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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 06:33

Une habitation m'ouvre la porte, un souffle de vie vient de m'appeler, de me happer presque. 

              

Sur une étagère, des médicaments oubliés, une boîte est en français, elle date de 1974... l'époque où les gens ont commencé à quitter les lieux. J'ai envie de pleurer tellement l'émotion est forte et j'ai du mal à quitter les lieux. Je touche ces quelques objets qui sont là depuis plus de 30 ans et qui ont une histoire.

  

Parfois, les portes sont closes, barricadées mais parfois elles vous invitent à venir voir ce qui s'y passe derrière, à vous imaginer la vie passée. 

                   

Certaines demeures sont devenues des greniers à foin, d'autres sont encore meublées...

              

Au hasard de mes incursions, je me retrouve nez à nez avec ... une vache et je me demande qui des deux a eu le plus peur sur le coup !

               


Hormis les traditionnels moutons et chèvres, il y a aussi quelques bovins qui errent à la recherche de qui, de quoi et... deux ânes magnifiques.

  


La célébration religieuse est terminée et à nouveau, des bruits s'élèvent à la sortie. Tout le monde se retrouve comme de bien entendu autour d'une table du café, sur la place des grands hommes.

               


 

Laissons ces braves gens converser entre eux sans troubler leur quiétude. Un dernier regard vers ce village encore plus troublant que les autres, en tout cas pour moi.

En repartant, un petit arrêt devant  la seconde église de Dereköy, Aya Marina, s'impose. Revêtue d'une robe de pierre tout comme son mur d'enceinte et son entrée, elle a fière allure.

 


 

La visite de Gökçeada s'achèvera avec le prochain article.

 


2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 06:15

Vous connaîtrez bientôt la plupart les coins et recoins de cette île grâce à nos balades quotidiennes depuis quelques jours.

Il y a un endroit que je ne vous ai pas encore fait découvrir, c'est mon village préféré, Dereköy à 15 km à l'ouest de Gôkçeada. Une fois de plus, cette visite se fera en deux parties.

   

C'était autrefois le plus grand avec ses 1950 maisons. Aujourd'hui, il est presque devenu un village-fantôme, il y reste à peine 25 personnes en hiver... des grecs d'un âge certain, les irréductibles.

La rue principale amène au seul café du village, lieu de rendez-vous stratégique. En descendant de la voiture, un chant brise le silence... Il vient de l'église voisine. 

 

Pourtant, nous sommes jeudi et non pas dimanche ! En fait, on célèbre en ce 24 juillet la mort de la mère de la Vierge Marie, voilà pourquoi... Heureusement que la tenancière du café était au courant...

               

Tous les habitants doivent être présents... Le poêle aussi, comme dans toutes les églises alentours. Quelques hommes à la voix grave chantent, ce sont eux qu'on entendait. 

  

La célébration est émouvante, le panier qui contient le pain à partager est prêt, les gens ont l'air de ne faire qu'un, d'être soudés jusqu'à leur dernier soupir. Leur foi les réunit. Autant les églises sont souvent désertes en France et manquent d'âme(s) dans tous les sens du terme, autant en Turquie, ici ou ailleurs, au gré de mes visites, je retrouve cette ferveur, cette union...

                   

                   

Mais comme l'office est bien long, je pars redécouvrir les ruelles et les maisons abandonnées à travers des chemins de pierre pentus où la végétation reprend parfois ses droits.

 
  
Je me souviens que le plus important des lavoirs de l'île se trouve juste à côté de l'église. Il est vraiment imposant de par sa taille et confirme bien à quel point le village était grand.

  

 

La visite de Dereköy se poursuivra à travers le prochain billet.

 


2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 06:10


Le relooking était un peu en suspens, il n'y a que 24 heures dans la journée aux dernières nouvelles et parfois ça ne suffit pas...

Si vous tapez sur "liste complète" dans "liste des articles récents", puis sur la page 4, vous descendez jusqu'à "Doğubayazit, un palais de conte de fées", proche de l'Iran, merveille architecturale.

   

Si vous avez un creux, vous continuez avec "Une petite faim dans les rues d'Istanbul" juste en dessous.

