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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 06:20

 A 10 km à l’ouest du centre de Gökçeada dont les derniers montent en lacets de façon assez vertigineuse, vous voici dans le village le plus haut perché de l'île.
 

Je ne peux parler de Tepeköy en une fois, le billet serait bien trop long. Je vous propose donc de le faire en deux parties, pour mieux comprendre, humer l’air qu’on y respire, entendre les gens qui y parlent, s’y sentir un peu présent...


 
 

                      

Il y règne une ambiance toute particulière qui me “parle” beaucoup. Tout d’abord celle de l’école primaire, ouverte à tous vents elle aussi.

 

Sa visite provoque beaucoup d’émotion : les planchers et plafonds éventrés, les longs tableaux où des dessins et des phrases sont écrites, un banc d’écolier abandonné. 

            

 

 

J’entends presque la voix du maître énoncer son cours et les enfants répéter machinalement.... 


  
 

              

En approchant de la place centrale, à droite le café sous la treille où tous les grecs du village commencent à se réunir, il n’est même pas 10 h du matin. Ils sont encore environ 25 à vivre ici en hiver alors que dans les années 60, la population de Tepeköy se montait à... 1500 âmes.


 
 

Après avoir dégusté un nouveau dibek kave (cf. billet d’hier), je décide de me mêler doucement à ces hommes pour la plupart âgés et dont les mots en turc ont un accent grec absolument charmant.

 

En fait, le café n’appartient à personne ... mais à tous. Ils achètent en commun le café qui est vendu à un prix dérisoire, aucun bénéfice n’en est tiré, si ce n’est ... le rachat des nouveaux ingrédients.

 

  

L’ambiance est bon enfant et la plupart acceptent de se faire “tirer le portrait” que je vais leur transmettre dans les tous prochains jours comme promis.


                   

                                                Le doyen, 91 ans
 

                  

                  

En haut du village, dans un paysage idyllique d’arbres, certains fruitiers, l’imposante colline de 670 m juste derrière, le cimetière grec et sa chapelle. Des tombes de différentes époques, certaines très vieilles enfoncées dans la terre et dont juste un bout dépasse, d’autres plus récentes aux inscriptions parfois incompréhensibles.

 

 

La clé de la chapelle est sur la porte, il suffit de la tourner pour allumer une bougie devant une icône et se recueillir quelques instants avant de refermer soigneusement.


 
 

 

                 

Un peu plus loin, sur un chemin si étroit qu’on peut à peine passer, un jardinet magique tenu par une charmante vieille dame, grecque elle aussi. 

 

Au hasard de la conversation, elle fait savoir qu’elle produit du vin “maison”, une espèce de vin cuit absolument délicieux que je vois très bien accompagner du melon... ou un gâteau au chocolat...


              

                                                 Bientôt mûr
 

            
                            La meilleure amie de la productrice de vin

Toujours autant de chèvres et de moutons qui s’enfuient souvent en nous voyant ou qui jouent à cache-cache en passant les portes ouvertes des maisons abandonnées.... 
 

                 
 

C’est vraiment un endroit attachant où le temps semble s’être arrêté, suspendu.

 

On peut y passer des heures à arpenter tranquillement les ruelles souvent désertes pour s'imprégner de l'ambiance des lieux.

 

              

29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 06:25

Avant de commencer la lecture de ce billet je vous propose de cliquer ici afin d'écouter la musique qui accompagne celui-ci pour être dans l'ambiance...

A 3 kilomètres à l’ouest du chef-lieu se trouve perché dans les hauteurs le petit village de Zeytinli ou Zeytinliköy (Aghii Theodori en grec), autrement dit le « village de l’olive ». Il fallait bien qu’un endroit au moins porte ce nom, compte-tenu du nombre impressionnant d’oliviers sur cette île : environ 150 000 arbres….dont certains ont près de 600 ans.


