Quantcast

Economie

Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 14:13

Débutée le 1er septembre 2011, la saison de pêche actuelle pour les professionnels touchera à sa fin d'ici un petit mois, le 15 avril plus exactement.

 

Etre pêcheur professionnel aujourd'hui devient tous les ans plus difficile en Turquie comme ailleurs, les charges incompressibles, telles concernant le personnel ou le matériel, étant plus élevées pour des quantités de pêches aux conditions aléatoires.

 

  1er-NOVEMBRE-2011 5383 copy

                           Nettoyage de turbots sur les quais de Karaköy à Istanbul

 

Les prix également sont de plus en plus tirés au marché de gros, pour exemple le levrek - bar de mer - qui se négocie actuellement à 11-12 TL/kg pour être revendu un peu plus du double sur les marchés de quartier.

 

  IMGP2776 copy

Daurade et bar de mer voient au minimum doubler leur prix entre le marché de gros et les étals - marché aux poissons de Beşiktaş, Istanbul

 

Petit à petit, les chalutiers vont reprendre le chemin du port après une nouvelle saison bien difficile, notamment en raison des conditions météorologiques difficiles durant ce dernier hiver.

 

  1er-NOVEMBRE-2011 5677 copy

                             Port de Şile, Istanbul, encore bien vide en cette saison

 

Certains se risqueront à aller jeter leurs filets dans les eaux territoriales roumaines au risque de se faire épingler par la police maritime.

 

Dans ce cas, la prise se retrouve confisquée et vendue aux enchères, permettant de payer une partie de la lourde amende infligée...

 

  1er-NOVEMBRE-2011 6207 copy

                         Port de Şile, Istanbul - un pêcheur répare déjà ses filets au repos

 

La plupart des bateaux resteront à quai durant les mois les plus chauds pour leur cure de jouvence annuelle indispensable.

 

Leur propriétaire feront des haltes prolongées devant les verres à thé, en scrutant le large qui leur permet de vivre.

 

                    1er-NOVEMBRE-2011-6120-copy.jpg

                             Apo (Abdullah), pêcheur professionnel depuis 40 ans à Şile

 

Ils profiteront aussi de cette période pour réparer les filets, faire entretenir et réviser la mécanique, donner un coup de peinture,... avant de reprendre le chemin de la mer en septembre prochain...

 


 


 


Par Nat - Publié dans : Economie - Communauté : Turquie
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 12:10

En octobre dernier, vous faisiez connaissance avec l'univers particulier d'un chantier naval, en l'occurrence celui de Rumelifenerliler installé dans le village de pêcheurs de Rumeli Feneri.


Depuis deux mois, je suis avec intérêt la construction de trois bateaux qui y voient le jour.

 

  15-mars-2011 7330 copy

                      Mars 2011, sous une bâche se prépare une belle naissance 


Protégé sous une bâche, le premier, en ossature bois, mesure 17 m de long pour 5 m de large et 2 de profondeur. Cinq mois de travail seront nécessaires à 5 ou 6 personnes pour le réaliser.

 

  15-mars-2011 9081 copy

                                                                       Avril 2011

   

Pour l'heure, ce bateau - qui sera équipé de deux moteurs de 300 ou 500 CV chacun - destiné à accueillir des groupes pour des tours sur le Bosphore... ou ailleurs, n'a pas encore de propriétaire. Lorsque ce dernier aura porté son choix sur cette belle coque, ce sera à lui de faire savoir aux constructeurs comment il souhaite l'équiper.


Il faut compter environ 400 000 USD pour l'achat du produit fini. En attendant de trouver preneur, il rêve aux eaux du détroit sous sa cape blanche.

 

 15-mars-2011 9077 copy

                        Avril 2011, la coque est prête à être revêtue d'une couche d'epoxy

 

A quelques pas de là, la construction d'une autre embarcation avance bon train. Une carcasse en acier de près de 24 m de long sur 8 m de large, change de visage à chacune de mes visites.

 

  15-mars-2011 7331 copy

                                       Mars 2011, la coque prend forme


90 à 100 tonnes de matériel composent le "bébé" dont la destination est la même que son cousin en bois.

 

  15-mars-2011 9114 copy

                                                      Avril 2011...

 

   15-mars-2011 9085 copy

                                            ... les soudeurs s'activent


Celui-ci a fait l'objet d'une commande et chacun des intervenants connaît ainsi exactement les travaux et installations demandés par son possesseur.

 

                15-mars-2011 9108 copy

                            Les plaques d'acier montées à l'aide d'un treuil


La facture finale pour la réalisation d'une telle construction clé en mains avoisine les 800 000 à 1 million d'USD...

 

                15-mars-2011 1720 copy

                                            Mai 2011, de face...

 

                15-mars-2011 1730 copy

                     ... et de profil, le bateau affiche petit à petit son visage final


Tout près de là, un petit squelette en chêne de 9 m de long a immédiatement attiré mon regard lorsque je l'ai vu la première fois en avril dernier.

 

   15-mars-2011 9119 copy

                 Avril 2011 - Uğur assemble les différentes pièces de la carcasse

 

 

Sa réalisation venait de commencer une semaine plus tôt.

 

En observant de plus près cette ossature qui évoque les formes d'un poisson et de ses arêtes, j'essaie d'imaginer à quoi elle ressemblera une fois habillée.

 

             15-mars-2011 9126 copy

                                       Un poisson en chêne...

           

Peut-être la reverrai-je un jour osciller sur les eaux du Bosphore, en quête de poissons, puisque telle est sa destinée.

 

  15-mars-2011 9122 copy

                              Il semble si fragile à côté de ses grands frères...