  

C'est à partir de cet article que le lifting a été opéré, on en profite pour faire un tour dans la belle ville d'"Urfa la Glorieuse" pour terminer par "Aujourd'hui la Turquie".

  
                                                   Le Gölbaşı d'Urfa, un coin que je ne me lasse d'admirer

1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 05:40

Sur la côte sud de l’île, à une dizaine de kilomètres de Gökçeada, après avoir serpenté en direction d'Aydıncık, tout près de la plage du même nom, une étrange étendue blanche, le lac salé.

 
                                                      Direction Tüz Gölü
 

Lorsqu’on s’en approche, on s’étonne que des taches noires apparaissent çà et là.... D’après les analyses effectuées, la quantité de soufre y est importante. Durant les mois d’été essentiellement, le mélange de sel, d’eau et de souffre forme de la boue, une boue qu’on badigeonne allègrement sur soi.


 
                                                            Le voici, le lac salé

En approchant, les taches vues de loin se révèlent être ... des hommes, des femmes, des enfants. 

  

Revêtus d’un maillot de bain ou d’un short et d’un tee-shirt, on avance doucement. En effet, ça croustille sous les pieds ! Les trous d’eau sont chauds, on trempe les mains pour recueillir le précieux mélange.

 

                

                                           Savonnage de boue

On vient y traiter ses rhumatismes, ses problèmes de peau, prendre un bain en toute liberté, s’enduire la peau en famille ou entre amis pour ressembler à un ramoneur.


               

                                             On frotte


Après une bonne dizaine de minutes, la peau commence à tirer, c’est bon signe ! Le masque de beauté a fait son effet, il est temps de filer vers la plage toute proche pour se débarrasser de cet encombrant revêtement.

 

Je n’ai jamais eu une peau aussi douce qu’après cette expérience, un vrai bébé !

 

Quant aux cheveux, ils ressemblent à de la soie, impressionnant ....
                  
 


Le tourisme de santé n’a pas encore démarré mais cela ne saurait tarder. Quand des petits malins auront compris la richesse de ces composants, il y en aura bien pour exploiter le filon.


 
 

En attendant, profitons-en librement pour notre plus grand bonheur !

 

31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 05:45

A Tepeköy, on célèbre tous les 15 août l’Assomption qui fait de ce lieu le rendez-vous de tous les grecs des alentours. Pour les chrétiens, le jour de la mort doit être un jour de fête car la personne qui meurt accède à la vie réelle aux côtés de Dieu. 

  
                                   Evangelistas kilisesi dans le centre de Tepeköy

Même si un habitant d'Imroz n’était pas présent à cette date, il ferait tout pour venir au moins passer cette journée sur place et prier la Vierge.

 

Le 14 août, plusieurs grandes bêtes (vaches, taureaux) sont sacrifiées et la viande mise à cuire toute la nuit, dans la cour de l'église, dans d'immenses marmites. Le bouillon de viande servira à la préparation de keşkek, des plats à base de viande en fines lamelles et de blé battu longuement cuit à petit feu. 

 
                                                         L'entrée de l'église

 
  

Le 15 août au matin, à la fin de la célébration, la viande est bénite par le métropolitain avant d'être offerte en partage à toutes les personnes présentes. Tout le monde se rend ensuite en procession jusqu'au cimetière et chaque possesseur d'une tombe attend devant celle-ci.

 

Des douceurs posées sur un grand plateau sont distribuées une à une. De cette façon, les vivants montrent aux morts qu'ils ne les oublient pas et gardent leurs souvenirs gravés en eux.

  

Les distractions commencent l'après-midi sur la place du village. Les tables et chaises sont mises en place, on mange, on boit, on chante, on se taquine et on se provoque... mais sans que cela ne dégénère en querelle. Seuls amusements et danses sont au rendez-vous !

 

Les jeunes qui viennent ici passer quelques jours avec leurs aïeuls sont mis à contribution et tous les bénéfices retirés de cette journée versés au profit du village.

