne partie des photos, avec un pied (que je n'avais pas à l'époque).

                   


Encore un endroit où il va falloir retourner pour immortaliser sous tous les angles ce petit chef-d'oeuvre architectural.

 

 


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Published by Nat - dans Mer Noire
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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 05:36


Cette entrée exquise, je l'ai goûtée la première fois il y a déjà quelques années, après quelques mois de présence à Istanbul. On ne trouve pas ce plat très facilement et c'est bien dommage. Il semblerait que ce soit une très ancienne recette ottomane.

Elle est un peu longue à préparer, surtout la partie "dépieutage" du poulet cuit ! Mais le résultat est à la hauteur du temps passé.

Ingrédients pour 10 personnes :

1,5 kg de poulet (poulet entier ou hauts de cuisses)

1 carotte, 1 pomme de terre, 2 oignons, de l’eau

Pour la sauce : 500 g de noix, 4 tranches de mie de pain rassis, 2 gousses d’ail, 1 demi- verre à eau de bouillon de poulet, sel, poivre rouge


                          


Faire bouillir le poulet avec les légumes (environ 1 h 00 à 1 h 15), saler à mi-cuisson puis refroidir.

 

 

Enlever la peau, les os et émietter la chair en morceaux de la grosseur d’une allumette.

 

Broyer les noix, ajouter la mie de train trempée dans le bouillon et pressée, puis l’ail, le sel et le poivre rouge.


               

Versez cette composition dans un bol et ajouter doucement le bouillon de poulet. Mettre dans un plat de service la viande de poulet, étaler la sauce dessus en égalisant bien avec une cuillère. Chauffer un peu d’huile végétale (ou de noix) avec le poivre rouge et arroser le tout, recouvrir de quelques cerneaux de noix.


Ce plat se mange froid ou très tiède.


 
 

Infos :

Pour moins de personnes, je prends non pas un poulet entier, mais deux hauts de cuisses complets et je réduis la quantité de noix et de pain. Afiyet olsun !

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Published by Nat - dans Recettes
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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 17:55


Trois de plus, je veux dire des billets "relookés", photos et écriture !

On tape sur "liste complète" dans la liste des articles récents, puis sur la page 4 et on descend jusqu'à Mardin.... Oui, c'est vrai c'est loin d'Istanbul mais qu'est-ce que c'est beau !

            
                                                              La poste de Mardin

Après, direction le Grand Bazar et on termine par "Aujourd'hui la Turquie".

Et à présent, je vais m'occuper de mes invités qui ne devraient pas tarder à venir.

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 06:30

Quand la vue embrase le Bosphore des hauteurs de mon quartier de Cihangir, elle croise et s'arrête sur une tour élevée au milieu des eaux près du quartier d'Üsküdar sur la rive asiatique d'Istanbul.

Il s'agit de Kız Kulesi, la tour de Léandre, dont les couleurs chatoyantes au soleil couchant semblent lui donner encore plus de mystère.


  

Deux légendes entourent en fait ce lieu. La première laissait croire longtemps que Léandre, personnage de la mythologie grecque, y est mort noyé qu'il traversait le détroit du Bosphore pour aller rejoindre la prêtresse Hero, sa maîtresse comme il le faisait chaque nuit. En fait, cette tragique légende est située près d'Abydos, dans les Dardanelles.

   

La seconde histoire rattachée à cette tour lui vaut son nom turc de Kız kulesi, la tour de la fille ou de la Vierge. Une prophétesse avertit un roi que sa fille, princesse d'une grande beauté, allait mourir à la suite de la morsure d'un serpent.

Pour éviter cette fin, le roi fit construire cette tour sur les eaux du Bosphore et y cacha sa fille. Son prétendant fit livrer à la jeune et princesse un panier de fruits dans lequel le reptile fut caché... La belle mourut comme la prédiction le disait...


            

Cette tour, qui aurait été fortifiée au XIIème siècle, a été utilisée pour défendre l'accès du Bosphore lors du siège de Constantinople.