               

               
                               Le transport local le plus pratique
 

En grimpant la route sinueuse qui y mène, une église orthodoxe attire l’attention, celle de la Vierge Marie (Meryem Ana kilisesi) construite en 1775 et restaurée à l’ancienne depuis mon dernier passage il y a 3 ans.

 

Je me souvenais de sa blancheur qui m’avait frappé à l’époque, là ses murs sont recouverts de pierre comme les maisons traditionnelles du coin.

 

  

Mais comme ça monte difficilement, ce n’est pas le moment de s’arrêter en route… Un parking est aménagé à peine plus loin, à l’entrée du village, en contrebas de l’ancienne école primaire et … d’une autre église, celle de Saint-Georges (Aya Yorgi kilisesi) qui date de 1784 qui a également eu droit à un ravalement.

 

 
                                  Aya Yorgi kilisesi en 2008 et en bas en août 2005

 

Cet établissement scolaire, dont la communauté d'origine grecque venait d'achever la construction lorsque les écoles grecques ont été interdites sur l'île, est aujourd'hui en ruine et ouvert à tous vents.

 

On y entre pour découvrir les salles de classe, les planchers et plafonds effondrés, un banc de classe abandonné, les tableaux encore recouverts d’écritures… autre temps !

 

    
                                          L'ancienne école primaire de Zeytinli

La rue principale est pavée à l’ancienne et il faut faire attention de ne pas se tordre la cheville. Elle est étroite et il vaut mieux l’emprunter à pied. 

   
                                                      La rue principale

Dans le virage, un brouhaha naît et grandit au fur et à mesure qu’on s’en approche. C’est normal car trois cafés se font face ! C’est le lieu de rassemblement tant des grecs qui habitent encore ici (environ 70 à 80) que des quelques touristes. 
        
                  

   
Là, on a presque changé de pays… on se croit vraiment en Grèce : on y boit du « dibek kave » en écoutant des airs grecs célèbres, les conversations y commencent par « Kalimera » (bonjour) ou « Kalispera » (bonsoir).

 

Les tenanciers sont des « figures » de Zeytinli, il y avait « madame » à présent décédée et dont le fils a repris l’affaire, le lieu de rendez-vous de la gente féminine, un couple charmant, pas tout jeune et à l’accent chantant tient le second café, le dernier est occupé par un homme un peu rustre … et où les clients se font plus rare.  

 

  

Quel est donc ce café qui ressemble étrangement au café turc ? Le dibek est en fait un mortier de bois qui sert à moudre les fèves de café.

 

Une fois réduites en fine poudre, elles sont mélangées avec l’eau et le tout est bouilli sucré ou pas, selon la demande du consommateur.

 

                

Dans ce village, on peut aussi déguster du sakız muhallebi qui est en fait une spécialité turque….

 

C’est un dessert à base de lait et de gomme arabique absolument exquis qui se déguste recouvert d’un soupçon de cannelle.

 

        

Il y avait à Zeytinli deux fabriques d’huile d’olive, un moulin à eau, un autre à vent et un atelier qui produisait des tuiles.

 

En se promenant dans les ruelles étroites du village, nous avons découvert deux anciens lavoirs comme on en trouve partout ici. Ils sont composés de quelques bassins de pierre peu profonds où le linge était frotté, d’une fontaine où l’eau continue de couler inlassablement et d’un conduit de cheminée destiné à faire bouillir cette eau.

 

  

Le chemin qui monte après le deuxième lavoir mène vers… une 3ème église, Aya Dimitri Kilisesi, resplendissante au soleil dans sa robe blanche.

 

  

            

Zeytinli est l’ancien village grec qui compte encore le plus d’habitants, une petite dizaine de turcs y habite dont un peintre venu s’y installer en 1992 après avoir habité près du Bosphore… et qui m’a gentiment ouvert les portes de son jardin pour y découvrir le paysage environnant.

