9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 18:02

 Article publié dans le journal "Aujourd'hui la Turquie" de juillet-août 2008



Du 7 au 15 juin dernier s’est tenue la 11ème exposition organisée par I.S.M.E.K. (Istanbul Büyük Belediye Sanat et Meslek Eğitimi Kursları), autrement dit le centre de formation de l’art et de la formation professionnelle de la Ville d’Istanbul à la Feshane d’Eyüp au bord de la Corne d’Or.

 

Grâce au financement de l’Union Européenne, la mairie peut dispenser des cours gratuitement ; 197 000 personnes durant l’année 2007-2008 ont pu en profiter, 580 000 depuis sa création il y a 12 ans, ce qui montre le chemin parcouru durant ces années.

 

201 centres répartis dans 31 secteurs géographiques d’Istanbul, 106 branches d’activités représentées, pour donner une idée de l’ampleur de l’organisation. On peut tout y apprendre, de l’informatique aux langues, du sport à la musique, de l’art manuel à l’art islamique turc, de la formation professionnelle technique à l’enseignement social et culturel.

 

Madame Özleyiş Topbaş, épouse du maire d’Istanbul, était présente lors de ma visite et a témoigné d’un intérêt particulier pour l’exposition. Elle a fait de nombreux arrêts aux différents stands, s’entretenant avec les enseignants et les élèves sur l’originalité, la qualité et la beauté des œuvres présentées.



                    Avec madame Özleyiş Topbaş, épouse du maire d’Istanbul en foulard bleu



Dans le cadre de cette gigantesque exposition d’art manuel, la plus grande au monde, les élèves exposent les ouvrages réalisés durant la dernière année de formation. De la faïence à la calligraphie, du travail du cuir à la coiffure, de la reliure à la peinture, de la gravure au vitrail, de la céramique à la mosaïque, c’est un étalage à la Prévert de toute beauté que la foule a pu découvrir.



                                 

                                      Sur le chevalet, signature du sultan Abdul Meçit


C’est la mosaïque qui a particulièrement attiré mon intérêt grâce à la découverte de cet art vieux de 5000 ans par Meyçem Ezengin, jeune femme de 26 ans, seule enseignante de cet art à Istanbul.


                                                     Meyçem Ezengin

Après des études entamées dans le cinéma et la télévision, puis comme gardienne d’enfants, elle démarre finalement en 2003 deux années à l’Université de Thrace à Edirne où elle apprend les différentes techniques générales de l’art ainsi que son histoire. Après avoir réussi son examen, un an de stage lui permettra de faire de la mosaïque son credo. Elle réalisera d’ailleurs durant cette période une fresque dans la demeure d’un célèbre artiste turc.


   
 

Les cours qu’elle dispense couvrent 300 heures durant lesquelles les élèves apprennent d’abord l’histoire de la mosaïque, puis découvrent les matériaux, en particulier le verre qu’il faut apprivoiser pour le travailler sans peur de se blesser. La connaissance des instruments nécessaires, celle du dessin pour créer le modèle, les nuances des couleurs, sont autant de compétences à acquérir avant de pouvoir se lancer dans sa première œuvre.


   Table de marbre en mosaïque

 

La mosaïque utilise principalement le verre (de toutes les couleurs), les perles de verre (boncuk), le marbre, des espèces de pierre et de granit, la porcelaine, des écailles de moules aussi, le tout généralement collé sur des supports en bois, mais aussi sur du verre pour créer des lampes éclatantes.


  
                                   Fragments de verre utilisés pour la réalisation des mosaïques
 



Le verre utilisé vient d’Europe, de Chine ou d’Amérique contrairement au marbre et à la pierre qui sont des productions locales, souvent de Balıkhesir ou d’
Eskişehir. L’assemblage se fait à l’aide de silicones de types différents selon le support.

 

La pratique de la mosaïque est un vrai travail d’équipe ; pendant qu’une personne coupe les matériaux à la taille nécessaire, l’autre sépare par ton de couleur, qui nécessite un temps considérable, une autre trace le dessin soit sur le support directement, soit sur du papier qui sera ensuite agrandi selon les besoins.


   
                                                 Détail d'une oeuvre, toute en finesse ! 