 

Mais elle servit aussi de phare, de sémaphore, de lieu de quarantaine, de poste de douane, de maison de retraite pour les officiers de la marine. Une restauration y a été entreprise à la fin des années 90. A présent, elle abrite un restaurant. 

  

On y accède par bateau d'Ortaköy de jour ou de Kabataş en soirée. La situation de cet îlot est très particulière et la vue de toutes parts est fantastique. On y voit la pointe du sérail, Topkapı, Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue. 

 

En face, la tour de Galata dépasse de la colline de Beyoğlu, à droite le pont sur le Bosphore et la mosquée d'Ortaköy toute proche.

 

 
Elle fait partie en tout cas des images d'Istanbul. Attention toutefois lorsque vous irez, car il y souffle en permanence un vent qui non seulement décoiffe mais vous fait presque vous envoler par moments.   

 

                    

 

        


                           


















 













         





 

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 06:40

Lorsque j'ai découvert cette ville en septembre 2007, je ne pensais pas trouver autant d'intérêt et de plaisir à l'arpenter en tous sens. Elle était alors en pleine cure de jouvence et pourtant  je la trouvais déjà attachante, séduisante.

Cette cité de plus de 100 000 habitants est située en Anatolie Centrale, à l'Est d'Ankara.



Tokat


Tous les envahisseurs de l'Anatolie sont passés par là, des Hittites aux Mongols, entre temps les Perses, Alexandre le Grand, les Romains, les Byzantins, les Seldjoukides et j'en oublie. Tokat a tenu une place importante, située à la croisée de voies commmerciales.

Les communautés juives, arméniennes et grecques y étaient particulièrement représentées. 

Son charme ne se découvre pas au premier abord. Une avenue interminable traverse la ville de part en part. D'un côté, un promontoire rocheux en haut duquel la fortereresse s'élève au-dessus de la vieille ville.

   

De nombreux monuments et habitations éveillent la curiosité. La medrese Gök, autrement dit l'école coranique bleue, par exemple. Construite en 1277, son nom évoque le ciel (gök), terme turc qui désigne le bleu et ici, la couleur des céramiques qui la composent.

 

Aujourd'hui, ce charmant bâtiment abrite un musée que je n'ai malheureusement pas eu le loisir de visiter cette fois-ci.

  

                    

Tout proche, le taş han, ancien caravansérail et atelier ottoman ; je n'ai aucune peine à recréer dans mon imagination la vie qui devait l'animer du temps de sa splendeur.
             


                  

Derrière cette bâtisse qui laisse rêveur, les ruelles abritent d'anciennes maisons ottomanes ainsi que des échoppes où l'artisanat local est bien représenté.

 

C'est surtout le cuivre qu'on travaille par ici mais également le yazma, cet art anatolien ancestral d'impression sur tissus à partir de pochoirs, de teintures et de tampons. Ce sont essentiellement des foulards et des nappes réalisées ainsi.

     

Là encore, j'aurais aimé passé bien plus de temps pour découvrir ces richesses.

Je grimpe doucement, traînant mon regard dans ces ruelles aux maisons ottomanes, où les enfants sont surpris de voir cette étrangère toute seule qui parle aussi leur langue et qui les fait rire.

 

Des femmes sont en train de préparer des dizaines de gözleme (pâte fine qui sera farcie au fromage, à la pomme de terre, à la viande par exemple, puis refermée sur elle-même telle une pizza calzone et cuite en quelques minutes à peine). On m'en prépare une au fromage à déguster immédiatement, brûlante, emballée dans du papier journal.

   

  
                                        Eğlinize sağlık hanım efendiler

Il y a quelques mosquées intéressantes cachées çà et là dans la vieille ville. Et à côté de l'Ulu Camii, l'une d'entre elles située tout en haut, en direction de la citadelle, une place de jeux. Une voix cristalline s'élève derrière moi, je reste scotchée.
                   

