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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 16:46

Bozcaada, dont le nom grec est Tenedos, est une petite île de 6 km de long sur la mer Egée et située à l'entrée du détroit des Dardanelles, à l'ouest de la Turquie. 

     Carte Bozcada
      
C'est aux abords de cette île, selon la légende, que le navire qui avait laissé le cheval de Troie dans la ville du même nom, se serait caché. Si l'on remonte dans le temps, Tenedos a été fondée par des Eoliens, tribu de la Grèce antique.

Elle a toujours fait l'objet d'âpres discussions par les puissances maritimes de Venise et de Gënes, également par les Byzantins et les ottomans, de part sa situation stratégique à l'entrée du détroit des Dardanelles.

Sa population actuelle se situe aux alentours de 2500 habitants, presque tous turcs et musulmans alors qu'en 1908, ses 5000 âmes étaient de langue grecque et orthodoxe. Par contre, en plein coeur de l'été, c'est entre 25 et 30 000 personnes qui occupent l'île. Pourtant, on ne les voit pas, où pouvent-ils donc bien se cacher, je me le demande encore.

 

Au moment de la Guerre des Balkans, l’île, occupée par les Grecs, leur appartient de 1912 à 1923. Elle sert de base aux forces anglaises et françaises lors de la Bataille des Dardanelles et redevient possession de la Turquie le 20 septembre 1923 à la signature du traité de Lausanne.

En arrivant par le ferry, on aperçoit immédiatement l'imposante forteresse du XVème siècle à l'entrée du port. Les habitations du seul bourg sont toutes regroupées tout autour de ce dernier, d'un côté plus turques et de l'autre... plus grecques. En effet, les maisons y sont blanches et les volets souvent bleus, comme là-bas !

 
                     

             

Une végétation opulente inonde les ruelles étroites et pavées où la recherche de l'ombre est la principale préoccupation pour s'abriter de l'intensité du soleil.

 

 

Tout le long de la rive sud, à l'opposé, de superbes plages de sable où l'on vient rôtir des heures durant car la baignade y est d'une fraîcheur insoupçonnable. Dommage car j'ai rarement vu une eau aussi belle et propre qu'à Bozcaada.

  

Deux mosquées et une église grecque, rarement ouverte, sont les représentantes religieuses de l'île, de même qu'un tout petit monastère grec dans les hauteurs face à l'une des plages les plus courues, celle d'Ayazma.

  

                                          L'église grecque et son clocher

                  

L’économie de l’île repose sur le tourisme et la viticulture car rien d'autre ne pousse sur cette terre argileuse.  Les vignes couvrent l’île sur 1065 hectares et Bozcaada est passé dans la littérature vinicole avec des raisins aux noms imprononçables tels que Çavuşüzüzmü par exemple.

 

Amateur de bons vins que je suis, mon palais n'a pas apprécié le goût très particulier de ces breuvages...

  

L'activité n'est pas très intense sur place, on vient pour se reposer, bronzer... et profiter ce jour de juillet 2007 d'un groupe folklorique de jeunes géorgiens qui ont effectué leur représentation sur la place principale.

    

                                

Vers la fin de l'après-midi, les touristes, turcs en majorité, réfléchissent à la composition de leur dîner, plutôt poissons ou plutôt spécialités grecques ? En fonction du choix, il faudra se diriger d'un côté ou de l'autre du village.


                                         

 

Les pensions sont nombreuses et pour toutes les bourses. De même, il est facile de se loger chez l'habitant à moindre coût même si aucune pancarte "pansiyon" n'est accolée devant les demeures. On reconnaît ceux qui recherchent un toit et on vous accoste complaisamment.

             

Bon séjour ! Vous repartirez frais et reposé après avoir passé quelques jours dans ce petit coin de paradis.

 


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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 19:24


Comme les problèmes de type d'écriture, de format de photos et de mémoire pour ces dernières sont résolus depuis un moment, j'ai décidé aujourd'hui d'améliorer certaines choses en l'occurrence sur les anciens billets, les tous premiers.

Il est certain qu'en revoyant les premiers articles et les photos qui allaient avec, je vois bien les changements intervenus.

