5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 06:01

 

Une rencontre le lundi 23 juin en fin de matinée ; elle a lieu devant la porte de la Küçük Aya Sofya (cf. Mon billet   http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-18579813.html) que je veux faire découvrir à mon amie venue d’Alsace.

 

Un couple en sort au moment où nous y apprêtons à y rentrer. La femme dit à son époux “Tu entends, elles parlent français” … et je réponds aussitôt en turc.

 

La discussion s’engage avec eux. Turcs habitant depuis des dizaines d’années en Belgique, ils sont de passage à İstanbul avant de regagner leur petite ville d’origine de Devrek, près de Zonguldak… Vous me voyez venir !



                                                               Hülya



                                                                   Sezai 


La discussion est tentante et je leur propose de nous attendre dans le jardin attenant de la medrese, le temps de visiter la mosquée, avant de les rejoindre pour boire un thé ensemble et faire plus ample connaissance.

 

La visite achevée, nous les retrouvons et aussitôt le courant passe.

 

En Turquie pour leurs vacances annuelles, Hülya et son mari Sezai sont originaires de cette région que je ne connais pas encore mais qui présente beaucoup d’intérêts pour moi.

 

İmmédiatement, Sezai me propose son aide et … l’hospitalité si légendaire et qui n’est pas une légende mais bien une réalité au quotidienne, tant en ville que dans le plus petit des villages.


                         



 

Nous échangeons nos coordonnées et nous promettons de nous revoir rapidement.

 

Je ne pensais pas que cela se ferait aussi vite mais mon calendrier étant chargé, il ne restait finalement que le week-end passé et le début de cette semaine pour envisager de me rendre chez eux, ce qui fut a pu se faire comme vous le savez.

 

Cet exemple est un parmi tant d’autres qui me reviennent immédiatement à l’esprit, tant de rencontres et de moments de bonheur, depuis mes presque 5 ans de vie en Turquie.

 

Je voulais en profiter pour remercier de tout coeur Hülya et Sezai de m’avoir accueillie, nourrie, logée, fait découvrir les richesses de leur coin de pays.  Ils m’ont aussi permis de rencontrer une partie de leur famille, les parents de Sezai, son adorable soeur Emine, d’autres parents et connaissances.



                                               Les parents de Sezai

      La "çok tatlı" Emine

 

Merci aussi à tous les autres, d’İstanbul (Yeşilköy et Rumeli Feneri en particulier),Tuzla, Hasankeyf, Diyarbakır, Mydiat, Halfeti,… qui spontanément m’ont ouvert leur porte, m’ont invitée à leur table pour partager leur repas, leur temps, leur amitié surtout, cette amitié qui est un des biens les plus précieux pour moi.




 

Herkese çok teşekkür ederim,  minnettarım !

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 19:40

La ville de Zonguldak qui abrite 107 400 âmes est une ville au passé …. très récent.

 

Elle s’est construite avec le début de l'activité des mines de charbon à la moitié du XIXème siècle. Elle n’a que 150 ans au compteur à peine. Dans le centre-ville, un monument a été érigé en honneur de ses mineurs qui nourrissent des familles entières.



 

Toute son économie repose sur le précieux minerai. Elle n’a pas le passé glorieux de la belle Istanbul, ni le charme de la proche Safranbolu mais elle a un cœur qui bat, une énergie et une quiétude à la fois.


 


Située tout au bord de la Mer Noire, son emplacement est finalement très stratégique pour l’acheminement de la pierre noire vers ses destinations finales.


 


Ses maisons et ses immeubles sont ceux de personnes qui travaillent dans des conditions difficiles.

 

Mais ici comme partout, on retrouve les mêmes habitudes et les mêmes images.


Le maïs cuit dans l'eau et qu'on grignote dans la rue à n'importe quelle heure.

 


Celles du cireur de chaussures qui parfois abandonne son poste pour aller boire un thé.


 


La statue d’Atatürk, le père des turcs, est visible aux yeux de tous ici sur son cheval, un peu plus loin sur un monument commémoratif.

                


Ici aussi, le portable est omniprésent, chez les jeunes et… les moins jeunes.


                   

                                                     Allo, prépare la soupe j'arrive !


Fin juin, à Zonguldak, comme dans toutes les villes de Turquie et d’ailleurs, les mariages se comptent à la pelle, parfois dans une estafette, … parfois dans une limousine.