 

Je retournerai d'ici quelques semaines à Rumeli Feneri pour m'enquérir des nouvelles de cette progéniture qui naît entre les mains de talentueux artisans.

 

               15-mars-2011 1723 copy

              Mai 2011, le petit dernier a été verni et attend la suite des événements

 


 


Par Nat - Publié dans : Economie - Communauté : Istanbul
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 16:34

Rumeli Feneri n'est pas seulement le plus grand village de pêcheurs de Turquie - entre 400 et 500 bateaux de tailles très diverses s'y trouvent en été - mais également un lieu de repos bien connu pour les propriétaires de bateaux en tous genres.

 

Si une grosse quantité de yachts, chalutiers, navires et embarcations de toutes tailles voient le jour sur les chantiers navals de Tuzla, sur la rive asiatique d'Istanbul, c'est à Rumeli Feneri que la plupart viennent y faire leur cure de jouvence annuelle, hivernale pour les bateaux de plaisance, estivale pour ceux destinés à la pêche.

 

   26-mai-2010 3080 copy

Cet ancien transporteur de passagers de 80 ans assure à présent des tours sur le Bosphore pour les touristes


L'entreprise Rumelifenerliler, dirigée par Vehbi et Ahmet bey, deux sympathiques entrepreneurs associés depuis dix ans, est la plus importante de la dizaine d'ateliers qui opèrent ici tout au long de l'année.

 

   26-mai-2010 3126 copy

                              Vehbi et Ahmet bey, les dirigeants de Rumelifenerliler

 

Le savoir-faire, originaire de la Mer Noire (des villes de Trabzon, Rize, Samson, Zonguldak principalement), est ancestral et s'est transmis sur plusieurs générations depuis plus de deux siècles.

 

Mehmet Ali, le père de Vehbi, est venu s'installer dans sa jeunesse à Rumeli Feneri. A l'époque, il n'y avait pas encore le port actuel, dont la construction s'est étalée sur une vingtaine d'années, entre 1960 et 1980, seulement la mer...

 

  26-mai-2010-3125-copy.jpg

Mehmet Ali sur cette photo vieille de 60 ans - pas de port en ce temps-là, uniquement une baie de sable près du pont qui mène au fort génois. C'est là que bateaux étaient amarrés et entretenus.

 

 La durée moyenne de la cure pour les patients est de huit-dix jours, avec au programme remise en peinture, nettoyage et entretien complet tant électrique que mécanique, avant que ceux-ci ne retournent en mer.

 

Certains viennent aussi là pour de la chirurgie esthétique, comme par exemple voir leur pont revêtu d'un nouveau plancher en teck, ou tout autre embellissement dont la liste n'est pas exhaustive.

 

   26-mai-2010 3078 copy

     Ce tanker dont la coque est en métal est venu suivre un traitement nécessaire à Rumeli Feneri

 

Vous voyez peut-être certains d'entre eux naviguer sur le Bosphore avec à bord leurs lots de touristes ou leurs propriétaires se déplacer rapidement pour leurs affaires ; d'autres profitent de la belle saison pour accueillir leurs hôtes du côté de Marmaris ou Bodrum !

 

   26-mai-2010 3073 copy-copie-1

Embarcation d'une valeur de 200 000 USD, construite il y a six ans à Tuzla, et appartenant à un homme d'affaires istanbouliotes

 

Si les travaux d'entretien habituels représentent la plus grosse part de travail pour cette entreprise, il y a tout de même quelques bateaux qui y naissent aussi chaque année.

 

                      26-mai-2010 3069 copy

                                            Ouvrier en pleine action

 

Lors d'une de mes visites, c'est entre autres la carcasse d'un bateau destiné à collecter les poissons pêchés par les autres grands chalutiers du propriétaire qui est en cours de réalisation.

 

Cinq ouvriers s'affairent depuis un mois pour créer l'ossature en acier. Equipé ensuite d'un réfrigérateur d'une capacité de 100 tonnes, puis couvert d'un toit métallique, le navire est fin prêt au bout d'environ deux mois de travail continu.

 

   26-mai-2010 3086 copy

                                           Un bébé de ... 20 m de long !

 

Un peu plus loin, un  magnifique yacht en cours d'exécution attire l'attention. Son aspect et sa ligne élégante ne laissent pas penser que sa composition est aussi en acier, et pourtant...

 

Il est intéressant de noter que les  nouvelles constructions ne font l'objet que d'une ébauche de plan très sommaire, les cotes étant toutes faites... à l'oeil !

 

Les normes européennes qu'il faut respecter en la matière sont d'ailleurs en train de révolutionner les habitudes de travail...

 

   26-mai-2010 3084 copy-copie-1

                                                 On a l'oeil ou on ne l'a pas !

 

Comme cela se pratique dans ce milieu en Europe et ailleurs, ce sont ici des employés hautement qualifiés (motoriste, peintre, électricien,...) qui sont embauchés à la tâche directement par l'entreprise.

 

                      26-mai-2010-2124-copy.jpg

 

Certains propriétaires, disposant d'une équipe complète, louent dans ce cas, un emplacement, voire le matériel nécessaire, et amènent leurs ouvriers à Rumeli Feneri pour oeuvrer.

 

  26-mai-2010-3107-copy.jpg                  

Selon l'activité du moment, jusqu'à 100 personnes peuvent ainsi se retrouver là. La réactivité dans cette profession est de mise, car la saison, qu'elle soit touristique ou de la pêche, n'attend pas...