Aussi, j'ai commencé à reprendre mes articles par la fin en modifiant la police d'écriture si nécessaire afin qu'elle soit la même que celle-ci, pour plus d'homogénéité, de clarté et de lisibilité.

Je recharge aussi les photos pour les avoir en grand format.

  
                                        Le marchand de marrons a aussi le droit de s'informer !


Je vous informerai au fur et à mesure quelles pages du blog ont été modifiées ; en l'occurrence pour aujourd'hui, si vous cliquez sur la page 50 (en haut), les 3 articles concernant la création du blog," Istanbul la ville des paradoxes" et "La Turquie et ses églises" ont changé d'allure.

De même, pour ceux et celles qui ont découvert ce site récemment, cela leur donnera plus l'envie d'aller regarder les anciennes publications... et de les comparer aux plus récentes.

Je vais essayer d'insérer dans mon programme quotidien un moment pour cette tache, ce qui ne m'empêchera pas bien entendu de continuer à publier de nouveaux billes.

Bon week-end à tous !

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 06:40

 

Et encore un mois de plus au compteur : 7 mois d’existence pour « du bretzel au simit » !


  


Les petits chiffres habituels :


- 149 articles publiés à ce jour (quand il n’y a pas de faille, j’arrive à en faire un tous les jours)


- 16410 visiteurs "uniques" (1 passage/jour comptabilisé par jour maximum) en 7 mois alors que vous n'étiez que 13015 il y a un mois…. Et 969 au bout du premier mois d’existence, on va espérer atteindre les 20 000 pour l’anniversaire du 8ème mois !!!


- 45691 pages vues en 7 mois.


  Avec une petite princesse

Quels sont les articles les plus lus ce dernier mois ?


- La saison des « petits princes » bat son plein à Istanbul

- Le rêve continue – haydi Türkiye (on a bien rêvé !!!)

- Destination ailleurs, destination Istanbul sur RTL

- La plus grande expo d’art manuel au monde à Istanbul

- Les compagnies de bus turques chouchoutent leurs passagers


              
                               Le papa m'a dit d'aller poser avec les enfants
 

Ce dernier mois, l’audience a littéralement explosé. Certains d’entre vous ont eu la gentillesse de faire connaître mon blog à des groupes de turcs francophones, le bouche à oreille n’a cessé de fonctionner et je vous en remercie tous.

 

            
                              Boyazıcı Köprüsü, le premier pont qui enjambe le Bosphore

D’autres lecteurs et lectrices me donnent régulièrement des idées de sujets à traiter que je rajoute sur ma longue liste. Cela pourrait devenir un job à plein temps si cela me permettait d’en vivre, mais là c’est un tout autre sujet.



                                           Tissu merveilleusement ouvragé 


A ce propos, vous avez d’ailleurs constaté sans doute que depuis une semaine environ, j’ai décidé de faire mettre un encart publicitaire (moi qui suis allergique à la pub, cherchez l’erreur !). Je n’arriverai jamais à rentabiliser le temps passé (2 à 3 heures/jour) et les quelques cents que cela rapporte au quotidien ne sont que symboliques. Mais bon, cela ne vous empêche pas de cliquer sur la pub pour ouvrir la page et de la refermer, qui sait peut-être trouve-t-on de bonnes affaires au passage, c’est bien le but en principe.


           
                                                             Quelle coiffe ! 



En tout cas, ces sept mois passés en votre compagnie sont toujours autant de bons moments d’échanges et d’amitié qui font chaud au cœur et qui me « nourrissent » d’une certaine façon. Merci à tous et à toutes !

                           
                                               Un petit café pour madame, un thé pour monsieur !

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 19:10

La vie nocturne istanbuliote est trépidante, même en semaine, ça bouge ! Rien ne peut l'arrêter, elle continue sur sa lancée, infatigable...

Les ouvriers municipaux nettoient Istiklal Caddesi, une des avenues les plus animées de la ville, pourtant il est .... 21 h 36 ! Eux non plus ne s'arrêtent pas, chapeau messieurs !
                    

Pendant ce temps, dans les meyhane, ces bars et restaurants typiques où l'on sert de l'alcool avec les traditionnels meze et repas typiques de viande ou de poissons, les tables sont bien remplies.