                 




Il fait bon se promener dans une petite embarcation à moteur pour longer les côtes parfois échancrées de la ville, aller jusqu’à la plage voisine, observer les gens qui se baignent dans les rochers ou sur les cubes de béton.

 

 


 
                             Heureusement que vous ne pouvez pas zoomer !!!!

 

Même si cette cité n’a pas les honneurs d’un coin touristique, elle n’en demeure pas moins chaleureuse et agréable.

 

 

 


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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 20:42

 

Zonguldak, au bord de la mer Noire, n’est pas la destination la plus courue en Turquie. Pourtant, ce n’est pas faute de richesses et elle mérite bien plus d’attention comme d’autres coins du pays.


Mes fidèles lecteurs et lectrices se souviendront sans doute que je vous ai déjà fait partager la visite de la grotte de Karaca près de Gümüşhane dans le nord-est de la Turquie

 


Afficher Zonguldak sur une carte plus grande

         

Quand on vient par les terres, peu avant l’entrée de la ville sur la droite, un panneau indique “Gökgöl mağarası”, la grotte de Gökgöl.

 

Elle a accueilli environ 500 000 visiteurs depuis son ouverture au public en 2001. Datant de l’ère tertiaire, sa datation se situe entre 2 500 000 et 7 000 000 d’années !


                      

                                                       Peu après l'entrée
 

Le début de la visite libre ne laisse pas présager des beautés qui se découvrent au fur et à mesure qu’on parcourt les 875 m du chemin aménagé. Sa longueur totale, si l’on rajoute tous les affluents, porte le tout à 3350 mètres tout de même.


             
                                   Cascade de dentelle
    
 

Composée de roche, de calcaire, cette grotte a également la particularité d’être riche en calcium, en carbonate, en magnésium et en fers minéraux. Pour cette raison, de nombreux patients souffrant de l’asthme viennent y respirer l’air bénéfique. Une aire a d’ailleurs été aménagée peu après l’entrée afin de s’y asseoir.

 

La hauteur sous plafond y est importante (jusqu’à 18 m de haut), le lieu est vaste. Aucune chauve-souris aux alentours pour vous faire sursauter de son cri ou de son vol...


               

                                   Envie d'effleurer, de caresser !
 

Le silence... et tout à coup une voix qui vous rappelle qu’il est interdit de prendre des photos sauf quand on en a obtenu la permission comme c’était mon cas (encore que j’ai croisé bon nombre d’intrus qui n’ont à mon avis pas forcément demandé....).

 

Un peu plus loin, de la musique douce pour donner plus d’ambiance encore au site.



 

La dentelle se fait plus présente, les formes les plus diverses font travailler votre imagination, les pointes des hérissons, des crocs effilés, les pattes d’un éléphant, la langue du même pachyderme, des formes plus... phalliques,.... de quoi se laisser emporter par la rêverie.


            

                 Des formes certaines caractéristiques, d'autres plus originales....


             


             
 

Cà et là, de l’eau pour rappeler que dans toute grotte, elle est présente, qui va et vient, se faufile dans des passages de formes diverses.

 

Des bruits, ceux des gouttes qui inlassablement tombent et résonnent dans vos oreilles.


             


             
 

Quelques marches vers le fond permettent d’admirer certaines salles particulièrement volumineuses de toute beauté.

 

En juin 2008 s’y est tenue la 3ème édition du festival international de la cité du charbon avec une exposition et la venue de groupes folkloriques de différents pays (Bulgarie, Géorgie, Macédonie,....). Dommage, j’aurais bien aimé être là !


              
                                 Une véritable pièce montée !
 

Gökgöl n’est pas la seule grotte de la région, à l’est de la ville, deux ou trois autres au moins figurent sur ma carte mais leur découverte sera... pour une autre fois.

 


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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 18:14

A l'occasion de mon dernier petit périple hors d'Istanbul ces derniers jours, j'ai, une fois de plus, utilisé le moyen de transport le plus populaire en Turquie, l'autobus (cf. mon billet sur la gare routière d'Istanbul http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-17228629.html).

J'ai choisi la compagnie Metro comme je l'ai déjà fait à plusieurs reprises auparavant. J'apprécie tout particulièrement le service de cette importante société bien implantée dans le pays (non, je ne touche pas de dividendes pour leur faire de la pub !!!... mais je vais y songer).


