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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 18:24

Le 6 janvier 2015, 550 roms sédentaires, dont 150 enfants, habitant le quartier d'Ataşehir à Istanbul ont vu leurs maisons de fortune être démolies par les bulldozers au plus froid de l'hiver.

 

Nebahat Bilgiç, Président de l'Association de Défense des Roms pour la rive asiatique d'Istanbul, s'est rendue le 27 janvier à l'Assemblée Nationale à Ankara pour une réunion cruciale qui s'est achevée de façon positive avec une solution de relogement mais qui va prendre du temps...

17 janvier 2015, 11 jours après la démolition des maisons des roms d'Ataşehir à Istanbul

17 janvier 2015, 11 jours après la démolition des maisons des roms d'Ataşehir à Istanbul

Les responsables rencontrés ont donné instruction de commencer le plus rapidement possible les travaux permettant de régler le problème de logement des roms d'Ataşehir.

 

La Direction Générale d'Istanbul du Ministère de l'Environnement, de l'Urbanisme et du Trésor Public a été contactée afin de trouver dans les 10 à 15 jours à venir un terrain sur lequel des logements seront construits pour accueillir les familles concernées. 3 à 5 mois seront nécessaires afin que les fondations de ces immeubles sortent de terre...

Le terrain occupé par les roms d'Ataşehir jusqu'au 6 janvier 2015

Le terrain occupé par les roms d'Ataşehir jusqu'au 6 janvier 2015

Pour l'heure, la Sous-Préfecture d'Ataşehir a ordonné aux maires de quartiers de trouver des logements libres pour les roms... Fournir des préfabriqués pourrait constituer une solution provisoire.

 

En attendant, hormis les 10 familles qui ont réussi à se reloger… dans d'autres gecekondu, la situation reste critique car toutes les autres sont entassées tant bien que mal avec d'autres membres de leur communauté dans leurs habitations déjà exigues.

Femmes roms d'Ataşehir à Istanbul

Femmes roms d'Ataşehir à Istanbul

La campagne d'aide démarrée le 14 janvier bat son plein et continue car les besoins sont plus qu'importants :

  • couches pour bébés de toutes tailles, étant précisé que trois bébés sont nés depuis le 6 janvier dernier...

  • petits pots, affaires de toilettes pour bébés

  • vêtements bébés et pour enfants, chaussures

  • jouets, affaires scolaires

  • vaisselle en tout genre (assiettes, couverts, verres)

  • ustensiles de cuisine (surtout faitout, casseroles, poêles)

  • linge de lit et de toilette

  • matelas, coussins, draps

  • mobilier et surtout électro-ménager (réfrigérateurs, gazinières, plaques de cuisson)

Un camion plein destiné aux roms d'Ataşehir à Istanbul

Un camion plein destiné aux roms d'Ataşehir à Istanbul

Couches pour bébés destinées aux roms d'Ataşehir

Couches pour bébés destinées aux roms d'Ataşehir

Les dons peuvent être apportés :

  • à la cathédrale du Saint-Esprit tous les jours de 9 h à 12 h et de 16 h 30 à 18 h (me prévenir avant par messagerie FB ou par le biais de contact « overblog »)

  • ce dimanche 1er février à la paroisse Saint-Louis des Français à l'occasion de la messe dominicale, contactez Isabelle Blayney sur FB par messagerie ou par mon intermédiaire

  • pour la rive asiatique à l'église Notre Dame de l'Assomption (contactez Soeur Angélina au 0216 336 16 47 au préalable)

 

 

Les expatriés à Istanbul se mobilisent pour les roms d'Ataşehir

Les expatriés à Istanbul se mobilisent pour les roms d'Ataşehir

Les dons en espèces sont aussi acceptés et utilisés pour des achats des denrées prioritaires effectués par des relais français ou belges d'Istanbul puis acheminés à Ataşehir au siège de l'Association de défense des Roms de la rive asiatique présidée par Nebahat Bilgiç pour être immédiatement redistribués.

Toutes les semaines, 1 à 2 voitures pleines à craquer sont acheminées à Ataşehir pour les roms

Toutes les semaines, 1 à 2 voitures pleines à craquer sont acheminées à Ataşehir pour les roms

Déchargement d'un véhicule par un rom d'Ataşehir à Istanbul

Déchargement d'un véhicule par un rom d'Ataşehir à Istanbul

Tout le monde possède dans ses placards de cuisine et ses armoires des effets dont ils ne se sont pas servis depuis au moins un an, alors autant les donner à ceux qui peuvent en avoir l'utilité immédiatement.

 

Rappel : sur les 65 familles concernées, 15 ont tout perdu le 6 janvier... sauf leur vie.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 07:32

Dans l'édition 2014 de l'Almanach du Petit Journal d'Istanbul dans lequel plusieurs de mes articles ont été publiés, une dizaine de personnes ont été interviewées pour évoquer un événement marquant de leur vie en Turquie.

 

J'ai le plaisir d'en faire partie et le sujet qui a marqué mon année 2014 était indéniablement ma première visite dans la prison d'Ümraniye à Istanbul, un établissement modèle dont le fonctionnement et les activités méritent réflexion.

 

 

Nathalie Ritzmann dans l'Almanach 2014 du Petit Journal d'Istanbul

Nathalie Ritzmann dans l'Almanach 2014 du Petit Journal d'Istanbul

En cliquant ici, vous pourrez lire ou relire mon reportage relantant cet événement hors du commun vécu il y a un an derrière les murs de la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul.

Dans la prison-modèle d'Ümraniye à Istanbul

Dans la prison-modèle d'Ümraniye à Istanbul

Vous trouverez très prochainement l'Almanach 2014 du Petit Journal d'Istanbul :

- dans les Instituts français d'Istanbul, d'Izmir et d'Ankara,

- à la Chambre de commerce franco-turque à Istanbul,

- à l'Association culturelle France-Turquie de Bursa.

ainsi qu'au Centre culturel Anatolie de Paris.

 

Dix mille exemplaires seront à votre disposition gratuitement.

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Published by Nat - dans Publications
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 07:30

Alors qu'une femme kamikaze a provoqué mardi dernier la mort d'un policier à Sultanahmet, que la Turquie a connu une vague de froid sans précédent et que Paris s'apprêtait à vivre des jours noirs, une tragédie humaine concernant 550 personnes roms dont 150 enfants se déroulait dans le quartier de Küçükbakkalköy à Ataşehir, sur la rive asiatique d'Istanbul, sans faire la une des journaux.

 

En effet, mardi 6 janvier 2015, à 5 heures du matin, les bulldozers de la mairie d'Ataşehir ont commencé à détruire les 65 habitations louées depuis 8 ans par des familles roms sédentaires de nationalité turque. Les loyers ont été payés durant les sept premières années mais durant la dernière année, les familles ne les ont plus réglés.