 

On est mercredi soir et pourtant il y a partout des orchestres composés pour la plupart de flûtes et tambours traditionnels, de violons,...

              

              

En échange d'un billet qu'on glisse sous les cordes de l'instrument, vous avez droit au son et à l'image à portée de vous et vos tympans sont souvent d'ailleurs mis à rude épreuve.
                            

Difficile de dialoguer dans ce genre d'endroits mais ce n'est pas forcément le but. On vient passer du bon temps, se retrouver entre amis, boire, manger, se déhancer aussi parfois, debout ou assis. Le spectacle y est permanent !

                

Quand vous ne supportez plus les décibels et que la fatigue commence à se faire sentir, vous reprenez doucement le chemin des écoliers.

Au passage, vous en profitez tout de même pour écouter encore d'autres groupes dans les tavernes qui inondent votre route de part et d'autre.


                 

Là encore, dans cette fameuse avenue, à chaque pas, vous êtes happés par tous ceux qui font l'animation de celle-ci.

Une voix, celle d'un homme assis devant le rideau de fer d'une boutique qui a fermé plus tôt que ses voisines. Autour de lui assis sur le rebord de la devanture, des personnes écoutent religieusement ses complaintes mélancoliques et les sons qui s'échappent de son instrument.


                  

Quelques mètres plus loin, un homme solitaire accroché aux cordes de sa guitare chante son amour perdu... ou rêvé ....

                  

Une voix féminine au timbre particulier perce tout à coup la quiétude des mètres de rue suivants ! "Son üç tane, son üç tane !" (les 3 derniers, les trois derniers !) Il est 23 h 10 et cette femme tente de vendre ses trois derniers... billets de loterie...

                   

Pour rentrer à la maison, je passe dans ce que nous sommes plusieurs à appeler "la rue de la cacophonie" ! Des bars à gauche et à droite d'où les portes ouvertes laissent échapper la musique et les chansons des groupes ou les solistes qui viennent s'y exhiber.

 

La publicité est gratuite et l'on peut s'imaginer de l'extérieur ... l'ampleur du bruit à l'intérieur. Cela donne un mélange tonitruant à cette rue qui pourtant à l'autre bout semble bien calme avec ses petites terrasses et ses marchands de moules farcies qui sont alignés en rangs d'oignon...
                  

La quiétude de mon quartier permet de se remettre et de récupérer de la fatigue engendrée par cette effervescence permanente, ce tumulte enivrant. Mais que serait Beyoğlu sans elle, il lui manquerait son âme... tout simplement.

 

 


 

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 12:30


Aujourd'hui j'en ai marre et j'ai envie de le dire haut et fort !

Quand la Turquie attend cette année 15 millions de touristes, trois allemands se sont faits enlever au Mont Ararat par le PKK mardi soir.


                
                                           Le Mont Ararat dans la brume



Hier, comme tout le monde le sait, on attaque le Consulat des Etats-Unis, 6 morts...

Et pour en rajouter une couche, ce matin sur les coups de 10 h 49, ma chaise bouge. Normal, c'est un tremblement de terre d'une magnitude de 4.9 sur l'échelle de Richter et dont l'épicentre se situe à Gönen, près de Balıkesir, dans la région de Marmara. Plus de peur que de mal, seulement des fissures en plus qui vont lézarder certains murs...

Moi qui aime ce pays, je ne peux pas rester indifférente dans de telles circonstances. Encore un bon moyen de faire parler les médias de tous les pays !!! On s'en passerait...

A part cela, tout va bien !




 

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 18:02

 Article publié dans le journal "Aujourd'hui la Turquie" de juillet-août 2008



Du 7 au 15 juin dernier s’est tenue la 11ème exposition organisée par I.S.M.E.K. (Istanbul Büyük Belediye Sanat et Meslek Eğitimi Kursları), autrement dit le centre de formation de l’art et de la formation professionnelle de la Ville d’Istanbul à la Feshane d’Eyüp au bord de la Corne d’Or.