             L'Ulu Camii et une vue intérieure - son architecture s'intègre dans la tradition locale
                    

Un garçon d'une dizaine d'années à la voix d'or, perché sur son vélo et accompagné d'un copain ! J'en ai la chair de poule, les larmes me montent aux yeux, un gamin dont la voix mériterait d'être entendue par des spécialistes, des connaisseurs, une voix rare, un timbre, un ange vient de passer... J'ai échangé quelques paroles avec lui, pourquoi n'ai-je pas eu le réflexe de prendre ses coordonnées, même pas une photo... je m'en mords encore les doigts.

Après ce moment d'intense émotion, je redescends sur l'avenue principale pour découvrir Latifoğlu Konağı, demeure historique du XIXème siècle, une des plus belles en Turquie. Pas de chance, elle est fermée pour restauration... Après discussion, le responsable accepte toutefois de me laisser entrer et de me montrer une partie des pièces. Un vrai régal qui me donne encore plus envie de revenir à Tokat.

  
         
 
 
                
                      Cette maison mériterait un article à elle toute seule, une pure merveille !



De l'autre côté de l'avenue, un peu difficile à trouver, la maison d'Atatürk récemment restaurée et ouverte au public. Elle abrite un musée ethnographique depuis quelques mois à peine. Encore une belle construction typique, qui correspond à mes critères de beauté en la matière.


            

Un autre régal pour l'estomac cette fois, la spécialité locale, le Tokat kebabı à ne manquer sous aucun prétexte. C'est une brochette d'agneau et d'aubergine cuite à la verticale dans un four à bois.

 

Le jus de la viande arrose le légume et l'on rajoute en fin de cuisson tomates et poivrons... ainsi que de l'ail grillé servi en gousses, je me lèche encore les babines en évoquant ces moments...


           

Je dois absolument revenir dans cette ville au charme méconnu, où les touristes étrangers sont si rares, ce qui n'est pas fait pour me déplaire. Dans ces coins déjà reculés du pays, lorsqu'on ose aller à la découverte de ses richesses, quelle récompense !

    

 

J'y suis restée deux jours et cela ne m'a pas suffi pour dire. Les masseurs les plus réputés en Turquie viennent tous de Tokat, eux aussi je n'ai pas eu le temps de les voir... et de les tester.

 

 


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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 05:52

Après le billet sur les portes d’Istanbul   et cet autre sur les robinets et fontaines de la ville,  , je souhaitais compléter la série avec… des fenêtres et balcons.


               
 

Pourquoi, tout simplement car c’est de là que l’on voit ou qu’on est vu, qu’on peut épier en se cachant derrière le rideau ou un carreau…ou bien se montrer, pavaner !


                  


Sur la belle île de Büyükada
   où j’aime tant me promener, c’est une invitation permanente à découvrir des fenêtres de toutes sortes, des balcons et terrasses au charme parfois suranné.

 

 

              

Tout comme les portes, ces fenêtres ont une histoire. De temps en temps, les vitres sont abîmées par le temps, souvent elles étincellent et resplendissent au soleil. Leurs formes sont si diverses et variées, de la plus classique à la plus à la plus affriolante comme une femme qui vous envoûte… naturellement.

                


Les balcons et terrasses vous donnent envie de s’y asseoir pour prendre le temps comme on sait le faire si bien en Turquie. Un thé à la maison, vous regardez les nuages (lorsqu’il y en a), les massifs de fleurs qui apportent leur touche à la beauté des alentours.


 


Vous écoutez les sabots des chevaux qui passent dans la rue, tirant les calèches remplies de personnes heureuses de passer quelques heures en ces lieux,…

                 


Les fenêtres, les balcons et les terrasses laissent libre cours à votre imagination. Derrière ces rideaux, que d’histoires, des tranches de vie, des amours passionnés… ou passés.
               
 

Selon la hauteur où vous trouverez, vous semblez dominer un peu la situation, être en position de force. Mais il fait si bon également vous retrouver au même niveau que les autres, être plus humble et plus humain.

                 


Ce n’est pas parce que vous croyez conquérir ainsi le monde du haut de cette fenêtre ou de ce balcon que c’est le cas.

                         
          Rassurez-vous ma p'tite dame, ce n 'est pas à vous que je m'adresse en ces termes...