                   
                                               
Samedi matin 9 h 15, devant la succursale de Taksim, là où j'ai acheté mon billet ; la navette gratuite vient récupérer les voyageurs pour les amener à Alibeyköy, un des arrêts principaux de cette entreprise, hormis la gare routière.


                                                   L'arrêt d'Alibeyköy, c'est ici !


                               Pas de chance, ce bus modèle dernier cri ... n'est pas le mien

Une heure plus tard, le bus qui me déposera à Devrek, mon point de chute, arrive !

Le temps de charger les bagages et de s'installer, me voilà partie...


                        On entasse !  

Les sièges sont confortables et les espaces entre les rangs importants (bien plus que dans un avion où je suis toujours étriquée avec mes longues jambes que je n'arrive pas à caser correctement).

Un premier service d'eau fraîche permet de patienter jusqu'à l'arrêt suivant, à Harem, sur la rive asiatique d'Istanbul.


                   

La traversée du Bosphore est toujours un moment agréable qui permet de profiter d'une vue superbe.


                                Pont Fatih Sultan Mehmet qui enjamble le Bosphore

Durant la petite halte à Harem, un marchand ambulant en profite pour monter à bord et vendre quelques boîtes de douceurs.

                   

Après être repartis, on attaque le service de boissons chaudes (thé, café) et froides (Coca, Fanta, jus d'orange), assorti d'un petit cake aux fruits.... et d'une traditionnelle lingette citronnée (ou de l'eau de Cologne directement selon le cas).



              Pendant qu'un garçon distribue le nécessaire, l'autre fait chauffer l'eau !

                                      

Innovation aujourd'hui avec une distribution de journaux ! Il y a également la télévision ou la radio à bord, selon l'humeur du chauffeur.

Après une petite somnolence due au confort et au ronronnement du moteur, j'émerge pour profiter de l'arrêt d'une demi-heure après 2 h 30 de route pour déjeuner dans une aire aménagée. Le bus quant à lui prend une douche bien méritée !



        Et que ça brille !!!

Comme c'est souvent le cas, je suis la seule "yabancı" (étrangère) à bord. Au bout d'un moment, le fait que je mitraille les garçons chargés du service fait réagir mes voisins... et c'est parti pour une discussion à bâtons rompus... jusqu'à l'arrivée.


                                                Mes deux sympathiques voisins de couloir !

Après l'échange de coordonnées électroniques afin de pouvoir leur transmettre les photos que j'ai prises d'eux au passage, me voilà prête pour récupérer mes affaires et profiter des jours à venir pour découvrir les richesses de la région.

Il est vraiment très agréable en Turquie de voyager de cette façon tant le personnel de toutes ces sociétés de transport sont à votre service pour passer agréablement le temps en leur compagnie.

D'une entreprise à l'autre, les prestations sont différentes et plus ou moins élaborées mais compte-tenu de leur importance dans la vie économique du pays, le niveau n'arrête pas de monter.... pour le plus grand bonheur de ceux et celles qui les utilisent.


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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 18:13


Un petit coucou rapide pour tous mes lecteurs et lectrices de la petite ville de Devrek située en Mer Noire.

Je rentre demain en bus sur Istanbul avec un carnet de notes bien rempli, un appareil photo qui a eu du travail et dans des situations pas toujours tres faciles, des images plein la tete, des moments de bonheur, une expérience aujourd'hui que je ne pourrai jamais oublier.

Bref, vous l'aurez compris, vous aurez bientot de la lecture sans doute d'ici demain soir deja.

Sacrée Turquie, elle n'en finira jamais de me donner, de me ravir, de m'émouvoir, de m'étonner  !

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 05:52

En 2007, pour 638 311 couples qui se sont mariés en Turquie, 94 219 ... ont divorcé.

              
                             Jeune couple amoureux, Tuzla, province d'Istanbul
                  
L'institut de statistiques turc TÜIK vient de publier les résultats de ses dernières études en la matière. En 2006, 636 121 couples ont convolé en justes noces pour 93 489 divorces. C'est à la fois, le nombre de mariages augmente mais également celui des divorces.

                 
                                     Mariage à Eyüp, Istanbul, juin 2008

La moyenne d'âge des hommes qui se marient la première fois est de 26,1 ans, celle des femmes 22,8.