 

En 1990, sa population se montait à 155 personnes, à présent elle s’établit en-dessous de 100 durant les mois d’hiver…

   
                                                Cette demeure est bien habitée

                       

 

 

La vie est bien plus perceptible ici que dans d’autres lieux que je vous ferai découvrir les prochains jours.

 


28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 06:33

L’île de Gökçeada - Imroz - est la plus grande des îles turques. 290 km2, 29,5 kms d’Est en Ouest et 13 km du Nord au Sud, voici les mensurations de la belle. Située sur la Mer Egée à la sortie du détroit des Dardanelles, elle possède une histoire particulière.



Gökçeada

 

 Son nom grec vient du dieu grec de la fertilité, Imbrasos. Le dieu de la mer Poseidon et son épouse Amphritrite, qui ne voulait pas vivre sur le mont Olympe, ont souhaité résider avec leurs chevaux ailés dans un palais sur cette île.              .


Les premières traces d’habitation remontent à 2000 ans avant JC…


  
 
                                            Vue d'un jardin situé dans une maison de Zeytinlik


Après être tombée aux mains de l’empire romain en 193, Gökçeada sera incorporée en 1456 à l’empire ottoman par le sultan Mehmet II le Conquérant avant de faire partie du royaume de Grèce durant 11 ans. Lors de la signature du traité de paix de Lausanne le 24 juillet 1923, Imroz et sa voisine Tenedos - Bozcaada – 
reviennent à la Turquie.


  

                                              Barrage de Zeytinlik

La plupart des habitants grecs ont commencé à fuir lors des évènements de Chypre en 1974. La population orthodoxe qui était de 5487 en 1960 est passée à 492 en 1980.

 

Dans tous les anciens villages grecs de l’île, l’émotion est forte quant aux traces de vie palpables dans les habitations abandonnées et que vous découvrirez dans les prochains billets.


 

                                Un tracteur descend du village grec de Zeytinlik

 
                                        Vue d'une terrasse de Kaleköy

Le chef-lieu est Gökçeada
- Panaghia - plus communément appelé merkez (le centre) comprend environ 7000 habitants. Pour relier tous les points de l’île, il faut absolument passer par là.

 

Cinq villages sont peuplés essentiellement de la communauté grecque restante et cinq autres construits de toutes pièces entre 1973 et 1984 par l’Etat turc composent le puzzle de cet étonnant endroit. 

 

                                         Le village de Yeni Bademlı

L’eau est particulièrement abondante ici. On y trouve des jardins composés de tous les fruits et légumes possibles. Autant ses collines sont semi-désertiques, autant elle regorge par endroits de richesses quant à sa végétation.


  


La production d’huile d’olive est de qualité, de même que les différents miels de pin et de thym. On y trouve aussi du vin fabriqué souvent par l’habitant ; des éponges, de l’artisanat local composé de broderie et de vannerie, quelques produits maisons tels que confitures et marmelades, sont également appréciés par les touristes.
 


              


De même, la population animale y est plus que représentée. J’ai rarement vu autant de moutons et de chèvres, soit en troupeaux, soit solitaires, se promener tant dans qu'en-dehors des villages. Les chevaux, ânes et mules, ainsi que les volailles et les oies ne sont pas en reste non plus.


   


   

Les bruits ambiants sont les chants des cigales et le crissement du vent dans les arbres. Quant aux odeurs, c’est un mélange de lavande et de thym permanent. Tout cela rappelle les caractéristiques des paysages méditerranéens si agréables.

              



 

 

26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 20:15

Une fois quitté Istanbul vers l'ouest, un peu d’autoroute en direction d’Edirne puis la sortie pour Tekirdağ. Nous sommes dans la partie occidentale qu’on appelle la Thrace, située totalement en Europe.

 

Des champs de tournesols à perte de vue, des collines fertiles, les vignes de la région font partie du paysage qui défilent à toute vitesse sous nos yeux. 