 
                                               Préparatifs en août 2005

 

J’ai eu l’occasion d’assister à la préparation des manifestations il y a 3 ans mais je ne connaissais pas alors tout ce qui se passait avant... encore une bonne raison pour prévoir d’y retourner à ce moment précis.

Tepeköy restera aussi pour moi un souvenir "gustatif", on dit bien que les sentiments passent par l'estomac... Quel plaisir de déguster là une assiette de fava (fèves), du yunan çacığı (çacik grec réalisé avec du yaourt filtré), du sahanda peynir, mélange de fromages de chèvre et de brebis grillés avec de l'huile d'olive, de la tomate, du poivron et des épices.

  
                                                               favas

    
                                        çacik grec on ne peut plus onctueux

 
                                                   le sahanda peynir

C'est surtout... le sauté de sanglier plus que tout qui m'a conquis, un mets que je n'avais pas eu l'occasion de manger depuis bien longtemps. Rien que pour ça (et tout le reste aussi évidemment), je reviendrai bien volontiers à Imroz.

      

Autant la plupart des moutons et chèvres sont peureux, autant cet énergumène, par l'odeur alléché, est venu à notre table au cas ... où un mets s'envolerait par mégarde...

  

Il est environ 14 h au moment où nous quittons le village... il n’y a plus personne à la terrasse du café, tout le monde fait sans doute la sieste....

  

Je vais aller faire de même, mais avant un petit tour à "çınar altı", soit "sous le platane", cet arbre de 630 ans, protégé, qui pose majestueusement à quelques centaines de mètres de là. 

                  

Une vue magnifique se dégage car on domine la mer et on voit juste en face à 18 milles, l'île de Samotras toujours cachée dans les nuages...

 


Difficile de ne pas aimer Tepeköy n'est-ce pas ?

30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 17:52


.... une alsacienne expatriée en Egypte et qui vient de découvrir mon blog apparemment aujourd'hui, Chris !!!

Ce n'est pas seulement un çay auquel tu vas avoir droit quand tu viens à Istanbul mais au moins à un dessert de ton choix. Je t'attends avec impatience pour faire plus ample connaissance...

                   

30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 06:20

 A 10 km à l’ouest du centre de Gökçeada dont les derniers montent en lacets de façon assez vertigineuse, vous voici dans le village le plus haut perché de l'île.
 

Je ne peux parler de Tepeköy en une fois, le billet serait bien trop long. Je vous propose donc de le faire en deux parties, pour mieux comprendre, humer l’air qu’on y respire, entendre les gens qui y parlent, s’y sentir un peu présent...


 
 

                      

Il y règne une ambiance toute particulière qui me “parle” beaucoup. Tout d’abord celle de l’école primaire, ouverte à tous vents elle aussi.

 

Sa visite provoque beaucoup d’émotion : les planchers et plafonds éventrés, les longs tableaux où des dessins et des phrases sont écrites, un banc d’écolier abandonné. 

            

 

 

J’entends presque la voix du maître énoncer son cours et les enfants répéter machinalement.... 


  
 

              

En approchant de la place centrale, à droite le café sous la treille où tous les grecs du village commencent à se réunir, il n’est même pas 10 h du matin. Ils sont encore environ 25 à vivre ici en hiver alors que dans les années 60, la population de Tepeköy se montait à... 1500 âmes.


 
 

Après avoir dégusté un nouveau dibek kave (cf. billet d’hier), je décide de me mêler doucement à ces hommes pour la plupart âgés et dont les mots en turc ont un accent grec absolument charmant.

 

En fait, le café n’appartient à personne ... mais à tous. Ils achètent en commun le café qui est vendu à un prix dérisoire, aucun bénéfice n’en est tiré, si ce n’est ... le rachat des nouveaux ingrédients.

 

  

L’ambiance est bon enfant et la plupart acceptent de se faire “tirer le portrait” que je vais leur transmettre dans les tous prochains jours comme promis.


                   

                                                Le doyen, 91 ans
 

                  

                  

En haut du village, dans un paysage idyllique d’arbres, certains fruitiers, l’imposante colline de 670 m juste derrière, le cimetière grec et sa chapelle. Des tombes de différentes époques, certaines très vieilles enfoncées dans la terre et dont juste un bout dépasse, d’autres plus récentes aux inscriptions parfois incompréhensibles.