 

   26-mai-2010 3075 copy

 

Les premiers bateaux nés à Rumeli Feneri, faisant maximum 20-25 m de long, étaient en bois (chêne, châtaignier, sapin) et étaient destinés à la pêche ou aux promenades sur le détroit. A partir des années 75, avec l'utilisation de l'acier, des géants de 40 ou 50 m ont  parfois pris la relève.

 

Les bois utilisés de nos jours sont souvent exotiques - tel l'acajou - et viennent d'Afrique.

 

   26-mai-2010-2098-copy.jpg

                                Mes deux professeurs sont passionnants à écouter !

 

J'ai aussi la chance de voir le Dalyan qui affiche allègrement 35 ou 40 ans, entretenu régulièrement comme il l'est ! Cette barque de 15 ou 16 mètres de long, dont la coque est en chêne et les traverses intérieures en sapin, est la seule des trois existant encore de nos jours et toujours utilisée.

 

  26-mai-2010-2117-copy.jpg

                                            le Dalyan, de couleur grise

 

Une quinzaine de personnes peut y embarquer pour la pêche au filet sur le Bosphore ! Dans le temps, le nombre de ces embarcations était bien plus important sur le détroit, c'est presque une pièce de musée qu'il m'est donné d'admirer là. 

 

  26-mai-2010-2118-copy.jpg

                          Il ne manque plus que les rames pour utiliser le Dalyan


A l'heure actuelle, environ 500 bateaux se font chouchouter tous les ans entre les mains du personnel de Rumelifenerliler et entre 10 et 15 nouveau-nés voient le jour à Rumeli Feneri sur l'ensemble des chantiers.

 

Il y a quelques années de cela, autant de naissances étaient enregistrées dans la seule entreprise de Vehbi et Ahmet... mais la conjoncture économique était meilleure...

 

 26-mai-2010-2108-copy.jpg

                                           Design plus contemporain

 

 Avec la technologie actuelle, la conception d'un bateau qui nécessitait autrefois trois mois n'en nécessite plus qu'un...

 

Toujours est-il que quel que soit le matériau utilisé, on peut ici tout faire, soit en création, soit en restauration ou en réparation, impossible n'est pas Rumeli Feneri !

 

  26-mai-2010-3097-copy.jpg

Un superbe rail de 16 m de long réalisé en une semaine avec 4 épaisseurs de chêne spécial - après 5 ou 6 mois de séchage, il pourra prendre du service pour le client qui le souhaite

 

Les clients ne s'y trompent pas puisqu'ils ne viennent pas que de Turquie, mais également de Roumanie, de Bulgarie, d'Ukraine, de Grèce, de Yougoslavie, même d'Egypte...

 

Il y a six ans, un bateau américain qui faisait le tour du monde a  aussi été entretenu ici par leurs soins avant de poursuivre sa route.

 

                   26-mai-2010-3154-copy.jpg

                           Ce joli deux mâts a également fait escale à Rumeli Feneri

 

L'unique fils de Vehbi a décidé de suivre les traces de son père, contrairement à celui d'Ahmet. Espérons que cette maîtrise du talent reste encore longtemps une des griffes de ce merveilleux village de pêcheurs du bout du Bosphore !

 

 

 

Rumelifenerliler

Limaniçi Çekek Yeri n° 10 - Rumeli Feneri - Sarıyer/İstanbul

Tel (0212) 228 13 97 - (0212) 228 15 38 - GSM (0532) 655 27 77


Par Nat - Publié dans : Economie - Communauté : Istanbul
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 10:42

Depuis la réouverture de la saison de la pêche en septembre, les étalages des marchands turcs regorgent à nouveau de poissons de toutes tailles, du petit anchois jusqu'au turbot voire l'espadon, en passant par le rouget, le bar, la daurade et bien d'autres variétés encore.

 

  March--aux-poissons-Karak-y--1--copy.jpg
                               Marché aux poissons de Karaköy, Istanbul

Qui aurait pu prédire qu'un jour j'apprécierais le poisson autant qu'aujourd'hui, alors que pendant des dizaines d'années, l'odeur et la vue de la moindre arête m'a empêché d'en apprécier la saveur...

 2-novembre-2009P0021-copy.jpg    
                           Marché aux poissons de Beşiktaş, Istanbul

A présent, je m'en délecte et j'attends tous les ans avec impatience l'arrivée sur les étals des produits venant de la Mer Noire, de la Méditerranée et de la Mer Egée.

  2-novembre-2009_8924-copy.jpg       
                           Rougets de Mer Noire au marché de Kadıköy, Istanbul
 
Mon tiercé gagnant dans le désordre comprend le lüfer, délicieux poisson du Bosphore qu'on trouve surtout à cette période de l'année, du tekir, une sorte de rouget de la Mer Noire particulièrement goûteux, ainsi que de l'istavrit, une espèce de petit maquereau également pêché en Mer Noire, tout aussi délicieux une fois grillé.

   2-novembre-2009_7643-copy.jpg       
                            Anchois de Mer Noire vendus au marché permanent d'Üsküdar

Et votre tiercé ?

 


Par Nat - Publié dans : Economie - Communauté : Turquie
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 07:05

Tous les jours, d'immenses porte-containers et autres cargos destinés au transport maritime de marchandises, partent d'Istanbul ou d'Izmir à destination des pays d'Europe. 

 Harem-copy.jpg                                Porte-containers amarré à Harem, Istanbul

Ces poids-lourds de la mer disposent, entre autres, de deux ports d'attache importants dans le Sud de l'Europe pour poursuivre ensuite l'acheminement par voie terrestre, le port de Trieste en Italie et celui de Marseille Fos.