550 roms vivaient ici à Ataşehir jusqu'au 6 janvier 2015

550 roms vivaient ici à Ataşehir jusqu'au 6 janvier 2015

Avant d'habiter là, tous ces roms occupaient des maisons de fortune dans un autre quartier d'Ataşehir qu'ils ont dû quitter, leurs habitations ayant été démolies suite au projet de renouveau urbain dans cette zone...

 

 

Il était une fois les maisons des roms d'Ataşehir...

Il était une fois les maisons des roms d'Ataşehir...

Ces familles savaient depuis environ un an que leurs jours sur place étaient comptés et qu'ils allaient subir le même sort que leurs cousins de Sulukule, ce quartier gitan millénaire d'Istanbul situé dans la péninsule historique et devenu tristement célèbre entre 2007 et 2009.

550 roms à la rue depuis le 6 janvier 2015 à Istanbul, un Sulukule bis à Ataşehir

Finalement, ce sont dans des conditions dramatiques et totalement inhumaines que s'est effectuée l'«opération de nettoyage ».

 

A la base, le problème relève de la juridiction privée. Les habitations en question ont été construites par des propriétaires privés. Il y a un an, une société monte un projet de construction résidentielle sur le périmètre de ces terrains loués et habités par les roms.

Ataşehir à Istanbul, un quartier qui va devenir aussi tristement célèbre que celui de Sulukule

Ataşehir à Istanbul, un quartier qui va devenir aussi tristement célèbre que celui de Sulukule

Si décision de justice d'expropriation il y a, aucun document officiel l'attestant n'a été présenté ni remis aux concernés. La législation prévoit que l’exécution de la décision du tribunal par le biais de l’office chargé de mission doit adresser une lettre officielle aux familles en leur donnant un délai légal de 30 jours maximum pour qu’ils évacuent les lieux.

 

L'étape suivante consiste pour l’office d’exécution à donner l’ordre de l’expulsion forcée des familles et de la démolition des habitations. La zabita, équivalent de police municipale, est bien venue le 15 décembre 2014 informer les 65 familles que leurs maisons seraient démolies le 5 janvier 2015 - soit 20 jours après - et que d'ici là, elles devaient quitter les lieux et donc se reloger.

Les bulldozers ont rasé les maisons de 550 roms d'Ataşehir à Istanbul le 6 janvier 2015

Les bulldozers ont rasé les maisons de 550 roms d'Ataşehir à Istanbul le 6 janvier 2015

Louer un appartement lorsqu'on est rom est quasiment chose impossible, d'où la demande faite en son temps par l'Association de Protection des Roms pour la Rive Asiatique d'Istanbul présidée par Nebahat Bilgiç afin que l'administration les reloge dans des logements sociaux, mais sans résultat.

Nebahat Bilgiç, Présidente de l'Association de Protection des Roms de la Rive Asiatique d'Istanbul, crédit photo Hervé Porcher

Nebahat Bilgiç, Présidente de l'Association de Protection des Roms de la Rive Asiatique d'Istanbul, crédit photo Hervé Porcher

Les roms d'Ataşehir ne contestent pas la décision de démolition en soi, mais à juste titre la façon dont se sont déroulés les faits, durant les jours les plus froids de l'hiver et sans aucune aide de quiconque. Ils sont restés sur place dans la neige avec des températures nocturnes inférieures à 0 durant 3 nuits et 4 jours.

 

Ataşehir à Istanbul, sur le terrain habité jusqu'à début janvier 2015 par 550 roms

Ataşehir à Istanbul, sur le terrain habité jusqu'à début janvier 2015 par 550 roms

Jeudi 8 janvier, la Sous-Préfecture d'Ataşehir décide de les héberger dans une salle de sports mais ne trouvant pas pour eux de matelas ni de couvertures, cette décision d'hébergement provisoire est annulée... et ces hommes, femmes, vieillards et enfants ont passé finalement une troisième nuit sur les décombres de leurs maisons.

 

Finalement, vendredi 9 janvier, grâce à la persévérance et à l'obstination de Nebahat Bilgiç, la Sous-Préfecture a remis à chacune des 65 familles une somme de 2000 TL (env.  750 Euros) en guise d'aide au relogement et leur a promis une indemnité mensuelle de 500 TL (env. 185 Euros) durant un an. Néanmoins, l'administration a refusé de fournir la convention écrite demandée par Nebahat qui s'en tient pour le moment à une promesse orale.

Nebahat Bilgiç, une rom qui se bat pour les droits des siens à Ataşehir, Istanbul

Nebahat Bilgiç, une rom qui se bat pour les droits des siens à Ataşehir, Istanbul

A ce jour, 15 familles ont absolument tout perdu, n'ayant rien pu sauver de leurs maigres biens restés sous les décombres. Les enfants n'ont plus de cartable, les gens plus de vêtements, ni de meubles, ni quoi que ce soit pour vivre.... Les autres 40 familles ont également perdu une grande partie de leurs biens.

Un jeune rom enveloppé dans une couverture à gauche, un chien, scène de désolation à Ataşehir, Istanbul

Un jeune rom enveloppé dans une couverture à gauche, un chien, scène de désolation à Ataşehir, Istanbul

Les droits de l'homme ont ici été bafoués de façon intolérable. Les 30 jours maximum de délai pour quitter les lieux n'ont pas été octroyés, 20 jours seulement. Les relogements ou les aides auraient dû être mis en place avant la date butoir.

 

10 % des familles ont pu se reloger vendredi tant bien que mal dans l'arrondissement grâce à l'aide de connaissances qui ont pu leur trouver des logements libres.

Un jouet ayant appartenu à un des enfants roms d'Ataşehir à Istanbul

Un jouet ayant appartenu à un des enfants roms d'Ataşehir à Istanbul

A la recherche de quelques biens à sauver à Ataşehir, Istanbul - crédit photo Hervé Porcher

A la recherche de quelques biens à sauver à Ataşehir, Istanbul - crédit photo Hervé Porcher

Les autres ont trouvé refuge pour l'instant auprès de proches et au lieu de vivre à 10 sous le même toit, c'est à 20 qu'ils se retrouvent pour une durée qui, il faut l'espérer, va être la plus courte possible...

 

Il n'existe pas en Turquie de trêve hivernale comme c'est le cas en France par exemple où les expulsions sont interdites par la loi entre le 15 novembre et le 15 mars. Par contre, ici aucun habitant n'est sensé, aux yeux de l'administration turque, vivre dehors en hiver.

Ataşehir, un quartier d'Istanbul, habité par de nombreux roms

Ataşehir, un quartier d'Istanbul, habité par de nombreux roms

Des numéros de téléphone spéciaux, dont celui valable pour Istanbul, sont à la disposition des citoyens afin de signaler les cas des sdf alors pris en charge et ramenés dans des salles de sports aménagées pour l'occasion. L'antenne d'Istanbul contactée par nos soins a dit ne pouvoir intervenir que pour des cas isolés et nous a renvoyé sur le 155, autrement dit « Police Secours »...