 

Grâce au financement de l’Union Européenne, la mairie peut dispenser des cours gratuitement ; 197 000 personnes durant l’année 2007-2008 ont pu en profiter, 580 000 depuis sa création il y a 12 ans, ce qui montre le chemin parcouru durant ces années.

 

201 centres répartis dans 31 secteurs géographiques d’Istanbul, 106 branches d’activités représentées, pour donner une idée de l’ampleur de l’organisation. On peut tout y apprendre, de l’informatique aux langues, du sport à la musique, de l’art manuel à l’art islamique turc, de la formation professionnelle technique à l’enseignement social et culturel.

 

Madame Özleyiş Topbaş, épouse du maire d’Istanbul, était présente lors de ma visite et a témoigné d’un intérêt particulier pour l’exposition. Elle a fait de nombreux arrêts aux différents stands, s’entretenant avec les enseignants et les élèves sur l’originalité, la qualité et la beauté des œuvres présentées.



                    Avec madame Özleyiş Topbaş, épouse du maire d’Istanbul en foulard bleu



Dans le cadre de cette gigantesque exposition d’art manuel, la plus grande au monde, les élèves exposent les ouvrages réalisés durant la dernière année de formation. De la faïence à la calligraphie, du travail du cuir à la coiffure, de la reliure à la peinture, de la gravure au vitrail, de la céramique à la mosaïque, c’est un étalage à la Prévert de toute beauté que la foule a pu découvrir.



                                 

                                      Sur le chevalet, signature du sultan Abdul Meçit


C’est la mosaïque qui a particulièrement attiré mon intérêt grâce à la découverte de cet art vieux de 5000 ans par Meyçem Ezengin, jeune femme de 26 ans, seule enseignante de cet art à Istanbul.


                                                     Meyçem Ezengin

Après des études entamées dans le cinéma et la télévision, puis comme gardienne d’enfants, elle démarre finalement en 2003 deux années à l’Université de Thrace à Edirne où elle apprend les différentes techniques générales de l’art ainsi que son histoire. Après avoir réussi son examen, un an de stage lui permettra de faire de la mosaïque son credo. Elle réalisera d’ailleurs durant cette période une fresque dans la demeure d’un célèbre artiste turc.


   
 

Les cours qu’elle dispense couvrent 300 heures durant lesquelles les élèves apprennent d’abord l’histoire de la mosaïque, puis découvrent les matériaux, en particulier le verre qu’il faut apprivoiser pour le travailler sans peur de se blesser. La connaissance des instruments nécessaires, celle du dessin pour créer le modèle, les nuances des couleurs, sont autant de compétences à acquérir avant de pouvoir se lancer dans sa première œuvre.


   Table de marbre en mosaïque

 

La mosaïque utilise principalement le verre (de toutes les couleurs), les perles de verre (boncuk), le marbre, des espèces de pierre et de granit, la porcelaine, des écailles de moules aussi, le tout généralement collé sur des supports en bois, mais aussi sur du verre pour créer des lampes éclatantes.


  
                                   Fragments de verre utilisés pour la réalisation des mosaïques
 



Le verre utilisé vient d’Europe, de Chine ou d’Amérique contrairement au marbre et à la pierre qui sont des productions locales, souvent de Balıkhesir ou d’
Eskişehir. L’assemblage se fait à l’aide de silicones de types différents selon le support.

 

La pratique de la mosaïque est un vrai travail d’équipe ; pendant qu’une personne coupe les matériaux à la taille nécessaire, l’autre sépare par ton de couleur, qui nécessite un temps considérable, une autre trace le dessin soit sur le support directement, soit sur du papier qui sera ensuite agrandi selon les besoins.


   
                                                 Détail d'une oeuvre, toute en finesse ! 



La réalisation des œuvres représente des heures de travail, parfois des mois, comme ce visage du Christ, mosaïque recouverte d’une feuille d’or, reproduit d’après l’œuvre originale visible à Sainte-Sophie. 3 mois de travail à raison de 4 ou 5 h/jour, la tache étant épuisante pour les yeux et les mains mis à rude épreuve. De nombreux pièces sont des reproductions visibles dans le célèbre musée, témoignage de cet art combien difficile mais dont le résultat est à l’image de l’effort et du travail accompli.