 

 


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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 06:11


La Turquie occupe la 59ème position mondiale pour son taux d'inflation (8,39 % en 2007) alors que dans les années 90, elle était en 4ème ou en 7ème position...

Cette année, le taux annoncé par les instituts de statistiques sera plus proche des 10 % officiels. Au quotidien, c'est autre chose.

Quand on sait que l'électricité vient d'augmenter de 22 % ce 1er juillet, on peut se poser des questions.  Avec ça, on va être branché !

   
                          Factures de gaz, d'électricité, d'eau, tout augmente !


L'essence en Turquie est plus chère que dans tous les pays européens.

Ici comme ailleurs, le panier de la ménagère est rempli de certaines denrées ou d'objets qu'on n'utilise pas tous les jours.

Dans tous les pays, l'inflation grimpe de façon inquiétante. Pourquoi ne pas revenir à des systèmes d'échanges commerciaux comme il y a des siècles, sans argent. Tu me donnes du blé, je te donne du sucre en contrepartie . Les dérapages seraient peut-être maîtrisés un tant soit peu.

   

On peut aussi vivre d'amour et d'eau fraiche, c'est bien moins onéreux...

La Turquie arrive en 55ème position des pays les plus riches au monde avec un PNB de 10 738 USD par habitant, le plus élevé étant une fois de plus le Luxembourg qui affiche 117 231 USD, la France en 18ème position, l'Allemagne en 19ème.

Par contre, s'il existait un classement de la richesse d'un pays par rapport à son hospitalité et à la chaleur des gens qui le peuplent, la Turquie serait sans nul doute dans le tiercé de tete, peutêtre même sur la plus haute marche...

Ce billet, je le voulais un peu aigre-doux volontairement. Tout cela pour dire que même si tout n'est pas rose (d'ailleurs où est-ce que ça l'est ?), la notion de richesse... ou de pauvreté ne peut pas seulement se comptabiliser sur le contenu d'un portefeuille ou de certaines apparences mais de quelque chose de bien plus profond et de réel, l'etre humain.
                                 

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Published by Nat - dans Economie
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 06:40


On célèbre aussi la Fête Nationale Française en Turquie. Cet évènement annuel a lieu dans le somptueux décor du Palais de France à Beyoğlu, le lieu de résidence du représentant consulaire de l'Etat à Istanbul.

   

Après avoir montré patte blanche pour vérifier si vous êtes bien inscrit sur la longue liste et passé le contrôle de sécurité, vous pouvez traverser une partie du Palais.

 

C'est Madame Christine MORO, Consule Générale de France, son époux Louis MORO, Monsieur Alain DUBUY, Consul Général  Adjoint,  Monsieur le Général Jean-Claude MARBEC (en poste à l'OTAN à Izmir) ainsi que son épouse Madame Fatiha MARBEC, qui accueillent les 2000 invités. Un accueil personnalisé pour chaque hôte, on serre la main, un petit mot gentil de bienvenue.

 
De gauche à droite, Madame Moro, Consule Générale de France, son époux Monsieur Louis MORO, Monsieur Alain Dubuy, Consul Général Adjoint, Monsieur le Général Jean-Claude Marbec et son épouse

                         

Vous avez tout juste le temps d'admirer une des salles de réception qui donne sur le jardin où se tiennent les réjouissances que des garçons vous attendent déjà au pas de la porte pour vous proposer des rafraîchissements.

 


 

 

Des airs de Piaf et d'autres grands interprètes de la chanson française envahissent le jardin tout entier.

Pour vous faire patienter jusqu'au discours, des amuse-gueule vous sont offerts et les discussions vont bon train. On se retrouve avec les représentants des différents corps consulaires d'Istanbul, ceux des entreprises françaises implantées ici, les expatriés, les différents membres des communautés religieuses francophones,...

 

                    

 

Le personnel de service est fin prêt, tant les cuisiniers que les garçons qui vont remplir les verres de vin et les coupes de champagne.

  

  

   

Le discours commence avec un léger retard, saluer 2000 personnes prend tout de même un peu de temps....