 

Les propriétaires des lieux, les constructeurs des futurs immeubles et les administrations tant municipales que préfectorales impliquées dans cette sordide affaire ont oublié qu'ils ont affaire à des êtres vivants, différents par leur culture certes, mais avant tous des Humains qui méritent un minimum de respect et de considération.

Deux femmes roms d'Ataşehir à Istanbul qui n'ont plus rien pour vivre

Deux femmes roms d'Ataşehir à Istanbul qui n'ont plus rien pour vivre

On aurait pu et dû ajourner cette opération de quelques jours, prendre les dispositions nécessaires pour que ces familles ne se retrouvent pas dans une situation contraire aux principes mêmes du respect du droit humain.

Nebahat Bilgiç, Présidente de l'Association de Protection des Roms de la Rive Asiatique sur les lieux de la tragédie à Ataşehir

Nebahat Bilgiç, Présidente de l'Association de Protection des Roms de la Rive Asiatique sur les lieux de la tragédie à Ataşehir

En cas de tremblement de terre ou lors de l'afflux massif de milliers de réfugiés syriens et irakiens, la Turquie a toujours su s'organiser dans des délais records et faire face à travers des organismes tels que Kızılay, IHH, les services sociaux, les cellules de crise. Mais dans le cas des roms d'Ataşehir, où sont passés tous ceux qui sont chargés d'aider les plus démunis sans distinction d'origine et de races ou de cultures ?

 

La Turquie qui accueille plus d'1,6 million de réfugiés est considérée comme "une puissance de l'assistance humanitaire" par Antonio Guterres, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), mais ce dernier serait sans aucun doute surpris, voire choqué, d'apprendre ce qui se passe au cœur même d'Istanbul...

Ataşehir à Istanbul, sur les décombres des maisons habitées par les roms depuis 8 ans

Ataşehir à Istanbul, sur les décombres des maisons habitées par les roms depuis 8 ans

La pétition ci-dessous, destinée au Gouverneur d'Istanbul, a été lancée il y a 4 jours pour que ces familles ne restent pas à la rue :

 

https://secure.avaaz.org/fr/petition/SAYIN_VASIP_SAHIN_ISTANBUL_VALISI_M_VASIP_SAHIN_GOUVERNOR_OF_ISTANBUL_Atasehir_550_romlar_sokakta_kalmazsin_550_Rom_of_A/?dkaGPab&pv=0

Les restes d'une maison rom à Ataşehir, Istanbul - crédit photo Hervé Porcher

Les restes d'une maison rom à Ataşehir, Istanbul - crédit photo Hervé Porcher

Deux besoins sont plus qu'urgents pour ces familles :

 

  • recourir à la générosite publique turque et européenne tant pour le relogement que pour pouvoir disposer de biens de première nécessité (nourriture, vêtements, lits, affaires scolaires pour les enfants, meubles, électro-ménager)

  • trouver un avocat sensible aux droits de l'homme qui veuille bien les représenter et les défendre afin que le droit national et international soient respectés.

Un canapé tourné vers le terrain où habitaient les roms à Ataşehir, Istanbul - crédit photo Hervé Porcher

Un canapé tourné vers le terrain où habitaient les roms à Ataşehir, Istanbul - crédit photo Hervé Porcher

Une adresse mail spéciale romanatasehir@gmail.com (contacts en français et en turc) ainsi qu'une page FB « Aide aux Roms d'Ataşehir – Ataşehir Romanlar'a yardım kampanyası » https://www.facebook.com/pages/Aide-aux-Roms-dAta%C5%9Fehir-Ata%C5%9Fehir-Romanlara-yard%C4%B1m-kampanyas%C4%B1/344938572360761 viennent d'être mises en place pour ceux et celles qui peuvent apporter leur aide sous toutes les formes possibles (matérielle, financière,...). L'association précitée va ouvrir aujourd'hui un compte bancaire spécifique pour les aides pécuniaires.

Un tapis, quelques vêtements ayant appartenu à des roms d'Ataşehir à Istanbul - crédit photo Hervé Porcher

Un tapis, quelques vêtements ayant appartenu à des roms d'Ataşehir à Istanbul - crédit photo Hervé Porcher

Un foulard ayant appartenu à une rom d'Ataşehir à Istanbul, crédit photo Hervé Porcher

Un foulard ayant appartenu à une rom d'Ataşehir à Istanbul, crédit photo Hervé Porcher

Cliquez ici pour lire la version turque de cet article.

 

Pour en savoir plus sur l'affaire de Sulukule, cliquez ici : http://www.dubretzelausimit.com/article-30222402.html

 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 07:14

Article publié dans LePetitJournald'Istanbul.com - Edition du 5 janvier 2015

 

Cette prison-modèle située sur la rive asiatique d'Istanbul n'a pas fini de faire parler d'elle et de façon on ne peut plus positive.

 

En effet, elle présente actuellement sa troisième pièce de théâtre "Definename" interprétée par des détenus.

Definename, une pièce de théâtre jouée dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul par des détenus

Definename, une pièce de théâtre jouée dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul par des détenus

En février 2011 déjà, fut présentée la pièce « Duvarların Dili » écrite et réalisée par le détenu Hakan Metin Mercan, après adaptation du court-métrage « Anı Yaşamak » qui avait remporté le prix spécial du jury au festival du film d'Izmir. 25 camarades de cellule avaient joué dans cette pièce.

 

« Bana bir şeyhler oluyor », autre pièce écrite par le réalisateur turc Yılmaz Erdoğan a également été présentée par des détenus de la prison d'Ümraniye en décembre 2012.

 

Pour cette 3ème réalisation, c'est avec les réalisatrices Mihriban Çumralı, Gonca Cilasun et Duygu Urgan qu'a été montée la comédie musicale en deux actes de Sinan Bayraktar « Definename » ("Chasse au trésor").

Mihriban Çumarlı, une des réalisatrices de Definename, pièce de théâtre montée dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Mihriban Çumarlı, une des réalisatrices de Definename, pièce de théâtre montée dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Duygu Urgan, une des trois réalisatrices de Definename présentée par des détenus de la prison T Tipi d'Ümraniye

Duygu Urgan, une des trois réalisatrices de Definename présentée par des détenus de la prison T Tipi d'Ümraniye

L'histoire : quelques commerçants et artisans travaillent dans la rue Mehmet Efendi située à Çorlu, une ville de Thrace. Par erreur, le vendeur de köfte utilise un papier bien mystérieux pour envelopper un sandwich destiné à la vente. Il s'agit en fait d'une carte datant de 1912-1913 sur laquelle le roi bulgare Tudor mentionne le lieu où il a caché un trésor.