  
                                     Reproduction de la mosaïque du Christ de Sainte-Sophie 
 

La pratique de cet art est coûteuse, compte-tenu des matériaux nécessaires. Le prix du m2 de verre, par exemple, est d’environ 53 €.

 

Le premier musée de la mosaïque au Monde est celui de Ravène en Italie, suivi par celui d’Antioche en Turquie et celui du Bardo à Tunis. C’est là que les chefs d’œuvre les plus impressionnants sont visibles.

 

Les œuvres réalisées peuvent trouver acquéreurs auprès d’un public de connaisseurs mais est rarement vendu à sa juste valeur, tant la durée nécessaire pour sa création ne peut être facturée.


                
                                        Derviches tourneurs en mosaïque


Si cet art vous interpelle, vous pouvez prendre contact directement avec Meyçem Ezengin au 0533.573.11.20 ou par mail m_ezengin@hotmail.com.

 

En 2009 devrait se tenir la première exposition organisée par la jeune femme et ses élèves et qui sera spécifique à la mosaïque… Rendez-vous le moment venu !


           

                                     Tête de cheval en mosaïque de marbre
   

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 17:32

Aujourd'hui c'est dimanche, et le dimanche on se marie ! Les mariés sont originaires, tous deux semble-t-il , d'Isabeyli köyü, paisible village situé à environ 700 m d'altitude, au-dessus de la ville de Devrek où j'ai séjourné récemment.


                                        Ce qu'on voit autour de soi à Isabeyli köyü

Mais là-haut dans la montagne, il n'y a pas de "düğün salonu", ces fameuses salles souvent immenses qu'on loue pour les mariages.

C'est donc à Devrek même, en ville, que les festivités vont avoir lieu le dimanche soir.

  
                                              Vue aérienne de Devrek

Nous voilà partis pour assister à une partie de la fête ; on vient quand on veut, quand on peut. On invite tout le monde et même si on n'est pas invité et qu'on ne connaît personne, on est la bienvenue. D'ailleurs, je ne sais même pas comment s'appellent ceux qui ont décidé de s'unir, c'est malin !

Un orchestre composé de 3 personnes, un au synthé, l'autre au violon (oui !) et un autre au tambour et au chant seront les animateurs de la soirée.

Les mariés sont sagement installés sur une petite estrade le long d'un des murs de la salle. On vient leur parler, s'asseoir à côté d'eux,...

A toutes les tables, on sert du Coca, du Fanta. Des assiettes remplies de petits gâteaux salés ou sucrés sont distribués partout mais dans de nombreux mariages, on ne sert pas de repas proprement dits. Vu la quantité de personnes qui défilent dans la soirée, sans en connaître forcément le nombre auparavant, trop difficile à organiser et trop coûteux !

La pièce montée arrive ! Le couteau doit être "alimenté" pour que les époux puissent couper les parts qu'ils vont s'échanger, puis offrir un petit morceau à leurs parents, frères et soeurs, avant que l'ensemble soit réparti afin que tous les invités en profitent.  Comment donner assez de force au couteau ? En l'appâtant avec des billets de banque qu'on glisse... sur les différents étages.

               

                                                      La pièce montée !

Les mariés prennent ensuite place devant l'orchestre pour recevoir les félicitations ... et les cadeaux. Lors des félicitations, il est de tradition en Turquie que les mariés embrassent le dos de la main e portent leur front dessus pour témoigner du respect envers plus ancien que soi.

 

Cette marque qui m'a toujours impressionnée, un jeune homme me l'a faite justement ce jour-là, non pas au mariage, mais dans le village d'Alibeyli köyü lorsque nous nous sommes arrêtés pour saluer quelques personnes. Je me suis sentie ... vieillie tout à coup.

 

Revenons à nos tourtereaux ! C'est d'abord au tour de la mariée d'être couverte de bijoux en or, bracelets, collliers, boucles d'oreille offerts par les parents du marié, mais aussi selon les endroits par d'autres membres de la famille ou des amis.