C'est la première allocution du 14 juillet à Istanbul pour Madame la Consule Générale ; elle est faite en français mais également pour une grande partie du texte en turc, exercice difficile pour chaque nouveau diplomate. Les thèmes abordés sont entre autres la récente fusillade devant le Consulat des Etats-Unis à Istanbul, la Présidence française de l'Union Européenne durant 6 mois et qui vient de démarrer,  l'environnement. C'est d'ailleurs sur le thème de l'eau (Traces, reflets, échos de l'eau - Turquie/France) qu'a été réalisée la plaquette commémorative offerte à chaque invité à la sortie.

                 

L'hymne national français retentit, suivi par l'hymne national turc, moment d'émotion  !


 

                 
              Madame la Consule Générale chante aussi la Marseillaise comme il se doit

La déclaration est terminée et Madame MORO invite tout le monde à profiter du délicieux buffet, de la musique ! Et que la fête commence !

                   

 

Dans la douceur du soir, les convives apprécient les mets français et turcs proposés, discutent, échangent leurs cartes de visite et se donnent rendez-vous pour ce très agréable rendez-vous l'année prochaine.

 


 

 


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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 06:14

On ne peut parler de Pierre Loti sans associer le café qui porte le nom de cet ami et amoureux de la Turquie. La situation particulière de ce lieu juché sur les hauteurs du cimetière d'Eyüp est situé sur les contreforts de la Corne d'Or, un environnement de choix...


     
                          Le cimetière d'Eyüp en arrière-plan, au bord de la Corne d'Or

Il y a quelques années à peine, il fallait gravir les marches en suant à grosses gouttes pour s'y rendre. Depuis 2005, un téléphérique permet d'y accéder plus facilement à condition de ne pas avoir le vertige.
                  
  

 

Il grimpe en un rien de temps, longeant les tombes pour arriver à quelques pas du célèbre café.

Une maison de bois à l'intérieur typique, dehors des dizaines de petites tables d'où la vue, par temps dégagé, permet de voir le palais de Topkapı et les minarets de Sainte-Sophie.

 

C'est là que Pierre Loti, l'écrivain français turcophile, venait paraît-il se reposer à l'ombre des tonnelles lors de ses voyages à Istanbul.


   


                  



Ce lieu est prisé par les familles turques,
en particulier le week-end. On vient s'y promener, boire un thé en dégustant un simit.

 

Même en hiver, il est souvent difficile de trouver une place et il faut parfois patienter.



Les serveurs ont de quoi faire pour satisfaire les clients qui ne cessent d'affluer.

             

 

La promenade à travers le cimetière est particulièrement agréable.

 

Les tombes ottomanes aux formes différentes pour les hommes et les femmes sont belles à regarder. Leurs formes, leur implantation au milieu de la végétation et elles font bon ménage avec les sépultures actuelles.

 

               


     

Elles penchent parfois, sont plus ou moins proches les unes des autres et donnent une image de désordre presque joyeuse. Même si un tel endroit est plutôt synonyme de peine et de tristesse, ici c'est un lieu de promenade, de divertissement....aussi.

Essayez d'imaginer un café au milieu du Père Lachaise où l'on viendrait profiter du paysage...

            
 

                 


Tout près de l'entrée du café, quelques vendeurs ambulants comme partout. Un en particulier m'amuse toujours, celui qui vend du macun.

 

Cette pâte à base de miel et qui peut se trouver dans une diversité de parfums ou d'épices, a des vertus aphrodisiaques... On l'appelle d'ailleurs  "l'aphrodisiaque des sultans", le Mesir Macunu ! A consommer avec modération.....

    

Le vendeur de macun s'ennuie, mais aussitôt un client arrivé, il concocte la friandise avec dextérité.


              

 

Le café Pierre Loti est assurément un lieu où il fait bon se poser. Selon les heures, l'ambiance y sera différente, douce et tranquille de bon matin, plus animée durant la journée, particulière lorsque les muezzin environnants appellent à la prière et sans doute particulière au coucher du soleil ou la nuit venue.

 

 

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  • : Faire connaître la Turquie et ses habitants avec les yeux d'une alsacienne qui y vit depuis 11 ans
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