Premier acte de Definename, la nouvelle pièce de théâtre présentée par des détenus d'Istanbul

Premier acte de Definename, la nouvelle pièce de théâtre présentée par des détenus d'Istanbul

Definename, une pièce de théâtre jouée dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul par des détenus

Definename, une pièce de théâtre jouée dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul par des détenus

C'est en dégustant son en-cas que son acquéreur se rend compte de l'importance de cette carte. Il en fait part à ses camarades et recherches et fouilles en cachette vont ainsi mobiliser tous ceux intéressés par la découverte du magot...

Deux des acteurs de Definename, une pièce de théâtre jouée dans une prison d'Istanbul par des détenus

Deux des acteurs de Definename, une pièce de théâtre jouée dans une prison d'Istanbul par des détenus

Ce nouveau projet autorisé et appuyé par la Direction Générale des Détentions du Ministère de la Justice, a pu être monté en un an par Mehmet Çıtak, directeur de l'établissement pénitentiaire, Yusuf Bağcı, éditeur et responsable des relations publiques et de la communication au sein de la prison, Ömer Gökdüman, responsable du projet et grâce au dévouement de tout le personnel.

 

Les décors et costumes ont été mis à disposition en partie par les théâtres publics d'Istanbul et en partie réalisés sur place.

Mehmet Çıtak, Directeur de la Prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Mehmet Çıtak, Directeur de la Prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

22 détenus ont pris part à la réalisation de cette pièce de théâtre qui a nécessité un travail intensif d'une année à raison de 5 jours/semaine pour former les prisonniers (apprentissage du texte, diction et jeu d'acteur) ainsi que les deux techniciens chargés respectivement du son, de la lumière et du travail en coulisses.

Definename, la 3ème pièce de théâtre montée dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Definename, la 3ème pièce de théâtre montée dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Definename, la 3ème pièce de théâtre montée dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Definename, la 3ème pièce de théâtre montée dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Ce travail de professionnel a ainsi, une fois de plus, donné l'occasion à ces hommes de se former, de rebondir, de vivre une nouvelle expérience commune enrichissante et prometteuse.

Definename

Definename

D'innombrables activités diverses et variées sont proposées dans la prison T Tipi d'Ümraniye telles la formation scolaire de différents niveaux – y compris celle préparant à l'entrée à l'Université – des cours d'anglais, de lecture du Coran, d'informatique, des activités professionnelles comme le textile, l'imprimerie, le travail du cuivre et du macramé, différents sports tels le volley, le basket, le badminton, le tennis de table, des activités culturelles et musicales (cours de guitare, de bağlama, de danse folklorique, de jeu d'échecs...).

 

Il faut ajouter le suivi psycho-social des détenus avec, outre des entretiens personnalisés, des ateliers de contrôle et d'évacuation de la colère, des groupes de travail sur l'accoutumance aux substances. Cette prison peut servir d'exemple à sans doute bien des prisons européennes...

Definename

Definename

Definename, la troisième pièce de théâtre montée dans la prison-modèle T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Definename, la troisième pièce de théâtre montée dans la prison-modèle T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Depuis ma dernière visite en février 2014, deux nouveautés ont attiré mon attention. Tout d'abord, des tableaux réalisés par des détenus agrémentent à présent les murs des couloirs de la prison.

Un tableau peint par un détenu de la prison-modèle T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Un tableau peint par un détenu de la prison-modèle T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

En outre, un film de présentation d'une dizaine de minutes a été réalisé et présenté afin de montrer les installations, la vie quotidienne et les activités à Ümraniye.

Definename, une chasse au trésor bien singulière dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Definename, une chasse au trésor bien singulière dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Ekrem dede, acteur et détenu à la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Ekrem dede, acteur et détenu à la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Six représentations de « Definename » sont prévues en tout. Elles sont programmées tous les vendredis à 14 h, en l'occurrence les 9, 16, 23 et 30 janvier.

 

La salle de conférence et de spectacle dans laquelle est présentée la pièce contient seulement 150 places et, de ce fait, le nombre d'invitations est limité.

Definename, un magnifique travail d'équipe dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Definename, un magnifique travail d'équipe dans la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul

Les familles des détenus participant à cette pièce seront invitées à la séance du 16 janvier afin de leur faire découvrir ce modèle d'action exemplaire et de les y inclure.

 

 

Lors de la première représentation de Definename à la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul le 27 décembre 2014

Lors de la première représentation de Definename à la prison T Tipi d'Ümraniye à Istanbul le 27 décembre 2014

Si vous souhaitez assister à l'une des prochaines présentations, inscrivez-vous sur la page FB « Definename » https://www.facebook.com/definename?ref=ts&fref=ts ou adressez un mail à yusuf6443308@gmail.com.

 

En cliquant ici, vous pourrez lire la version turque de cet article.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 09:07

Le monde du soufisme et de la musique pleure un des siens depuis hier. Julien JalAl Eddine Weiss aaccompli son ŞebÎ Arûs - ses retrouvailles avec le divin - hier 2 janvier 2015 à 15 h, emporté par le cancer qui le rongeait depuis deux ans.

 

Né de père alsacien et de mère suisse, Bernard Weiss a vu le jour à Paris où il a grandi. Il entre en 1965 à l'Ecole Normale de Musique et joue de la guitare. Quelques années plus tard, la fièvre du voyage et sa remise en question sur la culture occidentale l'emmènent en Californie, au Maroc et aux Antilles, lui ouvrant ainsi de nouvelles portes sur d'autres cultures. Isabelle Sotto, une jeune vénézuélienne, fille du fondateur de l'art cinétique, le rebaptise Julien qui va devenir et rester son prénom de scène.

Julien JalAl Eddine Weiss en concert le 7 octobre 2009 à l'Institut Culturel Français d'Istanbul

Julien JalAl Eddine Weiss en concert le 7 octobre 2009 à l'Institut Culturel Français d'Istanbul

A son retour en France en 1974, il compose différents morceaux pour guitare classique et deux ans après découvre l'ud – luth oriental – à travers le célèbre joueur irakien Mounir Bachir. Cette rencontre musicale le perturbe tant qu'il laisse les cordes de la guitare au profit de celles de cet instrument. Sa quête musicale se poursuit avec le kanun, la cithare orientale, qui ne va plus le quitter et devenir son instrument de prédilection. Parcourant l'Orient de long en large, d'Istanbul à Damas en passant par Beyrouth, Bagdad, Tunis et le Caire, il apprend aux côtés de grands maîtres et devient le disciple et l'ami de Mounir Bachir.