C'est à Istanbul qu'on se marie le plus tard, les hommes ont en moyenne 26,9 et les femmes 23,7.

                


                          Couples qui déambulent sur Istiklal Caddesi, Istanbul

             

Par contre, c'est en Anatolie Centrale et dans l'Ouest de la région de la Mer Noire que l'on se marie le plus jeune, 25 pour les hommes et 21,5 pour les femmes en moyenne.

La proportion de divorces ne cesse donc de grimper et c'est dans la région de la Mer Egée (Izmir)... qu'on divorce le plus. Cela ne me surprend personnellement pas, cette partie de la Turquie étant la plus occidentale à tous points de vue... y compris en la matière.

              
                         Balade nocturne sur Istiklal Caddesi, Istanbul

A l'opposé, c'est dans le sud-est du pays, là où les traditions sont les plus ancrées, qu'on divorce le moins.

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 06:38

Dans moins de deux heures, je pars en bus jusqu'au mardi 1er juillet inclus dans la région de Zonguldak à environ 350 kilomètres d'Istanbul, en Mer Noire.

Je ne connais pas encore ce coin de la Turquie, raison de plus pour le découvrir... Je sais qu'il y a des richesses naturelles intéressantes dans le secteur.... à suivre !

     
                                                                  Otogar d'Istanbul
                      

J'ai tout de même réussi à préparer un billet qui sera publié lundi matin. Cela laisse le temps à tous et à toutes de se mettre à jour dans la lecture du blog, certains d'entre vous ayant apparemment du mal à suivre (je ne citerai pas de noms..... hi hi).

Comme je n'aurai pas forcément accès à internet, ne vous étonnez pas d'avoir mes réponses à vos commentaires seulement à mon retour.

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 20:35

Ce quartier d'Istanbul, situé sur la rive européenne du Bosphore est la circonscription la plus proche de la Mer Noire de ce côté-là.

Dynamique et attrayante, Sariyer est un ancien village de pêcheurs qui ne comptait au début du XIXème siècle qu'une vingtaine de maisons.

Son petit port accueille toujours quantité de barques et de chalutiers de moindre importance qui égaient de leurs couleurs les alentours. Quelques embarcations aménagées pour la circonstance permettent également de goûter aux produits de la mer.






Tout autour de la place située le long du port, des restaurants de poissons proposent une partie de la production fraîchement pêchée. Les cageots à peine débarqués sont immédiatement mis en vente aux habitants et aux cuisiniers de toutes sortes.



Sariyer compte de nombreuses et superbes demeures en bois, certaines pimpantes après une restauration réussie, certaines aux couleurs d'origine non moins charmantes.



           

Ce quartier d'Istanbul est aussi réputé pour son börek, délice de pâte farci au fromage ou à la viande.

C'est également le point de départ de destinations où les stambouliotes aiment se rendre le week-end tels que Kilyos, Rumeli Kavağı,... où les plages et la baignade sont au rendez-vous.




        

Si vous passez par là, prenez le temps de respirer l'air du coin, d'observer les pêcheurs qui s'activent, de traîner vos pieds et vos yeux dans les artères et venelles pour découvrir les trésors parfois cachés de Sariyer.








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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 20:00

Tout le monde ne le connaît peut-être pas sous son vrai nom mais si je vous dis Pierre Loti, je suis presque certaine que vous en avez forcément un jour ou l’autre entendu parler.

 

Officier de marine et écrivain, Julien Viaud est né à Rochefort-en-Mer le 14 janvier 1850. J’ai découvert une première fois sa maison natale devenue musée en1986. Bien que troublée et fascinée par cette demeure hors normes, je ne pouvais m’imaginer à cette époque que je reviendrai la voir en 2003, quelques semaines avant de venir m’installer à Istanbul.


                       

                       Reproduction extraite du livre "La maison de PIerre Loti à Rochefort"

Une vie de voyages, de livres, de la découverte et d’une passion pour un pays, la Turquie. Il en a fait sa deuxième patrie et rêve de devenir autochtone, de vivre à la turque, d’être Turc…. Il se fait passer pour, habillé comme les locaux de l’époque, il en apprend la langue et ne cessera de louer Istanbul, ses quartiers, ses cafés, son art de vivre…

                   
                       Loti en guerrier turc, extrait du livre "La maison de Pierre Loti à Rochefort"


  
                            Le pont de Galata en 1905 tel qu'a du le voir Pierrre Loti
 

Il rencontre l’amour de sa vie, Aziyadé (Hatice) qui vit au harem. De cette merveilleuse aventure naîtra sans doute son livre le plus connu et qui porte le nom de sa douce, publié en 1879 et qui sera son premier grand succès.