     


          

Après avoir dépassé Şarköy, nous longeons le détroit des Dardanelles. Je le trouve bien moins séduisant que le Bosphore. Hormis la végétation (bien plus fournie de ce côté-là du détroit), il n'a ... pas grand chose, pas de yalı, ces magnifiques villas de bois qui font le charme du Bosphore.

 

Par contre, il y a tout autant de trafic puisque c'est le lieu de passage obligé pour les bateaux en tous genres entre la Mer de Marmara et la Mer Egée. En venant d'Istanbul, à l'entrée du détroit à Gelibolu, on peut même s'y baigner.
 

             

 

Avant d'arriver dans la petite ville d'Eceabat, un des points de passage des Dardanelles, un panneau indique vers la droite la direction de Kabatepe d'où part le ferry pour notre destination de vacances, Gökçeada.

La chance est avec nous car le bateau de 13 h n'a pas encore levé l'ancre et il reste de la place pour embarquer. Heureusement, sinon c'était ... 3 heures d'attente pour le suivant.

           

Bien peu de monde en fait, la plupart des voyageurs sont des turcs, essentiellement d’Istanbul, qui viennent passer quelques jours au calme.

 

Une motocycliste fait la sieste sur son véhicule, un 4/4 se prépare à grimper quelques pentes ardues comme on en trouve sur place, les appareils photos sont déjà mis en route durant la traversée.

 

 

             

Une petite grimpette vers le poste de pilotage ou le capitaine et son adjoint sont heureux de converser et de nous accueillir… autour d’un thé bien évidemment. Les deux pilotes sont de la Mer Noire. 6 jours de travail, puis 6 jours de repos est leur rythme normal. La société qui gère ces traversées dépend de l’Etat turc. En été, 6 liaisons quotidiennes, en hiver 3 seulement.


  
 

Durant la mauvaise saison, environ 10 jours/an, les traversées sont annulées en raison de la tempête. L’île est le paradis des surfeurs, c’est dire le vent qu’on y trouve presque en permanence.

 

Dommage, durant la traversée, pas de dauphins ni de requins à l’horizon, pourtant ils sont nombreux dans ce secteur. Nous croisons uniquement un autre bateau qui fait le trajet en sens inverse.


 
 

1 h 40 plus tard, le capitaine active le klaxon pour signaler notre arrivée !!!

 

Merci messieurs pour ce petit moment bien sympathique en votre compagnie qui nous a permis de découvrir un peu votre univers, le radar, le GPS, les manivelles, la liaison radio, la radio tout court, tous les boutons et autres accessoires dont je ne connais pas encore toutes les fonctions. 

   

Au retour, j’irai rendre visite à vos collègues pour la suite de la formation….


                

25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 08:00


Vous me direz, les chats ici, ils sont en vacances toute l'année ! Et c'est bien vrai !

Mais là, chaleur aidant, certains se laissent vraiment aller...



On roupille toute la journée, on se laisse aller à la bronzette...

D'autres plus jeunes ont toujours la pêche. Ils jouent à la queue leu leu



ou à cache-cache...



Certains petits passent du temps avec leur maman, tranquillement.



D'autres ne se quittent plus et s'aiment follement même à leur âge !



Et puis les derniers, même tous jeunes, qu'on n'entend pas, qui se confondent presque...


23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 18:41


Un petit coucou pour tous les lecteurs et lectrices d'un cyber cafe tout proche de la pension de Gökçeada plus exactement du village de Yeni Bademli.

Soleil, découverte, rencontres, dégustations en tous genres et photos par centaines sont au menu pour mon plus grand bonheur.

Je vous mitonne une série de billets ...





23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 08:00


Alors que le thermomètre indique 31° au moment où je rédige ce billet (lundi 21 juillet  autour de 17 h), la température monte depuis plus d'une semaine au niveau des terminaux de cartes bancaires istanbouliotes - Ce sont les soldes !

             
                       

Partout, les vitrines attirent le regard et annoncent 50 % de remise, voire déjà une 2ème réduction, ou alors "étiquettes divisées par 2", vous avez l'embarras du choix ! Le rouge est la couleur du moment...

           

              

Le plus extraordinaire et qui m'a toujours fait sourire, c'est le nombre de terminaux de paiements de cartes bancaires en particulier à Istanbul. Chaque banque a presque un terminal indépendant et celui de certains établissements n'est pas forcément compatible avec sa banque voisine ! 

  

Aux caisses des magasins, c'est toujours très encombré et pour cause : 5 terminaux parfois jusqu'à 10 selon  !

   

Une autre particularité "locale", c'est le fait de pouvoir payer tout en plusieurs mensualités même à partir d'une somme réduire. J'ai fait un achat de 30 ytl (un peu plus de 15 Euros) aujourd'hui et la caissière m'a immédiatement payé si je voulais payer en deux fois !!!

Ce n'est guère dans mes habitudes mais par contre, je dois dire qu'ici les gens en usent et en abusent.


              
                                      3 taksit, autrement dit "trois mensualités"

Il est certain qu'avec les salaires turcs et le coût de la vie à Istanbul, je ne vois pas très bien comment on pourrait consommer, voire juste vivre, sans crédit.

Le coût du crédit est énorme ici, cela tourne autour de 1,50 à 2 % en moyenne mais par mois, ce qui fait du 18 à 24 % l'an !!! Par contre, si vous payez comptant avec la carte ou en espèces sonnantes et trébuchantes, vous aurez... une remise aussi.


           
Dans ce cas, la différence de prix entre comptant et crédit est minime, mais elle peut aller jusqu'à... 20 %

Heureusement pour les utilisateurs, les campagnes publicitaires des enseignes et des banques sont nombreuses et attrayantes. Prise en charge partielle ou totale du crédit des magasins ou des marques, les banques font un effort aussi de leur côté.

En fait, il faut être à l'affût, surveiller, lire entre les lignes aussi... pour dénicher LA bonne affaire. Attention aux excès mais bonnes soldes tout de même !


21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 14:55


A partir de demain matin et jusqu'à samedi soir, quelques jours de vacances à Gökçeada, la plus grande des îles turques sur la Mer Egée.

J'y ai déjà été il y a trois ans avec une envie d'y retourner, mais motorisée cette fois-ci pour pouvoir se déplacer plus facilement sur cette île qui regorge d'endroits attrayants et d'un calme tout à fait à mon goût.


                                        Du haut du village de Tepeköy à Gökçeada


Bien entendu, au retour, vous allez pouvoir en profiter car j'ai bien l'intention de faire provision de nombreuses photos comme d'habitude.

Là, c'est juste un avant-goût, une mise en bouche que je vous propose !



Le blog va rester un peu en veille, j'ai préparé un billet (peut-être qu'il y en aura un second d'ici ce soir) qui paraîtra mercredi (et le second dans ce cas vendredi).

Cela permettra pour certains d'entre vous de vous "mettre à jour" dans la lecture des anciens articles, n'est-ce pas ?

Allez, portez-vous bien, courage pour ceux et celles qui travaillent et bonnes vacances pour les heureux qui en font partie !

21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 07:57

Dans la région de Kastamonu, en Mer Noire (province en jaune au Nord d'Ankara) à 17 km au nord-ouest de cette ville, se trouve un village rural minuscule, Kasaba. 

 


Afficher Kasaba sur une carte plus grande

       
Quelques fermes éparpillées, peut-être plus de vaches que d'habitants et.... une des plus belles mosquées en bois encore visible en Turquie, Mahmud Bey Camii.

    

  

Construite en 1366 par un certain Abdullah pour Emir Mahmut, le fils de Çandaroğlu Adil par, l'extérieur ne semble pas avoir au premier abord un intérêt particulier. Le minaret a été refait après les dommages causés par un tremblement de terre en 1943. 

  

L'imam n'est jamais bien loin et lorsqu'il vous ouvrira, vous découvrirez l'intérieur tout de bois.

En s'approchant des portes, les yeux s'écarquiller. Quel raffinement ! Mais ce que vous voyez n'est en fait qu'une reproduction des portes originales exposées dans le Liva Paşa Konağı, un musée de Kastamonu.

                    


Une histoire quelque peu originale concerne d'ailleurs ces portes inestimables. Elles ont été volées (mais quand ?) ; les services de police et Interpol se sont lancés à la recherche des bandits qui ont finalement retrouvé l'objet du délit.

Il suffit d'admirer les copies parfaitement imitées pour s'imaginer la valeur des originales.

 
                

A l'intérieur, des colonnes, des poutres apparentes, un bois travaillé délicatement.... L'autre particularité de ce bâtiment, c'est que l'assemblage de tout ce bois est fait... sans clous, juste un enchevêtrement savant qui résiste au temps.

  

Des deux côtés du mihrab, des cylindres de pierre peuvent encore pivoter aujourd’hui et maintiennent la structure de cet édifice, l’empêchant de glisser ne serait-ce que d’un millimètre.

 

                    Photo-312---vue-partielle-copy.jpg
                     
 
Photo-317-copy.jpg
 

Le minbar, cette tribune élevée à droite de l'autel de chaque mosquée d'où l'imam s'adresse aux fidèles est également en bois.

Ce jour d'octobre 2006, il y avait une équipe de photographes professionnels venus spécialement d'Istanbul pour faire un reportage sur cette mosquée hors du commun. J'ai bien vite compris en voyant tout l'équipement dont il disposait que je serai rapidement "coincée" pour les prises de vue. C'est couché qu'il faut effectivement prendre une bonne partie des photos, avec un pied (que je n'avais pas à l'époque).

                   


Encore un endroit où il va falloir retourner pour immortaliser sous tous les angles ce petit chef-d'oeuvre architectural.

 

 


Published by Nat - dans Mer Noire
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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 05:36


Cette entrée exquise, je l'ai goûtée la première fois il y a déjà quelques années, après quelques mois de présence à Istanbul. On ne trouve pas ce plat très facilement et c'est bien dommage. Il semblerait que ce soit une très ancienne recette ottomane.

Elle est un peu longue à préparer, surtout la partie "dépieutage" du poulet cuit ! Mais le résultat est à la hauteur du temps passé.

Ingrédients pour 10 personnes :

1,5 kg de poulet (poulet entier ou hauts de cuisses)

1 carotte, 1 pomme de terre, 2 oignons, de l’eau

Pour la sauce : 500 g de noix, 4 tranches de mie de pain rassis, 2 gousses d’ail, 1 demi- verre à eau de bouillon de poulet, sel, poivre rouge


                          


Faire bouillir le poulet avec les légumes (environ 1 h 00 à 1 h 15), saler à mi-cuisson puis refroidir.

 

 

Enlever la peau, les os et émietter la chair en morceaux de la grosseur d’une allumette.

 

Broyer les noix, ajouter la mie de train trempée dans le bouillon et pressée, puis l’ail, le sel et le poivre rouge.


               

Versez cette composition dans un bol et ajouter doucement le bouillon de poulet. Mettre dans un plat de service la viande de poulet, étaler la sauce dessus en égalisant bien avec une cuillère. Chauffer un peu d’huile végétale (ou de noix) avec le poivre rouge et arroser le tout, recouvrir de quelques cerneaux de noix.


Ce plat se mange froid ou très tiède.


 
 

Infos :

Pour moins de personnes, je prends non pas un poulet entier, mais deux hauts de cuisses complets et je réduis la quantité de noix et de pain. Afiyet olsun !

Published by Nat - dans Recettes
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