 

Julien Weiss, acharné de travail et perfectionniste jusqu'au bout des ongles, va petit à petit exceller dans la maîtrise de cet instrument fascinant qu'est le kanun et parfaire ses recherches en musique arabe classique jusqu'à en être un expert. Il étudie des années durant les traités musicaux grecs antiques, les théoriciens turcs et byzantins, n'ayant de cesse d'approfondir ses connaissances en matière de musique orientale.

 

Il passe commande au luthier turc Egder Gülec un prototype de kânun de 102 cordes au lieu des 78 habituelles qui va lui permettre d'accompagner n'importe quel musicien.

Julien JalAl Eddine Weiss et son inséparable et original kanun

Julien JalAl Eddine Weiss et son inséparable et original kanun

En 1983, Julien Weiss fonde l'ensemble instrumental Al-Kindî en référence à un philosophe irakien du IXème siècle. Son groupe, composé de solistes parmi lesquels Ziyâd Kâdî Amin, joueur de ney, Muhammad Qadri Dalal, luthiste et Adel Shams el Din, percussionniste égyptien, entreprend de présenter un répertoire classique sacré et profane composé d'oeuvres historiques et peu ou prou connues. Le chant, indissociable de la musique, va prendre une place importante dans l'évolution logique d'Al-Kindî qui accompagne les plus grands interprètes du chant profane et sacré, tel le Sheikh Hamza Shakkûr, hymnode de la Grande Mosquée de Damas. C'est avec ce dernier qu'il découvre la liturgie soufie de la ville et crée un concert sacré rythmé par le sema - la danse des derviches tourneurs - présenté à partir de 1994 sur les scènes mondiales les plus prestigieuses.

 

Entre-temps, Julien s'est converti à l’Islam en 1986 et est devenu JalAl Eddine, rendant ainsi hommage à Jâlal Eddine Rumi, plus grand mystique oriental de tous les temps et inspirateur de la confrérie des derviches tourneurs.

Ensemble Al-Kindî en concert - photo tirée d'internet

Ensemble Al-Kindî en concert - photo tirée d'internet

En 2003, il entreprend d'explorer le répertoire de la confrérie soufie Quaderi d'Alep.

 

Il élit domicile à Istanbul en 2005 et partage son temps entre la mégalopole où il poursuit ses travaux de recherche musicale et la vieille ville d'Alep où il a acquis dix ans plus tôt un palais Mamelouk du XIVème siècle.

 

Julien JalAl Eddine Weiss est reconnu comme un artisan du dialogue Euro-Arabe et un nom qui restera à jamais gravé dans la sauvegarde et la valorisation du patrimoine musical arabe.

23 février 2013, Julien JalAl Eddine Weiss durant le tournage de l'émission "Turquie : la danse du ciel" pour Arte

23 février 2013, Julien JalAl Eddine Weiss durant le tournage de l'émission "Turquie : la danse du ciel" pour Arte

Le Prix de la Villa Médicis Hors les Murs qui lui est attribué en 1990 consacre ses travaux sur la musique arabe. Le 14 juillet 2001, il est ordonné Officier des Arts et des Lettres par Catherine Tasca, Ministre de la Culture Française de l'époque.

23 février 2013, Julien JalAl Eddine Weiss durant le tournage de l'émission "Turquie : la danse du ciel" pour Arte

23 février 2013, Julien JalAl Eddine Weiss durant le tournage de l'émission "Turquie : la danse du ciel" pour Arte

Son regard bleu azur, son franc-parler et son humour parfois caustique mariés à une personnalité atypique, attachante, parfois déroutante, font de cet homme quelqu'un dont la rencontre ne laissait pas indifférent. Derrière une façade qui pouvait paraître fraîche voire glaciale, se cachait une sensibilité exacerbée, un cœur d'or et des doigts de magicien qui ont fait vibrer comme peu savent le faire les cordes de son kanun resté orphelin depuis hier... au même titre que sa famille, ses proches, ses amis...

 

Plusieurs albums de son groupe Al-Kindî sont disponibles sur le net (également sur İ Cloud).

A Istanbul, vous pouvez en trouver chez le disquaire situé tout au bout de l'avenue İstiklal à Beyoğlu (juste avant l'avenue Galip dede à Tünel, côté gauche de l'avenue en venant d'Istiklal).

 

En cliquant ici, vous pourrez lire la version turque de cet article.

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 11:00

A l'affiche depuis deux semaines à Istanbul où il a été en partie tourné, le film « Son Umut » (The Water Diviner), réalisé et interprété par Russel Crowe, tient ses promesses et mérite d'être vu.

 

 

 

 

 

« Son Umut » (The Water Diviner) un excellent film à voir dans les salles turques

 

Des plans très esthétiques, un scénario choc et des acteurs parfaits dans leur rôle, notamment Russel Crowe lui-même dans le rôle principal de Joshua Connor, fermier australien partant à la recherche de ses trois fils disparus quatre ans plus tôt durant la bataille des Dardanelles en combattant aux côtés des Anglais, Yılmaz Erdoğan dans la peau de Hasan, Cem Yılmaz dans le rôle de Cemal et la belle Olga Kurylenko qui interprète Ayşe.

 

Russel Crowe et Olga Kurylenko dans le film "Son Umut" (The Water Diviner")

Russel Crowe et Olga Kurylenko dans le film "Son Umut" (The Water Diviner")

 

Le début du film se déroule le 20 décembre 1915 à Galipolli où la guerre fait rage dans les tranchées. 4 ans plus tard, dans une ferme australienne, Joshua Connor fait la promesse à sa femme qui vient de perdre la vie de ramener auprès d'elle les corps de ses trois fils visiblement morts au combat à Galipolli.

Décembre 1915 dans les tranchées de Galipolli, extrait du film "Son Umut" (The Water Diviner")

Décembre 1915 dans les tranchées de Galipolli, extrait du film "Son Umut" (The Water Diviner")

Trois mois plus tard, il arrive à Istanbul en bateau où Orhan, un garçonnet, après lui avoir subtilisé sa valise dans la gare d'Haydarpaşa, le ramène à l'hôtel Troya tenu par sa mère, la jolie Ayşe, dont le mari a disparu également au combat quatre ans plus tôt, et son oncle.

 

L'hôtel Troya dans le film "Son Umut" (La Promesse d'une vie)

L'hôtel Troya dans le film "Son Umut" (La Promesse d'une vie)

Joshua Connor part pour Galipolli, toujours par la voie maritime, où il se retrouve face au général turc Hasan chargé avec ses troupes de rechercher et d'identifier les disparus. Les forces britanniques lui refusent d'abord l'accès avant d'accepter finalement de l'aider.