 

Il séjourne en Turquie en 1880, en 1900, habite Istanbul de 1903 à 1905, principalement dans le quartier d’Eyüp (Eyoub à l’époque). Pour rester ici, il songe même à devenir officier turc alors que son navire doit repartir… Il reviendra dans son pays d’adoption après sa retraite, en 1910 et en 1913.


 
                                              Dans le quartier d'Eyüp, 1909 
 


Il soutient l’Empire ottoman en tant que journaliste et écrivain, pourtant ennemi sérieux de la France à cette époque.

 

Le 27 décembre 1921, une délégation menée par l’épouse de l’ambassadeur d’Ankara à Paris rend visite à l’écrivain qui a tant défendu le peuple turc. Elle lui remettra un tapis tissé par des jeunes filles orphelines dont les pères sont morts en martyrs lors de lutte pour l’indépendance, présent très symbolique.

 

Combien d’insultes, de menaces, Pierre Loti a-t-il affronté durant ces années à défendre les Turcs, ce peuple qui lui a tant donné…


             
                 Portrait de Loti paru dans le journal "Le Monde illustré" du 9 avril 1892,
                         extrait du livre "La maison de Pierre Loti à Rochefort"
 


Cet homme hors du commun meurt à l’âge de 73 ans, en 1923, dans sa maison d’Hendaye. Il sera inhumé à Saint-Pierre d’Oléron dans le jardin de la demeure de ses aïeules, selon ses dernières volontés.

 

C’est un peu un père spirituel pour moi ; à ma façon, je suis ses traces et j’aime autant que lui ce pays qui ne ressemble à aucun autre. J’écris, je photographie, j’ai aussi dessiné déjà… tout comme il l’a fait et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin…

 

     

               La mosquée bleue et l'hippodrome, que Loti a cité dans ses ouvrages, Reproduction
 

"Être Turc, c'est aussi être divisé, être dédoublé, entre l'Europe et l'Asie." 

                                                                      Pierre Loti

 


 

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 06:55

Tout le monde était prêt à revivre une soirée historique, moi y compris !

Dès l'après-midi, j'arborais mon tee-shirt "Türkiye" et je n'étais de loin pas la seule. Dans toutes les rues, le rouge et blanc devenaient de plus en plus visibles.

               

L'avant-match avait un air de fête, à 21 h 00 turques, la place de Taksim continuaient d'accueillir des flots de supporters. Un écran géant avait été mis en place par la ville pour la circonstance.

La musique battait son plein, on a dansé, les appareils photos crépitaient.









Jeunes et moins jeunes, femmes et enfants, tout le monde espérait et vibrait.

   On voyait rouge partout !




Dans la rue, les marchands faisaient des affaires, on pouvait trouver tous les accessoires possibles et inimaginables du parfait supporter.



Il y  avait moins de monde dans les restaurants que pour les quarts de finale, la foule s'étant déplacée en masse sur Taksim. J'ai préféré éviter la cohue et rester debout pour retourner à As Pera, une de mes adresses préférées de Galatasaray.

A ma gauche, une tablée de turcs en forme et à ma droite un peu plus loin... près de la sortie 4 allemands esseulés.



Le match commence ! Le rythme est très soutenu et à la 22ème minute, la Turquie marque ! Explosion !



L'Allemagne égalise,  tout le monde reprend son souffle durant la mi-temps. La tension est à son comble, quand durant les dernières minutes, 3 buts, un allemand, un turc... et finalement un dernier allemand viendront sonner le glas...

Le rêve s'est envolé, la foule se disperse, silencieuse même si on entend çà et là quelques grappes rouges et blanches entonner des chants et crier "Türkiye". Merci  de nous avoir fait rêver...

          
                           
Taksim retrouve très vite son aspect normal, il est 23 h 50 ! Seuls les tee-shirts et les casquettes témoignent encore de l'embrasement de tout un pays pour son équipe nationale de football !                                     

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  • : Faire connaître la Turquie et ses habitants avec les yeux d'une alsacienne qui y vit depuis 11 ans
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