Celui-ci est le premier port de France et de la Méditerranée en matière de transport maritime, le 3ème au niveau mondial pour le transport du pétrole brut et le 4ème au niveau européen.

 2-novembre-2009_7193-copy.jpg                                              Station de Harem à Istanbul

La Turquie est le 6ème partenaire du port de Marseille pour le transport de containers et le 5ème pour le RoRo (transport de véhicules sur des navires rouliers).

Les échanges maritimes entre la Turquie et le port de Marseille ont progressé, passant de 625 000 tonnes en 2003 à 844 000 en 2008.

En plus des services réguliers proposés par plusieurs compagnies spécialisées, 25 liaisons directes mensuelles assurent à ce jour l'affrêtement des marchandises entre les principaux ports turcs et celui de Marseille en cinq à six jours.

                     

Afin de développer encore ces échanges commerciaux, une délégation du Port de Marseille a mandaté les services de la Mission Economique Ubi France à Istanbul  pour organiser une réunion d'information, tant à Istanbul qu'Izmir.

                     

Cette délégation, composée notamment de Raymond Vidil, Président de Marseille Europort, Jean-Claude Terrier, Président du Directoire du Grand Port Maritime de Marseille, Hervé Balladur, Président de l'Union Maritime et Fluviale de Marseille Fos et Monica Bonvalet, Directrice de la Promotion Commerciale, a ainsi rencontré hier soir, au Palais de France d'Istanbul, les partenaires professionnels turcs, tels les transporteurs, armateurs, transitaires, représentants des associations professionnelles de transporteurs,... 

 

  2-novembre-2009_9184-copy.jpg
           
Cette réunion a ainsi permis de prendre connaissance des projets portuaires et des plans stratégiques et d'investissements mis en place par le plus grand port français.

                     
                            Raymond Vidil, Président de Marseille Europort

Dans ce secteur important du transport que représente le secteur maritime, il ne reste plus qu'à espérer que le courant d'affaires entre les partenaires turcs et le Port de Marseille poursuive son développement.
                           

Par Nat - Publié dans : Economie - Communauté : Turquie
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 11:29

Ubifrance, l'Agence Française pour le Développement International des Entreprises, est un établissement public, né en 2004 de la fusion de trois organismes bien plus anciens, le C.F.C.E. (Centre Français du Commerce Extérieur), l'A.C.T.I.M. (Agence pour la Coopération Technique, Industrielle et Economique) et le C.F.M.E. (Comité Français des Manifestations économiques à l'Etranger).

La Turquie, 5ème marché de la France dans le monde hors U.E. - et devant le Japon - à fin 2008, a été l'un des huit pays pilotes choisis pour la mise en place du réseau Ubifrance à l'étranger depuis le début de cette année, avec l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Royaume-Uni, les Emirats Arabes Unis, les Etats-Unis et le Canada.

                      
                                             Plaquette de présentation

Ubifrance poursuit son développement et est présent, depuis le 1er septembre 2009,  dans vingt nouveaux pays. D'ici fin 2010, une soixantaine de missions économiques dans 44 pays - certains en accueillant plusieurs - sont prévues.

Cet établissement à caractère industriel et commercial, placé sous tutelle, entre autres, du Ministère de l'Economie et des Finances, comprend, depuis sa réforme mise en place le 1er janvier 2009,  deux réseaux distincts en Turquie : le Service Economique à Ankara et La Mission Economique Ubifrance à Istanbul.

Le Service Economique est en charge  notamment des analyses économiques et financières, du suivi des grands projets, des dossiers bilatéraux de nature régalienne,...  

La Mission Economique Ubifrance à Istanbul, dirigée depuis un an par le dynamique Axel Baroux, exerce, quant à elle, quatre métiers.

 

  9-OCTOBRE-2009_7427-copy.jpg
             Axel Baroux, directeur de la Mission Economique Ubifrance d'Istanbul

Le premier consiste à mettre à la disposition des intéressés des informations sur les opportunités du marché turc, les sujets liés aux modalités d'implantation, le suivi économique de nombreux secteurs d'activités. Ces outils se traduisent par des guides-répertoires, des catalogues, des fiches et des lettres d'information.

 

A la demande d'une entreprise, la collecte d'informations peut être du "sur mesure" comprenant des phases de prospective et d'analyse. Ubifrance permet aussi d'apporter sa connaissance du pays à des entreprises qui, souvent, ignorent les paramètres humains et culturels pourtant essentiels lorsqu'on souhaite faire du business à l'étranger.


  9-OCTOBRE-2009_7432-copy.jpg
                Un échantillonnage des outils d'information proposés par Ubifrance

Le second métier d'Ubifrance est l'accompagnement des entreprises françaises, majoritairement des P.M.E.-P.M.I., désireuses de pénétrer sur le marché turc, en amont d'une implantation dans le pays. Des contraintes réglementaires et juridiques en vigueur à la recherche de partenaires ou de distributeurs pour la mise en place du réseau indispensable à la réussite de la démarche, Ubifrance est un partenaire essentiel qui possède la connaissance du savoir sur le terrain et dont ce service est véritablement le coeur de métier.

Si la démarche individuelle fait partie intégrante de cet axe, la manière collective se développe également grâce à l'organisation annuelle d'une vingtaine d'opérations ciblées concernant chacune en moyenne 8 à 15 entreprises.

Suite à l'identification d'opportunités dans certains secteurs d'activités, Ubifrance participe ainsi à des salons professionnels (en mai dernier à Gaziantep au salon "Gateway to Irak 2009", il y a deux semaines  celui de CEBIT consacré aux télécommunications, prochainement Eurotech à Antalya). L'agence organise également des rencontres permettant la mise en relation d'entreprises françaises ayant des compétences spécifiques avec des partenaires potentiels en Turquie dans des domaines aussi variés que les vins  et spiritueux, comme en juillet dernier
  que l'exploitation pétrolière, avec le géant turc Tüpraş, en décembre prochain .