 

Le général Hasan interprété par Yılmaz Erdoğan dans le film "Son Umut" (The Water diviner)

Le général Hasan interprété par Yılmaz Erdoğan dans le film "Son Umut" (The Water diviner)

Ce très beau film, qui vous emmène dans la Mosquée Bleue, dans le quartier de Fener, mais également dans les Dardanelles ainsi qu'à Afyon, et qui alterne images parfois très difficiles et d'autres de toute beauté, est dédié aux millions de morts et de disparus de la 1ère Guerre Mondiale et de la Bataille des Dardanelles.

 

Séquence du film "Son Umut" (La promesse d'une vie) tournée dans la Mosquée Bleue à Istanbul

Séquence du film "Son Umut" (La promesse d'une vie) tournée dans la Mosquée Bleue à Istanbul

Séquence tournée à Afyon dans le film "Son Umut" (The Water Diviner)

Séquence tournée à Afyon dans le film "Son Umut" (The Water Diviner)

Il est possible de voir "Son Umut" à Istanbul et dans tous les cinémas du pays, la plupart du temps en version turque, mais également parfois en version anglaise selon les salles et les horaires.

 

Pour plus d'informations, consultez le site suivant http://www.istanbul.net.tr/Sinema

 

Magnifique interprétation de Russel Crowe dans le film "Son Umut" (The Water Diviner)

Magnifique interprétation de Russel Crowe dans le film "Son Umut" (The Water Diviner)

« Son Umut » sera présenté dans les salles françaises à partir du 15 avril 2015 sous le titre « La promesse d'une vie ».

 

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 06:59

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 08:37

Selon l'ambiance qu'on souhaite vivre à Istanbul pour Noël, le lieu choisi pour suivre soit la veillée, soit la célébration du 25 décembre, donne le ton.

 

Cette année, deux des trois églises où je me suis rendue pour l'occasion m'ont permis de voir la fête de la Nativité de manière fort différente.

 

Le premier rendez-vous fut avec la communauté chaldéenne d'Istanbul réunie dans la cathédrale du Saint-Esprit à Harbiye dès 18 heures pour une première heure de prières communes suivie par la messe de Noël présidée par Monseigneur Yakan, Vicaire Patriarchal des Assyro-Chaldéens de Turquie.

 

Messe de la Nativité avec les chaldéens d'Istanbul en la cathédrale du Saint-Esprit

Messe de la Nativité avec les chaldéens d'Istanbul en la cathédrale du Saint-Esprit

La messe, à laquelle assistaient près de 800 fidèles installés tant bien que mal dans la cathédrale aussi remplie que lors de la venue du Pape François le 29 novembre dernier, s'est faite en chaldéen, enrichie par les lectures en arabe ainsi que l'un ou l'autre chant également en langue arabe.

 

Petits et grands étaient réunis pour cette fête à la fois familiale et solennelle où la ferveur était palpable.

 

Messe de la Nativité avec les chaldéens d'Istanbul en la cathédrale du Saint-Esprit

Messe de la Nativité avec les chaldéens d'Istanbul en la cathédrale du Saint-Esprit

 

A quelques centaines de mètres de là, plusieurs milliers de personnes s'étaient donné rendez-vous, comme tous les ans, à l'église Saint-Antoine située sur l'avenue İstiklal.

 

Bondé tant à l'intérieur que dans la cour, ce lieu de rencontres universel fréquenté et visité par des hommes et femmes du monde entier et de toutes confessions, a, une fois de plus, émerveillé fidèles et curieux, tant par sa décoration somptueuse que par le ton festif de la célébration.

 

La foule au rendez-vous de la messe de Noël à l'église Saint-Antoine d'Istanbul

La foule au rendez-vous de la messe de Noël à l'église Saint-Antoine d'Istanbul

Après une heure de chants par les chorales philippine et africaine et les vœux d'Ahmet Misbah Demircan, Maire de Beyoğlu, venu comme tous les ans pour assister à une partie de la célébration, pouvait débuter la messe proprement dite.

 

 

Chorale africaine, messe de Noël à l'église Saint-Antoine de Beyoğlu à Istanbul

Chorale africaine, messe de Noël à l'église Saint-Antoine de Beyoğlu à Istanbul

Marie et Joseph, interprétés par deux jeunes de la paroisse, se sont frayé difficilement un passage dans la foule pour mener jusque près de l'autel l'enfant Jésus dont on fêtait la naissance.

Marie et Joseph apportant l'enfant Jésus, messe de Noël 2014 à l'église Saint-Antoine d'Istanbul

Marie et Joseph apportant l'enfant Jésus, messe de Noël 2014 à l'église Saint-Antoine d'Istanbul

Une fête au vrai sens du terme célébrée en turc, en anglais et en italien, avec faste et grandeur, à hauteur de l'événement qui fait se déplacer les foules à l'église Saint-Antoine et leur permet de vivre ou revivre la magie de Noël.

 

Messe de la Nativité à l'église Saint-Antoine d'Istanbul

Messe de la Nativité à l'église Saint-Antoine d'Istanbul

Messe de la Nativité à l'église Saint-Antoine d'Istanbul

Messe de la Nativité à l'église Saint-Antoine d'Istanbul

Le lendemain, c'était dans la magnifique église San Pacifico située à Büyükada, la plus grande des îles des Princes, qu'a eu lieu, pour la première fois depuis environ 25 ans, une messe de Noël célébrée par le Père franciscain Marcelo venu de la paroisse Santa-Maria de Draperi de Beyoğlu dont dépend l'église de l'île.

 

Première Messe de la Nativité depuis 25 ans le 25 décembre 2014 à l'église San Pacifico de Büyükada

Première Messe de la Nativité depuis 25 ans le 25 décembre 2014 à l'église San Pacifico de Büyükada

Une petite quinzaine de personnes assistait à cette célébration intimiste qui doit reprendre sa place dans le calendrier des chrétiens de Büyükada, peu nombreux durant la période hivernale.

 

Crèche de l'église San Pacifico de Büyükada

Crèche de l'église San Pacifico de Büyükada

San Pacifico est depuis cette année ouverte tous les jours au public (de 9 h à 13 h et de 14 h à 17 h) venu nombreux en particulier cet été découvrir cette petite merveille qui mérite d'être connue et une messe y a lieu dorénavant tous les dimanches à 11 h.

 

Pensez-y lors de votre prochaine escapade à Büyükada !

 

En cliquant ici, vous pourrez lire la version turque de cet article.

 

 

 

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 19:54

Le 11 décembre 2007 naissait dans un quartier d'Istanbul Du bretzel au simit, blog sans prétention né d'une envie de partager avec ceux et celles qui le souhaitent mon amour - non le terme n'est pas trop fort - pour la Turquie.

 

Ce pays qui ne ressemble à aucun autre, qui me fait vibrer toujours autant qu'au premier jour, qui m'a tendu les bras et offert une nouvelle vie, une seconde nationalité, ma Turquie à moi que j'essaie depuis 7 ans de vous faire connaître à travers mes yeux et que je souhaitais remercier en partageant mes coups de coeur, mes découvertes, mon quotidien.