 

 

La clé de la chapelle est sur la porte, il suffit de la tourner pour allumer une bougie devant une icône et se recueillir quelques instants avant de refermer soigneusement.


 
 

 

                 

Un peu plus loin, sur un chemin si étroit qu’on peut à peine passer, un jardinet magique tenu par une charmante vieille dame, grecque elle aussi. 

 

Au hasard de la conversation, elle fait savoir qu’elle produit du vin “maison”, une espèce de vin cuit absolument délicieux que je vois très bien accompagner du melon... ou un gâteau au chocolat...


              

                                                 Bientôt mûr
 

            
                            La meilleure amie de la productrice de vin

Toujours autant de chèvres et de moutons qui s’enfuient souvent en nous voyant ou qui jouent à cache-cache en passant les portes ouvertes des maisons abandonnées.... 
 

                 
 

C’est vraiment un endroit attachant où le temps semble s’être arrêté, suspendu.

 

On peut y passer des heures à arpenter tranquillement les ruelles souvent désertes pour s'imprégner de l'ambiance des lieux.

 

              

29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 06:25

Avant de commencer la lecture de ce billet je vous propose de cliquer ici afin d'écouter la musique qui accompagne celui-ci pour être dans l'ambiance...

A 3 kilomètres à l’ouest du chef-lieu se trouve perché dans les hauteurs le petit village de Zeytinli ou Zeytinliköy (Aghii Theodori en grec), autrement dit le « village de l’olive ». Il fallait bien qu’un endroit au moins porte ce nom, compte-tenu du nombre impressionnant d’oliviers sur cette île : environ 150 000 arbres….dont certains ont près de 600 ans.


               

               
                               Le transport local le plus pratique
 

En grimpant la route sinueuse qui y mène, une église orthodoxe attire l’attention, celle de la Vierge Marie (Meryem Ana kilisesi) construite en 1775 et restaurée à l’ancienne depuis mon dernier passage il y a 3 ans.

 

Je me souvenais de sa blancheur qui m’avait frappé à l’époque, là ses murs sont recouverts de pierre comme les maisons traditionnelles du coin.

 

  

Mais comme ça monte difficilement, ce n’est pas le moment de s’arrêter en route… Un parking est aménagé à peine plus loin, à l’entrée du village, en contrebas de l’ancienne école primaire et … d’une autre église, celle de Saint-Georges (Aya Yorgi kilisesi) qui date de 1784 qui a également eu droit à un ravalement.

 

 
                                  Aya Yorgi kilisesi en 2008 et en bas en août 2005

 

Cet établissement scolaire, dont la communauté d'origine grecque venait d'achever la construction lorsque les écoles grecques ont été interdites sur l'île, est aujourd'hui en ruine et ouvert à tous vents.

 

On y entre pour découvrir les salles de classe, les planchers et plafonds effondrés, un banc de classe abandonné, les tableaux encore recouverts d’écritures… autre temps !

 

    
                                          L'ancienne école primaire de Zeytinli

La rue principale est pavée à l’ancienne et il faut faire attention de ne pas se tordre la cheville. Elle est étroite et il vaut mieux l’emprunter à pied. 

   
                                                      La rue principale

Dans le virage, un brouhaha naît et grandit au fur et à mesure qu’on s’en approche. C’est normal car trois cafés se font face ! C’est le lieu de rassemblement tant des grecs qui habitent encore ici (environ 70 à 80) que des quelques touristes. 
        
                  

   
Là, on a presque changé de pays… on se croit vraiment en Grèce : on y boit du « dibek kave » en écoutant des airs grecs célèbres, les conversations y commencent par « Kalimera » (bonjour) ou « Kalispera » (bonsoir).

 

Les tenanciers sont des « figures » de Zeytinli, il y avait « madame » à présent décédée et dont le fils a repris l’affaire, le lieu de rendez-vous de la gente féminine, un couple charmant, pas tout jeune et à l’accent chantant tient le second café, le dernier est occupé par un homme un peu rustre … et où les clients se font plus rare.  

