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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 19:54

Le 11 décembre 2007 naissait dans un quartier d'Istanbul Du bretzel au simit, blog sans prétention né d'une envie de partager avec ceux et celles qui le souhaitent mon amour - non le terme n'est pas trop fort - pour la Turquie.

 

Ce pays qui ne ressemble à aucun autre, qui me fait vibrer toujours autant qu'au premier jour, qui m'a tendu les bras et offert une nouvelle vie, une seconde nationalité, ma Turquie à moi que j'essaie depuis 7 ans de vous faire connaître à travers mes yeux et que je souhaitais remercier en partageant mes coups de coeur, mes découvertes, mon quotidien.

 

Merci à tous et toutes, certain(e)s fidèles depuis le premier jour, pour votre soutien sans faille et à tous les autres qui ont rejoint depuis mon groupe et ma page Facebook du même nom.

 

Merci à mes ami(e)s qui traquent les fautes de grammaire ou de vocabulaire, les autres sollicités régulièrement pour m'aider à traduire certains articles en turc et destinés au petit dernier de la fratrie http://bretzeldensimitlere.over-blog.com/ né le 21 décembre 2010, bientôt 4 ans... 

 

Merci aussi à tous ceux et celles connus grâce à "Du bretzel au simit", directement ou indirectement, pour tous ces petits et grands bonheurs vécus ensemble, ces rencontres humaines riches et intenses qui aident à trouver son chemin...

 

Il me reste encore des dizaines de lieux à découvrir et à vous faire découvrir, que ce soit à Istanbul ou dans toute la Turquie, tout autant de personnes à connaître et à vous faire connaître de mon mieux en espérant que vous continuerez à prendre autant de plaisir que moi.

 

Rendez-vous l'année prochaine le 11 décembre pour souffler ensemble une bougie supplémentaire ! En attendant, continuons la route ensemble si vous le voulez bien...

 

Une bougie de plus aujourd'hui pour "Du bretzel au simit"

Une bougie de plus aujourd'hui pour "Du bretzel au simit"

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 07:12

Une semaine déjà est passée depuis le séjour du Pape François à Istanbul les 29 et 30 novembre dernier, mais pour tous ceux et celles qui l'ont tant attendu et enfin côtoyé, les images de ces moments de joie et d'émotion exceptionnels sont encore présents dans tous les esprits et dans tous les cœurs.

 

 

Le Pape François dans le jardin de la Représentation Pontificale à Istanbul le 29 novembre 2014

Le Pape François dans le jardin de la Représentation Pontificale à Istanbul le 29 novembre 2014

Depuis un mois, plusieurs dizaines de personnes, réparties en quatre commissions – liturgie (8 personnes), billetterie (3 personnes), sécurité (40 personnes) et médias (6 personnes) s'activaient de tous côtés pour que ce rendez-vous inoubliable soit réussi. Deux autres petites commissions dont les membres étaient chargés respectivement du service du Pape à la nonciature et de son accueil à l'aéroport tant à l'arrivée qu'au départ, travaillaient également dans l'ombre, tout comme le responsable des 70 journalistes étrangers accrédités voyageant avec le Saint-Père.

 

Les derniers jours, tant la cathédrale du Saint-Esprit, où le pape a présidé samedi 29 novembre après-midi une concélébration eucharistique, que la maison de la proche nonciature où il a rencontré auparavant des représentants des différentes communautés catholiques, ressemblaient à une ruche en pleine effervescence.

Agitation à la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul avant l'arrivée du Pape

Agitation à la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul avant l'arrivée du Pape

Une dizaine de femmes chaldéennes frottaient à qui mieux mieux mobilier et accessoires pendant qu'une dizaine de jeunes irakiens déménageaient chaises et bancs, quelques anciens ayant déjà participé à l'organisation de la précédente visite papale orchestrant le tout.

 

Les membres de la chorale de la cathédrale, soit 22 personnes, ceux de la chaldéenne, à savoir 20 personnes, tout comme les chorales arménienne et syrienne (respectivement 10 et 8 membres), répétaient à tour de rôle les différents chants qui allaient agrémenter la messe pendant que deux sœurs étaient chargées de préparer les 70 aubes ramenées pour l'occasion.

Le père Nicola, curé de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, avec quelques uns des membres de sa chorale

Le père Nicola, curé de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, avec quelques uns des membres de sa chorale

La veille, deux équipes de la chaîne de télévision nationale TRT sont venues mettre en place des écrans géants tant à l'intérieur de la cathédrale que dans la cour, de même qu'un supplémentaire dans l'église Saint-Antoine sur l'avenue Istiklal permettant ainsi tant aux fidèles n'ayant pu être à la cathédrale, qu'aux curieux, de vivre ce moment en direct.

 

Au total, ce sont ainsi près de 200 hommes et femmes qui ont été réunis dans cette aventure extraordinaire que représente l'accueil du Saint-Père et de tous les invités aux différents rendez-vous figurant au programme de visite du Pape François avec les catholiques de la ville.

La veille du jour J devant la cathédrale du Saint-Esprit à Istanbul

La veille du jour J devant la cathédrale du Saint-Esprit à Istanbul

Après sa visite de la Mosquée Bleue et son moment d'adoration silencieuse devant le mihrab aux côtés du Grand Mufti d'Istanbul, la découverte de Sainte-Sophie l'a visiblement laissé ébahi.

 

C'est ensuite en direction du jardin de la représentation de la nonciature dans le quartier de Harbiye que s'est rendu l'homme en blanc à la tête de l'Eglise catholique composée de près de 1,3 milliards d'humains et qui a choisi pour prénom François, en référence à Saint-François d'Assise, le saint des Pauvres : « François est le nom de la paix, et c'est ainsi que ce nom est venu dans mon cœur ».

 

Le Pape François avec Mgr Louis Pelâtre, Vicaire Apostolique d'Istanbul le 29 novembre 2014 à Istanbul

Le Pape François avec Mgr Louis Pelâtre, Vicaire Apostolique d'Istanbul le 29 novembre 2014 à Istanbul

Là, une cinquantaine d'hommes, de femmes et d'enfants de tous âges, représentant les différentes communautés catholiques d'Istanbul (latine, arménienne, chaldéenne et syrienne) avec chacune à leur tête leur représentant, Mgr Louis Pelâtre, Vicaire Apostolique d'Istanbul, Mgr Levon Zekyan, Archevêque Arménien Catholique récemment nommé, Sa Béatitude Ignace Joseph III Younan, Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient pour les Syriaques Catholiques, Mgr François Yakan, Vicaire Patriarcal des Assyro-Chaldéens de Turquie, ainsi que Mgr Yusuf Sağ, Vicaire Patriarcal des Syriens Catholiques, ont accueilli le Pape dans une atmosphère de joie et de frénésie intense.