 

Merci à tous et toutes, certain(e)s fidèles depuis le premier jour, pour votre soutien sans faille et à tous les autres qui ont rejoint depuis mon groupe et ma page Facebook du même nom.

 

Merci à mes ami(e)s qui traquent les fautes de grammaire ou de vocabulaire, les autres sollicités régulièrement pour m'aider à traduire certains articles en turc et destinés au petit dernier de la fratrie http://bretzeldensimitlere.over-blog.com/ né le 21 décembre 2010, bientôt 4 ans... 

 

Merci aussi à tous ceux et celles connus grâce à "Du bretzel au simit", directement ou indirectement, pour tous ces petits et grands bonheurs vécus ensemble, ces rencontres humaines riches et intenses qui aident à trouver son chemin...

 

Il me reste encore des dizaines de lieux à découvrir et à vous faire découvrir, que ce soit à Istanbul ou dans toute la Turquie, tout autant de personnes à connaître et à vous faire connaître de mon mieux en espérant que vous continuerez à prendre autant de plaisir que moi.

 

Rendez-vous l'année prochaine le 11 décembre pour souffler ensemble une bougie supplémentaire ! En attendant, continuons la route ensemble si vous le voulez bien...

 

Une bougie de plus aujourd'hui pour "Du bretzel au simit"

Une bougie de plus aujourd'hui pour "Du bretzel au simit"

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 07:12

Une semaine déjà est passée depuis le séjour du Pape François à Istanbul les 29 et 30 novembre dernier, mais pour tous ceux et celles qui l'ont tant attendu et enfin côtoyé, les images de ces moments de joie et d'émotion exceptionnels sont encore présents dans tous les esprits et dans tous les cœurs.

 

 

Le Pape François dans le jardin de la Représentation Pontificale à Istanbul le 29 novembre 2014

Le Pape François dans le jardin de la Représentation Pontificale à Istanbul le 29 novembre 2014

Depuis un mois, plusieurs dizaines de personnes, réparties en quatre commissions – liturgie (8 personnes), billetterie (3 personnes), sécurité (40 personnes) et médias (6 personnes) s'activaient de tous côtés pour que ce rendez-vous inoubliable soit réussi. Deux autres petites commissions dont les membres étaient chargés respectivement du service du Pape à la nonciature et de son accueil à l'aéroport tant à l'arrivée qu'au départ, travaillaient également dans l'ombre, tout comme le responsable des 70 journalistes étrangers accrédités voyageant avec le Saint-Père.

 

Les derniers jours, tant la cathédrale du Saint-Esprit, où le pape a présidé samedi 29 novembre après-midi une concélébration eucharistique, que la maison de la proche nonciature où il a rencontré auparavant des représentants des différentes communautés catholiques, ressemblaient à une ruche en pleine effervescence.

Agitation à la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul avant l'arrivée du Pape

Agitation à la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul avant l'arrivée du Pape

Une dizaine de femmes chaldéennes frottaient à qui mieux mieux mobilier et accessoires pendant qu'une dizaine de jeunes irakiens déménageaient chaises et bancs, quelques anciens ayant déjà participé à l'organisation de la précédente visite papale orchestrant le tout.

 

Les membres de la chorale de la cathédrale, soit 22 personnes, ceux de la chaldéenne, à savoir 20 personnes, tout comme les chorales arménienne et syrienne (respectivement 10 et 8 membres), répétaient à tour de rôle les différents chants qui allaient agrémenter la messe pendant que deux sœurs étaient chargées de préparer les 70 aubes ramenées pour l'occasion.

Le père Nicola, curé de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, avec quelques uns des membres de sa chorale

Le père Nicola, curé de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, avec quelques uns des membres de sa chorale

La veille, deux équipes de la chaîne de télévision nationale TRT sont venues mettre en place des écrans géants tant à l'intérieur de la cathédrale que dans la cour, de même qu'un supplémentaire dans l'église Saint-Antoine sur l'avenue Istiklal permettant ainsi tant aux fidèles n'ayant pu être à la cathédrale, qu'aux curieux, de vivre ce moment en direct.

 

Au total, ce sont ainsi près de 200 hommes et femmes qui ont été réunis dans cette aventure extraordinaire que représente l'accueil du Saint-Père et de tous les invités aux différents rendez-vous figurant au programme de visite du Pape François avec les catholiques de la ville.

La veille du jour J devant la cathédrale du Saint-Esprit à Istanbul

La veille du jour J devant la cathédrale du Saint-Esprit à Istanbul

Après sa visite de la Mosquée Bleue et son moment d'adoration silencieuse devant le mihrab aux côtés du Grand Mufti d'Istanbul, la découverte de Sainte-Sophie l'a visiblement laissé ébahi.

 

C'est ensuite en direction du jardin de la représentation de la nonciature dans le quartier de Harbiye que s'est rendu l'homme en blanc à la tête de l'Eglise catholique composée de près de 1,3 milliards d'humains et qui a choisi pour prénom François, en référence à Saint-François d'Assise, le saint des Pauvres : « François est le nom de la paix, et c'est ainsi que ce nom est venu dans mon cœur ».

 

Le Pape François avec Mgr Louis Pelâtre, Vicaire Apostolique d'Istanbul le 29 novembre 2014 à Istanbul

Le Pape François avec Mgr Louis Pelâtre, Vicaire Apostolique d'Istanbul le 29 novembre 2014 à Istanbul

Là, une cinquantaine d'hommes, de femmes et d'enfants de tous âges, représentant les différentes communautés catholiques d'Istanbul (latine, arménienne, chaldéenne et syrienne) avec chacune à leur tête leur représentant, Mgr Louis Pelâtre, Vicaire Apostolique d'Istanbul, Mgr Levon Zekyan, Archevêque Arménien Catholique récemment nommé, Sa Béatitude Ignace Joseph III Younan, Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient pour les Syriaques Catholiques, Mgr François Yakan, Vicaire Patriarcal des Assyro-Chaldéens de Turquie, ainsi que Mgr Yusuf Sağ, Vicaire Patriarcal des Syriens Catholiques, ont accueilli le Pape dans une atmosphère de joie et de frénésie intense.

Le Pape François entouré de Mgr François Yakan, Vicaire Patriarcal des Assyro-Chaldéens de Turquie et des représentants de cette communauté

Le Pape François entouré de Mgr François Yakan, Vicaire Patriarcal des Assyro-Chaldéens de Turquie et des représentants de cette communauté

Avec enthousiasme et chaleur, ce dernier a salué et échangé quelques mots avec chacun et chacune, s'est laissé prendre en photos version selfie avec les plus jeunes, version groupe avec les adultes, avant d'écouter le discours de bienvenue de Mgr Franceschini, archevêque d'Izmir et Président de la Conférence Episcopale de Turquie. Le Pape a ensuite brièvement pris le micro pour remercier tous ceux et celles venus l'accueillir avant de rejoindre à l'intérieur du bâtiment Mgr Lucibello, Nonce Apostolique en Turquie, et quelques rares privilégiés pour un entretien privé.