 

  

Quel est donc ce café qui ressemble étrangement au café turc ? Le dibek est en fait un mortier de bois qui sert à moudre les fèves de café.

 

Une fois réduites en fine poudre, elles sont mélangées avec l’eau et le tout est bouilli sucré ou pas, selon la demande du consommateur.

 

                

Dans ce village, on peut aussi déguster du sakız muhallebi qui est en fait une spécialité turque….

 

C’est un dessert à base de lait et de gomme arabique absolument exquis qui se déguste recouvert d’un soupçon de cannelle.

 

        

Il y avait à Zeytinli deux fabriques d’huile d’olive, un moulin à eau, un autre à vent et un atelier qui produisait des tuiles.

 

En se promenant dans les ruelles étroites du village, nous avons découvert deux anciens lavoirs comme on en trouve partout ici. Ils sont composés de quelques bassins de pierre peu profonds où le linge était frotté, d’une fontaine où l’eau continue de couler inlassablement et d’un conduit de cheminée destiné à faire bouillir cette eau.

 

  

Le chemin qui monte après le deuxième lavoir mène vers… une 3ème église, Aya Dimitri Kilisesi, resplendissante au soleil dans sa robe blanche.

 

  

            

Zeytinli est l’ancien village grec qui compte encore le plus d’habitants, une petite dizaine de turcs y habite dont un peintre venu s’y installer en 1992 après avoir habité près du Bosphore… et qui m’a gentiment ouvert les portes de son jardin pour y découvrir le paysage environnant.

 

En 1990, sa population se montait à 155 personnes, à présent elle s’établit en-dessous de 100 durant les mois d’hiver…

   
                                                Cette demeure est bien habitée

                       

 

 

La vie est bien plus perceptible ici que dans d’autres lieux que je vous ferai découvrir les prochains jours.

 


28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 06:33

L’île de Gökçeada - Imroz - est la plus grande des îles turques. 290 km2, 29,5 kms d’Est en Ouest et 13 km du Nord au Sud, voici les mensurations de la belle. Située sur la Mer Egée à la sortie du détroit des Dardanelles, elle possède une histoire particulière.



Gökçeada

 

 Son nom grec vient du dieu grec de la fertilité, Imbrasos. Le dieu de la mer Poseidon et son épouse Amphritrite, qui ne voulait pas vivre sur le mont Olympe, ont souhaité résider avec leurs chevaux ailés dans un palais sur cette île.              .


Les premières traces d’habitation remontent à 2000 ans avant JC…


  
 
                                            Vue d'un jardin situé dans une maison de Zeytinlik


Après être tombée aux mains de l’empire romain en 193, Gökçeada sera incorporée en 1456 à l’empire ottoman par le sultan Mehmet II le Conquérant avant de faire partie du royaume de Grèce durant 11 ans. Lors de la signature du traité de paix de Lausanne le 24 juillet 1923, Imroz et sa voisine Tenedos - Bozcaada – 
reviennent à la Turquie.


  

                                              Barrage de Zeytinlik

La plupart des habitants grecs ont commencé à fuir lors des évènements de Chypre en 1974. La population orthodoxe qui était de 5487 en 1960 est passée à 492 en 1980.

 

Dans tous les anciens villages grecs de l’île, l’émotion est forte quant aux traces de vie palpables dans les habitations abandonnées et que vous découvrirez dans les prochains billets.


 

                                Un tracteur descend du village grec de Zeytinlik

 
                                        Vue d'une terrasse de Kaleköy

Le chef-lieu est Gökçeada
- Panaghia - plus communément appelé merkez (le centre) comprend environ 7000 habitants. Pour relier tous les points de l’île, il faut absolument passer par là.

 

Cinq villages sont peuplés essentiellement de la communauté grecque restante et cinq autres construits de toutes pièces entre 1973 et 1984 par l’Etat turc composent le puzzle de cet étonnant endroit. 

 

                                         Le village de Yeni Bademlı

L’eau est particulièrement abondante ici. On y trouve des jardins composés de tous les fruits et légumes possibles. Autant ses collines sont semi-désertiques, autant elle regorge par endroits de richesses quant à sa végétation.