Comme le dit à juste titre Axel Baroux, l'organisme qu'il dirige a presque un rôle de "marieur" entre les entreprises françaises et turques.

 

  9-OCTOBRE-2009_7426-copy.jpg
                          Le sérieux de la tâche n'empêche pas l'humour...

Il souhaite, en parallèle, pouvoir réaliser une opération d'envergure par an. Celle de 2010 est déjà programmée durant la seconde quinzaine du mois de juin. Le forum multisectoriel prévu devrait permettre à environ 70 P.M.E. françaises  de proposer leurs compétences dans des secteurs porteurs en Turquie.

La satisfaction des clients d'Ubi France est mesurée et tout le réseau est d'ailleurs labellisé Iso 9001 depuis 2004, à l'époque où il était connu sous son ancienne forme et appellation "Mission Economique".

                   
                                   Ubifrance est certifié Iso 9001

Le troisième métier de cet organisme est de gérer et développer les V.I.E. (Volontariat International en Entreprise), qui permettent depuis 2002, à des entreprises françaises implantées à l'étranger, d'accueillir des jeunes diplômés, âgés de 18 à 28 ans, hyper motivés, durant une période comprise entre 6 et 24 mois, dans le but de participer à leur développement.

Il existe aujourd'hui une trentaine de V.I.E. en Turquie ; avec les 300 entreprises françaises installées en Turquie à ce jour, le potentiel d'accroissement existe bel et bien.

                   

La dernière compétence d'Ubifrance, en plein essor, consiste à organiser des opérations de relation-réseau, du networking. C'est ainsi que le Port de Marseille, qui viendra à Istanbul en novembre avec une forte délégation, a missionné Ubifrance pour trouver des interlocuteurs afin d'échanger sur leurs domaines d'activités.

Ce créneau peut également permettre d'organiser pour des entreprises innovantes, des conférences avec les représentants de la presse spécialisée technique et économique.

Pour une efficacité maximale, l'organisation pratique d'Ubifrance se décompose en quatre filières sectorielles d'activités :  
- Agrotech (équipements agro-alimentaire et agro-industrie, produits agro-alimentaire)
- ITI (infrastructure, transport industrie)
- NTIS (nouvelles technologies, innovations, services)
- MHS (mode, habitat, santé qui regroupe tous les biens de consommation).

A l'intérieur de chacune, du personnel spécialisé est en relation avec les interlocuteurs et acteurs desdits secteurs.

                    
                           Le répertoire des entreprises françaises en Turquie

Les quelque 300 entreprises françaises aujourd'hui implantées en Turquie sont à 70 % à Istanbul, 7 % à Ankara, 7 % dans le secteur de Kocaeli (golfe d'Izmit), les autres à Bursa et Izmir, villes traditionnellement développées en matière économique. Mais de nombreuses autres présentent un fort potentiel de développement, telles Kayseri, Konya, Mersin, Gaziantep ou Trabzon pour n'en citer que quelques unes.

Les 14 collaborateurs d'Ubifrance à Istanbul ne connaissent donc pas la crise et ne sont pas près de la connaître !



La Mission Economique – Ubifrance en Turquie 
Tél : + 90 (212) 243 53 38 - Fax + 90 (212) 249 26 58
Odakule Iş Merkezi - Istiklal cad N°142 - Beyoğlu/Istanbul
Site internet :
http://www.ubifrance.fr - mail : istanbul@ubifrance.fr

 

Par Nat - Publié dans : Economie - Communauté : Istanbul
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 08:14


Dans huit mois, G.A.,  né sur la rive égéenne il y a 69 ans de cela, sera à la retraite, après avoir passé 42 ans de sa vie dans les airs. Les vingt premières années l'ont été à bord d'avions de combat de type F5 ou F104 dans l'armée de l'air turque.

En 1987, après avoir pris sa retraite militaire et passé un an aux Etats-Unis, il intègre la compagnie d'aviation Türk Hava Yolları, autrement dit THY, en tant que pilote de ligne.


  premier-jour-voyage-016-copy.jpg
Quelques minutes avant le décollage, le capitaine accueille les passagers avant de rejoindre sa place

A ses côtés, E.Ö., le co-pilote se souvient de son premier vol  qui l'a conduit... à Mulhouse, ma ville natale, puis Lyon, c'était il y a 6 ans.

C'est à l'université anatolienne publique d'Eskişehir, ville située entre Bursa et Ankara, que dix élèves seulement, triés sur le volet en fonction de leurs aptitudes,  suivent un cycle de formation de quatre ans avant de pouvoir commencer à voler.

 

  premier-jour-voyage-020-copy.jpg
                     A gauche le képi du capitaine, à ses côtés celui du co-pilote

Il existe également en Turquie 6 ou 7 établissements privés qui permettent, après 18 mois d'enseignement, d'obtenir une licence de vol et un diplôme reconnu .

En sortant de l'école d'aviation, huit années de pratique de vol sur des avions de ligne commerciaux sont nécessaires pour devenir capitaine. Tous les ans, trois mois environ sont consacrés à la formation sur les nouvelles technologies.

 

                  premier-jour-voyage-023-copy.jpg
                         Des boutons et des manettes tout autour de moi

Dans le temps, on ne pouvait devenir capitaine qu'à partir de 40 ans. Cette limite est depuis descendue à 30 ans. La réglementation aérienne mondiale permet de prétendre à la retraite à partir de 65 ans. 