Selfie avec le Pape François à Istanbul, 29 novembre 2014

Selfie avec le Pape François à Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François avec une partie de la jeunesse catholique d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François avec une partie de la jeunesse catholique d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François avec des familles catholiques d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François avec des familles catholiques d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le moment le plus attendu pour tous les catholiques de Turquie était sans aucun doute la concélébration eucharistique présidée par le Saint-Père samedi 29 novembre en la cathédrale du Saint-Esprit en présence de S.S. Bartholomée 1er, Patriarche oecuménique de Constantinople et initiateur de cette visite papale, de Mgr Aram Atesyan, archevêque apostolique arménien grégorien et Mgr Yusuf Çetin, métropolite syriaque orthodoxe.

S.S. Bartholomée 1er, Patriarche oecuménique de Constantinople, cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

S.S. Bartholomée 1er, Patriarche oecuménique de Constantinople, cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

L'entrée du Pape à 15 h 30 dans le jardin de la cathédrale a été marqué par un lâcher de colombe, après quoi le Saint-Père a traversé la nef sous les vivas et les hourras des fidèles, agrippé de tous côtés par des mains désireuses de le toucher, riant et devisant au passage avec de nombreux personnes installées le long de l'allée centrale.

Le Pape François dans la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul le 29 novembre 2014

Le Pape François dans la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul le 29 novembre 2014

Après le changement de tenue, le cortège mené par le Pape à côté de qui marchait le patriarche Bartholomée 1er, s'est dirigé vers l'autel. Se sont réunis autour du Saint-Père, Mgr Guido Marini, Maître des Célébrations Liturgiques Pontificales, assisté de Mgr Jean-Pierre Kwambamba Ması et Mgr Vincenzo Peroni, trois cardinaux, deux diacres, sept célébrants et huit enfants de choeur.

Le Pape François salué par les ecclésiastiques d'Istanbul dans la cathédrale du Saint-Esprit, 29 novembre 2014

Le Pape François salué par les ecclésiastiques d'Istanbul dans la cathédrale du Saint-Esprit, 29 novembre 2014

Le Pape François embrassant l'autel de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François embrassant l'autel de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

Parmi les 750 invités installés dans la nef, 70 ecclésiastiques occupaient les premiers rangs suivis par les invités protocollaires, puis les fidèles alors que les tribunes accueillaient de nombreux journalistes et la plupart des chorales. Dans la cour de la cathédrale, plusieurs dizaines de personnes avaient pris place sur les chaises mises là pour l'occasion afin de suivre la retransmission en direct pendant que caméras et appareils photos installés sur la terrasse voisine attendaient la sortie pour crépiter à nouveau.

 

Les prières ont été lues en six langues et une famille composée des membres de trois générations a effectué la procession des offrandes avant l'eucharistie.

Encensement de l'autel de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul par le Pape François, 29 novembre 2014

Encensement de l'autel de la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul par le Pape François, 29 novembre 2014

Le Pape François dans la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François dans la cathédrale du Saint-Esprit d'Istanbul, 29 novembre 2014

A l'issue de cette concélébration, le Pape a fait sa première visite au Patriarcat de Fener pour une prière oecuménique qui s'est achevée par une rencontre privée avec le patriarche Bartholomée.

 

Dimanche matin 30 novembre, après une messe privée à la représentation pontificale, le Pape François y a accueilli İsak Paleva, Grand Rabbin de Turquie, pour un entretien privé avant de se rendre à nouveau au Fener pour assister à la Divine Liturgie et à la fête de l'apôtre Saint-André, également.

 

Le Pape François au Patriarcat Oecuménique de Fener à Istanbul, 30 novembre 2014

Le Pape François au Patriarcat Oecuménique de Fener à Istanbul, 30 novembre 2014

A l'issue de la célébration et du discours prononcé par le Patriarche, ce fut au tour du Pape de prendre le micro. Il est notamment revenu sur l'anniversaire du rapprochement historique entre catholiques et orthodoxes : « Ce n’est donc pas un hasard si le chemin de réconciliation et de paix entre catholiques et orthodoxes a été, en quelque sorte, inauguré par une rencontre, par une accolade entre nos vénérés prédécesseurs, le Patriarche Œcuménique Athénagoras et le Pape Paul VI, il y a cinquante ans, à Jérusalem, événement que votre Sainteté et moi-même avons voulu récemment commémorer en nous rencontrant de nouveau dans la ville où le Seigneur Jésus Christ est mort et ressuscité. »

 

Son discours a également été consacré aux pauvres, aux victimes des conflits dans le monde et aux nombreux jeunes à vivre sans espérance.

Discours de  Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople au Pape François le 30 novembre 2014 au Fener

Discours de Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople au Pape François le 30 novembre 2014 au Fener

Discours du Pape François adressé à Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople le 30 novembre 2014 au Fener

Discours du Pape François adressé à Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople le 30 novembre 2014 au Fener

C'est ensemble que les deux représentants des églises catholique et orthodoxe se sont ensuite rendus au balcon du Patriarcat pour saluer main dans la main, et bénir sous une pluie battante, la foule de journalistes et d'invités présents.

 

Ils ont également cosigné une déclaration commune visant à intensifier leurs efforts pour la promotion de l'unité entre tous les chrétiens et surtout entre catholiques et orthodoxes.

Le Pape François et Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople au balcon du Patriarcat à Istanbul, 30 novembre 2014

Le Pape François et Bartholomée 1er, Patriarche Oecuménique de Constantinople au balcon du Patriarcat à Istanbul, 30 novembre 2014

L'après-midi, avant de clôturer son séjour sur les rives du Bosphore, le Pape a rencontré dans la cathédrale du Saint-Esprit les enfants de familles de réfugiés de Syrie et d’Irak pris en charge par la communauté salézienne d'Istanbul et s'est rendu au chevet du patriarche arménien Mesrop II Mutafyan sur son lit d'hôpital avant de prendre la direction de l'aéroport Atatürk pour rejoindre Rome dans la soirée.

 

Le Pape François dans le jardin de la représentation pontificale d'Istanbul, 29 novembre 2014

Le Pape François dans le jardin de la représentation pontificale d'Istanbul, 29 novembre 2014

Il y aurait encore bien de quoi écrire sur le ressenti de chacun et chacune ayant approché l'homme en blanc, de près ou de loin, durant cette visite, mais cela relève du jardin secret que chacun garde au fond de son cœur...

 

En cliquant ici, vous pouvez lire la version turque de l'article.

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