La réalisation des œuvres représente des heures de travail, parfois des mois, comme ce visage du Christ, mosaïque recouverte d’une feuille d’or, reproduit d’après l’œuvre originale visible à Sainte-Sophie. 3 mois de travail à raison de 4 ou 5 h/jour, la tache étant épuisante pour les yeux et les mains mis à rude épreuve. De nombreux pièces sont des reproductions visibles dans le célèbre musée, témoignage de cet art combien difficile mais dont le résultat est à l’image de l’effort et du travail accompli.


  
                                     Reproduction de la mosaïque du Christ de Sainte-Sophie 
 

La pratique de cet art est coûteuse, compte-tenu des matériaux nécessaires. Le prix du m2 de verre, par exemple, est d’environ 53 €.

 

Le premier musée de la mosaïque au Monde est celui de Ravène en Italie, suivi par celui d’Antioche en Turquie et celui du Bardo à Tunis. C’est là que les chefs d’œuvre les plus impressionnants sont visibles.

 

Les œuvres réalisées peuvent trouver acquéreurs auprès d’un public de connaisseurs mais est rarement vendu à sa juste valeur, tant la durée nécessaire pour sa création ne peut être facturée.


                
                                        Derviches tourneurs en mosaïque


Si cet art vous interpelle, vous pouvez prendre contact directement avec Meyçem Ezengin au 0533.573.11.20 ou par mail m_ezengin@hotmail.com.

 

En 2009 devrait se tenir la première exposition organisée par la jeune femme et ses élèves et qui sera spécifique à la mosaïque… Rendez-vous le moment venu !


           

                                     Tête de cheval en mosaïque de marbre
   

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 17:32

Aujourd'hui c'est dimanche, et le dimanche on se marie ! Les mariés sont originaires, tous deux semble-t-il , d'Isabeyli köyü, paisible village situé à environ 700 m d'altitude, au-dessus de la ville de Devrek où j'ai séjourné récemment.


                                        Ce qu'on voit autour de soi à Isabeyli köyü

Mais là-haut dans la montagne, il n'y a pas de "düğün salonu", ces fameuses salles souvent immenses qu'on loue pour les mariages.

C'est donc à Devrek même, en ville, que les festivités vont avoir lieu le dimanche soir.

  
                                              Vue aérienne de Devrek

Nous voilà partis pour assister à une partie de la fête ; on vient quand on veut, quand on peut. On invite tout le monde et même si on n'est pas invité et qu'on ne connaît personne, on est la bienvenue. D'ailleurs, je ne sais même pas comment s'appellent ceux qui ont décidé de s'unir, c'est malin !

Un orchestre composé de 3 personnes, un au synthé, l'autre au violon (oui !) et un autre au tambour et au chant seront les animateurs de la soirée.

Les mariés sont sagement installés sur une petite estrade le long d'un des murs de la salle. On vient leur parler, s'asseoir à côté d'eux,...

A toutes les tables, on sert du Coca, du Fanta. Des assiettes remplies de petits gâteaux salés ou sucrés sont distribués partout mais dans de nombreux mariages, on ne sert pas de repas proprement dits. Vu la quantité de personnes qui défilent dans la soirée, sans en connaître forcément le nombre auparavant, trop difficile à organiser et trop coûteux !

La pièce montée arrive ! Le couteau doit être "alimenté" pour que les époux puissent couper les parts qu'ils vont s'échanger, puis offrir un petit morceau à leurs parents, frères et soeurs, avant que l'ensemble soit réparti afin que tous les invités en profitent.  Comment donner assez de force au couteau ? En l'appâtant avec des billets de banque qu'on glisse... sur les différents étages.

               

                                                      La pièce montée !

Les mariés prennent ensuite place devant l'orchestre pour recevoir les félicitations ... et les cadeaux. Lors des félicitations, il est de tradition en Turquie que les mariés embrassent le dos de la main e portent leur front dessus pour témoigner du respect envers plus ancien que soi.

 

Cette marque qui m'a toujours impressionnée, un jeune homme me l'a faite justement ce jour-là, non pas au mariage, mais dans le village d'Alibeyli köyü lorsque nous nous sommes arrêtés pour saluer quelques personnes. Je me suis sentie ... vieillie tout à coup.

 

Revenons à nos tourtereaux ! C'est d'abord au tour de la mariée d'être couverte de bijoux en or, bracelets, collliers, boucles d'oreille offerts par les parents du marié, mais aussi selon les endroits par d'autres membres de la famille ou des amis.

Les autres cadeaux se résument non pas en une liste de mariage, mais en pièces d'or épinglées au décolleté de la mariée ou au gilet de l'époux, parfois sur un ruban de satin qu'ils mettent autour du cou, de même que des billets accrochés ou posés à même sur la table devant eux.

                    

Lorsque tout le monde est passé, les "just married" ramassent le tout... et le mettent dans un petit sachet en plastique qui sera mis remis à un des parents chargés de faire le "coffre-fort de garde".

Place à la danse ! Les slows langoureux où les jeunes époux mènent le bal sont suivis par des rythmes turcs bien soutenus où les jeunes et moins jeunes se déhanchent.

                    

Un peu plus tard, c'est aux hommes de se mettre à des danses plus traditionnelles, au son du tambour qui résonne dans les oreilles. J'attendais avec impatience celles où l'on se tient la main et où on fait une ronde en transpirant à grosses gouttes tant le rythme est soutenu... mais apparemment dans cette région-là, elles n'ont pas lieu... 

                       

Dommage, j'étais en forme ! Ce sera pour le prochain mariage auquel j'assisterai !

 

 


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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 18:05


Pour tous ceux et celles qui n'ont pas pu écouter l'émission "Destination ailleurs"  samedi soir sur RTL du fait de l'information tardive, voici comment l'écouter.

Il suffit de cliquer sur le lien suivant http://www.photonumerique.org/rtl.htm ou de le recopier sur Internet explorer.

Ensuite, appuyez "Ecoutez Nathalie Ritzmann en cliquant ici", puis soit vous ouvrez le fichier, soit vous l'enregistrez et c'est parti pour environ 23 mn ensemble.

  
                            Quel mezze préférez-vous ? Vous avez l'embarras du choix !

Merci de tout coeur à Christian, un de mes fidèles lecteurs belges, de m'avoir envoyé le fichier afin que tout le monde en profite. Cela n'a pas été une mince affaire pour lui car le fichier son de départ ne passait pas en fichier vidéo et il a usé de toutes ses nombreuses connaissances en la matière pour résoudre le problème, raccourcir les chansons, commencer au début de l'émission, etc. Bravo au spécialiste, merci encore pour sa patience et son amitié !


                                          Sainte-Sophie toujours majestueuse, même la nuit !

 Ceux et celles qui me connaissent un peu ou beaucoup me reconnaîtront sans problème... et les autres me découvriront du coup un peu aussi !

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 06:33

Article publié dans le journal "Aujourd'hui la Turquie" de juillet-août 2008


 

Le chœur européen d’Istanbul a été créé en 1976 par des allemands expatriés à Istanbul. Il portait alors le nom de "Deutscher Singkreis" (Association Allemande de Chant) et 30 à 40 personnes en faisaient partie.

 

C’est en 1991 qu’il est devenu Chœur européen d’Istanbul suite à la venue d’un groupe de chanteurs français. Il est ouvert à des personnes de nationalités, de professions, d’âges, de langues et de religions différentes réunis par la passion de la musique et du chant.


 
 

Il comprend actuellement une centaine de membres âgés de 18 à 78 ans. Il y a 10 ans, la moitié était turque et l’autre étrangère, à présent, la tendance est plutôt de 30 % d’étrangers pour 70 % de turcs. De ce fait, le Chœur souhaite absolument augmenter la quantité d’étrangers pour ne pas perdre son titre de « Chœur Européen » - avis aux expatriés amateurs de chant et de musique !


 
 

Fonctionnant de façon absolument indépendante, comme une association mais sans en être une, ce Chœur élit tous les deux ans des responsables tant pour l’administration, la gestion de la trésorerie, la publicité, etc… La majorité de ses membres sont des amateurs mais il y a quelques professionnels et le résultat est de qualité professionnelle.


 
 

Tous les ans, au printemps et à Noël, est organisé un concert de deux représentations avec accompagnement au piano, l’un sur la rive européenne, l’autre sur la rive asiatique d’Istanbul. Le Chœur donne entre 6 et 12 concerts par an, certains à l’Atatürk Kültür Merkezi de Taksim avec l’orchestre public symphonique d’Istanbul.


  

 

Le traditionnel concert de printemps, dont le programme était  la « Messa di Gloria » de Puccini, a eu lieu vendredi 7 juin dans la cathédrale Saint-Esprit à Harbiye et samedi 8 juin en l’église de l’Assomption à Moda.




 




Au piano Sergei Gavrilov, d’origine russe, diplômé d’un doctorat de Direction d’Orchestre et Pianiste de l’Université de Moscou, a 13 ans d’activité au sein du Chœur. Il exerce comme pianiste et co-répétiteur à l’Orchestre public symphonique et au ballet.


  

 

Le chef de Chœur est la pétillante Gökçen Koray, chef professionnel depuis 35 ans et depuis 5 ans à diriger ce petit monde avec son énergie et sa passion. C’est cette même passion, cet amour commun de la musique et du chant qui l’a amenée à accepter cette fonction au sein du Chœur. Elle a côtoyé la musique à partir de 6 ans en apprenant le piano. Diplômée du Conservatoire National de Sofia section Théorie Musicale, Composition et Direction de Chœur et d’Orchestre en 1972, elle dirige depuis 1977 le Chœur de l’Opéra et Ballets Nationaux d’Istanbul.


                 
 

Une salle comble et enchantée  a apprécié la haute qualité de la prestation.

 

                 

Si vous désirez rejoindre le Chœur, prenez contact avec Ferhan BARAN, président de l’association (francophone et anglophone) au 0532.216.19.19 ou par mail 
ferhanbaran@superonline.com.

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 07:20

On les trouve dans toute la ville  ! Dans la cour des mosquées pour faire les ablutions avant la prière, dans les quartiers au coin de la rue, la plupart du temps de l'époque ottomane, je veux parler des fontaines et de leurs robinets.



                             La monumentale fontaine de Tophane près de chez moi

 

                  
                  Robinet de la fontaine aux ablutions de la mosquée Küçük Aya Sofia

Tout comme les portes d’Istanbul, ces monuments et leurs équipements sont aussi, à mes yeux, des éléments de la vie quotidienne et font partie de mon environnement.


                  

                     Fontaine aux ablutions de la mosquée Sokullu Mehmet Paşa


C’est grâce à eux que l’eau jaillit, permet de se rafraîchir lors des chaleurs estivales, de se purifier, de se nettoyer.
Cette eau nécessaire pour vivre, qui fait partie de nous et dont tout le monde a besoin.


                
                                         Fontaine et robinet dans le Grand Bazar

                

Quand le soleil éclaire ces robinets, cela donne parfois des jeux d'ombre de toute beauté où le reflet des formes ciselées accentue le côté visuel de ce petit bout de laiton.

                
                Fontaine aux ablutions de la mosquée de Rüstem Paşa - jeu d'ombres

Ces fontaines font partie de l’histoire de la ville ont souvent beaucoup de charme et d’allure. Elancées, majestueuses, elles attirent le regard et donnent envie de s’en approcher, de mieux les observer, les admirer !

                    
                         Fontaine du Zincirli Han à l'intérieur du Grand Bazar

                    
                      Superbe fontaine à Üsküdar sur la rive asiatique d'Istanbul

            
               Fontaine ottomane située au bout de ma rue à Cihangir, restaurée depuis

Il arrive que des fontaines soient dépourvues de leur robinet. Elles se retrouvent du coup handicapées, amoindries de ce qui fait leur force.

               
                               Vieille fontaine de Fener sans robinet !

Parfois, on y découvre des scènes amusantes comme cet homme qui lave les baskets qu’il vend dans la rue, ah Istanbul !

 

                 134----RP.jpg

   
                                                         Fontaine aux mille usages

   
                   
             Usage traditionnel - lavage des pieds avant la prière - mosquée Rüstem Paşa

De temps en temps, un intrus se glisse dans le paysage, mais qui est-il donc ce robinet ???


             
 

C’est tout simplement celui d’un tonnelet duquel un marchand ambulant extrait de l’ayran, cette boisson si désaltérante composée de yaourt, d’eau et de sel dont je raffole.

             

 

 


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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 21:14

  
L'interview de 30 mn enregistrée récemment pour la station de radio RTL va passer ce soir à l'antenne de RTL à 22 h 30 heure française dans le cadre de l'émission "Destination ailleurs" animée par Sébastien Follin
http://www.rtl.fr/emission/150574/rtl-destination-ailleurs.html
 
Je viens seulement d'avoir l'information par mail de RTL que je m'empresse de communiquer à ceux qui n'auront rien d'autre à faire ce soir que d'écouter la radio !!!
 
Sait-on jamais, certains d'entre vous en font peut-être partie ! Alors destination Istanbul !!!
 
Bonne soirée et bon dimanche !

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 06:01

 

Une rencontre le lundi 23 juin en fin de matinée ; elle a lieu devant la porte de la Küçük Aya Sofya (cf. Mon billet   http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-18579813.html) que je veux faire découvrir à mon amie venue d’Alsace.

 

Un couple en sort au moment où nous y apprêtons à y rentrer. La femme dit à son époux “Tu entends, elles parlent français” … et je réponds aussitôt en turc.

 

La discussion s’engage avec eux. Turcs habitant depuis des dizaines d’années en Belgique, ils sont de passage à İstanbul avant de regagner leur petite ville d’origine de Devrek, près de Zonguldak… Vous me voyez venir !



                                                               Hülya



                                                                   Sezai 


La discussion est tentante et je leur propose de nous attendre dans le jardin attenant de la medrese, le temps de visiter la mosquée, avant de les rejoindre pour boire un thé ensemble et faire plus ample connaissance.

 

La visite achevée, nous les retrouvons et aussitôt le courant passe.

 

En Turquie pour leurs vacances annuelles, Hülya et son mari Sezai sont originaires de cette région que je ne connais pas encore mais qui présente beaucoup d’intérêts pour moi.

 

İmmédiatement, Sezai me propose son aide et … l’hospitalité si légendaire et qui n’est pas une légende mais bien une réalité au quotidienne, tant en ville que dans le plus petit des villages.


                         



 

Nous échangeons nos coordonnées et nous promettons de nous revoir rapidement.

 

Je ne pensais pas que cela se ferait aussi vite mais mon calendrier étant chargé, il ne restait finalement que le week-end passé et le début de cette semaine pour envisager de me rendre chez eux, ce qui fut a pu se faire comme vous le savez.

 

Cet exemple est un parmi tant d’autres qui me reviennent immédiatement à l’esprit, tant de rencontres et de moments de bonheur, depuis mes presque 5 ans de vie en Turquie.

 

Je voulais en profiter pour remercier de tout coeur Hülya et Sezai de m’avoir accueillie, nourrie, logée, fait découvrir les richesses de leur coin de pays.  Ils m’ont aussi permis de rencontrer une partie de leur famille, les parents de Sezai, son adorable soeur Emine, d’autres parents et connaissances.



                                               Les parents de Sezai

      La "çok tatlı" Emine

 

Merci aussi à tous les autres, d’İstanbul (Yeşilköy et Rumeli Feneri en particulier),Tuzla, Hasankeyf, Diyarbakır, Mydiat, Halfeti,… qui spontanément m’ont ouvert leur porte, m’ont invitée à leur table pour partager leur repas, leur temps, leur amitié surtout, cette amitié qui est un des biens les plus précieux pour moi.




 

Herkese çok teşekkür ederim,  minnettarım !

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 19:40

La ville de Zonguldak qui abrite 107 400 âmes est une ville au passé …. très récent.

 

Elle s’est construite avec le début de l'activité des mines de charbon à la moitié du XIXème siècle. Elle n’a que 150 ans au compteur à peine. Dans le centre-ville, un monument a été érigé en honneur de ses mineurs qui nourrissent des familles entières.



 

Toute son économie repose sur le précieux minerai. Elle n’a pas le passé glorieux de la belle Istanbul, ni le charme de la proche Safranbolu mais elle a un cœur qui bat, une énergie et une quiétude à la fois.