  


La production d’huile d’olive est de qualité, de même que les différents miels de pin et de thym. On y trouve aussi du vin fabriqué souvent par l’habitant ; des éponges, de l’artisanat local composé de broderie et de vannerie, quelques produits maisons tels que confitures et marmelades, sont également appréciés par les touristes.
 


              


De même, la population animale y est plus que représentée. J’ai rarement vu autant de moutons et de chèvres, soit en troupeaux, soit solitaires, se promener tant dans qu'en-dehors des villages. Les chevaux, ânes et mules, ainsi que les volailles et les oies ne sont pas en reste non plus.


   


   

Les bruits ambiants sont les chants des cigales et le crissement du vent dans les arbres. Quant aux odeurs, c’est un mélange de lavande et de thym permanent. Tout cela rappelle les caractéristiques des paysages méditerranéens si agréables.

              



 

 

26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 20:15

Une fois quitté Istanbul vers l'ouest, un peu d’autoroute en direction d’Edirne puis la sortie pour Tekirdağ. Nous sommes dans la partie occidentale qu’on appelle la Thrace, située totalement en Europe.

 

Des champs de tournesols à perte de vue, des collines fertiles, les vignes de la région font partie du paysage qui défilent à toute vitesse sous nos yeux. 

     


          

Après avoir dépassé Şarköy, nous longeons le détroit des Dardanelles. Je le trouve bien moins séduisant que le Bosphore. Hormis la végétation (bien plus fournie de ce côté-là du détroit), il n'a ... pas grand chose, pas de yalı, ces magnifiques villas de bois qui font le charme du Bosphore.

 

Par contre, il y a tout autant de trafic puisque c'est le lieu de passage obligé pour les bateaux en tous genres entre la Mer de Marmara et la Mer Egée. En venant d'Istanbul, à l'entrée du détroit à Gelibolu, on peut même s'y baigner.
 

             

 

Avant d'arriver dans la petite ville d'Eceabat, un des points de passage des Dardanelles, un panneau indique vers la droite la direction de Kabatepe d'où part le ferry pour notre destination de vacances, Gökçeada.

La chance est avec nous car le bateau de 13 h n'a pas encore levé l'ancre et il reste de la place pour embarquer. Heureusement, sinon c'était ... 3 heures d'attente pour le suivant.

           

Bien peu de monde en fait, la plupart des voyageurs sont des turcs, essentiellement d’Istanbul, qui viennent passer quelques jours au calme.

 

Une motocycliste fait la sieste sur son véhicule, un 4/4 se prépare à grimper quelques pentes ardues comme on en trouve sur place, les appareils photos sont déjà mis en route durant la traversée.

 

 

             

Une petite grimpette vers le poste de pilotage ou le capitaine et son adjoint sont heureux de converser et de nous accueillir… autour d’un thé bien évidemment. Les deux pilotes sont de la Mer Noire. 6 jours de travail, puis 6 jours de repos est leur rythme normal. La société qui gère ces traversées dépend de l’Etat turc. En été, 6 liaisons quotidiennes, en hiver 3 seulement.


  
 

Durant la mauvaise saison, environ 10 jours/an, les traversées sont annulées en raison de la tempête. L’île est le paradis des surfeurs, c’est dire le vent qu’on y trouve presque en permanence.

 

Dommage, durant la traversée, pas de dauphins ni de requins à l’horizon, pourtant ils sont nombreux dans ce secteur. Nous croisons uniquement un autre bateau qui fait le trajet en sens inverse.


 
 

1 h 40 plus tard, le capitaine active le klaxon pour signaler notre arrivée !!!

 

Merci messieurs pour ce petit moment bien sympathique en votre compagnie qui nous a permis de découvrir un peu votre univers, le radar, le GPS, les manivelles, la liaison radio, la radio tout court, tous les boutons et autres accessoires dont je ne connais pas encore toutes les fonctions. 

   

Au retour, j’irai rendre visite à vos collègues pour la suite de la formation….


                

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