Les autres cadeaux se résument non pas en une liste de mariage, mais en pièces d'or épinglées au décolleté de la mariée ou au gilet de l'époux, parfois sur un ruban de satin qu'ils mettent autour du cou, de même que des billets accrochés ou posés à même sur la table devant eux.

                    

Lorsque tout le monde est passé, les "just married" ramassent le tout... et le mettent dans un petit sachet en plastique qui sera mis remis à un des parents chargés de faire le "coffre-fort de garde".

Place à la danse ! Les slows langoureux où les jeunes époux mènent le bal sont suivis par des rythmes turcs bien soutenus où les jeunes et moins jeunes se déhanchent.

                    

Un peu plus tard, c'est aux hommes de se mettre à des danses plus traditionnelles, au son du tambour qui résonne dans les oreilles. J'attendais avec impatience celles où l'on se tient la main et où on fait une ronde en transpirant à grosses gouttes tant le rythme est soutenu... mais apparemment dans cette région-là, elles n'ont pas lieu... 

                       

Dommage, j'étais en forme ! Ce sera pour le prochain mariage auquel j'assisterai !

 

 


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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 18:05


Pour tous ceux et celles qui n'ont pas pu écouter l'émission "Destination ailleurs"  samedi soir sur RTL du fait de l'information tardive, voici comment l'écouter.

Il suffit de cliquer sur le lien suivant http://www.photonumerique.org/rtl.htm ou de le recopier sur Internet explorer.

Ensuite, appuyez "Ecoutez Nathalie Ritzmann en cliquant ici", puis soit vous ouvrez le fichier, soit vous l'enregistrez et c'est parti pour environ 23 mn ensemble.

  
                            Quel mezze préférez-vous ? Vous avez l'embarras du choix !

Merci de tout coeur à Christian, un de mes fidèles lecteurs belges, de m'avoir envoyé le fichier afin que tout le monde en profite. Cela n'a pas été une mince affaire pour lui car le fichier son de départ ne passait pas en fichier vidéo et il a usé de toutes ses nombreuses connaissances en la matière pour résoudre le problème, raccourcir les chansons, commencer au début de l'émission, etc. Bravo au spécialiste, merci encore pour sa patience et son amitié !


                                          Sainte-Sophie toujours majestueuse, même la nuit !

 Ceux et celles qui me connaissent un peu ou beaucoup me reconnaîtront sans problème... et les autres me découvriront du coup un peu aussi !

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 06:33

Article publié dans le journal "Aujourd'hui la Turquie" de juillet-août 2008


 

Le chœur européen d’Istanbul a été créé en 1976 par des allemands expatriés à Istanbul. Il portait alors le nom de "Deutscher Singkreis" (Association Allemande de Chant) et 30 à 40 personnes en faisaient partie.

 

C’est en 1991 qu’il est devenu Chœur européen d’Istanbul suite à la venue d’un groupe de chanteurs français. Il est ouvert à des personnes de nationalités, de professions, d’âges, de langues et de religions différentes réunis par la passion de la musique et du chant.


 
 

Il comprend actuellement une centaine de membres âgés de 18 à 78 ans. Il y a 10 ans, la moitié était turque et l’autre étrangère, à présent, la tendance est plutôt de 30 % d’étrangers pour 70 % de turcs. De ce fait, le Chœur souhaite absolument augmenter la quantité d’étrangers pour ne pas perdre son titre de « Chœur Européen » - avis aux expatriés amateurs de chant et de musique !


 
 

Fonctionnant de façon absolument indépendante, comme une association mais sans en être une, ce Chœur élit tous les deux ans des responsables tant pour l’administration, la gestion de la trésorerie, la publicité, etc… La majorité de ses membres sont des amateurs mais il y a quelques professionnels et le résultat est de qualité professionnelle.


 
 

Tous les ans, au printemps et à Noël, est organisé un concert de deux représentations avec accompagnement au piano, l’un sur la rive européenne, l’autre sur la rive asiatique d’Istanbul. Le Chœur donne entre 6 et 12 concerts par an, certains à l’Atatürk Kültür Merkezi de Taksim avec l’orchestre public symphonique d’Istanbul.