 


Située tout au bord de la Mer Noire, son emplacement est finalement très stratégique pour l’acheminement de la pierre noire vers ses destinations finales.


 


Ses maisons et ses immeubles sont ceux de personnes qui travaillent dans des conditions difficiles.

 

Mais ici comme partout, on retrouve les mêmes habitudes et les mêmes images.


Le maïs cuit dans l'eau et qu'on grignote dans la rue à n'importe quelle heure.

 


Celles du cireur de chaussures qui parfois abandonne son poste pour aller boire un thé.


 


La statue d’Atatürk, le père des turcs, est visible aux yeux de tous ici sur son cheval, un peu plus loin sur un monument commémoratif.

                


Ici aussi, le portable est omniprésent, chez les jeunes et… les moins jeunes.


                   

                                                     Allo, prépare la soupe j'arrive !


Fin juin, à Zonguldak, comme dans toutes les villes de Turquie et d’ailleurs, les mariages se comptent à la pelle, parfois dans une estafette, … parfois dans une limousine.


                 




Il fait bon se promener dans une petite embarcation à moteur pour longer les côtes parfois échancrées de la ville, aller jusqu’à la plage voisine, observer les gens qui se baignent dans les rochers ou sur les cubes de béton.

 

 


 
                             Heureusement que vous ne pouvez pas zoomer !!!!

 

Même si cette cité n’a pas les honneurs d’un coin touristique, elle n’en demeure pas moins chaleureuse et agréable.

 

 

 


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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 20:42

 

Zonguldak, au bord de la mer Noire, n’est pas la destination la plus courue en Turquie. Pourtant, ce n’est pas faute de richesses et elle mérite bien plus d’attention comme d’autres coins du pays.


Mes fidèles lecteurs et lectrices se souviendront sans doute que je vous ai déjà fait partager la visite de la grotte de Karaca près de Gümüşhane dans le nord-est de la Turquie

 


Afficher Zonguldak sur une carte plus grande

         

Quand on vient par les terres, peu avant l’entrée de la ville sur la droite, un panneau indique “Gökgöl mağarası”, la grotte de Gökgöl.

 

Elle a accueilli environ 500 000 visiteurs depuis son ouverture au public en 2001. Datant de l’ère tertiaire, sa datation se situe entre 2 500 000 et 7 000 000 d’années !


                      

                                                       Peu après l'entrée
 

Le début de la visite libre ne laisse pas présager des beautés qui se découvrent au fur et à mesure qu’on parcourt les 875 m du chemin aménagé. Sa longueur totale, si l’on rajoute tous les affluents, porte le tout à 3350 mètres tout de même.


             
                                   Cascade de dentelle
    
 

Composée de roche, de calcaire, cette grotte a également la particularité d’être riche en calcium, en carbonate, en magnésium et en fers minéraux. Pour cette raison, de nombreux patients souffrant de l’asthme viennent y respirer l’air bénéfique. Une aire a d’ailleurs été aménagée peu après l’entrée afin de s’y asseoir.

 

La hauteur sous plafond y est importante (jusqu’à 18 m de haut), le lieu est vaste. Aucune chauve-souris aux alentours pour vous faire sursauter de son cri ou de son vol...


               

                                   Envie d'effleurer, de caresser !
 

Le silence... et tout à coup une voix qui vous rappelle qu’il est interdit de prendre des photos sauf quand on en a obtenu la permission comme c’était mon cas (encore que j’ai croisé bon nombre d’intrus qui n’ont à mon avis pas forcément demandé....).

 

Un peu plus loin, de la musique douce pour donner plus d’ambiance encore au site.



 

La dentelle se fait plus présente, les formes les plus diverses font travailler votre imagination, les pointes des hérissons, des crocs effilés, les pattes d’un éléphant, la langue du même pachyderme, des formes plus... phalliques,.... de quoi se laisser emporter par la rêverie.


            

                 Des formes certaines caractéristiques, d'autres plus originales....


             


             
 

Cà et là, de l’eau pour rappeler que dans toute grotte, elle est présente, qui va et vient, se faufile dans des passages de formes diverses.

 

Des bruits, ceux des gouttes qui inlassablement tombent et résonnent dans vos oreilles.