 

  premier-jour-voyage-060-copy.jpg

 

Un pilote a le droit de voler neuf heures d'affilée au maximum. De ce fait, sur les vols dits  "long courriers", un troisième pilote fait partie de l'équipage pour assurer la continuité du service.


                   premier-jour-voyage-078-copy.jpg
                   De temps à autre, la main humaine est tout de même nécessaire...

Lors de vols de courte durée ou de rotations, ceux-ci se montent à trois ou quatre/jour au maximum avec en principe une heure de pause entre les deux.

Les dizaines de boutons et d'écrans qui nous entourent dans la cabine sont tous en double, une série du côté du capitaine, une autre du côté du co-pilote. Non seulement cet équipement des plus complexes pour la novice que je suis se trouve devant mon nez, mais également au-dessus de nos têtes.

Quelques informations succinctes me permettent de situer les informations concernant les latitudes et longitudes, celles sur l'état du vol, le système de pressurisation,...

 

  premier-jour-voyage-037-copy.jpg

              
Tout le pilotage se fait pratiquement de manière automatique ; la présence humaine est finalement plus destinée à assurer les situations d'urgence et à régler les problèmes qui peuvent survenir avec des passagers.

G.A. n'a jamais eu de naissance à bord durant ses 22000 heures de vol, même s'il a les connaissances nécessaires pour assurer cette éventualité. La condition la plus difficile, selon lui, a été lorsqu'un passager ivre a semé la zizanie. Dans ce cas-là, comme dans tous les moments délicats et inhabituels, c'est le capitaine qui prend la décision finale...

 

  premier-jour-voyage-051-copy.jpg
                                 La traversée de la couche nuageuse a commencé
 
La piste d'atterrissage approche et je cesse de parler pour observer la manoeuvre de changement de cap de l'avion et l'amorce de la descente, un moment impressionnant !

 

  premier-jour-voyage-065-copy.jpg
          
Une voix féminine automatisée informe de la distance qui reste à couvrir, 1000 mètres, 500 mètres, 400 mètres, 300 mètres,....

 

  premier-jour-voyage-071-copy.jpg
          

Ce vol m'a permis de passer le plus clair de mon temps dans la cabine de pilotage de ce Boeing 737, à une altitude de plus de 11600 mètres, et une vitesse de croisière de 840 km/h. Ö., la ravissante responsable des hôtesses de l'air, est venue nous servir un thé et discuter un moment, puis c'est au tour d'une autre de ses charmantes collègues de prendre sa place.

Je suis particulièrement heureuse d'avoir eu l'autorisation exceptionnelle de rester aux côtés de cette plus que sympathique équipe pour en savoir un peu plus sur ce métier hors du commun qui fait rêver petits et grands. 

 

                   premier-jour-voyage-025-copy.jpg
                           Le nazar boncuk est présent et nous protège...

Après l'atterrissage, le capitaine est sorti de sa cabine, comme avant le décollage, pour saluer ses passagers à la descente.

J'ai été surprise du nombre de petits mots gentils auxquels il a eu droit et je retiendrai en particulier celui d'une fillette âgée de six ou huit ans qui voyageait avec sa peluche : "Ma maman a toujours peur dans l'avion, mais avec vous, elle n'a pas eu peur !" Joli compliment bien mérité...

 

  premier-jour-voyage-096.jpg
                                      L'équipe de Çelebi à l'arrivée

G.A. apprécie et après avoir pris congé, s'en va acheter un cadeau pour son petit-fils avant de reprendre la route des airs.


P.S. Pour des raisons de confidentialité, les noms, visages et informations sur l'origine et la destination du vol ne figurent pas dans cet article, merci pour votre compréhension.


Par Nat - Publié dans : Economie - Communauté : Turquie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 12:50


La Mission Economique - Ubifrance Turquie a organisé les 9 et 10 juillet dernier, deux journées durant lesquelles une demi-douzaine de sociétés françaises de vins et spiritueux ont rencontré des partenaires potentiels pour leur faire découvrir leur gamme de produits.

C'est Nuriye Yıldız, conseiller export pôle agrotech, en charge de l'organisation de cette manifestation, qui recevait les visiteurs le second jour dans un des salons de l'hôtel Ramada Plaza à Istanbul, à l'occasion de la dégustation qui allait clôre cette manifestation.

           
Nuriye Yıldız, de la Mission Economique-Ubi France Turquie, aux côtés de David Bouix, société French Export

L'objectif de celle-ci est de permettre à de petits producteurs français de s'introduire sur le marché turc. Ces journées ont été consacrées à la découverte du marché existant, à une rencontre B & B de partenaires, d'organismes interprofessionnels, de clients potentiels et de décideurs.               

Des visites ont eu lieu auprès de différentes enseignes représentatives du secteur. Les directeurs et responsables des achats des grands hôtels et restaurants ont été conviés à faire connaissance et à échanger leurs idées, leurs besoins et attentes.

J'ai rencontré quelques-uns des participants dont Nicolas Fresneau et David Bouix qui ont créé la société French Export il y a sept mois, malgré la crise. Ces jeunes et dynamiques associés ont chacun une corde importante à leur arc, Nicolas ayant assuré depuis des années une fonction commerciale, David étant pour sa part acheteur de longue date.

            
                    David Bouix et Nicolas Fresneau, société French Export, accueillent un invité

Un an de travail en amont, une étude de marché approfondie et un lien privilégié entre les petits producteurs français qu'ils souhaitent représenter, font de cette jeune mais visiblement sérieuse agence commerciale d'export, un partenaire de qualité pour les agences ou sociétés turques intéressées par l'importation de certains produits made in France.