  

 

Le traditionnel concert de printemps, dont le programme était  la « Messa di Gloria » de Puccini, a eu lieu vendredi 7 juin dans la cathédrale Saint-Esprit à Harbiye et samedi 8 juin en l’église de l’Assomption à Moda.




 




Au piano Sergei Gavrilov, d’origine russe, diplômé d’un doctorat de Direction d’Orchestre et Pianiste de l’Université de Moscou, a 13 ans d’activité au sein du Chœur. Il exerce comme pianiste et co-répétiteur à l’Orchestre public symphonique et au ballet.


  

 

Le chef de Chœur est la pétillante Gökçen Koray, chef professionnel depuis 35 ans et depuis 5 ans à diriger ce petit monde avec son énergie et sa passion. C’est cette même passion, cet amour commun de la musique et du chant qui l’a amenée à accepter cette fonction au sein du Chœur. Elle a côtoyé la musique à partir de 6 ans en apprenant le piano. Diplômée du Conservatoire National de Sofia section Théorie Musicale, Composition et Direction de Chœur et d’Orchestre en 1972, elle dirige depuis 1977 le Chœur de l’Opéra et Ballets Nationaux d’Istanbul.


                 
 

Une salle comble et enchantée  a apprécié la haute qualité de la prestation.

 

                 

Si vous désirez rejoindre le Chœur, prenez contact avec Ferhan BARAN, président de l’association (francophone et anglophone) au 0532.216.19.19 ou par mail 
ferhanbaran@superonline.com.

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 07:20

On les trouve dans toute la ville  ! Dans la cour des mosquées pour faire les ablutions avant la prière, dans les quartiers au coin de la rue, la plupart du temps de l'époque ottomane, je veux parler des fontaines et de leurs robinets.



                             La monumentale fontaine de Tophane près de chez moi

 

                  
                  Robinet de la fontaine aux ablutions de la mosquée Küçük Aya Sofia

Tout comme les portes d’Istanbul, ces monuments et leurs équipements sont aussi, à mes yeux, des éléments de la vie quotidienne et font partie de mon environnement.


                  

                     Fontaine aux ablutions de la mosquée Sokullu Mehmet Paşa


C’est grâce à eux que l’eau jaillit, permet de se rafraîchir lors des chaleurs estivales, de se purifier, de se nettoyer.
Cette eau nécessaire pour vivre, qui fait partie de nous et dont tout le monde a besoin.


                
                                         Fontaine et robinet dans le Grand Bazar

                

Quand le soleil éclaire ces robinets, cela donne parfois des jeux d'ombre de toute beauté où le reflet des formes ciselées accentue le côté visuel de ce petit bout de laiton.

                
                Fontaine aux ablutions de la mosquée de Rüstem Paşa - jeu d'ombres

Ces fontaines font partie de l’histoire de la ville ont souvent beaucoup de charme et d’allure. Elancées, majestueuses, elles attirent le regard et donnent envie de s’en approcher, de mieux les observer, les admirer !

                    
                         Fontaine du Zincirli Han à l'intérieur du Grand Bazar

                    
                      Superbe fontaine à Üsküdar sur la rive asiatique d'Istanbul

            
               Fontaine ottomane située au bout de ma rue à Cihangir, restaurée depuis

Il arrive que des fontaines soient dépourvues de leur robinet. Elles se retrouvent du coup handicapées, amoindries de ce qui fait leur force.

               
                               Vieille fontaine de Fener sans robinet !

Parfois, on y découvre des scènes amusantes comme cet homme qui lave les baskets qu’il vend dans la rue, ah Istanbul !

 

                 134----RP.jpg

   
                                                         Fontaine aux mille usages

   
                   
             Usage traditionnel - lavage des pieds avant la prière - mosquée Rüstem Paşa

De temps en temps, un intrus se glisse dans le paysage, mais qui est-il donc ce robinet ???


             
 

C’est tout simplement celui d’un tonnelet duquel un marchand ambulant extrait de l’ayran, cette boisson si désaltérante composée de yaourt, d’eau et de sel dont je raffole.

             

 

 


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  • : Du bretzel au simit
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  • : Faire connaître la Turquie et ses habitants avec les yeux d'une alsacienne qui y vit depuis 11 ans
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