             


             
 

Quelques marches vers le fond permettent d’admirer certaines salles particulièrement volumineuses de toute beauté.

 

En juin 2008 s’y est tenue la 3ème édition du festival international de la cité du charbon avec une exposition et la venue de groupes folkloriques de différents pays (Bulgarie, Géorgie, Macédonie,....). Dommage, j’aurais bien aimé être là !


              
                                 Une véritable pièce montée !
 

Gökgöl n’est pas la seule grotte de la région, à l’est de la ville, deux ou trois autres au moins figurent sur ma carte mais leur découverte sera... pour une autre fois.

 


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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 18:14

A l'occasion de mon dernier petit périple hors d'Istanbul ces derniers jours, j'ai, une fois de plus, utilisé le moyen de transport le plus populaire en Turquie, l'autobus (cf. mon billet sur la gare routière d'Istanbul http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-17228629.html).

J'ai choisi la compagnie Metro comme je l'ai déjà fait à plusieurs reprises auparavant. J'apprécie tout particulièrement le service de cette importante société bien implantée dans le pays (non, je ne touche pas de dividendes pour leur faire de la pub !!!... mais je vais y songer).


                   
                                               
Samedi matin 9 h 15, devant la succursale de Taksim, là où j'ai acheté mon billet ; la navette gratuite vient récupérer les voyageurs pour les amener à Alibeyköy, un des arrêts principaux de cette entreprise, hormis la gare routière.


                                                   L'arrêt d'Alibeyköy, c'est ici !


                               Pas de chance, ce bus modèle dernier cri ... n'est pas le mien

Une heure plus tard, le bus qui me déposera à Devrek, mon point de chute, arrive !

Le temps de charger les bagages et de s'installer, me voilà partie...


                        On entasse !  

Les sièges sont confortables et les espaces entre les rangs importants (bien plus que dans un avion où je suis toujours étriquée avec mes longues jambes que je n'arrive pas à caser correctement).

Un premier service d'eau fraîche permet de patienter jusqu'à l'arrêt suivant, à Harem, sur la rive asiatique d'Istanbul.


                   

La traversée du Bosphore est toujours un moment agréable qui permet de profiter d'une vue superbe.


                                Pont Fatih Sultan Mehmet qui enjamble le Bosphore

Durant la petite halte à Harem, un marchand ambulant en profite pour monter à bord et vendre quelques boîtes de douceurs.

                   

Après être repartis, on attaque le service de boissons chaudes (thé, café) et froides (Coca, Fanta, jus d'orange), assorti d'un petit cake aux fruits.... et d'une traditionnelle lingette citronnée (ou de l'eau de Cologne directement selon le cas).



              Pendant qu'un garçon distribue le nécessaire, l'autre fait chauffer l'eau !

                                      

Innovation aujourd'hui avec une distribution de journaux ! Il y a également la télévision ou la radio à bord, selon l'humeur du chauffeur.

Après une petite somnolence due au confort et au ronronnement du moteur, j'émerge pour profiter de l'arrêt d'une demi-heure après 2 h 30 de route pour déjeuner dans une aire aménagée. Le bus quant à lui prend une douche bien méritée !



        Et que ça brille !!!

Comme c'est souvent le cas, je suis la seule "yabancı" (étrangère) à bord. Au bout d'un moment, le fait que je mitraille les garçons chargés du service fait réagir mes voisins... et c'est parti pour une discussion à bâtons rompus... jusqu'à l'arrivée.


                                                Mes deux sympathiques voisins de couloir !

Après l'échange de coordonnées électroniques afin de pouvoir leur transmettre les photos que j'ai prises d'eux au passage, me voilà prête pour récupérer mes affaires et profiter des jours à venir pour découvrir les richesses de la région.

Il est vraiment très agréable en Turquie de voyager de cette façon tant le personnel de toutes ces sociétés de transport sont à votre service pour passer agréablement le temps en leur compagnie.

D'une entreprise à l'autre, les prestations sont différentes et plus ou moins élaborées mais compte-tenu de leur importance dans la vie économique du pays, le niveau n'arrête pas de monter.... pour le plus grand bonheur de ceux et celles qui les utilisent.


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Published by Nat - dans Economie
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