A côté de leur produit d'appel propice à l'heure de l'apéritif ou du dessert, le Cerdon, vin rosé pétillant du Bugey 100 % naturel et vinifié selon des méthodes ancestrales, nos deux chefs d'entreprises proposent une gamme de produits qui s'étend jusqu'aux fromages. Ils se révèlent surtout attentifs aux désirs et attentes des importateurs turcs, mais également américains et japonais.

             
                Un vin pétillant made in France en route pour les bonnes adresses turques

L'idée a fait son chemin et la Mission Economique, tant en France qu'en Turquie, est depuis plus de six mois un interlocuteur précieux pour mener à bien leur projet. Il n'est pas aisé, lorsqu'on
est petit et même si l'on commercialise de bons produits, de les exporter sur un marché de prime abord difficile.


Les différentes taxes constituent le plus grand frein à l'importation de vins et spiritueux français (ou européens) en Turquie. A titre d'exemple, si l'on veut importer un vin français non pétillant, les droits de douane s'élèvent à 50 % de la valeur du produit, auxquels il convient d'ajouter une taxe spéciale à la consommation (ÖTV) de 63 %, puis la TVA de 18 %, ce qui donne un produit final dont le prix a quasiment triplé. 

A cela s'ajoute une taxe selon le volume d'alcool, appelée taxe minimale fixe spéciale à la consommation, calculée en parallèle avec l'ÖTV, de quoi en décourager plus d'un... 

           
De gauche à droite, Antony Doucet, Guest Service Manager à l'hôtel Park Hyatt Istanbul, Mathieu, propriétaire du Aşkk kahve, adresse bien connue à Kuruçeşme et Nişantaşı, accompagné de son collaborateur Fatih

Si la bière arrive en tête, dans le pays, des boissons alcoolisées avec une consommation de 12,9 l/habitant/an, suivie par le rakı pour 0,60 l/habitant/an, le vin s'établit à plus d'un litre/habitant/an et les spiritueux à 0,7 l.

On observe une consommation plus importante dans les villes telles qu'Istanbul, Izmir et Ankara ainsi que dans certaines régions particulièrement développées telles la Thrace, Marmara et Egée. Malgré les conditions économiques difficiles évoquées précédemment, la France est le premier fournisseur de vins étrangers en Turquie.


Véronika Heidinger, directrice exportation des vignobles Estournet - Château la Tuilière Côtes de Bourg appellation contrôlée, gère ce domaine avec son époux. Ils souhaitent trouver de nouveaux marchés pour leurs vins élevés en barriques soit neuves, soit d'un ou deux ans selon leurs produits. 

            
                             Véronika Heidinger du Château La Tuilière, Côtes de Bourg

Lorsque le mailing de la Mission Economique est arrivé, la proposition de tenter sa chance à Istanbul a immédiatement été accueillie favorablement.

Véronika est consciente que la pénétration du marché ne sera pas simple. Découragée au premier abord en prenant connaissance des taxes précitées, les contacts pris sur place durant ces deux journées lui ont redonné sourire et espoir. Les vins présentés plaisent, de nombreuses personnes rencontrées sont intéressées.

A elle à présent d'envoyer des échantillons aux clients potentiels et de poursuivre sa démarche de partenariat commercial dans le but de pouvoir obtenir des commandes en octobre prochain, lorsque les grands hôtels de la place passeront leur commande annuelle.


            
De gauche à droite, Diana Altun, assistante de la société Vinder, Edip Kemal Eren, Coordinateur général de Turkey's Bartender's Association et Véronique Heidinger

Cette charmante francophone, d'origine allemande, mise sur le modernisme d'Istanbul, son public jeune et ouvert et dira pour terminer "Si on n’essaie pas, on ne peut pas savoir, peut-être qu'on peut rentrer sur ce marché et ce sera une belle réussite".

Pour Véronique, Nicolas et David, le choix de la Turquie est facilité par la présence sur place d'un membre de la famille qui travaille, pour l'un dans le milieu de l'implantation d'entreprises étrangères, l'autre dans le milieu de la restauration.

On ne peut que souhaiter bonne chance à ces vaillants représentants d'un des domaines d'activités les plus attractifs et représentatifs de la France qu'est celui du vin !




UBIFRANCE - L'Agence française pour le développement international des entreprises http://www.ubifrance.fr

www.french-export.fr

www.chateau-la-tuiliere.com

Par Nat - Publié dans : Economie - Communauté : Istanbul
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 06:25


Sur les étalages des primeurs turcs, sur les charrettes des marchands ambulants, sur les étals des marchés, en cette période, la variété de fruits est impressionnante. Parmi la longue liste, certains m'étaient totalement inconnus lorsque j'habitais en France.

En Turquie, les variétés de prunes sont nombreuses, la plus étonnante s'appelle yeşil erik, prune verte tout simplement. Petites,  à la chair ferme et acide, cela fait un moment déjà qu'on peut la déguster, nature... ou additionnée de sel !

                
                                                            Yeşil erik, pour les amateurs

Les cerises sont abondantes. A côté de la variété Napoléon aux spécimens charnus, mes préférées, et près des vişne - griottes - qui font leur apparition, des ereğli kıraz, venues tout droit de la région de Konya, en Anatolie Centrale. On dirait qu'elles ont oublié de mûrir, translucides, palottes, chétives...

               
                                                                 Ereğli kıraz   

Un peu plus loin, non, ce ne sont pas des cocons, mais des dut - des mûres. Les noires sont bien connues, mais en Turquie, les blanches semblent être très appréciées également.