Le Pape François entouré de Mgr François Yakan, Vicaire Patriarcal des Assyro-Chaldéens de Turquie et des représentants de cette communauté

Le Pape François entouré de Mgr François Yakan, Vicaire Patriarcal des Assyro-Chaldéens de Turquie et des représentants de cette communauté

Avec enthousiasme et chaleur, ce dernier a salué et échangé quelques mots avec chacun et chacune, s'est laissé prendre en photos version selfie avec les plus jeunes, version groupe avec les adultes, avant d'écouter le discours de bienvenue de Mgr Franceschini, archevêque d'Izmir et Président de la Conférence Episcopale de Turquie. Le Pape a ensuite brièvement pris le micro pour remercier tous ceux et celles venus l'accueillir avant de rejoindre à l'intérieur du bâtiment Mgr Lucibello, Nonce Apostolique en Turquie, et quelques rares privilégiés pour un entretien privé.

Selfie avec le Pape François à Istanbul, 29 novembre 2014

Selfie avec le Pape François à Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François avec une partie de la jeunesse catholique d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François avec une partie de la jeunesse catholique d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François avec des familles catholiques d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François avec des familles catholiques d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le moment le plus attendu pour tous les catholiques de Turquie était sans aucun doute la concélébration eucharistique présidée par le Saint-Père samedi 29 novembre en la cathédrale du Saint-Esprit en présence de S.S. Bartholomée 1er, Patriarche oecuménique de Constantinople et initiateur de cette visite papale, de Mgr Aram Atesyan, archevêque apostolique arménien grégorien et Mgr Yusuf Çetin, métropolite syriaque orthodoxe.

S.S. Bartholomée 1er, Patriarche oecuménique de Constantinople, cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

S.S. Bartholomée 1er, Patriarche oecuménique de Constantinople, cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

L'entrée du Pape à 15 h 30 dans le jardin de la cathédrale a été marqué par un lâcher de colombe, après quoi le Saint-Père a traversé la nef sous les vivas et les hourras des fidèles, agrippé de tous côtés par des mains désireuses de le toucher, riant et devisant au passage avec de nombreux personnes installées le long de l'allée centrale.

Le Pape François dans la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul le 29 novembre 2014

Le Pape François dans la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul le 29 novembre 2014

Après le changement de tenue, le cortège mené par le Pape à côté de qui marchait le patriarche Bartholomée 1er, s'est dirigé vers l'autel. Se sont réunis autour du Saint-Père, Mgr Guido Marini, Maître des Célébrations Liturgiques Pontificales, assisté de Mgr Jean-Pierre Kwambamba Ması et Mgr Vincenzo Peroni, trois cardinaux, deux diacres, sept célébrants et huit enfants de choeur.

Le Pape François salué par les ecclésiastiques d'Istanbul dans la cathédrale du Saint-Esprit, 29 novembre 2014

Le Pape François salué par les ecclésiastiques d'Istanbul dans la cathédrale du Saint-Esprit, 29 novembre 2014

Le Pape François embrassant l'autel de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François embrassant l'autel de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

Parmi les 750 invités installés dans la nef, 70 ecclésiastiques occupaient les premiers rangs suivis par les invités protocollaires, puis les fidèles alors que les tribunes accueillaient de nombreux journalistes et la plupart des chorales. Dans la cour de la cathédrale, plusieurs dizaines de personnes avaient pris place sur les chaises mises là pour l'occasion afin de suivre la retransmission en direct pendant que caméras et appareils photos installés sur la terrasse voisine attendaient la sortie pour crépiter à nouveau.

 

Les prières ont été lues en six langues et une famille composée des membres de trois générations a effectué la procession des offrandes avant l'eucharistie.

Encensement de l'autel de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul par le Pape François, 29 novembre 2014

Encensement de l'autel de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul par le Pape François, 29 novembre 2014

Le Pape François dans la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François dans la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

A l'issue de cette concélébration, le Pape a fait sa première visite au Patriarcat de Fener pour une prière oecuménique qui s'est achevée par une rencontre privée avec le patriarche Bartholomée.

 

Dimanche matin 30 novembre, après une messe privée à la représentation pontificale, le Pape François y a accueilli İsak Paleva, Grand Rabbin de Turquie, pour un entretien privé avant de se rendre à nouveau au Fener pour assister à la Divine Liturgie et à la fête de l'apôtre Saint-André, également.

 

Le Pape François au Patriarcat Oecuménique de Fener à Istanbul, 30 novembre 2014

Le Pape François au Patriarcat Oecuménique de Fener à Istanbul, 30 novembre 2014

A l'issue de la célébration et du discours prononcé par le Patriarche, ce fut au tour du Pape de prendre le micro. Il est notamment revenu sur l'anniversaire du rapprochement historique entre catholiques et orthodoxes : « Ce n’est donc pas un hasard si le chemin de réconciliation et de paix entre catholiques et orthodoxes a été, en quelque sorte, inauguré par une rencontre, par une accolade entre nos vénérés prédécesseurs, le Patriarche Œcuménique Athénagoras et le Pape Paul VI, il y a cinquante ans, à Jérusalem, événement que votre Sainteté et moi-même avons voulu récemment commémorer en nous rencontrant de nouveau dans la ville où le Seigneur Jésus Christ est mort et ressuscité. »

 

Son discours a également été consacré aux pauvres, aux victimes des conflits dans le monde et aux nombreux jeunes à vivre sans espérance.

Discours de  Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople au Pape François le 30 novembre 2014 au Fener

Discours de Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople au Pape François le 30 novembre 2014 au Fener

Discours du Pape François adressé à Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople le 30 novembre 2014 au Fener

Discours du Pape François adressé à Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople le 30 novembre 2014 au Fener

C'est ensemble que les deux représentants des églises catholique et orthodoxe se sont ensuite rendus au balcon du Patriarcat pour saluer main dans la main, et bénir sous une pluie battante, la foule de journalistes et d'invités présents.

 

Ils ont également cosigné une déclaration commune visant à intensifier leurs efforts pour la promotion de l'unité entre tous les chrétiens et surtout entre catholiques et orthodoxes.

Le Pape François et Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople au balcon du Patriarcat à Istanbul, 30 novembre 2014

Le Pape François et Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople au balcon du Patriarcat à Istanbul, 30 novembre 2014

L'après-midi, avant de clôturer son séjour sur les rives du Bosphore, le Pape a rencontré dans la cathédrale du Saint-Esprit les enfants de familles de réfugiés de Syrie et d’Irak pris en charge par la communauté salézienne d'Istanbul et s'est rendu au chevet du patriarche arménien Mesrop II Mutafyan sur son lit d'hôpital avant de prendre la direction de l'aéroport Atatürk pour rejoindre Rome dans la soirée.

 

Le Pape François dans le jardin de la représentation pontificale d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François dans le jardin de la représentation pontificale d'Istanbul, 29 novembre 2014

Il y aurait encore bien de quoi écrire sur le ressenti de chacun et chacune ayant approché l'homme en blanc, de près ou de loin, durant cette visite, mais cela relève du jardin secret que chacun garde au fond de son cœur...

 

En cliquant ici, vous pouvez lire la version turque de l'article.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 16:43

Les communautés catholiques d'Istanbul ont entamé le compte à rebours les séparant de la venue du Pape François attendu sur les rives du Bosphore, ou plutôt celles de la Corne d'Or, pour une visite de deux jours.

 

Le Saint-Père atterrira à l'aéroport Atatürk le 29 novembre en milieu de matinée en provenance directe d'Ankara où il arrivera la veille pour les différentes visites protocolaires réservées aux Chefs d'Etat.

 

L'initiative de ce séjour revient à Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople qui, à la suite de leur rencontre à Jérusalem en mai dernier, a invité le Pape à fêter ensemble la Saint-André, Patron de l'Eglise de Constantinople, le 30 novembre prochain au patriarcat situé à Fener, quartier des bords de la Corne d'Or à Istanbul.

A l'entrée de l'église Saint-Antoine à Istanbul

A l'entrée de l'église Saint-Antoine à Istanbul

Les signes extérieurs de cette visite sont visibles sur la célèbre avenue İstiklal de Beyoğlu où l'église Saint-Antoine a accroché, voilà plusieurs semaines, une immense photo représentant le Pape François et le Patriarche Bartholomée 1er, ainsi qu'à l'église Santa-Maria de Draperi qui a également installé deux photos des deux dirigeants de l'église catholique et de l'église grecque orthodoxe avec un mot de bienvenue.

Eglise Santa-Maria de Draperi à Istanbul

Eglise Santa-Maria de Draperi à Istanbul

Dans la cour de Saint-Antoine, fréquentée sans cesse par les innombrables touristes, vient d'être installée hier et pour une durée de plusieurs mois, une nouvelle exposition photos appelée « Rencontres de l'Amour Durable ».

Nouvelle exposition photos dans la cour de l'église Saint-Antoine à Istanbul

Nouvelle exposition photos dans la cour de l'église Saint-Antoine à Istanbul

Celle-ci porte sur les relations oecuméniques entretenues par Athenagoras 1er, Patriarche de Constantinople de 1948 à 1972, avec le Pape Paul VI et débutées à Jérusalem en 1964, et celles unissant à présent le Patriarche Bartholomée 1er au Pape François depuis leur rencontre à Istanbul en mai 2014, 50 ans après celles de leurs prédécesseurs précités.

 

Vous aurez l'occasion de découvrir plus en détails le contenu de cette exposition fort intéressante d'ici une quinzaine de jours après son vernissage.

Exposition photos à l'église Saint-Antoine d'Istanbul

Exposition photos à l'église Saint-Antoine d'Istanbul

Tous les membres du Vicariat Apostolique d'Istanbul, épaulés par des dizaines de personnes de bonne volonté, sont en pleine effervescence depuis deux mois pour préparer cette visite historique et hautement symbolique durant laquelle se réuniront samedi 29 novembre après-midi en la cathédrale du Saint-Esprit à Harbiye les communautés latine catholique, arménienne catholique, chaldéenne, syriaque, protestante et orthodoxes de Turquie pour une Concélébration Eucharistique présidée par le Pape François et en présence du Patriarche Bartholomée 1er.

Cathédrale du Saint-Esprit à Istanbul en plein milieu d'après-midi

Cathédrale du Saint-Esprit à Istanbul en plein milieu d'après-midi

Orgue de la cathédrale du Saint-Esprit à Istanbul

Orgue de la cathédrale du Saint-Esprit à Istanbul

Dans une semaine, tout le monde pourra de nouveau reprendre son train-train habituel en se remémorant ces moments d'exception !

 

En cliquant ici, vous pourrez lire la version turque de cet article.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 07:25

Lorsque l'automne s'est installé à Istanbul et que le temps est clément, rien de tel qu'une escapade à Büyükada, la plus grande des Îles des Princes, pour se faire plaisir et décompresser.

 

 

Embarcadère historique de Büyükada

Embarcadère historique de Büyükada

Les touristes sont plus rares, l'île retrouve alors sa sérénité et son charme composé par la profusion de magnifiques demeures, d'une végétation luxuriante, des sabots de ses chevaux tirant charrettes à provisions de toutes genres ou calèches permettant de se déplacer.

La nuit tombe sur Büyükada

La nuit tombe sur Büyükada

Les terrasses de la rue principale sont tranquilles...

Rue principale de Büyükada un doux soir d'automne

Rue principale de Büyükada un doux soir d'automne

tout comme les cafés fréquentés par les locaux.

 

Café à Büyükada

Café à Büyükada

La place de l'horloge d'où l'on embarque sur les calèches pour faire le tour de l'île ou se rendre au monastère grec orthodoxe de Saint-Georges est déserte.

Place de l'horloge à Büyükada

Place de l'horloge à Büyükada

Dans les rues principales habituellement empruntées par les touristes, les bancs sont vides...

A Büyükada

A Büyükada

Les lampadaires mettent en valeur les détails de certains portails en fer forgé derrière lesquels se trouvent des jardins parfois extraordinaires.

Portail de Büyükada à la nuit tombée

Portail de Büyükada à la nuit tombée

Chat perché à Büyükada

Chat perché à Büyükada

Les somptueuses villas qui abondent à Büyükada sont parfois encore plus impressionnantes la nuit venue.

Büyükada

Büyükada

Büyükada

Büyükada

Büyükada

Büyükada

Seul le bruit des calèches qui rentrent à pas tranquilles au bercail ou déposent leurs derniers clients de la journée, vient troubler la quiétude ambiante.

A Büyükada

A Büyükada

Calèche de Büyükada

Calèche de Büyükada

Le prestigieux palace Splendid inauguré en 1908 et dont Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République de Turquie, était un des hôtes les plus illustres, dresse fièrement sa superbe façade blanche habillée de volets rouges dans l'obscurité.

Palace Splendid à Büyükada

Palace Splendid à Büyükada

Entrée du Palace Splendid à Büyükada

Entrée du Palace Splendid à Büyükada

Büyükada by night est assurément aussi excitante et séduisante qu'en plein jour et offre à ceux et celles qui décident d'y passer une nuit ou plus des atours plus subtils.

Embarcadère de Büyükada

Embarcadère de Büyükada

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 20:34

Dans le quartier de Cerrahpaşa situé dans le district de Fatih à Istanbul, une mosquée ayant fière allure avait déjà attiré mon attention à 2 ou 3 reprises en passant devant avec le bus municipal qui mène à Kocamustafapaşa.

 

J'étais prête à parier que l'élégance qui se dégage de l'extérieur pouvait bien être celle que l'on trouve habituellement au niveau des édifices construits par Sinan, le plus grand architecte ottoman et j'aurais perdu, encore que...

Mosquée de Cerrahpaşa, Istanbul

Mosquée de Cerrahpaşa, Istanbul

Cette mosquée commandée par le physicien Cerrah Mehmet Paşa, Grand Vizir du sultan Mehmet III durant 9 mois, fut réalisée par Davut Ağa, ancien élève de Sinan qui, à la mort du plus grand architecte ottoman, devint le nouvel architecte en chef de l'Empire.

Mosquée de Cerrahpaşa, Istanbul

Mosquée de Cerrahpaşa, Istanbul

La mosquée, qui se veut être une copie de la Selimiye d'Edirne, fut terminée en 1593, soit 5 ans après le décès de Sinan.

 

Le complexe comportait aussi un mausolée, un double hammam ainsi qu'une fontaine auxquels il faut ajouter un « muvakkithane », à savoir un bâtiment où l'on réalisait des travaux scientifiques complexes tels l'astronomie ou les mathématiques avec des outils très simples.

Fontaine aux ablutions, mosquée de Cerrahpaşa à Istanbul

Fontaine aux ablutions, mosquée de Cerrahpaşa à Istanbul

La sultane Gevher, fille d'Ahmet III, fit ajouter plus tard une école coranique et une personnalité du nom de Şerif Halil y fit aussi construire une bibliothèque en bois.

 

Le complexe a subi de graves dommages lors des différents incendies - notamment celui de 1660 qui ravagea l'intérieur de la mosquée - et tremblements de terre ayant eu lieu aux 17ème, 18ème et 19ème siècles.

 

Le double hammam s'effondra et la bibliothèque devint une propriété privée.

 

Mosquée de Cerrahpaşa, Istanbul

Mosquée de Cerrahpaşa, Istanbul

La mosquée possède un plan quasiment carré et le magnifique dôme central est entouré par six demi-dômes. L'unique minaret actuel date en fait de 1820.

Coupole de la mosquée de Cerrahpaşa à Istanbul

Coupole de la mosquée de Cerrahpaşa à Istanbul

La salle de prière comporte un superbe mihrab en marbre et un minbar – chaire réservée à la prière du vendredi – joliment ouvragé.

 

Détail du minbar de la mosquée de Cerrahpaşa à Istanbul

Détail du minbar de la mosquée de Cerrahpaşa à Istanbul

L'édifice a subi d'importants travaux de restauration à plusieurs reprises, en particulier en 1661, 1892, 1956 et 1960.

 

Il fut fermé au culte durant plusieurs années années à partir de 1979, période durant laquelle il bénéficia d'une nouvelle remise en état fort réussie.

Mosquée de Cerrahpaşa à Istanbul

Mosquée de Cerrahpaşa à Istanbul

Quelques tombes ottomanes se dressent dans la cour ainsi que le mausolée abritant la sépulture de Cerrah Mehmet Paşa.

Mausolée de Cerrah Mehmet Paşa à Istanbul

Mausolée de Cerrah Mehmet Paşa à Istanbul

Tombe ottomane dans le complexe de la mosquée de Cerrahpaşa à Istanbul

Tombe ottomane dans le complexe de la mosquée de Cerrahpaşa à Istanbul

Cette mosquée constitue ainsi un lieu de visite hors des sentiers battus pour tous les amateurs d'architecture ottomane.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 18:18

La jeune République turque célèbre aujourd'hui sa 91ème année d'existence.

91ème anniversaire de la République turque à Şişli, Istanbul

91ème anniversaire de la République turque à Şişli, Istanbul

Après l'effondrement de l'Empire ottoman en 1918, la Turquie est occupée par les Français, les Anglais, les Italiens et les Grecs. La signature de l'armistice de 1920 donne lieu au démembrement et à la disparition de cet Empire étendu sur trois continents et qui a vécu durant plus de 600 ans.

 

Le général Mustafa Kemal devient le 23 avril 1920 le Président de la Grande Assemblée Nationale de Turquie, institution créée ce même jour à Ankara, au pied des murailles de la vieille ville. Cette Assemblée adopte en 1921 une Constitution provisoire appelée Teshkilat-i esasiye.

Les drapeaux turcs sont de sortie en ce jour anniversaire de la République turque

Les drapeaux turcs sont de sortie en ce jour anniversaire de la République turque

Les troupes de Mustafa Kemal vont gagner en 1922 la Guerre d'Indépendance, conflit qui marque les fondements mêmes de la République turque. Le sultanat est aboli le 1er novembre 1922.

 

İsmet İnönü, bras droit de Mustafa Kemal, est chargé des négociations qui vont aboutir à la signature le 24 juillet 1923 du Traité de Lausanne qui définit les frontières de la Turquie contemporaine ainsi que la légitimité du régime mis en place par Atatürk.

En costume gris Hayri İnönü, maire de l'arrondissement de Şişli et petit-fils d'İsmet İnönü, second Président de la République turque, durant la marche du 91ème anniversaire de la République

En costume gris Hayri İnönü, maire de l'arrondissement de Şişli et petit-fils d'İsmet İnönü, second Président de la République turque, durant la marche du 91ème anniversaire de la République

Après la libération d'Istanbul le 6 octobre de la même année, va pouvoir être proclamée officiellement la République turque le 29 octobre 1923 par la Grande Assemblée Nationale qui élit le même jour son premier Président, Mustafa Kemal Atatürk.

 

Ce dernier reste au pouvoir durant 15 ans jusqu'à sa mort le 10 novembre 1938.

Sur cette affiche déroulée aujourd'hui durant la marche pour le 91ème anniversaire de la République est écrit une citation d'Atatürk   "Je laisse deux grands ouvrages, l'un est la "République de la Turquie", l'autre "Le Parti Républicain du Peuple"

Sur cette affiche déroulée aujourd'hui durant la marche pour le 91ème anniversaire de la République est écrit une citation d'Atatürk "Je laisse deux grands ouvrages, l'un est la "République de la Turquie", l'autre "Le Parti Républicain du Peuple"

C'est ensuite son fidèle compagnon durant des années et ancien Premier Ministre, İsmet İnönü, qui est élu en tant que nouveau Président de la République et reçoit le titre de « Chef National ». Il occupe cette fonction pendant 12 ans.

Au milieu du cortège pour le 91ème anniversaire de la République, en costume clair, Hayri İnönü, maire de Şişli et petit-fils du second Président de la République turque İsmet İnönü

Au milieu du cortège pour le 91ème anniversaire de la République, en costume clair, Hayri İnönü, maire de Şişli et petit-fils du second Président de la République turque İsmet İnönü

La jeune République turque a fêté dignement aujourd'hui sa 91ème année. Beaucoup d'«enfants » de cette nonagénaire à l'histoire complexe et tourmentée vouent toujours une admiration inconditionnelle à celui qu'ils considèrent comme le « Père de tous les Turcs ».

Fervents admirateurs d'Atatürk durant la marche organisée à Şişli pour le 91ème anniversaire de la République turque

Fervents admirateurs d'Atatürk durant la marche organisée à Şişli pour le 91ème anniversaire de la République turque

Il suffit pour cela de voir les drapeaux et banderoles à son effigie maniés frénétiquement aujourd'hui ainsi que les slogans criés à l'unisson, tel « Atatürk, nous sommes tes soldats » par la foule en liesse...

Sur cette banderole brandie durant ce 91ème anniversaire de la République turque "Nous sommes les soldats de Mustafa Kemal"

Sur cette banderole brandie durant ce 91ème anniversaire de la République turque "Nous sommes les soldats de Mustafa Kemal"

Le père fondateur de la République turque est l'auteur d'innombrables citations dont la sélection qui suit a plus particulièrement retenu mon attention :

 

« La culture est le fondement de la République de Turquie. »

Fanfare à la marche organisée à Şişli pour le 91ème anniversaire de la République turque

Fanfare à la marche organisée à Şişli pour le 91ème anniversaire de la République turque

La Turquie, une jeune République de 91 ans

« Dans ce monde, qu'il s'agisse de la vie, de la civilisation ou de la réussite, le guide véritable réside dans la science et la technique. Chercher des "guides" en dehors de la science et de la technique n'est qu'erreur, ignorance, aberration. »

 

Sur le front de ce participant à la marche pour le 91ème anniversaire de la République turque à Şişli, en petit est écrit "Nous sommes le gardien de la République"

Sur le front de ce participant à la marche pour le 91ème anniversaire de la République turque à Şişli, en petit est écrit "Nous sommes le gardien de la République"

« Celui qui commande doit connaître la nature humaine. »

Les agents d'entretien de la mairie de Şişli fermaient le cortège en ce 91ème anniversaire de la République turque

Les agents d'entretien de la mairie de Şişli fermaient le cortège en ce 91ème anniversaire de la République turque

« Il est scientifiquement improbable et même impossible qu'une société puisse progresser sans que tous les hommes et toutes les femmes qui la composent avancent ensemble vers un même but. »

Deux participantes à la marche pour le 91ème anniversaire de la République turque à Şişli

Deux participantes à la marche pour le 91ème anniversaire de la République turque à Şişli

« Partout dans le monde, les éducateurs sont les éléments les plus dévoués et les plus respectacles de la communauté humaine. »

 

En cliquant ici, vous pourrez entendre la fanfare qui a participé à la marche organisée par la mairie de Şişli.

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 09:14

Le légendaire Pera Palace à Istanbul a été créé en 1895 par la Compagnie des Wagons-Lits dans le but d'accueillir les voyageurs venus par  le train mythique de l'Orient-Express dont le périple se termine en gare de Sirkeci.

Dans un salon du Pera Palace à Istanbul

Dans un salon du Pera Palace à Istanbul

La construction de ce prestigieux immeuble est confiée à l'architecte levantin, probablement de nationalité française, Alexandre Vallaury, qui signe là sa première grande réalisation.

Pera Palace, Istanbul

Pera Palace, Istanbul

Si l'extérieur, bien que très réussi, n'affiche pas de caractéristiques extraordinaires, l'intérieur, quant à lui, reflète les talents et l'originalité de la patte de Vallaury.

 

Le magnifique ascenseur, en l'occurrence le premier construit en Turquie, mérite, à lui seul, le détour. La cage en bois, entourée d'une élégante armature en fer forgé, est habillée d'une élégante banquette de velours rouge. Il est encore utilisé régulièrement de nos jours, sur demande des clients.

L'ascenseur du Pera Palace d'Istanbul

L'ascenseur du Pera Palace d'Istanbul

Les boiseries sont omniprésentes dans cet hôtel de légende et visibles dès l'entrée effectuée par la splendide porte à tourniquet.

Entrée du Pera Palace d'Istanbul

Entrée du Pera Palace d'Istanbul

L'architecture des vastes salons, chics et cosy, est un véritable plaisir pour les yeux, notamment le superbe plafond composé de caissons en bois et orné de plusieurs coupoles.

Pera Palace, Istanbul

Pera Palace, Istanbul

Salon à coupoles du Pera Palace d'Istanbul

Salon à coupoles du Pera Palace d'Istanbul

Le plafond à coupole d'un salon du Pera Palace à Istanbul

Le plafond à coupole d'un salon du Pera Palace à Istanbul

Tout ici n'est que raffinement, qu'il s'agisse du mobilier qui pare ces pièces où l'on s'installe confortablement, un verre de champagne à la main, pour discuter en couple ou entre amis, voire avant un repas d'affaires, mais aussi des décorations, tentures et tableaux qui agrémentent les lieux.

Le Pera Palace à Istanbul, un hôtel de légende
Le Pera Palace à Istanbul, un hôtel de légende

La longue liste des personnalités descendues au Pera Palace compte, entres autres, le roi de Belgique Léopold II, l'empereur d'Ethiopie Haïlé Sélassié, la danseuse américaine Isadora Duncan, l'écrivain Ernest Heminghway (qui a donné son nom à une des 16 suites de l'hôtel), l'actrice Greta Garbo ou encore le réalisateur Alfred Hitchcock.

Salle de restaurant du Pera Palace en août 2004

Salle de restaurant du Pera Palace en août 2004

Pera Palace, Istanbul

Pera Palace, Istanbul

La célèbre romancière Agatha Christie, qui a disparu durant 11 jours en 1926, a écrit dans ses mémoires que le secret de sa disparition se trouve dans la chambre 411 du Pera Palace.

 

Cette dernière, toujours louée de nos jours, porte le nom de sa célèbre occupante et contient une vieille machine à écrire Remington, quelques photos de l'écrivain ainsi qu'une bibliothèque abritant ses livres. « Le Crime de l'Orient-Express », un de ses plus célèbres ouvrages, a été écrit en majorité entre les murs de ce palace.

Dans la chambre occupée par Agatha Christie au Pera Palace d'Istanbul

Dans la chambre occupée par Agatha Christie au Pera Palace d'Istanbul

Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République de Turquie, a également résidé là et sa chambre, la n° 101, transformée aujourd'hui en musée, comprend de nombreux objets et vêtements lui ayant appartenu.

 

 

Chambre-musée numéro 101 du Pera Palace à Istanbul

Chambre-musée numéro 101 du Pera Palace à Istanbul

Chambre occupée par Atatürk au Pera Palace d'Istanbul

Chambre occupée par Atatürk au Pera Palace d'Istanbul

Des espions célèbres, tels Mata Hari ou « Ingiliz Kemal », ont aussi séjourné au Pera Palace. Le lobby de l'hôtel a même été le théâtre de l'exécution d'un diplomate azéri en 1920.

Pera Palace, Istanbul

Pera Palace, Istanbul

D'importants travaux de restauration ont été entrepris récemment durant deux ans pour un montant de 23 millions d'Euros, avant sa réouverture le 1er septembre 2010 où la clientèle a retrouvé l'ambiance et le style classique et élégant du XIXeme siècle.

Chaise à porteurs originale utilisée pour transporter les passagers de l'Orient-Express de la gare de Sirkeci au Pera Palace

Chaise à porteurs originale utilisée pour transporter les passagers de l'Orient-Express de la gare de Sirkeci au Pera Palace

Si un séjour n'est pas à la portée de votre bourse, rien ne vous empêche de déguster un café et une pâtisserie au salon de thé ou de boire un verre au bar « Orient », qui, bien que devenu très sombre suite à sa transformation, reste un lieu très agréable à l'ambiance feutrée.

Le bar du Pera Palace en 2006...

Le bar du Pera Palace en 2006...

Le bar "Orient" du Pera Palace en 2014...

Le bar "Orient" du Pera Palace en 2014...

Ambiance feutrée au bar du Pera Palace à Istanbul

Ambiance feutrée au bar du Pera Palace à Istanbul

Assis dans un de ces fauteuils, l'évocation du passé prestigieux de Pera et l'atmosphère ambiante des lieux contribueront à vous faire passer un moment empreint à la fois de magie et de nostalgie.

 

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 07:45

Après avoir découvert l'histoire de Sagalassos, première ville de Pisidie et parcouru le site à travers un premier et un second article, la série consacrée à ce site fouillé depuis une trentaine d'années par les archéologues belges de l'université catholique de Louvain se termine par la rencontre avec le Prof. Dr. Jeroen Poblome, nouveau directeur des fouilles depuis cette année académique, après le départ à la retraite du Prof. Dr. Marc Waelkens.

Prof. Dr Jeroen Poblome, nouveau directeur des fouilles de Sagalassos

Prof. Dr Jeroen Poblome, nouveau directeur des fouilles de Sagalassos

A la fin de ses études en juin 1990 à l'université catholique de Louvain et avant de commencer son doctorat, Jeroen Poblome travaille comme archéologue pour la ville de Courtrai durant quelques mois avant de démarrer son service militaire début 1991. La même année, il se rend la première fois à Sagalassos suite à l'invitation faite par Marc Waelkens de l'accompagner.

 

Ce dernier, qui fouille déjà le site en son nom propre depuis 1990, le recontacte durant son service militaire, cherchant un jeune archéologue intéressé par la céramologie, ce qui est le cas de Jeroen Poblome. Après 2 jours de réflexion, et malgré les craintes de son père, le jeune archéologue accepte cette proposition et se joint au projet Sagalassos à compter du 11 avril 1992, à l'issue de son service national.

 

Les premières années sur le site ont été consacrées à l'étude des grands monuments de Sagalassos, des agoras, des inscriptions ainsi que de l'élite sociale composant 1 ou 2 % de la population. Le site n'était alors pas connu et la première priorité était de découvrir l'histoire et le cadre urbain de la cité.

Travaux à l'abord des thermes de Sagalassos

Travaux à l'abord des thermes de Sagalassos

Ensuite est venu le temps d'étudier la population de la ville. Pour cela, il ne s'agit plus, à l'avenir, de réaliser de grandes fouilles mais uniquement des recherches ciblées pour savoir comment vivait la communauté de Sagalassos, expliquer la vie dans les maisons, les ateliers, les nécropoles, en somme tous les aspects de la vie quotidienne.

 

En outre, les origines de Sagalassos ne sont pas encore assez claires. On pensait que celles-ci se trouvaient au niveau de la colline d'Alexandre et de Düzen Tepe où a été trouvé un site de 9 à 10 ha du 5ème au 2ème siècle av. J.-C où étaient concentrées des habitations. Mais il y a 3 ans, dans le quartier des potiers, fut découvert un dépôt datant de la fin du 5ème au début du 3ème siècle av. J.-C. et des terrasses avec des indices d'agriculture suite à des sondages réalisés à 10 m de profondeur.

 

Travaux lors de la saison de fouilles 2014 à Sagalassos

Travaux lors de la saison de fouilles 2014 à Sagalassos

Côté ouest de la ville, des indices identiques ont également été trouvés et d'autres sondages ont été réalisés cet été dans l'agora supérieure pour essayer de trouver les racines de Sagalassos. Lesdits sondages ont permis de déterrer d'autres tessons de la même époque que dans le quartier des potiers, mais cette fois-ci pas dans un contexte stratifié.

 

La saison de fouilles 2014, d'une durée de trois mois, a démarré avec une équipe d'une dizaine de personnes en juin par une campagne d'études sur le dépôt du site pour préparer des publications. En juillet, l'équipe de conservation – une quinzaine de personnes ainsi qu'une dizaine d'ouvriers - a poursuivi les travaux. En août, les fouilles ont commencé avec 45 spécialistes et environ autant d'ouvriers.

Travaux sur l'agora supérieure de Sagalassos

Travaux sur l'agora supérieure de Sagalassos

Les aspects de la vie quotidienne font partie des axes majeurs des recherches actuelles, de même que l'époque tardive dans le quartier byzantin du temple d'Antonin le Pieux.

 

Les travaux de 2015 seront concentrés sur la période héllenistique et en principe, de nouvelles fouilles démarreront en 2016 dans ce secteur pour compléter la reconstitution diachronique de Sagalassos.

 

Cet été a été mis au jour une cuisine complète datant de l'époque romaine tardive – 6ème siècle de notre ère - dans le bâtiment situé à côté de la bibliothèque de Neon qui va permettre de connaître la culture culinaire de l'époque, ce qu'on mangeait, ce qu'on cuisait et comment.

 

Il y a également des travaux de conservation concentrés essentiellement sur deux endroits : d'abord les thermes dont les fouilles ont commencé en 1992 pour durer des années et qui ont fait l'objet d'investissements importants au niveau archéologique, de l'étude interdisciplinaire mais aussi de la conservation. Pour le moment, il n'est pas encore possible aux touristes de les visiter.

Travaux sur les thermes de Sagalassos

Travaux sur les thermes de Sagalassos

Il faut encore trouver des fonds conséquents pour maintenir le bâtiment et surtout renforcer les pièces du niveau inférieur. Tous les thermes sont construits en terrasses au niveau d'une petite colline, les chambres voûtées sont en terrasse et certaines ont été fouillées. En face de l'agora inférieure, c'est en train d'être comblé. Il s'agit là d'une mesure d'urgence.

 

L'année dernière, lors d'une nouvelle fouille des thermes, a été trouvée une partie de palestre – espace où étaient pratiqués la lutte et d'autres exercices physiques - et une autre partie a été fouillée durant cette campagne. On dispose à présent de l'entrée pour accéder au frigidarium et l'idée est de connecter les chambres à ce niveau-là avec celles du niveau inférieur grâce aux quelques escaliers existants.

 

Cela permettra aux touristes de visiter les thermes et ensuite de sortir au niveau de l'agora inférieure dans un avenir proche.

Thermes impériaux de Sagalassos

Thermes impériaux de Sagalassos

Le second chantier important concerne l'agora supérieure où a été entamé le dernier programme de travaux. Le Prof. Poblome espère avoir une agora complétée d'ici 2017 ou 2018 tant du côté archéologique et conservation architecturale, qu'études des ingénieurs au niveau de toutes les disciplines. Tout ce qui peut être appris sur l'agora supérieure et peut être reconstruit devrait être terminé d'ici là.

 

Le deuxième arc de Claude va aussi être reconstitué afin d'avoir toutes les entrées monumentales de l'agora supérieure pour ensuite travailler à l'intérieur.

Un des arcs de Claude de Sagalassos

Un des arcs de Claude de Sagalassos

Le programme interdisciplinaire concentré sur les matériaux mais aussi sur tout le territoire de Sagalassos d'une superficie de 1200 km2 est à étudier... et la responsabilité au niveau coordination scientifique incombe à toute l'équipe qui travaille sur le site.

 

La stratégie de travailler de manière interdisciplinaire a été mise en place par Marc Waelkens et il appartient bien entendu au nouveau directeur de fouilles de la poursuivre. Sur de nombreux sites, on fouille, on a des résultats et après il faut parler avec les géologues, les géomorhologues, etc, mais à Sagalassos, c'est différent. Au début, avant même de rédiger des dossiers pour trouver des fonds, tous les projets font l'objet d'une stratégie interdisciplinaire, nécessaire pour comprendre ce site.

 

Les dernières années, assez d'informations et de datations ont été réunies et est venu le moment de comprendre certains endroits et les spécificités du site.

Sur l'agora supérieure de Sagalassos

Sur l'agora supérieure de Sagalassos

Cette année par exemple, les géologues ont effectué une étude des couches suite aux découvertes, du côté d'Ağlasun ainsi qu'aux alentours de Sagalassos, de fer naturel de bonne qualité et ils travaillent sur l'utilisation du fer dans ces secteurs. Les archéologues se concentrent sur les repas de la communauté suite aux découvertes près des thermes et lors des fouilles du quartier des potiers.

 

Le bâtiment d'une association professionnelle ou religieuse, préservé d'une manière exceptionnelle, où des personnes mangeaient ensemble comme dans un club, a aussi fait l'objet de fouilles et tous les ossements trouvés ainsi que les menus de l'époque sont en cours d'étude. D'autres disciplines s'ajoutent comme par exemple la macro botanique ; le botaniste étudie le côté végétal de tous ces repas et festivités.

 

Il y a aussi des conservateurs, des architectes, des ingénieurs, un anthropologue qui étudie actuellement les ossements trouvés dans la plus grande des nécropoles près du quartier des potiers.

 

Ce dernier secteur fait également l'objet d'un projet pluridisciplinaire. Des analyses géophysiques ont été faites avant de démarrer les fouilles. Les spécialistes vont se concentrer sur la dépression centrale de ce quartier car on ne sait pas si c'est un phénomène naturel, si c'était exploité par la population et comment a été comblé le niveau actuel. Les résultats ne sont pas encore prêts mais les études préliminaires indiquent la présence d'une carrière d'argile fouillée à l'époque hellénistique. A l'époque, le quartier des potiers se trouvait à côté de l'odéon et lorsque les artisans se sont déplacés, la carrière d'argile a été arrêtée.

 

Le Prof. Poblome explique également le projet de création d'un musée de plein air au niveau de l'agora supérieure : tous les bâtiments sont en train d'être reconstruits en 3D et l'équipe étudie actuellement comment offrir aux visiteurs une découverte plus vivante et attractive.

 

Nymphée antonin sur l'agora supérieure de Sagalassos

Nymphée antonin sur l'agora supérieure de Sagalassos

Comme il le dit à juste titre, « Voir des pierres et des édifices, c'est bien mais savoir aussi comment fonctionnait la vie quotidienne, c'est mieux. ». Pour cela, un programme multimédia est également en cours de développement afin de faire connaître l'agora supérieure avec beaucoup plus de détails. Il y a aura des films, des applications digitales pour la voir avant et après les travaux.

 

Les visiteurs pourront ainsi choisir de visiter en surface ou d'approfondir leurs connaissances de façon ludique.

 

Le Prof. Poblome évoque aussi la tenue mi-août 2014 de la première réunion de la Fondation Sagalassos en Turquie afin de trouver plus de partenaires sur place pour soutenir le projet.

 

Le principe qui existe depuis le début des années 80 en Belgique fonctionne déjà très bien, notamment dans les Flandres, et l'Association des Amis de Sagalassos comprend environ 1000 personnes. Certains de ces amis viennent de temps en temps visiter le site.

 

Souhaitons au Professeur Poblome et à toute son équipe de pouvoir bâtir quelque chose d'équivalent en Turquie pour poursuivre cette belle aventure qui nécessite encore beaucoup d'années de travail, de passion... et de fonds.

A l'entrée du site de Sagalassos, un panneau mentionnant les sponsors des fouilles

A l'entrée du site de Sagalassos, un panneau mentionnant les sponsors des fouilles

Pour tous ceux et celles qui aimeraient en savoir encore plus sur Sagalassos :

  • http://www.sagalassos.be/

  • Association « Les amis de Sagalassos » liée à l'université catholique de Louvain (avec possibilité de s'abonner à la newsletter hebdomadaire en flamand et bientôt en anglais) : info@sagalassos.be

  • Les articles publiés précédemment ont eu pour source principale d'informations l'excellente et très complète brochure « Sagalassos, guide du visiteur » réalisée grâce au programme de financement 2011 de la West Mediterranean Development Agency.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 16:15

Le premier embarcadère, en bois, destiné à accueillir les bateaux à vapeur déversant le flot des passagers à Büyükada, la plus grande des îles des Princes au large d'Istanbul, datait de 1899.

 

Celui visible encore de nos jours, construit sur deux étages, et qui a fière allure avec son style néo-classique, porte la signature de l'architecte arménien Mihran Azaryan qui habitait İzmir. Son père, Bedros Kalfa, lui-même architecte, a sans doute transmis à son fils son intérêt pour cet art.

 

 

Embarcadère historique de Büyükada

Embarcadère historique de Büyükada

La réalisation de ce bâtiment en pierre, érigé en lieu et place de celui en bas, démarre en 1914 pour se terminer un an plus tard.

 

Embarcadère de Prinkipo - photo extraite du livre "Büyükada" de Jak Deleon

Embarcadère de Prinkipo - photo extraite du livre "Büyükada" de Jak Deleon

C'est un des rares exemples d'embarcadères d'Istanbul à avoir gardé son allure d'origine et notamment son hall octogonal, son dôme en plomb et ses faïences. Celles-ci, réalisées par Mehmet Emin efendi, un artisan de Kütahya, entourent toutes les ouvertures du rez-de-chaussée et celles de l'étage donnant sur la route qui mène à la place où se trouvent les calèches.

Accès à l'embarcadère pour les bateaux à vapeur à Büyükada

Accès à l'embarcadère pour les bateaux à vapeur à Büyükada

Le « Casino de Prinkipo » - Prinkipo étant le nom grec original de Büyükada - occupait le premier étage de l'embarcadère entre 1918 et 1923, puis de 1923 à 1950 ce fût le siège du parti politique « Peuple de la République » avant qu'il ne devienne l'emplacement du premier cinéma des îles en 1950-51.

Embarcadère historique à Büyükada

Embarcadère historique à Büyükada

En 2000-2001, l'embarcadère a subi d'importants travaux de restauration et a pu à nouveau être mis en service à compter d'octobre 2001.

 

Le café Turing, installé depuis à l'étage, permet encore aujourd'hui aux passagers d'attendre le bateau de façon fort agréable en admirant la mer de Marmara et les alentours à partir de la terrasse ou de l'intérieur.

Café situé au premier étage de l'embarcadère historique de Büyükada

Café situé au premier étage de l'embarcadère historique de Büyükada

Lors de votre prochaine visite à Büyükada, prenez quelques minutes pour admirer cet édifice dont l'architecture fait partie du paysage de l'île.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 05:50

Pour les mevlevi, autrement dit les disciples de Celaleddin Rumi connu également sous le nom de Mevlâna, les deux dates les plus importantes du calendrier sont le 30 septembre et le 17 décembre.

 

La première correspond au jour de la naissance du plus grand mystique musulman de tous les temps, né le 30 septembre 1207 à Balkh, une ville de l'actuel Afghanistan. La seconde coïncide avec la date anniversaire de sa nuit de noces avec le divin en l'an 1273, autrement dit son décès.

 

Malgré les siècles écoulés, les valeurs transmises par Rumi, à savoir l'unité des peuples, l'amitié, la paix, le désir de vivre ensemble honnêtement, grandissent encore de jour en jour. L'humanité a soif de ces valeurs universelles, particulièrement significatives pour s'ouvrir au dialogue avec le monde musulman et dépasser les frontières des ethnies et des continents.

Sema au Palais de la Chancellerie du Vatican le 24 septembre 2014, crédit photo Nihal Aral

Sema au Palais de la Chancellerie du Vatican le 24 septembre 2014, crédit photo Nihal Aral

Le palais de la Chancellerie au Vatican a ainsi accueilli le 24 septembre 2014, à quelques jours à peine de l'une des dates primordiales du calendrier mevlevi, un groupe de derviches tourneurs mené par Esin Çelebi Bayru et Faruk Çelebi, respectivement 22èmes arrière-petite-fille et arrière-petit-fils de Rumi et Celal Çelebi, 23ème descendant en ligne directe du grand mystique.

 

Cet événement, placé sous le haut patronage de l'Ambassade de Turquie au Vatican, a été organisé par la Fondation Internationale Mevlâna dont Esin Çelebi est la Vice-Présidente, en partenariat avec le Ministère de la Culture et du Tourisme turc ainsi que la communauté des musulmans d'Italie.

Sema au Palais de la Chancellerie du Vatican, crédit photo Hürriyet Daily news

Sema au Palais de la Chancellerie du Vatican, crédit photo Hürriyet Daily news

Parmi les invités se trouvaient aux côtés du Pr Dr Kenan Gürsoy, Ambassadeur de Turquie au Vatican jusqu'à aujourd'hui, le cardinal Leonardo Sandri, Président de la Congrégation des églises catholiques d'Orient, Monseigneur Jose Avelino Bettencourt, Président du Protocole au Vatican et plusieurs autres Ambassadeurs au Vatican.

 

 

Palais de la Chancellerie du Vatican, 24 septembre 2014 lors de la cérémonie mevlevi, crédit photo Nihal Aral

Palais de la Chancellerie du Vatican, 24 septembre 2014 lors de la cérémonie mevlevi, crédit photo Nihal Aral

Avant la présentation de la cérémonie du sema, la danse mystique des derviches tourneurs, le Pr Dr Kenan Gürsoy, pour qui cette soirée était celle de ses adieux, a déclaré à l'assemblée : « Nous croyons que la philosophie de Rumi peut constituer de nos jours un pont entre les différents croyances. Je pense que son language d’amour peut être une aide pour nous rapprocher les uns des autres et installer la paix à travers un dialogue de fraternité car l'immense sagesse et la profondeur d'âme de Rumi appartiennent à toute l'humanité. »

S.E. le Pr Dr Kenan Gürsoy, Ambassadeur de Turquie au Vatican, au Palais de la Chancellerie, crédit photo Nihal Aral

S.E. le Pr Dr Kenan Gürsoy, Ambassadeur de Turquie au Vatican, au Palais de la Chancellerie, crédit photo Nihal Aral

A l'issue de la cérémonie, Celal Çelebi, interviewé par BBC Türk, a fait savoir que la perception de l'Islam est très négative à l'ouest ces derniers temps au vu de l'actualité.

 

« Il est très important pour nous de faire connaître le véritable Islam. Malheureusement, à l'ouest, ces derniers temps, ce sont surtout des informations sur le Djihat ou même sur les partis plus fanatiques qui sont diffusées. Notre présence ici est destinée à faire connaître le véritable message de l'Islam, un message de paix, et pour entamer ou renforcer le dialogue. » a-t-il déclaré.

 

Celal Çelebi a aussi indiqué que le fait de pouvoir présenter ce sema dans un palais appartenant au Vatican, centre de l’Eglise Catholique, représente un lieu très important d’un point de vue symbolique.

Cérémonie de sema mevlevi le 24 septembre 2014 au Palais de la Chancellerie du Vatican, crédit photo Nihal Aral

Cérémonie de sema mevlevi le 24 septembre 2014 au Palais de la Chancellerie du Vatican, crédit photo Nihal Aral

D'autres sema, dont la cérémonie est inscrite depuis 2008 sur la liste du Patrimoine Culturel Immatériel de l'Unesco, ont également été présentés à l'occasion de ce déplacement en Italie à l'auditorium de Milan ainsi qu'à l'université Sapienza et au théâtre d'Argentine à Rome.

 

C'est la troisième fois qu'un sema a lieu au Vatican, la première fois remontant à 2007 à l'occasion du 800ème anniversaire de la naissance de Mevlâna, puis en 2010.

Esin Çelebi Bayru, Faruk Çelebi, Cellal Çelebi, S.E. Pr Dr Kenan Gürsoy, Palais de la Chancellerie du Vatican, crédit photo Nihal Aral

Esin Çelebi Bayru, Faruk Çelebi, Cellal Çelebi, S.E. Pr Dr Kenan Gürsoy, Palais de la Chancellerie du Vatican, crédit photo Nihal Aral

Que ces valeurs de tolérance, de respect et de fraternité prônées par Rumi puissent continuer à être distillées de par le monde et à toutes les échelles afin que grandissent l'union et l'harmonie à travers des hommes de bonne volonté...

 

En cliquant ici, vous pouvez lire la version turque de cet article.

 

 

 

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Published by Nat - dans Soufisme
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