                         
                          Beyaz dut et kara dut, les mûres blanches et les mûres noires

Pour terminer ce petit inventaire à la Prévert, ma préférence va aux akça armut, de toutes petites poires produites dans les régions de Yalova et de Bursa toute proches, de l'autre côté de la mer de Marmara.

On les trouve seulement durant 3 à 4 semaines et j'ai bien l'intention d'en faire une grosse consommation, comme tous les ans à pareille époque. Lorsqu'elles deviennent fondantes, le régal est assuré !

 
                         


Afiyet olsun ! Que cela fasse du bien !


Par Nat - Publié dans : Economie - Communauté : Turquie
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 06:35


Le mot "chiropratique" qui veut dire travailler avec les mains, est d'origine grecque, Kheir signifiant "main" et "praktikos" une discipline de médecine non conventionnelle. Cette méthode de soins utilisant les capacités du corps à s'autoguérir via le système nerveux qui est le moyen de faire réagir le corps, a vu le jour en 1890 aux Etats-Unis.

Daniel David Palmer, magnétiseur notoire, a effectué de nombreux voyages en Chine et en Inde. Un jour, un patient noir, Harvey Lillard, vient le trouver pour un problème de surdité consécutif à un accident. DD Palmer observe le cou du malade, lui découvre une vertèbre déplacée... qu'il repositionne... et le lendemain, le patient recouvre l'ouïe. Après avoir donné des cours sur la technique utilisée, DD Palmer crée la première école de chiropratique en 1895 avec son fils.

                                       
                                                             DD Palmer

Le chiropraticien va utiliser ses mains pour  faire travailler ensemble et harmonieusement les systèmes nerveux et articulaires. Les vertèbres et les articulations seront ajustées, ces dernières étant en relation directe  avec les nerfs. En ajustant une articulation, les petites capsules situées autour et remplies de nerfs vont envoyer une information au cerveau afin de corriger ladite articulation et qu'elle s'autogère. 

En théorie, la chiropratique est parfaite pour faire de la prévention, mais finalement, c'est souvent dans l'urgence que se font les traitements et de façon intensive dans ce cas. Dans de nombreux cas, ceux-ci peuvent éviter l'opération.

                            
                                   Une "table de travail" classique pour la chiropratique

Une visite d'entretien annuelle préventive est préconisée jusqu'à l'âge de 60 ans, puis deux par an. De même, emmener son bébé est recommandé, puis une visite tous les 2 ou 3 ans.

Les hernies discales (dont 80 % sont asymptomatiques) peuvent être traitées par la chiropratique, tant que les jambes et les muscles fonctionnent. Dans le cas contraire, les risques sont trop importants.

En France, les études se font à l'I.F.E.C.à Paris (Institut Franco-Européen de Chiropratique, créé il y a 25 ans) et durent 6 ans, après le bac. Les cinq premières années sont consacrées aux études théoriques, la dernière consiste en un stage pratique avec un chiropraticien qui supervise le stagiaire. Une thèse clôture la formation. Aux Etats-Unis, par contre, le cycle de formation est consécutif à une première année de DEUG de biologie. Les écoles de chiropratiques sont reconnues par l'O.M.S.

                                           
                                                   photo empruntée sur le net

En fait, il existe en Turquie des "sınıkçı" (rebouteux) qui utilisent les principes de la chiropratique, sans forcément connaître cette discipline.

A ce jour, sept praticiens professionnels exercent  en Turquie (contre 300 en France) : 3 à Istanbul, 1 à Bursa, 2 à Izmir et 1 à Kütahya. La toute première, puisqu'il s'agit d'une femme, est un médecin turc spécialisé également en acupuncture, qui a fait ses études de chiropratique aux Etats-Unis et a démarré cette pratique en Turquie... il y a tout de même 15 ans.

Le second chiropraticien dans le pays, portoricain marié à une femme turque, a débuté ici il y a 7 ans. Les deux spécialistes d'Izmir sont turcs, l'un officie depuis 5 ans, l'autre depuis 2 ans. Les praticiens de Bursa et de Kütahya exercent, quant à eux, depuis 3 ans.
 

                                   
                                                                     Cette chère colonne vertébrale
 

Les patients, qui souffrent pour la plupart du dos et se font soigner les lombaires, les cervicales et la cage thoracique, ainsi que les différentes articulations du corps, viennent consulter essentiellement par le bouche à oreilles, système de communication toujours efficace. Souvent, on arrive au premier rendez-vous sans vraiment savoir... et on ne se pose pas trop de questions... du moment que le traitement est efficace.

L'association de loi turque, créée en mars 2008, et à laquelle adhèrent les différents spécialistes qui exercent en Turquie, a deux projets et objectifs principaux en cours :

- faire reconnaître la profession dans le pays (en France, elle est reconnue comme pratique paramédicale depuis 2001 bien que le décret d'application n'ait jamais été publié)

- ouvrir, pour la rentrée 2010, une école de formation afin de développer cette science. L'université de Yeditepe est prête à la dispenser, mais pour cela, il faut d'abord obtenir l'autorisation de l'Etat turc. Les négociations ont commencé il y a quelques mois.


Je tiens à remercier Aurélie Belsot, chiropraticienne française installée à Istanbul, pour ces renseignements intéressants autant qu'utiles.

http://www.chiro-istanbul.com/?lang=fr  (site en français, existe également en anglais, allemand et turc)
aurélie.belsot@chiro-istanbul.com - Portable : 0535 738 37 62


Par Nat - Publié dans : Economie - Communauté : Turquie
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Présentation

Recherche

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés